L’archange Camélia Jordana avait raison : La France n’est décidément pas un pays où l’on peut se promener tranquillement sans craindre pour sa vie à cause de la violence zélée de nos forces de l’ordre. Et c’est le rappeur Ademo, qui forme le duo PNL avec son frère répondant au doux nom de N.O.S (?), qui a fait les frais d’une violente intervention policière ce samedi 5 Septembre 2020 alors qu’il fumait tranquillement son chichon dans les rues de Paris accompagné de sa femme Adema et de leur fils Ademion. Une bavure qui rappelle fortement l’affaire George Floyd aux Etats-Unis mais qui fait aussi écho à la récente arrestation des dangeureux rappeurs Bigflo et Oli. Notre police aurait elle une dent contre les artistes qui dérangent le système ?

« Igo vous savez pas je suis qui bande de batards ! »

Comme le démontre la vidéo de l’arrestation, les policiers décident de procéder à un contrôle après avoir senti une forte odeur de bon taga. C’est alors que le rappeur, de son vrai nom Ademo Andrieu, « jette sa cigarette artisanale au sol » et refuse tout naturellement d’obtempérer car, c’est bien connu, quand la police vous contrôle, la meilleure chose à faire est de se débattre. Ademo, dans un état second, « vocifère, crie, harangue le public comme si il était en concert et fait de grands gestes nerveux en serrant les poings tout en s’écriant OUNGA OUNGA OUAIS», est-il écrit dans le rapport de police.

« Vous savez pas je suis qui, vous avez de la chance d’être quatre, venez on va à l’abri, sans rigoler je pratique la MMA depuis maintenant 6 ans, de la boxe en parallèle depuis 7 ans ainsi que la musculation depuis 4 ans, 1m87 pour 86 kg c’est pas avec votre corps de lâche que vous allez faire quoi que ce soit. N’importe quel QLF un minimum entraîné peut vaincre un gorille avec un couteau déjà alors 4 schmitts à main nue c’est pas forcément plus compliqué ça demande juste de la technique. » lance alors le rappeur avant de se faire immédiatement maitriser par une simple clef de bras.

Autour d’eux, un attroupement de « Que La Famille » (nom donné aux fidèles serviteurs du groupe PNL) s’est rapidement formé, et les fonctionnaires remarquent que certains QLF sont en train de filmer la scène. Ademo pense alors être sorti d’affaire, il s’époumone en ordonnant à ses dévots de le libérer. Mais coup dur pour Ademo, ce dernier a oublié que son public n’est pas composé de gros caïds mais plutôt de frêles adolescents parisiens dont le physique phasmique permet à peine de brandir leurs téléphones pour diffuser la scène sur Snapchat. Les Que La Famille tentent tout de même de raisonner les policiers à coups de « walah frère » et « ma gueule » mais ces mots résonnent creux tant ils ne sont pas crédibles dans la bouche de Jonathan et Chloé qui ne sont d’habitude pas autorisés à s’exprimer de la sorte quand papa et maman sont là.

Les QLF, un groupuscule hautement dangereux

Un sachet de résine de cannabis retrouvé dans le fion d’Ademo

« I can’t breathe« , « Where is my Ventoline ?« , « Veher help me » s’exclame alors Ademo, qui malgré ses gros pecs dans les clips est en réalité asthmatique. Mais suite à une pression ventrale quelque peu excessive, les policiers s’aperçoivent que Ademo Andrieu semble mettre « à plusieurs reprises sa main devant son fion, faisant mine de cacher quelque chose», un policier lui écarte donc l’anus à l’aide d’une matraque et aperçoit un « sachet transparent contenant de l’herbe de cannabis ». « Tiens tiens tiens, qu’est ce qu’on a là ? Oh toi t’es dans la merde, les gars on a touché le jackpot » se réjouit alors le gardien de la paix avant de pousser un rire sadique.

« Vous êtes des fils de p*** ! Je connais des grosses têtes, ça va pas se passer comme ça ! », aurait lancé l’artiste au cul béant, selon le récit d’un policier.

Avant d’être placé en garde à vue, l’innocent Ademo tente de calmer les tensions « en proposant de se retrouver sur un ring à Levallois-Perret pour un combat de boxe » mais les policiers, décidément résolus à chagriner Ademo car ils sont (bien évidemment) racistes, déclinent l’invitation.

Ademo aurait tenté de sauver sa peau en offrant un teh pré roulé sur son gros tarma

Une forte mobilisation pour soutenir Ademo

Fort heureusement, la sphère médiatique ne compte pas laisser cette bavure impunie. De nombreuses personnalités apportent leur soutien au pauvre petit Ademo, victime d’avoir tout simplement insulté des policiers de fils de pute. On ne peut plus rien dire dans ce pays.

Omar Sy annonce déjà avoir signé une pétition pour libérer le rappeur alors que Danièle Obono et la France Insoumise préparent déjà une marche contre le racisme interdite aux blancs en l’honneur d’Ademo.

Assa Traoré quant à elle aurait troqué sa lutte « Justice pour Adama » en « Justice pour Ademo » précisant que « Il ne faut pas vivre dans le passé et il faut s’adapter aux tendances et PNL ça c’est sacrément tendance ! Je lance d’ores et déjà une cagnotte et une marque de vêtements Justice pour Ademo dont les fonds seront intégralement reversés à ma famille et moi-même. »

Et c’est sans compter sur l’armée des QLF et leur soutien indéfectible pour leur idole. « Je donnerai ma vie pour Ademo car c’est mon rappeur préféré et qu’il a une super voix autotunée. » Les QLF compte même parmi leur rangs la fille d’un des policiers ayant appréhendé le rappeur. Cette dernière aurait renié son propre père pour se ranger aveuglément du coté d’Ademo ne supportant pas que son père se soit battu à 4 contre 1 « Wesh la bagarre de rue c’est un noble art, y’à des règles à respecter tout le monde le sait. Flic ou pas flic y’a pas d’excuses« .

La sphère médiatique, aussi appelée la troupe des fils de putes opportunistes, s’est tout de suite emparée de la polémique pour redorer son image publique

Cette triste affaire nous rappelle encore une fois que la stigmatisation de la jeunesse et de ceux qui l’incarnent conduit à une répression raciste aussi aveugle que futile. Si on ne peut même plus insulter nos forces de l’ordres et les menacer physiquement c’est que quelque chose cloche dans notre démocratie.

Article rédigé par : Timéo le stagiaire