Collégiens, lycéens… Aujourd’hui ClodoNews s’adresse à vous. Oui vous qui étants nos lecteurs les plus jeunes, êtes aussi par la même occasion ceux les plus à même d’emprunter ces engins de mort plus communément appelés bus.

En effet, passé un certain âge, l’adulte normalement constitué et suffisamment viril ne prend plus les transport en commun. C’est tout à fait vérifiable. Un sage philosophe chauve de notre ère à d’ailleurs un jour très pertinemment dit « Je pense que si les hommes sont des sous-hommes aujourd’hui, c’est parce qu’ils acceptent le salariat et les embouteillages. Parce que si on a pris le bus dans Paris pendant des années on est un untermensch, c’est à dire qu’on a été émasculé par la violence et la structure du système des transports en commun« .

Mais bref, nous nous égarons. Rien ne sert de blâmer notre jeunesse qui prend encore le bus et ne s’est pas affranchie de son statut d’untermensch, le temps et des parents responsables armés d’une bonne paire de mandales et d’un martinet solide sauront remettre ces clampins dans le droit chemin. Rien d’alarmant donc. D’ailleurs, si prendre le bus est une pratique fondamentalement humiliante pour l’homme, cela peut également être une excellente expérience sociale car oui, la place à laquelle vous décidez de vous asseoir dans un bus en dit très long sur votre personnalité et votre hiérarchie au sein de la société.

Car un bus, qui plus est scolaire, est une représentation à échelle réduite de notre structure sociale. Dans tous règne humain ou animal on retrouve un leader charismatique, un lion, un mâle dominant… Puis en dessous se trouvent ses valets, ses sous-fifres, ses lionnes prêtes à lui laver les couilles puis la pyramide descend jusqu’à sa base où se concentrent les victimes, les parias de la société, les enfants éclopés et autres hors castes dont il est déconseillé de s’approcher.

Et vous dans tout cela cher lecteur ? Savez-vous à quelle caste du bus vous appartenez ?

Où s’asseoir dans le bus scolaire selon votre personnalité ?

Stratification sociale du bus scolaire

1. L’Alpha dominant

Voici le véritable leader du bus scolaire. Il occupe la place appelée « le trône » soit le siège central de la dernière rangée qu’il décore à coup de chewing gum collés sous les accoudoirs, délimitant ainsi son territoire. Depuis son piédestal il a le contrôle visuel sur tout ce qui survient dans son car. Il peut ainsi surveiller ses proies et choisir sa prochaine victime (la plus faible) avant d’aller l’humilier et la racketter.

Confortablement installé dans le dos de ses camarades, la seule personne qui puisse réellement croiser son regard est le chauffeur du car lorsqu’il ce dernier jette des regards véners à travers son rétroviseur pour voir qui fout le bordel avant d’aller l’enculer.

Mais l’alpha n’a cure du regard de l’adulte. Il est le véritable chef du bus et il s’amuse à le provoquer continuellement. Téméraire, il ose même insulter le conducteur dans son dos lorsque celui-ci ne peut l’entendre ! Forçant ainsi l’admiration de ses sbires.

2. Les fidèles bras droits

Et les sbires ne sont autres que les camarades siégeant à la droite et à la gauche de l’alpha sur la rangée qui leur est dédiée. Véritables éminences grises du leader, ils assurent le rôle de fidèles conseillers et peuvent recommander des victimes à punir à leur maitre.

Pas assez charismatiques ou forts pour devenir l’alpha dominant, ils acceptent sans rechigner leur condition confortable de serviteurs. Être l’ami du leader assure bien des avantages. Leur loyauté n’est donc pas à prouver. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à affirmer la domination de l’alpha dominant en répétant à voix haute toutes ses provocations et blagues, tel des perroquets bien entrainés, afin d’appuyer les propos du chef auprès du reste des passagers en sueur.

3. Les aspirants alphas

Tout alpha dominant sait qu’il doit se méfier des aspirants alphas. Biens qu’ils soient plus faibles physiquement que les caids du fond du bus, ces êtes pernicieux attendent leur heure de gloire, tapis dans l’ombre un peu avant les dernières places du bus. Ces passagers montrent une extrême ambition et se languissent de prendre la place du leader à sa première chute (ou à sa rentrée à l’université, laissant ainsi le trône du fond du car vaquant).

4. Les sans personnalité

Trop cools pour être parmi les victimes, trop insignifiants pour être parmi les populaires… Voici comment se résument les lambdas du bus. Ces êtres quelconques et sans personnalité propre ne sont que coquilles vides. Totalement dépossédés de libre arbitre, ils choisissent de s’asseoir en plein milieu du bus : une position neutre et sans saveur, comme leur existence.

Le seul avantage conféré par un siège au milieu du bus est la discrétion. Les sans personnalité sont suffisamment éloignés de l’alpha dominant et de ses séides pour éviter leurs projectiles et crachats mais aussi convenablement en retrait du chauffeur pakistanais pour éviter ses insultes. Pour résumer : personne ne les remarque et ça ne les change pas de la vie tous les jours, pour leur plus grand bonheur d’ailleurs.

5. Les machines à gerbe

Situés près des portes de sortie et des issues de secours, les gerbomachines sont ces fils de foutre au système immunitaire fragile qui vont plomber l’ambiance du voyage scolaire en empestant l’habitacle d’effluves de dégueulis à chaque sortie scolaire à la montagne.

Personne n’aime les gerbax pour des raisons évidentes. Ils appartiennent donc tout naturellement à une caste située relativement bas sur la stratification sociale du bus. Essayez un jour d’éviter le vomi, glissant sous les sièges des passagers lors d’une montée en côte. Chaque à-coup rapprochant inexorablement le liquide en fusion de vos pieds tout en trouant la carlingue du car du fait de l’abrasivité d’une raclette douteuse mal digérée. On verra si vous avez encore de la compassion pour les machines à gerbe.

6. Les pires victimes

Si vous avez une personnalité de perdant, d’éternel loser, de pauvre âme que tout le monde martyrise c’est forcément à l’avant du bus que vous vous retrouverez.

Pourquoi cet emplacement ? Tout simplement pour être au plus proche de votre seul allié : le chauffeur du bus. La présence rassurante d’un adulte est généralement votre seul gage de sécurité sur le trajet car il peut facilement se retourner pour distribuer des pains aux alphas qui s’approcheraient trop près de vous.

N’essayez cependant pas de parler au chauffeur car, comme le reste des gens, il n’en a rien à foutre de vos jérémiades. Si il y a un panneau « Ne parlez pas au chauffeur » ce n’est pas pour rien.

7. Celui qui s’assoie sur le siège du chauffeur

S’asseoir sur le siège du chauffeur du bus peut en dire long sur votre personnalité ! En effet, cela peut notamment signifier que vous êtes le chauffeur du bus.

chauffeur de bus scolaire arabe indien altercation

Votre place dans le bus définit votre personnalité ! Ne vous trompez plus de siège !

Pour choisir sa destinée il faut donc bien choisir sa place de bus et s’entourer des meilleurs compagnons de voyage. Au diable le confort ou la sécurité, le plus important c’est avant tout d’affirmer son rang social au sein du car scolaire. Les moindre détails ont leur importance quand il s’agit de popularité.

Et vous chers lecteurs ? Quels passagers êtes-vous ?

Article rédigé par : Timéo le stagiaire