Rituels d’humiliation des célébrités : pourquoi les stars d’Hollywood sont prêtes à tout pour la fame ?
Dans la vie, il y a deux types de personnes.
Celles qui refusent catégoriquement de se ridiculiser devant leurs collègues pour une augmentation de 2,31 %.
Et celles qui sont prêtes à se mettre des nouilles dans le cul sur le plateau TV d’Hanouna dans une émission télé regardée par des millions de personnes afin de garder un tant soit peu de sacro-sainte exposition médiatique.
Les secondes sont ce qu’on appelle communément des sous-merdes des célébrités.
Ici à la rédac’, nous sommes des observateurs de PAF, c’est à dire que nous regardons et surveillons le PAF.
Quoi ? Quel est le problème ? Comment ça « meilleur moyen de faire son coming-out ? » qu’est-ce que tu racon…
Aaah…
Mais non voyons cher lecteur, pas ce paf là. T’es con ma parole ahah…Non, non, non. Par PAF je veux dire Paysage Audiovisuel Français. Les stars, les acteurs, les chanteurs, les clowns viraux qui ont au moins eu une vague période de célébrité pour une raison aléatoire. Et nous ne les observons pas qu’en France d’ailleurs, mais à Hollywood aussi, partout.
Et depuis quelques années, nous avons observé un phénomène étrange et tout aussi intriguant que ridicule : les stars semblent régulièrement subir des humiliations publiques d’une intensité inhabituelle et en redemander encore.
Scandales absurdes et totalement artificiels, interviews gênantes, déguisements dégradants pour la dignité humaine, posts lunaires sur les réseaux sociaux, performances artistiques à la limite de l’incompréhensible…
Dans le joyeux monde de l’Entertainment, les humiliations récurrentes de personnalités publiques sont telles que, à ce point de non-retour de la décadence occidentale, une question ne peut s’empêcher d’émerger dans l’esprit du public :
Et si ces humiliations étaient… obligatoires ?
Non parce que franchement, il n’y a pas d’autres explications possibles. Pourquoi nos stars bafouent-t-elles leur propre dignité à un tel niveau d’indécence si ce n’était pas à cause d’une clause inviolable dans leur pacte avec le diable ?
A quoi ces humiliations servent-t-elles ? A qui profitent-t-elles ? A qui ? QUI BORDEL ? KI ?
A travers cet article, vous aurez toutes les réponses à vos questions d’homme non célèbre. Vos interrogations d’humain non corrompu et encore sain d’esprit qui analyse tout ce cirque de loin d’une mine désabusée.
Bienvenue dans le monde fascinant des rituels d’humiliation des célébrités :
Rituels d’humiliation : une théorie complotiste ?
A chaque fois qu’un nouveau phénomène à la con nous vient d’Outre-Atlantique, on décrète immédiatement qu’il s’agit d’une énième théorie du complot. Ah oui vraiment ? Et Squeezie et Laurent Mariotte sur l’île d’Epstein c’était du complot ça aussi ? Et la mort de Douille de Malcolm ce n’était que pures calomnies honteuses émanant d’une source peu fiable peut-être ?
Oubliez les mauvaises langues et autres golems argileux qui voient le bien partout. Le bien c’est nul, c’est pas divertissant. En effet, la véritable fun c’est la conspiration, celle qui tient notre monde du divertissement debout, c’est la grande entreprise d’humiliation du showbiz mondiale originaire d’Hollywood.
Pourquoi Hollywood ? Parce que les jui… (, parce que les grands groupes financiers dictant les idéologies à suivre scrupuleusement par tout l’Entertainment global. Leur siège social ? Accessible par des bouches d’égouts sous les studios de la Warner Bros, ou bien, pour sa version tricolore, dans les sous-sols de TF1, juste à côté du stock de costumes ridicules de « Chanteur Masque« .
)

Ils ont pas l’air cons tiens
Et comment ces génies du mal mettent-ils nos stars, et par extension, nous pauvres spectateurs, à leurs pieds ? Le principe est simple mais diaboliquement efficace. Pour accéder au statut de « célébrité », même pour une durée limitée de 15 minutes, il faut signer un pacte. Un contrat en 37 clauses, rédigé sur un parchemin en peau de bébé et signé avec son propre sang contaminé (les aspirants stars doivent tous êtres contaminés à une saloperie quelconque par le biais de seringues à héroïne, c’est la tradition). Et au milieu de ce contrat, juste après la clause 18 (« Obligation de toujours porter des lunettes de soleil en intérieur« ), se trouve la fameuse clause 19 : « L’Humiliation Obligatoire et Périodique« .
Cette clause stipule que toute personne signataire devra, à intervalles réguliers et/ou lorsque sa notoriété montrera des signes de faiblesse, se soumettre à un rituel d’humiliation publique.
Le but ? Maintenir un équilibre cosmique entre le besoin de buzz de la star et le plaisir coupable (mais tout à fait légitime) du public de la voir souffrir un peu. C’est de la karmie, de la justice distributive pour le peuple. Vous, le simple mortel puant et même pas célèbre, vous galérez au taf’ pour 1500 balles par mois, mais regardez ! Will Smith le cuck a foutu une baffe à un collègue pour prouver en direct qu’il n’est pas si cuck que ça… puis il a pleuré devant des millions de personnes.
Et là, d’un coup, la vie parait plus belle, non ? Elle vaut au moins la peine d’être vécue, et si ce n’est pour vous, vivez au moins pour les personnes qui comptent sur vous : votre patronat. Alors vous vous moquez de Will Smith un bon coup puis vous gardez le sourire au moment de vous lever le lendemain pour une nouvelle journée de salariat et de consommation sans faire de vagues.
Selon le climat d’instabilité politique et le chaos social du moment, les artificiers de l’humiliation attribuent les missions à leurs marionnettes du showbiz, en fonction du niveau de célébrité, du calendrier médiatique et de l’humeur du patron du complot du jour. C’est un peu le « Mission Impossible » de la déchéance, sauf que Tom Cruise ne fait des trucs stylés pour sauver la terre ce coup-ci, mais fait plutôt des interviews suicidaires en scandant son amour de la scientologie pour faire rire le prolo moyen.
Le Grand Répertoire des humiliations
Les rituels ne sont pas improvisés. Ils font partie d’un grand catalogue à appliquer protocolairement selon la volonté de « Ils » (comprendre l’élite, ils). Cependant, chaque star peut piocher l’acte dégradant de son choix, en fonction de ses aspirations, de son agenda du moment, de la dernière sexualité qu’il a adopté et surtout, en fonction de son niveau de désespoir. Voici certains des plus grands classiques en guise d’exemple :
La tournée des plateaux TV de la Honte :
C’est le niveau 1, le rite initiatique des plus anodins par lequel tout le monde doit passer. Tu es un ancien candidat de téléréalité ? Tu as sorti une chanson qui a fait un flop mémorable mais qu’il faut tout de même vendre aux ménagères cassos de moins de 50 ans ? Direction le plateau de « Touche pas à mon poste ! » ou, l’autre nom que l’ARCOM leur a imposé, peu importe.
Là, tu devras te plier à un exercice de style : répondre aux questions débiles de Cyril Hanouna qui portent sur absolument tout si ce n’est ton album de merde, rire aux blagues de ses chroniqueurs (pas le choix, le chauffeur de salle n’a qu’une seule mission : t’abattre) et, si tu as bien travaillé, tu auras le droit de participer à la « danse de l’épaule », quelque soit ton statut social. Car oui, caissier de supermarché ou Ministre de la République, tout le monde doit se donner en spectacle chez Baba. Pas de traitement de faveur dans la seule émission où l’on pourrait voir un type chargé de la sécurité du pays, et qui détient accessoirement les codes nucléaires, devoir se mettre des nouilles dans le cul devant la France entière.

Le scandale sexuel
Là, on monte en gamme. C’est un rituel auquel l’on a recourt uniquement si on est au sommet de son art, à l’acme de la fame. Le scénario est toujours le même : votre carrière va beaucoup trop bien, il n’y a aucun soucis à l’horizon et votre armée de fans décérébrés vous idolâtre. C’est donc le moment parfait pour tout foutre en l’air par un scandale des plus abjects. Accusation de harcèlement datant de 2007 qui refait surface miraculeusement, attouchements sur fans mineurs, arrestation pour possession de drogue Krokodil (alors qu’en vrai on en prend tous, stop à l’hypocrisie)… Les possibilités sont multiples !
L’accusateur est souvent un amour éconduit par le passé, qui n’a pas digéré le refus et compte bien se venger en humiliant une figure médiatique (si vous aviez été un nobody, tout le monde s’en taperait). Ce dernier se souvient soudainement d’une « main un peu trop basse sur le dos » lors d’une fête de fin de tournage. S’ensuit une vague médiatique, des excuses publiques (rédigées par ChatGPT en plus) de grosse salope en larmes sur Instagram, une interview exclusive dans « Pure People », ou autre torchon de Wébédia, où la star explique qu’elle a « beaucoup travaillé sur elle » et qu’elle est « devenue une meilleure personne« . Et pouf ! 2 mois après, une fois l’affaire un peu tassé mais encore assez présente dans les mémoires pour garantir le bad buzz du grand retour, magie : le film/album/projet sort, tout le monde en parle, et la star est lavée de ses péchés. C’est magique. C’est ce qu’on appelle le « redemption arc ».

La conversion spirituelle soudaine et franchement, mais alors totalement, inattendue !
Un autre move signature chez nos stars préférées. Après des années de débauche, de cocaïne et de putes renouvelées chaque matin, la célébrité, souvent un acteur sur le déclin ou une ancienne actrice porno trop vieille pour tourner chez Fred Coppula (les vrais savent), a une « révélation ». Elle découvre Dieu, Bouddha, le dernier courant féministe à la mode ou bien une secte new-age basée en Californie qui promet l’éveil spirituel pour seulement 10 000 dollars le week-end.
S’ensuit une tournée médiatique pour expliquer sa « nouvelle vie ». Elle arbore des vêtements en lin, parle de « chakras », de « lumière » et de « connexion à l’univers ». Elle sort son autobiographie écrite par quelqu’un d’autre ou bien vient nous faire la leçon pour nous apprendre que « eugneugneu le porn c’est pas la réalité. Maintenant que j’ai bien encaissé les chèques ne faites pas comme moi svp parce que… parce que c’est dégradant en fait ! Oui, voilà, c’est très le patriarcat.« .
L’humiliation ici est subtile : c’est celle de l’abandon de sa propre personnalité pour endosser un costume de gourou de pacotille. Le public adore ça, parce que ça lui donne l’impression que même les riches et célèbres sont complétement déglingos et sont près à faire les esclaves sans honneur pour garder ne serait-ce qu’un brin d’existence à nos yeux. A travers leur mascarade, ils donnent l’impression que nous les dominons et que nous devons les prendre en pitié, si nous surpassons le sentiment de dégout initial.

Et puis quoi encore ?
La performance artistique incompréhensible sortie de nulle part (et que personne n’avait demandé)
C’est ici le summum de l’humiliation. Celui qui reste le plus longtemps dans la tête des spectateurs, effaçant parfois la totalité de la carrière d’une star pour seulement laisser, en guise d’héritage, une prestation ou un happening calamiteux comme trace immémoriale. L’acteur Chiasse Laboeuf arrive avec un sac sur la tête, le fils bicurieux de Will Smith se coiffe d’un château (oui, un véritable château) sur sa trogne de fils de cuck, une actrice française clodo se fout à poil pendant la cérémonie des Césars sans que personne ne sache pourquoi…
Suite à son caca en place publique, « l’artiste » se justifie désespérément en expliquant qu’il s’agit là « d’une critique du consumérisme » ou « une métaphore de la condition de la femme objet » (donc logiquement… ça justifie de se foutre à poil j’imagine). En réalité, c’est juste le niveau final du rituel : prouver que tu es devenu si célèbre que tu peux porter n’importe quoi et faire n’importe quoi, les spectateurs les plus cons et influençables applaudiront en se disant que c’est « de l’art », les plus lucides et disposant d’au moins 50% de leurs capacités cognitives se foutront méchamment de ta gueule. Mais dans tous les cas, tu as gagné : ils parlent de toi. Ce rituel surpuissant renforce le pacte entre les élites (les stars) et les gardiens du temple (les critiques, les journalistes et autres mi-putes mi-chômeurs de la profession), qui constituent l’autre entité qui veille au bon fonctionnement de l’Entertainment.

Même avec un test autodépistage j’la touche pas
Une logique économique de la honte
Comme vous vous en doutiez déjà, derrière tout ce cirque, il y a une logique économique implacable. Froide. Mais finalement prévisible et attendue venant de nos élites culturelles toujours à l’affut du moindre denier. L’humiliation, ça rapporte gros.
D’abord, pour les médias. Un scandale, c’est du clic. Une star qui chiale comme une merde, c’est des parts de marché. Une photo d’une célébrité en maillot de bain avec une couille apparente qui tente de se faire la malle, c’est l’assurance d’une couverture chez « Closer ».
L’humiliation est le carburant de tout le système médiatique. Sans elle, les chroniqueurs de « TPMP » seraient obligés de parler de politique. Ils en seraient réduits à réellement travailler leurs dossiers ! Et on imagine mal le talent de Gilles Verdez pour analyser un programme politique ou éluder une question philosophique. On le trouve bien meilleur pour les demandes de mariages « happening » en direct.

Ensuite, pour les marques. Une star qui a connu une « épreuve » et qui en est sortie « grandie » est une caution morale parfaite.
Oui, elle a fait des conneries, elle regrette le passé. Voilà merde. Qui n’a jamais tapé un singe, ou sa femme (c’est pareil) comme Joey Starr ? Qui n’a pas droit à une 34ème chance comme le talentueux rappeur Samy Naceri ? C’est du passé. Maintenant, notre star est crédible pour vendre des programmes « Comme J’aime » ou des assurances-vie. La marque se dit : « Si elle a survécu à une rupture avec une michtonneuse et à une addiction aux tranquillisants, elle peut bien nous faire confiance à nous aussi. » C’est la logique même.
Enfin, pour les célébrités elles-mêmes. L’humiliation, c’est de l’investissement. C’est payer sa note pour rester dans le club. Une petite humiliation aujourd’hui (une danse ridicule, une interview larmoyante) garantit un petit peu plus d’exposition médiatique. C’est remettre des grains dans le sablier. Il ne s’agit là que du principe de la « dette de notoriété ». Tu t’humilies, tu accumules des points de « fame-credibility », que tu peux ensuite échanger contre des second rôles dans la dernière comédie pourrie de Clavier, des contrats publicitaires ou des invitations à des galas où tu serviras de faire-valoir à des gens encore plus célèbres que toi. C’est une économie circulaire de la honte, et tout le monde y trouve son compte.
Et le rôle du public dans tout ça ?
Et nous, dans tout ça ? Le public ? Nous ne sommes pas que des êtres passifs subissant les guignoleries lunaires de nos grands zouaves. Nous sommes complices, mais aussi instigateurs, juges et même bourreaux. On adore ça. On se gave de ces humiliations comme on se gave de chips devant une série Netflix de merde. On en redemande, on remet une pièce dans la machine pour que nos bouffons de la cour refassent des pitreries avilissantes devant nos yeux. C’est de toutes façons leur unique dessein en ce bas monde, nous les déshumanisons comme il se doit.
Pourquoi ? Par pur sadisme social. La vie est dure. Le patron est un connard, la vieille du loyer est une connasse, même les gosses à la maison sont des connards. On se sent impuissants, petits, invisibles. Et puis, VLAN trois mois plus tard je n’ai pas une queue mais j’ai une sacrée bête ! et puis VLAN, on allume la télé et on voit une actrice qui gagne plus en une journée qu’on ne gagnera en dix ans, mais elle est en train de pleurer parce qu’on a critiqué sa robe qui ne répond pas aux critères écologiques sur Twitter. Et là, on se sent mieux. On se dit : « Ha ha ! Regarde-moi cette pauvre petite conne. Elle a tout, l’argent, la beauté, mais elle fait semblant d’être malheureuse. Moi je fais pas semblant d’être malheureux (et d’être moche) mais au moins j’ai une dignité« . Voilà ce que l’on appelle la thérapie par l’humiliation d’autrui. C’est efficace, ça ne nécessite pas de rendez-vous chez le psy et surtout c’est gratos nom d’un ahi.
Finalement, nous pouvons êtres fiers. Je ne pense pas trop m’avancer en disant humblement que nous sommes les spectateurs du Colisée moderne. Les célébrités ne que sont les gladiateurs sacrifiables, ils se battent pour nous car ils sont nos putes, ils nous appartiennent, ils ont été achetés au marché aux esclaves tel Maximus Decimus Meridius qui n’a même pas plus de famille ce gros loser. Nous exigeons donc le sang. Pas du vrai sang hein, on est vite fait civilisés quand même. On réclame du sang symbolique, du sang de star pur. Autant de larmes, de confessions, d’échecs. On veut les voir à terre, pas pour les achever, mais pour les voir lentement décrépir et agoniser tout en riant dans nos barbes viriles de clodos virils. Et puis, si ils parviennent à faire un come-back médiatiqe miraculeux, on se sent alors un peu généreux, bons, humains. On oublie que c’est nous qui réclamions leur chute deux semaines plus tôt.
Les familles qui terminent en -berg et -stein, là-bas en terre sacrée, l’ont parfaitement compris : leur marché, ce n’est pas les stars, c’est nous. Ils nous vendent exactement ce dont on a besoin : des divas suffisamment hautes pour qu’on puisse admirer leur chute, et suffisamment basses pour qu’on puisse se sentir supérieurs en les regardant se débattre mollement pour un vulgaire quart d’heure de gloire. C’est le business model le plus pervers jamais inventé, et il est parfaitement rodé.
Conclusion : acceptez votre sort, ou devenez le maître du Shame Game
Alors, que faut-il conclure de tout ce bazar qui nous parait si loin à nous, simples SDF du terroir ? Sommes-nous tous pris dans une spirale de déchéance joyeuse et consentie ? La célébrité n’est-elle qu’une longue suite d’épreuves humiliantes visant à nourrir notre propre sentiment de supériorité ?
Oui, à peu près. Voilà.
Le pacte avec le diable est réel. Il est signé chaque jour par des milliers de gens qui rêvent de devenir célèbres, sans comprendre le prix à payer. La Clause 19 n’est pas une légende, c’est la règle tacite du spectacle.
Face à ça, vous avez deux options. La première : continuer à regarder, à vous moquer, à vous nourrir de cette misère dorée. C’est confortable, c’est facile, et ça vous évite de réfléchir à votre propre existence mediocre.
La seconde : essayer de comprendre, de décortiquer le mécanisme, de voir les ficelles. C’est ce que nous faisons ici, à la rédac’ de Clodonews. Nous ne sommes pas des saints, nous sommes même des anatomistes de la malfaisance. Tel l’immonde youtuber de merde, « Le Coroner » ou un nom à la con comme ça; nous disséquons le cadavre de la culture pop pour vous montrer ses tripes.
Alors la prochaine fois que vous verrez une star faire une pitrerie sur le petit écran, ne vous offusquez pas bêtement comme la daronne qui comprend jamais rien (car, pour rappel, elle n’est qu’une fraude qui a trompé papa) et qui se lamente : « Quelle idiote celle-là aussi, la cruche de la TV. Hey mamour change la chaîne lô« . Dites plutôt, pour montrer votre savoir et votre fine compréhension edgy de « la sociéter du spectac‘ » (chaque ado en manque de repères passe par cette lecture) : « Ah, la Clause 18. Je vois clair dans leur jeu héhé. Je me demande bien quel niveau de célébrité elle a et quelle est sa prochaine mission.« .
Vous verrez, le spectacle n’en sera que plus fascinant. Et un peu plus triste, aussi. Mais c’est comme ça. L’homme conscient se construit dans la tristesse et dans la détestation du plus riche que soi. On l’accepte, c’est le show. Et le show must go on. Même si pour y arriver, il faut embrasser le balle-trou d’un clébard non vermifugé.

Article rédigé par : Claude 
