Alors que la France entière avait les yeux rivés sur la prestation enivrante de notre pétomane nationale Louane, qui performant son tube international « L’odeur du Fion » à l’Eurovision, la rédac de ClodoNews, elle, était invitée à l’avant première du tout dernier film de la saga Mission: Impossible, intitulé « The Final Déconning » ou un truc comme ça.

On avait déjà adoré le blockbuster hollywoodien Shrek ! Alors pourquoi ne pas se replonger dans le cinéma d’action bien bourrin pour en faire une magnifique critique objective et bien travaillée ? En plus c’était une invitation gratos alors on va pas cracher dessus Ahi. Rassurez-vous, vous nous connaissez nous sommes impartiaux et nous n’avons même pas été achetés par Tom Cruise pour dire du bien de son film (l’acteur n’était d’ailleurs étrangement même pas présent à l’avant première du film, comme si il avait snobé le cinéma Mega CGR de Pau Université pour une raison qui nous échappe encore).

Qu’avons nous pensé de ce condensé de cascades improbables de 2h40 de long ? La réponse juste en dessous :

tom cruise fait encore le con sur un avion

MISSION IMPOSSIBLE THE FINAL RECKONING : CRITIQUE & AVIS

Resituez-moi tout ça, j’ai rien écouté

Je vous préviens d’entrée de jeu : j’ai pas tout compris au scénar. C’est pas que je suis con mais j’avais un peu faim en fait (pas d’argent pour m’acheter du manger) du coup j’étais pas hyper concentré.

Il y a aussi le fait que je me rappelais pas de ce qu’il se passait dans les films précédents. J’ai quelques vagues souvenirs que Tom Cruise, qui s’appelle apparemment « Ethan » dans le film (bien que les autres personnages l’appellent « Étane » comme des bons gros pequenauds) mais que nous continuerons de nommer Tom Cruise dans l’article pour plus de compréhension, grimpe le Burj Khalifa pour je ne sais plus quel financement émirati de son film et puis qu’il défonce un chinois avec Henry Cavill dans des chiottes. Ces films là étaient plutôt cools. 

Puis il y a eu plus récemment l’oubliable « The Dead Déconning » où là franchement, c’était vraiment osef tier, mais vraiment rien à foutre hein… m’en bas les couilles. Il posait les bases de cette ultime intrigue centrée sur le combat entre Tom Cruise VS une I.A. Oui ils n’ont tellement plus de méchants charismatiques en stock qu’ils le font se battre contre un putain d’ordinateur. Et c’est à peu près tout ce que j’avais retenu de l’épisode précédent.

Pas d’inquiétudes à avoir cependant car M.I, n’est pas vraiment un modèle de subtilité d’écriture et ils avaient pensé aux cons comme moi qui n’avaient rien suivi en nous offrant un procédé des plus efficaces : Faire que les personnages expliquent toute l’intrigue de leur propre film à voix haute de façon extrêmement détaillée pour que tout le monde comprenne bien ce qu’il se passe à l’écran. On insiste également bien sur le fait que ce film est l’amoncellement final de tous les films précédents, je ne sais pas pourquoi, ça doit sûrement rendre le truc plus dramatique j’imagine.

Alors je les remercie hein, c’est bien pendant les 5 premières minutes mais après je pense qu’on peut s’en passer non? Une heure de blabla ça commence à faire un peu long et, même si j’ai un cerveau similaire à celui d’un gen Z et qu’il me faut généralement une diffusion de gameplay d’une course de voiture sur GTA online sur un deuxième écran pour suivre un film sans m’ennuyer, j’ai quand même toujours des capacités cognitives qui me permettent de comprendre ce qui se passe à l’écran sans que Tom et sa team d’ahuris ne commentent chacune de leurs actions.

Je vous jure parfois ces fdp on dirait Scooby Doo et ses potes. Des personnages de cartoon pour enfants qui désamorcent chaque moment de réflexion en badigeonnant le spectateur d’explications scénaristiques. Et en plus ils le font vraiment sur un ton qui donne envie de les frapper je vous jure ils foutent le démon avec leurs sourires et mimiques de cons tout contents de faire leurs espions de merde. Ça se passe généralement comme ça :

Acteur 1 commence l’explication : – « Mais alors si X se trouve ici ça veut dire qu’il…

Tom Cruise coupe la parole : Qu’il prévoit de faire ça *regard dramatique*

Acteur 3 Mais alors vous pensez que ça signifie que…

Tom CruiseExactement… Nous devons nous rendre à Y et faire Z

Acteur 4Mais non Étane, tu ne peux pas faire ça tu as exactement 0,000001% de chances de réussites, c’est IM-PO-SSI-BLE !

Tom CruiseBah-bah-bah, tranquille ça va être easy tkt. De toutes façons « tout est écrit » (ils arrêtent pas de répéter ça ces putains d’optimistes) et puis de toutes façons je peux pas mourir je suis Tom Cruise mdr. Qu’en dis-tu Luther ?

Luther : Oh ? Moi je suis noiwluther mission impossible

Tous les acteurs en même temps – *Se jettent des regards de malice complices comme une petite troupe de gamins finis à la pisse* YOUPI on va gagner !« 

luther mission impossible

Des personnages fantomatiques 

Et ces acteurs parlons-en. Enfin ces personnages surtout parce que les acteurs on s’en branle un peu on vient surtout voir Tom Cruise, et uniquement Tom Cruise car c’est le film de Tom Cruise pour Tom Cruise. Sans se mentir, on vient juste au ciné pour voir T.C faire des trucs de oufs dans un véhicule toujours plus insolite à chaque film (avant c’était des motos ou des trains maintenant c’est carrément un sous-marin).

La team de Tommy est composée de : 

  • Benji : habituellement le comic relief de la saga sauf que dans ce dernier volet il fait quasiment plus rien. Le mec en branle pas une c’est révoltant. Il attend son chèque à la fin du film comme ses collègues sauf que lui n’a absolument rien foutu pour sauver le monde. Cruel manque d’investissement personnel de sa part, on dirait d’ailleurs qu’il est dépressif pendant tout le long métrage. Oh réveille toi et vient faire des blagues pour sauver cette ambiance de mort.
  • Luther : C’est le noir du film donc il crève vers le début afin de respecter la logique. Heureusement, par respect des quotas, il est remplacé par un autre noir plus jeune après.
  • Grace : Une Pickpocket au grand cœur qui est en admiration devant Dieu Tom Cruise pendant tout le film. Non mais franchement ça se voit qu’elle veut cette salope. Je suis sûr que ce salaud de Tom l’a engagé pour le film juste pour se faire valoir et se convaincre que, même à 60 balais, toutes les meufs bavent encore sur lui.
  • La meuf bizzare : Alors elle je crois qu’on la voit se faire schlasser par le grand méchant dans l’épisode précédent du coup elle rejoint l’équipe des gentils dans sa quête de vengeance (qu’elle n’obtiendra pas car Tom lui vole son kill à la fin. Seul Tom Cruise peut tuer le méchant car il est le BOSS).
  • « Deux gaz » (c’est son nom bordel) : La pièce rapportée dans l’équipe bien maladroitement pour remplacer Luther mais il ne sert strictement à rien de tout le film et a 3 lignes de dialogue à tout casser.
  • Puis y’a aussi une esquimau random à un moment qui rejoint la team puis décide de rester avec eux jusqu’à la fin pour désamorcer une bombe nucléaire comme lui ont sûrement appris ses ancêtres pêcheurs selon les coutumes les plus traditionnelles du Pôle Nord.

Et ils se battent contre les méchants :

  • L’I.A : Aussi appelée « l’Entité » car il ne faut ni dire Skynet ni OpenAI, elle est une I.A qui sait tout faire et est très méchante car nouvelles technologies = pas bien.
  • Gabriel : Sorte de Georges Clooney éco+ qui s’oppose à Tom Cruise sous fond de désaccord éthique. Notre héros veut détruire l’I.A tandis que Gabriel veut plutôt « la contrôler » pour continuer à créer des images d’indiens se déféquant dessus avec Grok sans subir la moindre censure.

Vous l’aurez donc compris, toute cette mauvaise troupe là, et bien on en a pas grand chose à foutre. Ils sont inexistants. Vidés d’émotions et de fonctions, ils se contentent de suivre le prompt, ironiquement rédigé par Tom Cruise, et de fermer leur gueule jusqu’au générique de fin. N’espérez pas des dialogues de qualité, les rares lignes écrites pour le film ont déjà été diffusées dans la bande annonce de toutes façons.

LES SCÈNES D’ACTION BORDEL

Voilà maintenant que les bases sont posées on peut maintenant passer à ce que l’on attendait tous de ce M.I : L’action et la tôle froissée + explosions dans des environnements toujours plus extrêmes. 

Et là je dois concéder que le film ne déçoit pas. Tom Cruise part en mission suicide dans un sous-marin russe coulé dans le fond de l’océan glacial pour y retrouver le code source de l’I.A (qui a eu l’idée de la ranger là ?). Comme se serait trop facile pour Tommy si tout se passait bien, la carcasse de l’épave commence à se retourner par magie (sûrement un coup de cette damnée IA, ou de ces satanées chances pour la France qui devaient probablement trainer dans le coin pour tout casser) et il doit s’en extraire avant de se faire écraser par des ogives nucléaires encore présentes dans l’appareil.

C’est beau, c’est angoissant et ça pète de partout. C’est du fracas bien rythmé où l’on craindrait presque pour la vie du héros si on ne savait pas qu’il était Tom Cruise et donc, par raisonnement logique, immortel. Il décide d’ailleurs de s’échapper à poil en ouvrant la trappe de sortie d’un lanceur de torpille. J’aurais quand même préféré si il s’était carrément torpillé lui-même en s’accrochant à une ogive nucléaire, genre qu’il soit réellement propulsé par une force ultrasonique dans l’océan en se rattachant au missile, en parfait fonctionnement, par le biais d’une sangle ou d’un mousqueton par exemple. Là ça aurait été vraiment classe. Dommage, Tom a ici manqué une occasion de faire encore plus « over the top » mais j’imagine qu’il a préféré le choix du réalisme, comme le démontre d’ailleurs la séquence suivante où il remonte facilement 200 mètres de profondeur à la brasse dans une eau glaciale sans le moindre pallier de décompression.

Il en fallait de toutes façons bien plus pour abattre Tom, qui après sa séance de baignade dominicale, part fissa à son cours d’aviation en « planejackant » tour à tour deux avions de tourisme appartenant à Gabriel et son pote méchant. C’est une scène assez impressionnante à voir bien que, avec un peu d’entraînement et de musculation, tout le monde est capable de faire ça (9 ans de MMA + boxe en parallèle et un peu de Padel pour les appuis). A la seule force de ses bras, Tom résiste aux loopings et figures acrobatiques de Gabriel qui tente de gercler le héros de son avion. C’est peine perdue et le grand méchant se résigne d’ailleurs et se contente juste de ricaner comme un con jusqu’à que Tom ne lui file 2-3 patates et l’envoie se faire broyer les couilles contre la dérive arrière de son appareil (réel). Avant sa mort pour le moins grandiloquente, le grand vilain a tout de même le temps de dire « Héhéhé c’est moi qui détient le seul parachute, tu vas mourir comme une merde, t’es vraiment un con Tom Cruise héhéhé« , ce qui est effectivement réel, il détient le seul et unique moyen de sauvetage présenté à l’écran. D’où mon étonnement quand Tom Cruise saute lui aussi de l’appareil, nu comme un ver, mais survit hors caméra car il est Tom Cruise et puis… « Tout était écrit ».

Tout est écrit effectivement… Par Tom Cruise. Ivre de puissance, il prend carrément le temps, dans sa chute libre, de s’autoproclamer seul Dieu de l’univers en enculant carrément « l’entité » de I.A en plein air. Il insére un poison cybernétique ou je ne sais quoi dans la fente de l’intelligence artificielle pour mettre fin à cette création païenne qui a osé vouloir dominer l’humanité alors que seul Tom Cruise a le droit de faire ça. Ce happy ending tend encore plus à représenter T.C comme la seule réelle entité supérieure, comme l’homme qui a dépassé les limites de la condition humaine et ne laissera personne d’autre s’approcher de son niveau.

On ne croit pas aux enjeux mais on s’emballe les couilles

En conclusion, si l’on admet que Tom Cruise est une divinité, pourquoi ne pas l’avoir dit dès le début du film ? Cela aurait rendu tout ce long métrage bien plus second degrés et on aurait directement pu se dire « Ouais Tom vas-y défonce les tous, toi tout seul, je te suce la bite quand tu veux mon alpha« .

Oui cela nous aurait permis de nous abandonner directement au procédé de « Suspension consentie de l’incrédulité« . Pour les quelques ploucs qui ne sont même pas cinéphiles comme moi, je vais définir ce terme de façon extrêmement scolaire et pédante, alors la suspension consentie de l’incrédu… Et non, ça c’est ce que j’aurais dis si j’étais un FDP de youtubeur ciné qui vient d’ouvrir Wikipédia pour la première fois de sa vie pour se donner de la crédibilité ahi. On s’emballe les couilles, T.C est omniscient et il fait ce qu’il veut. C’est tout ce qu’il faut retenir du film. 

Certes, les enjeux de nos héros sont tellement énormes qu’on admet avoir parfois du mal à y croire. En gros, ils doivent sauver le monde. Jusqu’ici ça va me direz-vous, ce n’est que lundi de plus pour Cruise, mais il doit le sauver d’une I.A qui a décidé de devenir méchante pour on ne sait quelle raison et qui peut utiliser l’arsenal nucléaire de chaque nation du monde pour se faire plaisir. En plus, cette I.A peut prédire les comportements des dirigeants du monde entier, ceux de Tom et ceux de tout le monde en fait… non là franchement j’abandonne, vas-y Tom, va la défoncer et on te regarde, cherche pas à nous expliquer on veut juste te voir faire le singe sur des véhicules lancés à vitesse supersonique.

C’est là le léger défaut du film, qui s’encombre d’explications inutiles pour tout refléter à une échelle globale alors qu’on s’en tape le coquillard. Je veux dire, qui en a quelque chose à foutre des scènes où on voit l’Etat major américain suer de stress et flatuler à l’idée d’appuyer sur le bouton rouge quand on sait que, de toutes façons, ils n’auront d’influence sur rien car seul Tom Cruise peut niquer l’entité et reconstruire le monde, lui même, à sa façon, selon sa propre rectitude morale ?

Au final, nous attribuons la note de 15/20 à ce film rien que pour la scène du sous-marin et celle des acrobaties aériennes. Mais aussi pour sa célèbre musique qui troue le cul à la fin, oui vous savez, ce thème iconique qui a été éhontément plagié sur « Take A Look Around » de Limp Bizkit, je me demande d’ailleurs comment Tom et ses avocats ne se sont pas retrouvés avec un procès au cul. L’histoire, les dialogues et les enjeux sont cependant les points faibles du film si on les prend au sérieux. Voilà pourquoi je recommande plutôt au lecteur de regarder le film en étant bourré comme un cochon où en se faisant sucer sous le siège au ciné comme ça vous pouvez vous concentrer sur quelque chose d’autre pendant les moments où les personnages pérorent sur des intrigues à la con.

Article rédigé par : Gunther gunther-clodonews