Je n’arrive pas à pécho : pourquoi ?

C’est encore une fois la même rengaine : à chaque fois qu’un maudit lecteur a un problème, c’est José qu’on invoque dans l’espoir d’obtenir des conseils et de profiter de son expertise 100% expert.

Et après avoir aidé la communauté naine, mais aussi les daronnes qui voulaient dépuceler leurs autistes de fils, voilà maintenant qu’une nouvelle âme a besoin de mon aide. Et cette fois-ci ce n’est pas pour une raison triviale car il en va de la salubrité mentale et de l’intégrité physique d’un lecteur qui n’a plus rien à perdre car… il n’arrive pas à pécho et c’est très grave car, comme tout le monde peut le concevoir, si il ne trempe pas le biscuit, il y a alors de fortes chances que la démence finisse par s’emparer de lui et qu’il commette l’irréparable (à raison) :

clodonews courrier des lecteurs

Salut khey,
Peux-tu écrire un article sur la séduction stp
Ça fait quelques semaines que j’essaye de pécho une meuf mais c’est pas très concluant pour l’instant.

Je me suis permis d’ajouter une photo de toi (enfin de la représentation fidèle que je me fais de toi) vu que, encore une fois, tu n’es qu’un putain de lecteur asthmatique qui n’a même pas eu les couilles de joindre sa photo. J’espère qu’elle te plaira.

Me voilà donc dans l’obligation de remettre le couvert, et de me replonger dans cette magnifique rubrique « courrier des lecteurs » afin de sauver un malheureux membre de la clodosphère de son funeste destin (qui est de ne pas arriver à baiser pour rappel. Car oui, il parle de « pécho » mais on est pas cons et on connait déjà tous la finalité de la chose)

Oui, tel est mon devoir. J’ai accepté le fait que jamais vous ne me lâcheriez les couilles étant donné ma réputation de séducteur sans égal.
Dans le domaine de la baise, mon seul point faible est : trop fort.

Et croyez-moi, vous les autres lecteurs, les « normaux », croyez-moi qu’il m’en faut de la bonne volonté pour me plier au caprice d’une feignasse, qui de un, m’affuble du sobriquet de « khey«  sur la seule base de ma couleur de peau (il a cru que j’étais un des siens ou quoi ce con ?), et de deux, est trop incapable pour arriver à fourrer sa clocharde par lui même.

Sans déconner, le mec arrive comme ça la bouche en cœur : « Eugregreuh clodonews khey steuplait j’arrive pas à pécho, fais le pour moi« . Non mais tu veux quoi de plus ? Tu veux que je te tienne la bite aussi lecteur anonyme ? Tu veux que je la prenne en main pour la guider dans le trou ? Hein ? C’est ça que tu veux ? Hein c’est ça hein ?

Hmm je… Je m’égare. Oui (philippot oui full pd toblerone dans le cul de ruquier).

Revenons en à notre travail et expliquons tout de suite à notre sombre enculé d’anonyme comment séduire pour arriver à pécho à coup sûr :

Comment arriver à pécho dans ce monde de fous ?

Revois tes critères à la baisse

Je vais pas y aller par quatre chemins et je vais tout de suite te donner la solution qui s’impose comme la plus sage, et la plus évidente pour quelqu’un comme toi : revoir tes critères à la baisse.

Et je dis pas ça pour être méchant gratuitement hein, c’est juste que, l’honnêteté et la rigueur journalistique m’imposent de dire : « Non mais t’as vu ta gueule ?« 

D’accord, tu me rétorqueras que je présume seulement ta gueule de con car, dans les faits, je ne l’ai jamais vue et que le sticker à l’effigie de Régislegorila obèse sous assistance respiratoire que je t’ai attribué ne correspond peut-être pas à la réalité.

Mais tu le dis toi-même : « Ça fait quelques semaines que j’essaye de pécho une meuf »

Relis-toi un instant. Tu l’as vu ? Oui « quelques semaines« . « Semaines » bordel. Tu ne comprends toujours pas le problème ?

Normalement, et c’est scientifiquement prouvé hein (par moi), il ne faut pas plus d’une demi-seconde à une gonzesse pour savoir si elle voudra se soumettre à toi. Ca se joue en millisecondes bordel et toi tu me parles de semaines ? Tu ne vois pas les choses car tu n’as pas l’oeil du séducteur, contrairement à moi. Crois-moi petit tu ne le sais pas encore mais, avec cette fille, tu es finito dans le game, mort dans l’oeuf.

Pourquoi ? Tout simplement car si elle te fait attendre plus d’une journée pour s’offrir à toi, c’est qu’elle ne te voit pas comme un potentiel intérêt amoureux (les êtres féminins raisonnent en terme « d’amour » et autres concepts absurdes tandis que les êtres masculins raisonnent en terme de « sesque », plus rationnels). Pire; elle te voit probablement « comme un frère hihi » ou comme son « office best mate » (putain ça fait mal de l’écrire celui-là), selon la relation que cette personne là a avec toi. Tu incarnes l’homosexualité pour elle. Jamais tu ne représenteras un idéal érotique masculin pour elle, c’est ainsi, il faut en prendre ton parti.

C’est donc là que mon expérience personnelle va grandement t’aider mon champion. Moi, j’ai séduit près de 600 femmes dans ma vie (presque autant que Soral). Et tu crois que j’ai fais comment ? Grâce à mon hideuse tête de gobelin basané atrophiée ? (pour rappel : josé clodonews)

Bien sûr que non mon con, j’ai tout simplement ajusté mon radar à fions vers un spectre plus réaliste : « femme vaguement humaine, disposant d’au moins une mamelle fonctionnelle, d’un orifice utilisable et dont les fonctions vitales semblent encore actives de préférence« .

Voilà l’objectif vers lequel tu dois également rediriger tes efforts cher lecteur. Et cela sera encore plus difficile pour toi, parce que moi, au moins, j’avais un peu de tchatche et une confiance inébranlable en moi-même mais toi, à ton stade, avec ta prestance digne d’un stagiaire pôle emploi qui se branle sur le ZEvent une fois rentré chez lui, pour toi, séduire une forme de vie relèvera déjà du miracle.


Bon allez… Je vais t’aider à séduire ta grognasse :

Tu ne m’as pas écouté hein ?

Si tu es encore sur cet article c’est que tu n’en démord pas et que tu veux vraiment cette fille et personne d’autre. Alors, autant je me délecte de ta connerie, et j’ai une envie pressante de t’humilier pour mon plaisir égoïste, autant j’éprouve du respect pour ta témérité.

Et moi le respect, j’aime ça. Finalement tu commences à montrer un semblant de goût pour l’effort et, comme dirait le tout-puissant chef Etchebest après avoir contraint les restaurateurs à récurer leur cuisine immonde sous l’oeil des caméras : « tu m’as convaincu de rester« .

Ainsi soit-il, restons et conquérons ensemble l’élue de ton cœur (ce qui veut dire que j’aurai moi aussi, à parts égales, droit naturel sur ta meuf une fois celle-ci acquise) :

1) Travaille ton odeur

Je sais que tu t’es ruiné dans les formations « alpha » écrits par des êtres minuscules qui portent des chemises trop serrées pour combler leurs insécurités. Je le sais déjà, je le décrypte à travers les maigres lignes de ton courrier.

Ces mecs t’ont vendu le rêve du « charmeur dominateur », de « l’aura virile » mais ce qu’ils avaient omis de dire, car jamais ils n’auraient pu penser que tu étais un putain de raton laveur en décomposition, c’est que si ça sent la cave humide et la misère sexuelle, la seule chose que tu vas séduire, c’est Riton de la rédac’ (et crois-moi tu ne veux pas ça).

Comme disait l’illustre penseur Rohff : « Tu pues du cul » (« C’est comme ça » – 2007). Donc avant de parler de « pécho », ou même de respirer à proximité d’un être féminin, fais un effort minimum :

  • Douche. Fini les délires de chouffins ou de streamer nauséabonds.
  • Déodorant. Pas de Scorpio hein, on essaye d’éviter les mouvements de foule et les éclats de panique.
  • Et si tu es assez riche pour avoir un parfum en ta disposition, ce dont je doute si tu es lecteur de ce journal, n’en met pas trois litres. Sinon, et c’est paradoxal, tu pueras le manque de confiance en toi. Le meuf va tout de suite se dire que c’est louche et penser que si tu t’enduis de parfum c’est que tu schlingue à l’état naturel.

2. Apprends à fermer ta grande gueule

Oui, je sais, c’est dur. Même pour quelqu’un comme moi, qui détient la vérité absolue sur 90% des sujets de la vie mais, même si mon intelligence supérieure devrait me pousser au partage et à la communication, je sais aussi prendre sur moi.

Donc toi, toi qui a lu deux vidéo de merde sur YouTube et qui a écouté un podcast d’un coach en séduction chauve, tu crois que parler beaucoup et occuper l’espace pour éviter les blancs = séduire.

Mais ce n’est pas le cas jeune imprudent. Les femmes, vois-tu, ne sont étonnamment pas aussi connes que ce qu’on pouvait penser de prime abord et détecteront facilement le mec qui surjoue la tchatche. C’est un fait : Elles s’en battent allégrement les couilles du stressé du cul qui débite ses lieux-communs et ses passions de merde à la mode (randonnée, padel, les cryptomonnaies… tous les trucs qui font « intéressants » mais qui dénotent juste d’un comportement de PNJ).

Au lieu de ça, ferme ta gueule.

Et laisse la femme parler car elle n’attend que ça ! Elle n’attend que la fermeture du chapitre sur tes activités de fils de pute chiant pour, à la place, parler de ses activités de fille de pute chiante à elle.

Regarde-la, écoute-la, hoche la tête de temps en temps en faisant « hmm hmm« , « Mais nan ? Énorme » (comme Guillaume Pley). Fais semblant de t’intéresser (toujours comme Guillaume Pley).

Tu découvriras un truc incroyable : quand tu fermes ta bouche, tu deviens intéressant pour la femme. Tu deviens son psychothérapeute gratuit. Au lieu de te dévoiler, laisse-la se demander « pourquoi ce mec a l’air d’avoir vu des choses » (Même si ces « choses » sont juste des vidéos de soldats ukrainiens sur BestGore à 3h du matin, ça elle n’a pas besoin de le savoir).


3. Sois patient, accepte la défaite temporaire pour mieux revenir niquer des mères

Preuve que je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas confiance en tes chances de succès : tu vas échouer, beaucoup, tel le puceau de ton acabit. Mais ce n’est pas grave. C’est le lot de tous les conquérants.

Le séducteur, le vrai, c’est celui qui se relève après chaque râteau, se tourne pour pleurer afin de conserver sa dignité intacte puis nettoie les larmes de rejet sur son visage et repart draguer de plus belle.
Comme disait Rocky qui joue Rocky dans « Rocky » : « L’important c’est pas de baiser, mais c’est de se faire baiser et d’aller quand même de l’avant. C’est de pouvoir encaisser dans le cul sans jamais, jamais flancher. C’est comme ça qu’on baise fiston !« .

Et, cinéphilie de coté, c’est une belle morale ! Parce qu’à la fin, c’est ça, la drague : une longue série d’humiliations menant, parfois, à une récompense. Si tu appliques mes conseils, un jour viendra où, dans un bar, une femme t’adressera un regard. Peut-être pas un regard d’amour mais au moins un regard de dégoût, de curiosité scientifique. Et ce jour-là, tu sauras que tout n’est pas perdu tant que tu as assez d’alcool à offrir.


Conclusion : tu as peu de chances de réussites mais fais-le quand même ça te fera la bite

Voilà, lecteur malchanceux. Je t’ai donné les clés, à toi d’en faire ce que tu veux, de toutes façons je ne suis pas payé au résultat. Et si un jour, peut-être, tu arrives à emmener chez toi ta dite copine, légèrement ivre, et regrettant déjà ses choix de vie, j’en serai fier.

La séduction est un art. Et toi, tu es né sans les outils de tes ambitions.
Mais ce n’est pas grave : tous les grands hommes aussi ont commencé quelque part. Moïse bégayait, Churchill puait le cheddar de bite et, même moi, José de Nazareth traînait avec douze clodos en sandales à la rédac. Et pourtant, on a tous fini par marquer l’Histoire et baiser le game.

Toi aussi, tu peux y arriver. Pas forcément à baiser le game hein, ni même baiser tout court, me fais pas dire ce que je n’ai pas dis car après tu vas prétendre que c’est moi qui t’ai donné de faux espoirs (je vous connais vous les anonymes, sale sous-race), mais au moins arriver à changer légèrement le regard que la meuf que tu convoites pose sur toi. Tu réussiras peut-être à lui donner l’impression que tu n’es pas un castrat, ce qui constitue l’étape 1 du chapitre 1 du tome 1 de la drague, mais il faut bien commencer quelque part.


Article rédigé par : José le BG josé clodonews