Blagues de Ruquier
J’ai honte. Oui j’ai honte de me présenter, moi humble José, face au maître incontesté, que dis-je, le monument de la galéjade française : Laurent Ruquier.
Connu pour ses calembours pas piqués des hannetons et ses jeux de mots qui en ferait se triturer les méninges plus d’un, Ruquier est un peu notre père à tous en terme d’humour. Il est celui qui, par son talent et son impertinence sans pareille, est à l’origine de nombreuses vocations d’humoristes français. Sans Laurent, il n’y aurait peut-être pas eu de Seb & Sully, peut-être même pas de Kev Adams… Et tout cela eut été bien évidemment très dommage vous en conviendrez.
Mais même les plus grands doivent se soumettre au jugement implacable de ClodoNews. Car tel est notre devoir : décider pour nos lecteurs de qui doivent-ils rire ou non. Tout Laurent Ruquier qu’il soit, il n’échappe pas à la règle et, aujourd’hui, nous passons au crible l’humour si pétaradant et explosif de notre éternel présentateur à lunettes, l’homme qui a su péter toutes les conventions sans ne jamais faire capoter sa longue carrière :
L’humour de Laurent Ruquier expliqué en détails
Si Laurent Ruquier jouit d’une telle réputation de prodige de l’humour dans l’hexagone c’est tout d’abord car il ne s’enferme jamais dans une case précise. Il dispose de plusieurs cordes à son arc et surprend son monde avec brio en sautant d’un registre humoristique à l’autre avec une facilité déconcertante. Analysons chacune des forces de notre PD favori une par une :
Les jeux de mots : la marque de fabrique du Ruquier
Laurent Ruquier est reconnu pour ses jeux de mots légendaires. Son esprit acéré et son amour du langage se manifestent dans des calembours qui, bien que parfois considérés comme « pourris » par des détracteurs de mauvaise foi, témoignent pourtant d’une créativité sans bornes. Des exemples incluent :
- « Faire un jeu de mots sur Superman ? Cape ou pas cape ? »

- « Après le Retour du Jedi, quand est-ce qu’on aura droit au retour du Vendredi ?«

- « Susan Boyle : ‘Moi, moche et mes chants.‘ »

- « Vous imaginez si une caissière de supermarché lâche une caisse ? »

- « J’ai une blague sur Milan mais j’en ai AC de la raconter. »

- « Tout le monde aime aller en vacances à la montagne. Enfin.. à ski parait. »

- « D’ailleurs Trotski… Tue le ski ? »

Ces jeux de mots, bien que parfois trop sophistiqués pour être accessibles à un large public, sont le reflet d’un esprit toujours en éveil, prêt à souffler le moindre relent de créativité pour faire éclater de rire son public.
Un imitateur hors pair
Non content de nous faire rire avec son propre personnage qu’il s’est lui-même inventé à la radio et à la télévision, Ruquier sait aussi prendre possession d’autres personnes grâce à ses talents de pasticheur à la limite de la confusion mentale tant le réalisme est édifiant.
Ainsi, quand il imite Jean-Pierre Coffe, c’est un moment de pure transsubstantiation artistique auxquels nous assistons, médusés. Nous sommes témoins d’une véritable fusion entre deux corps astraux. Ruquier devient Coffe, Coffe devient Ruquier et Yann Moix devient un petit garnement qui baisse les yeux en direction de ses pieds tant il sait qu’il ne peut rivaliser avec l’humour de son maître.
Avec une précision chirurgicale, il capture l’essence même de l’iconique critique culinaire, connu pour comparer tous les aliments existants sur Terre à de la merde. Ruquier offre ici aux téléspectateurs une performance qui frôle la perfection tant il incarne le regretté critique avec l’aigreur si typique que nous lui connaissions tant. Les réactions emplies d’admiration et d’incrédulité de ses chroniqueurs parlent d’ailleurs d’elles-mêmes, tout comme le silence général du public qui est encore en état de sidération devant la prouesse de haute voltige du facétieux présentateur.
La voix nasale de ce dernier, déjà naturellement calibrée pour les ondes FM de 1992, trouve dans l’imitation de Coffe un terrain de jeu infini, un terreau fertile pour tous amateurs de blagues de bon goût :
« En tout cas cette viande de MERDE qui ressemble plutôt à un jambon faut l’oublier… »
Et là, BOOM, un silence religieux dans le public. C’est tout ce qu’il fallait pour rallier le spectateur à sa cause : quelques mots bien sentis et d’une finesse rare. Le visage de Ruquier, visiblement fier de sa tirade, démontre toute la domination naturelle qu’il exerce sur l’assemblée :

Le virtuose du comique de répétition
Là où d’autres s’épuisent à innover, Laurent, lui, est sûr en ses capacités et, armé de sa confiance indéboulonnable de professionnel du stand-up, préfère répéter. Et pas pour meubler. Non. Mais plutôt pour creuser dans le socle de la culture populaire, frapper sans relâche jusqu’à ce que l’absurde devienne… divin.
« Frérot. Frérot. Frérot. Frérot.« , un seul mot, martelé à la bonne fréquence, suffit au glorieux Ruquier pour humilier (tout en taquinerie) le pauvre petit chanteur Jérémy Frérot venu profiter de l’exposition médiatique offerte gracieusement par son hôte, l’animateur préféré des français.
À chaque « frérot », l’intensité monte. Le plateau devient l’antre du silence. Chaque acteur présent retenant son souffle et mourant d’envie de savoir si Ruquier va le dire… Va-t-il oser ? Va-t-il pousser un « frérot » de plus ? Le vrai Jérémy Frérot lui-même, emprisonné dans un mutisme de fortune, perd la notion de son propre nom, se liquéfiant sous la puissance incantatoire de cette répétition magnifiquement orchestrée.
Fort du succès de son humour répétitif, Ruquier ne se fait point attendre pour réitérer, cette fois-ci auprès de l’infréquentable rappeur Nekfeu et de son petit-ami.
« Tu sais que c’est réel. Tu sais que c’est réel. Tu sais que c’est réel. »
Et ce que les images ne montrent pas, c’est qu’il ne s’agit là que d’un montage effectué en post-prod. L’animateur aurait selon les dires des personnes présentes ce soir là, continué sa longue transe mystique pendant 3h30 d’émission. Oui, c’est réel. Nekfeu, lui, repartira chez lui non sans séquelles et sera atteint d’une forme de démence l’obligeant à murmurer « c’est réel » pendant trois jours. Une épreuve difficile qui l’obligera à voir un psy pour éviter les voitures en bas de chez lui.
Un clasheur bouillant qui garde toujours le sourire
Qui d’autre que Ruquier peut jouter verbalement avec Gilbert Collard en gardant un sourire Colgate digne d’un présentateur de télé-achat, tout en lui lançant des scuds rhétoriques bien sentis ?
Voici chers lecteurs ce que l’on appelle vulgairement du « clash », mais du clash de haute couture, brodé main et parsemé d’un humour tout en contrôle de soi.
Le Ruquier est un être malin et qui connait toutes les ficelles et sait en jouer. Il balance une vanne, regarde la caméra et sourit à pleine dents tout en remuant frénétiquement la tête comme un excité du bulbe. Il sait pertinemment que cette posture, tout à fait innocente en apparence car elle apparait comme amicale et taquine, est ô combien irritante pour son adversaire qui, face à un tel visage de fifrelin autosatisfait, ne peut décemment pas contenir sa colère.

Avec sa mimique typique des petits cons qu’on giflait au collège, Ruquier est un trashtalker intraitable.
Collard riposte ? Ruquier hausse les sourcils et n’a cure du Shrek du politique game qui se tient en face de lui. Collard s’offusque ? Ruquier soupire tendrement. Collard grince des dents ? Ruquier jubile. C’est une valse, une corrida, un match de boxe avec des gants en velours rose, cette couleur que notre animateur affectionne tout particulièrement.
Des mimiques endiablées et un rire déflagrateur
Comme nous venons de le voir, les mimiques de Laurent Ruquier sont une composante essentielle de son humour. Son visage, que l’on pourrait presque qualifier de tableau vivant de style réalisme tragique, exprime une gamme d’émotions allant de la surprise à l’indignation en passant surtout par la douleur. Oui, le visage d’un Ruquier des grands jours semble constamment endolori, souvent avec une intensité telle qu’on pourrait penser qu’il est constamment en proie à des flatulences incontrôlables ou, à tout hasard, par exemple hein, en proie à des objets de forme phallique pénétrant son enveloppe charnelle.
C’est une aubaine pour le public car chaque grimace, chaque mouvement de sourcil est une invitation à rire en se moquant du faciès si atypique de l’humoriste qui joue lui-même de sa difformité physique.
Il est impossible d’évoquer Ruquier sans parler de son visage en perpétuel état de guerre civile interne. C’est Bagdad dans son anus. Son front se plisse comme un rideau de théâtre pendant un drame grec, ses yeux s’arrondissent comme s’il venait de voir son ami et collègue au zgueg réputé massif, Jean-Marie Bigard nu dans un miroir et s’apprêtait à lui sauter dessus. Sa bouche, elle, toujours au bord du spasme, semble en permanence vouloir prononcer une vérité trop drôle pour être supportée par le commun des mortels.

Les mimiques explosives de Laurent Ruquier sont sans aucun doutes l’une des raisons de son succès. Sa popularité est telle que de nombreux internautes lui rendent hommage sur la célèbre plateforme d’art expressionniste Risibank. C’est un fait : Ruquier a une tête à stickers.
Il est à l’origine de la légendaire « blague de Ruquier »
Vous avez à coup sûr déjà entendu cette blague dans la bouche de l’un de vos proches, parents comme enfants tant cette plaisanterie intemporelle réunit toutes les générations : La blague dite « de Ruquier ».
» – Comment Laurent Ruquier retire t’il sa capote ? 
– En pétant ! » 
Et voilà, vous pouvez maintenant répéter à tous vos amis cette petite histoire rigolote, dont la qualité réside en sa simplicité et dans son homophobie assumée qui, de tous temps, fait rire petits et grands. Que ferions-nous sans cette blague mythique qui est aujourd’hui la plus connue de France et même du monde selon certains ? Probablement pas grand chose. A l’heure actuelle, l’humour serait à l’état de néant sans les premières fondations posées par la blague de Ruquier.
Saviez-vous que sans Ruquier nous n’aurions tout simplement pas… de blague de Ruquier ? Il faut donc rendre à César ce qui appartient à César. Bien que, soyons totalement honnêtes, Laurent Ruquier n’est pour une fois même pas l’auteur de cette boutade. Elle provient en effet d’un obscur forum selon les encyclopédistes les plus sérieux. Bon prince, Ruquier reconnait cependant la qualité indéniable de cette contrepèterie et s’en dit même le premier fan : « Je tiens à dire bravo à mes groupies qui ont crée cette blague géniale ! On ne demande qu’à en rire ahah petite référence. On peut même dire qu’elle me fait « péter de rire » comme dans « PTDR ».
Une humilité et une autodérision à toutes épreuves
Enfin, le plus admirable dans l’immense carrière du dieu de la blague réside assurément dans son humilité infinie et sa capacité à avoir toujours su rire de lui-même malgré l’aspect vaseux de certaines boutades dont il a été la victime.
Comme l’animateur le confie : « J’ai été élevé par deux vieilles femmes du port du Havre. Il n’y avait pas grand chose à faire pour un garçon un peu « réveur » comme moi Je n’aimais pas le sport et je préférais l’art (je suis PD pour rappel). Je passais donc mes après-midi à regarder les vieux sketchs de la vielle France en noir et blanc. Là où ça pète, là où ça fouette et pousse la chansonnette ! Cela a à coup sûr forgé mon humour de qualité supérieur et m’a aidé à m’élever au dessus de la masse de mes contemporains peu amusants. À six ans à peine, je faisais déjà des blagues sur Valéry Giscard d’Estaing à mes Playmobil. Ils ne rigolaient pas, mais je sentais que, à l’inverse de mon père biologique, ils me comprenaient, eux au moins…«
Ruquier définit lui-même son amour si particulier pour l’art de la blague : « Je ne fais pas des jeux de mots, je les vis. Chaque calembour est le fruit d’une gestation douloureuse, parfois plus intense qu’un accouchement de préservatif usagé. Quand je dis “Moi, moche et mes chants” à propos de Susan Boyle, je fais de la poésie post-moderne. C’est du Verlaine sous LSD comme me l’a appris mon amant Thierry Ardisson.« . Peu avare en explications, il abonde ensuite de détails qu’absolument personne ne lui avait pourtant demandé : « Hélas, je suis né comme ça. C’est le drame d’un homme trop expressif. Je suis un Picasso vivant du muscle zygomatique. Mon visage pense avant moi. Il a sa propre conscience, ses propres flatulences émotionnelles. Parfois, il grimace pendant une interview de Éric Zemmour alors que moi, intérieurement, je suis en paix ou plutôt devrais-je dire… en pets ! Ahah pas mal celle-là je me la garde pour mon prochain livre à écouler à mon public pour Noel prochain. »
Concernant ses aptitudes de virtuose de l’imitation, Ruquier conclue : « J’imite uniquement les gens qui m’habitent spirituellement. Coffe est encore en moi. Littéralement. On peut dire qu’il « m’habite même si elle n’a pas d’oeil hihi » ! Excellent nom d’une pipe, je la garde aussi ça vaut un bon 14/20 sur ONDAR ça. C’est comme ça, l’imitation fait partie de mon ADN. Parfois, je me réveille en criant “C’EST D’LA MERDE !” dans mon sommeil. Mais d’autres fois, quand je partage ma couche dans la « Epheb’s Room » de ma résidence secondaire à Biarritz, c’est plutôt Steevy ou HugoManos qui disent « C’EST D’LA MERDE ?? », mais ça… C’est pour d’autres raisons et dans un contexte différent ahah !« .
Les notes
La note de la rédac : 10/10 ⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
C’est une première chez ClodoNews ! C’est en effet la toute première fois qu’un humoriste français merdique obtient une note de 10/10 (et accessoirement une note supérieure à 3/10 d’ailleurs). Notre doux Ruquier n’a pas seulement seulement sauvé notre foi en l’humour français. Il est l’humour français. Le top ! Le king ! Un cocktail explosif de sarcasme assumé, de pastiches immémoriaux, et d’humour régressif basé sur le pipi-caca en joignant les actes aux paroles lors de ses performances. Alors oui, moquez-vous de lui si vous l’osez mais sachez-le : il est déjà en train de vous imiter.
La note du public (ménagères de +50 ans CSP+) : 9/10 ⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
« Oulahlah Ruquier j’adore ! Mais attention il y va fort quand même hein ! Parfois je le trouve un peu borderline avec ses jeux de mots qui me font rougir devant mon téléviseur mais, après tout, c’est un artiste libre, un électron libre même, un homme, un vrai, qui n’a pas peur de taper sur le système médiatique ! Ca ne m’étonnerait pas qu’on le retrouve comme Coluche un de ces jours… Si vous voyez ce que je veux dire… A bon entendeur… Salut.
Bises,
Monique & Gérard de St-Ouen. »

La note des tout petits : 1/10 ⭐
« PTDR C KI ? Connais pas ce vieux monsieur boiteux mais par contre j’adore quand il souffle dans ses ballons « Durex » trop rigolos MDR. Il a gonflé un petit chien et il me l’a offert avant de m’inviter à voir les loges tout seul avec lui après le spectacle. Ma maman a dit non… elle est vraiment trop nulle cette fraude. »

La note de Ruquier à lui-même sur le plateau de ONDAR : 14/20
« J’avais l’intention de me gratifier d’un 20/20 car je trouve mes sketchs tout bonnement géniaux puis j’ai attendu de voir les notes de Catherine Barma et Jean Benguigui avant de me prononcer (comme à chaque fois). J’ai donc mis la même note que eux… Je pense qu’il s’agit toutefois d’un gay-apens ! Ahahaha excellente celle-là ! Hey toi là l’intermittent du spectacle, note ma blague dans ton carnet tout de suite !

– Euh je-je… Oui grand maitre Ruquier. 
– Très bien. Et ensuite tu viendrais faire un tour dans les loges. C’est l’heure de la pétée. 
– Non pas encore… S’il-vous-plait maître Ruquier. Mon-mon CDD est terminé depuis 3 mois… Vous m’aviez promis une place sur RTL…

Article rédigé par : José 

Il est trop préservé ce Ruquier, il doit gober des préservatifs ! Enfin jdis ça je suis pas dans son oesophage…
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