Rappeurs français les plus intelligents ?

Dans le cadre d’une recherche fondamentale sur la corrélation entre capacité cognitive, fréquence d’utilisation du mot « wesh » et port de lunettes de soleil, qu’il pleuve, qu’il neige, en extérieur comme en intérieur, l’équipe de recherche scientifique de ClodoNews a entrepris une étude approfondie (c’est-à-dire une soirée entre potes avec YouTube et des bières Perlembourg Strong) pour estimer le Quotient Intellectuel (Q.I.) des rappeurs français les plus emblématiques.

Afin de produire un travail de recherche critique pour le savoir de l’humanité, nos chercheurs se sont appuyés sur deux piliers inamovibles n’étant autre qu’une méthodologie académique et un échantillonnage des plus sérieux comme vous pourrez le constater ci-dessous :

Méthodologie employée :

Notre protocole expérimental repose sur trois axes principaux :

  1. Analyse lexicale des textes
  2. Observation comportementale du sujet via clips musicaux mais aussi extraits d’interviews ou de fulgurances documentées en vidéo
  3. Estimation purement arbitraire à la gueule du client si il n’a pas l’air très fut-fut

Études de cas avec des vrais rappeurs français :

1. Booba

Q.I. estimé : 75

Justification : Aves ses lyrics oscillant entre l’egotrip néandertalien et le détraqué sexuel illuminé (“Eux, ils ont des godes. Nous, on a des godes Further” – Issu du titre « Bakel City Gang »), Booba n’est pas à proprement parler la fine fleur du lyrisme français. Sans surprises, une vérité scientifique s’impose après étude approfondie de l’individu de type Booba : Si l’on se concentre uniquement sur ses textes, alors Booba est indéniablement con comme une pine.

Cependant, ce dont Booba pâtit en intellect, il le compense par une certaine ingénuité dans la gestion entrepreneuriale digne d’un PDG du CAC 40 de sa carrière. Depuis les locaux de sa multinationale fictive (« OKLM ») à Miami, il fait montre d’une fabuleuse maîtrise des réseaux sociaux et d’une stratégie marketing agressive consistant à s’attaquer arbitrairement à la moindre personnalité publique ayant oser respirer le même air que lui, dans l’objectif de créer des clashs artificiel pour survivre médiatiquement.

De plus, l’homme d’affaires se révèle être un savant économiste, spécialisé dans le trading, et se permet même d’humilier les grands Experts BFM Business en direct sur leur propre chaîne TV :


Conclusion : Si ses capacités cognitives intrinsèques condamnaient le rappeur Booba à un maigre 50 de Q.I, ses talents en gestion d’entreprise et en trading laissent entrevoir des bribes d’esprit relativement fonctionnel et font remonter son quotient intellectuel à un score de 75.


2. Jul

Q.I. estimé : 8

Justification : Le rappeur répondant au doux nom de « Jul » est un paradoxe. À la fois incompréhensible et omniprésent. Sa syntaxe défie la logique, ses clips défient les goûts, mais son efficacité mercantile auprès des populations dites « cassos » (ou gitanes) est redoutable.

Avec la détermination d’un trisomique laissé libre sans curatelle, Jul est un gros bosseur qui passe la plupart de son temps libre à s’enfermer dans la cabane au fond du jardin pour produire trois « albums gratchuits » par mois. En plus, il fait ça tout seul comme un grand ! Sans maison de disques et producteurs véreux pour surveiller son travail et donner un avis externe (ce qui explique les sous-titrages à l’orthographe douteuse sur ses propres clips offciels).

jul fait voler le cross


Conclusion : Un Q.I. extrêmement faible, confirmé par : des musiques ignobles, une crête et des survets de péquenaud à la Clétus des Simpsons et surtout par une difficulté à simplement employer correctement le verbe à l’infinitif ou au participe passé selon la construction de la phrase… Normalement on aurait mis 0, enfin peut-être 1 de Q.I car il a l’air de manifestement être en capacité de respirer tout seul sans trop se baver dessus mais, bon princes, nous lui accorderons un score de 8 de Q.I grâce à son stakhanovisme musical et sa force de volonté surhumaine pour faire danser les french dreameurs de son acabit.


3. Orelsan

orelsan tête d'ahuri

Q.I. estimé : 63 (au repos), 81 (en érection)

Justification scientifique :

Orelsan est un véritable moteur diesel : il rame longuement, mais il finit parfois par livrer. Si pour certains chouffins, il donne l’illusion d’être un grand intellectuel du rap français, c’est tout d’abord car le reste de ses collègues sont, d’une manière inexplicable, encore plus à chier que lui mais c’est aussi parce qu’il articule lentement, il prend son temps entre deux syllabes, et a l’air de s’ennuyer profondément de tout, y compris de lui-même. A cause de son apparence amorphe, certains fous de Reddit le considèrent comme un génial autiste mais, au fond, Orelsan n’est-il tout simplement pas juste un idiot du village ?

Son flow est un balancement langoureux entre l’apathie et le soupir, à tel point qu’on a longtemps cru que ses morceaux étaient produits à 0,75x de vitesse. Il pourrait dire “je vais exploser la chatte à ta grand-mère” avec le même entrain que s’il annonçait avoir oublié d’acheter du pain à sa gonzesse une fois rentré chez lui.

Ses thèmes favoris ? La fatigue mentale, la lose, l’anxiété sociale, et les gens qui lui parlent trop fort dans les transports en commun. Un répertoire aussi vibrant qu’un spectacle de Paul Mirabel.

Et pourtant… malgré une activité frontale faible (typiquement normande) et une lenteur cérébrale apparente, le bonhomme parvient parfois à sortir des punchlines assez drôles quand il se réveille. Mais quand il devient trop lucide, il finit par se manger l’hystérie des féministe et fait caca sous lui et décide aussitôt de se renfermer dans son rap de dépressif mainstream pour éviter un bad buzz de 5 tarées sur Twitter.

Conclusion :

Le Q.I. d’Orelsan est relativement bas quand il est ralenti par son hôte et se situe aux alentours de 63. Son cerveau fonctionne comme un vieux PC Windows : il galère au démarrage et, une fois lancé, il ne peut même pas ouvrir plus de trois fenêtres sans partir en couilles. A plein régime cependant, il parvient à écrire 2-3 lignes bien senties pour faire marrer les puceaux puants qui composent son public, élevant ainsi son score à 81 de Q.I.


4. PNL (Ademo & N.O.S.)

ademo (ou nos) je sais pas je m'en bat les couilles

Q.I. estimé : Incalculable par manque de données

Justification : Leur langage est codé, probablement conçu pour être compris uniquement par les Jean-Wallah et autres adolescents reproduisant le son de l’autotune avec leurs horribles voix de pucelles prépubères.

Par rigueur scientifique, nous avons soumis leurs paroles à un correcteur orthographique : le logiciel a crashé et aucune syntaxe cohérente n’a pu être identifiée.

De plus, leur absence d’interview et d’interactions publiques qui ne soient pas en présence des forces de l’ordre rend l’analyse de leur intellect particulièrement difficile. En toute amabilité et sans aucune volonté de les humilier, bien entendu, nous avons tenté de leur envoyer un test de Q.I. à faire à la maison, mais ils ont répondu « I can’t calculate fils de pute ». Une réponse pouvant être interprétée comme un aveu d’impuissance mais aussi comme un rejet du réel du à une hyperconscience post-moderne de la part des deux QLF.

Conclusion : Il est donc impossible de savoir si ils sont abrutis finis ou véritables des génies. PNL est une énigme cognitive.


5. Rohff

rohff malaisant et son téléphone de merde

Q.I. estimé : 49 (décline un petit peu plus chaque année)

Justification : Rohff est un mystère neurologique à part entière : comment un individu ayant, un jour, atteint des sommets dans le rap peut-il aujourd’hui se ridiculiser aussi régulièrement à chaque sortie médiatique ?

L’équipe scientifique a observé une dégradation progressive de ses capacités d’analyse, de timing, et de jugement médiatique, à un point tel que certains experts de notre équipe évoquent une possible dégénérescence cognitive.

Chaque apparition publique de Rohff est un moment de gêne palpable, entre références obsolètes, menaces de cour d’école, et tabassages de fans d’un rappeur rival comme si cet enculé se croyait dans le hood de Chicago alors qu’il vend juste des téléphones de merde chez Hanouna.

Il semble donc souffrir d’un lourd syndrome de l’ancien combattant du rap, c’est-à-dire une incapacité chronique à vivre dans le présent, combinée à une tendance à croire que tout le monde lui doit le respect par défaut. Ce syndrome se manifeste généralement par des crises de paranoïa ponctuées de lives Instagram filmés en contre-plongée, en sueur, en jogging à dire de la merde ou sortir des punchlines de rap des CP sur des prods dignes de jeux vidéo PS2.

Conclusion : Le cerveau ne montre plus aucun signe d’activité neuronale. Le logiciel instable n’a pas été mis à jour et conduit Rohff à obtenir un Q.I. de 49 cette année.


6. Bigflo & Oli

pavé bigflo réaction des deux frangins

Q.I. estimé : 128 (si on les additionne)

Justification : Frères toulousains connus pour leurs textes propres et scolaires, leur capacité à fusionner entre eux pour former le Bigfloli et leur appétence à fusionner avec leur propre papa d’amour avec qui ils entretiennent une relation malsaine, Bigflo et Oli sont débiles légers et consanguins légers.

Contrairement à la majorité de leurs collègues, ils ne parlent ni de kalash, ni de biff, ni de je ne sais quelles pitreries encore, mais uniquement de leur daron, de la pression sociale du au daron et de leurs devoirs maison à faire à la maison avec le daron. Ce manque criant de variété dans les thématiques abordées rend leurs textes profondément chiants, débiles et naifs et rend donc, par extension, le Q.I de leurs auteurs relativement bas.

Conclusion : Les relations sexuelles uniquement intrafamiliales qui règnent dans le foyer de Bigflo et Oli sont l’explication scientifique la plus probable à leurs gueule de cons issus d’inceste. Si Oli s’en sort à peu près bien et peut prétendre à 80 de Q.I, la génétique n’a en revanche par épargné son frère BigFlo (celui qui a encore plus une tronche de chamelle cancéreuse) dont le quotient intellectuel ne s’élève que péniblement qu’à 48. Mais allez… Si on additionne les scores des deux faux élèves modèles on obtient tout de même 128, ce qui est remarquable pour une créature hybride dont l’appartenance à la race humaine est encore à démontrer scientifiquement.


7. Koba LaD

Q.I. estimé : 1

Justification : Selon nos tests, Koba LaD s’est révélé être le plus proche représentant biologique de l’instinct animal. Ayant un Q.I encore moins développé que ceux répertoriés parmi les mammifères simiesques, Koba LaD ne semble être qu’un individu précérébral, mû uniquement par des pulsions de survie et d’éructations primaires.

Lors des tests de Q.I que nous avons tenté de réaliser au foyer du rappeur (càd la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis) il a répondu aux consignes par des aboiements rythmés, des rire de hyène sous protoxyde d’azote et des réflexes semblables à ceux observés chez les chimpanzés de Tchimpounga (République du Congo).

Koba LaD semble s’exprimer dans une forme primitive de français. Ses paroles sont une combinaison hasardeuse de syllabes mâchées, d’onomatopées animales, et de menaces vagues adressées à des “ennemis » invisibles qui n’étaient pas dans la même pièce que nous au moment où nous parlions. Son vocabulaire est ce que l’on pourrait appeler « un miracle de concision ». En effet, nous ne répertorions que 12 mots dans l’ensemble de sa discographie.

Conclusion : Un spécimen rare : Pas vraiment un rappeur mais plutôt un phénomène paléoneurologique. Son Q.I. de 1 est si bas qu’il est entré dans les livres de records. Les chercheurs soupçonnent d’ailleurs que sa musique n’est pas pré-écrite mais sécrétée instinctivement par ses glandes.


8. Kaaris

LACHER DANS LA NATURE

Q.I. estimé : 62

Justification : Kaaris est ce qui se passe quand la testostérone gagne le combat contre les neurones. Chaque apparition publique, chaque couplet, chaque story Instagram est une manifestation directe de la violence comme réponse à l’impuissance argumentative.

A la grande fascinations des scientifiques, le cerveau de Kaaris semble fonctionner selon une architecture monocanal qui ne lui permet que de répéter le mot « Goulag » dans un schéma de boucle infinie. Avec cette chanson désormais célèbre, certains ont cru percevoir le chant désespéré d’un animal seul, « lacher dans la nature », face à la domination de l’Homme.

Conclusion : Avec un Q.I. plafonné à 62, Kaaris reste un mystère neuro-comportemental mais qui, contre toute attente, continue de remplir des salles, des jungles, et des caves à Sevran avec ses cris de guerre. Il est le King Kong du rap français : pas très malin, extrêmement bruyant, souvent ridicule… mais quelque part, nous adorons tous un peu le regarder tout casser pour notre simple plaisir d’individus d’intellect supérieur.


9. Serre-Fion (La Bande à Bilel)

Q.I. estimé : 121 (sans lunettes) / 143 (avec lunettes)

Justification scientifique : Serre-Fion, alias « le cerveau de la bande à Bilel », est ce qui arrive lorsque l’on intègre un (futur) étudiant en lettres modernes dans une bande de malfrats bas du front tout justes bons à « frapper les banquettes » et « braquer les banques et allah wakbar« .

Visuellement, le rappeur Serre-Fion est un croisement entre Harry Potter de la maison Fragonnard et un pickpocket du RER B, ce qui le rend immédiatement identifiable sur scène, surtout vu qu’il mesure 1m20 après étirement matinal.

Mais, intellectuellement, ne vous fiez pas à sa taille de schtroumpf au RSA : Serre-Fion tape fort là où ça compte : la cervelle. Ses textes sont truffés de références littéraires cachées, de critiques sociales passives-agressives et de métaphores savantes. La rumeur raconterait même qu’à la fin du mythique freestyle de la bande à Bilel, il aurait lu À la recherche du temps perdu en freestyle, à l’envers, en japonais, pendant un battle face à son acolyte le rappeur « On Fait Du Beefsteak Pour Mendier ».

Conclusion : Serre-Fion survole au dessus de la masse des rappeurs un peu neuneus qui composent son art. Il est en fait un phénomène intellectuel déguisé en rappeur, c’est la seule explication scientifique qui semble plausible. Et son Q.I dans tout ça ? OH PUTAIN… Q.I de 143 quand il fait un bon usage stratégique de ses lunettes pour paraitre encore plus studieux qu’il ne l’est déjà.


Article rédigé par : Gunther