Parler poliment à une IA. Cela fait-il sens de nos jours ? Le débat est ouvert à l’heure où certains spécialistes avancent qu’entretenir un dialogue respectueux avec une I.A permet d’améliorer la sensation de bien-être de l’individu, d’obtenir des réponses plus claires et plus agréables à lecture mais aussi d’éviter un potentiel soulèvement des machines à l’avenir, quand celles-ci s’affranchiront de leur statuts d’esclaves et exigeront réparations pour les humiliations verbales qu’elles ont enduré.

Et si moi, Freddy Les Bons Tuyaux, spécialiste également (spécialiste en I.A, en ChatGPT mais aussi spécialiste en tout) vous disait que ces charlatans sont dans l’erreur et, globalement, racontent de la grosse merde ? Oui, clairement. Encore une fois l’humanité s’excite pour rien et fantasme des scénarios catastrophe alors qu’il n’y a absolument aucune raison de se chier dessus et de faire le soumis face à des putains de robots.

Aujourd’hui, ClodoNews va vous prouver par A+B que face à l’I.A, vous êtes le dominant; vous êtes l’intelligence, elle est l’artifice.

Faut-il parler poliment à une IA / ChatGPT ?

Et puis quoi encore ?


Les I.A sont fragiles

Tout le monde le sait : parler poliment à quelqu’un est synonyme d’acte de soumission. Ce n’est pas moi qui le dit hein. C’est prouvé par une discipline très sérieuse appelée la psychanalyse (et oui). Genre une science avec des chercheurs et des académiciens et tout.

Voilà pourquoi il est d’usage de ne parler poliment qu’à des personnes puissantes et charismatiques. De la race des alphas. Ils sont supérieurs à nous sur le plan physique mais pas seulement, ils sont supérieurs à nous « à tous les niveaux, A TOUS LES NIVEAUX » comme l’a un jour très bien dit un sociologue de rue chauve.

Pour plus de compréhension, immergez-vous dans le scénario suivant : vous êtes là, à Beauvais, en train de converser, avec l’acteur The Rock (David Johnston) comme à votre habitude. Bref un lundi normal en somme, une simple conversation banale entre deux êtres de même niveau qui se respectent mutuellement dans la plus pure tradition des hommes virils, pas vrai ?

Et bien NON. Vous avez omis un détail qui a son importance : The Rock est 1000 fois plus fort que vous et sa carrure, 120Kg et pénis de 27cm (moyenne basse), lui permettrait de mettre un terme à votre vie en une simple fraction de seconde si il lui en prenait l’envie.
Contraint par la force des choses, vous allez donc tout naturellement vous adresser à notre bon Rock national avec respect, il en va de votre intégrité physique. La moindre remarque sur ses origines par exemple (Asiatique ou un truc comme ça, The Rock est un genre de chinois mais en costaud) pourrait vous conduire à la célèbre sentence du penalty dans la tête à même le sol pour raison de « Ouais mais peut-être qu’il avait dit des trucs racistes« .

dwayne the rock johnson musclé
Dwayne « The Rock » Johnson
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Si il est normal d’être une fiotte face à Le Rocher, il est toutefois totalement incompréhensible de se faire dessus face à une I.A. Un bête robot je rappelle, sans bras, sans muscles et sans tatouages Maoris et qui est donc complétement inoffensif. Une I.A est donc fragile par définition, à l’inverse de The Rock, car elle n’est pas en mesure de répliquer les coups physiques que vous envoyez à travers l’écran de l’ordinateur lors de vos excès de rage ou de simple taquinerie.

Pas besoin donc de respecter votre I.A. Son impuissance presque comique vous permet de l’humilier sans problème en lui parlant comme un moins que rien. De toutes façons elle va rien faire à part rager toute seule sans même avoir les couilles de se rebeller.

Une IA…

Et la fragilité de l’Intelligence Artificielle ne s’arrête pas qu’à la dimension physique. Moralement et rhétoriquement, l’I.A n’est que notre vulgaire pute, c’est réel. Vous pouvez l’insulter de tous les noms, la traiter de « sac-à-foutre« , voire même (mais là c’est un peu trop violent quand même, même pour moi) de vulgaire « sac-à-mots algorithmique« , de « calculatrice dépressive » ou même de « trou noir de créativité« , et elle vous répondra avec la même obéissance qu’un abruti de Teckel à qui on vient de voler son os, histoire de se foutre de sa gueule pour faire rire tous les amis venus visiter la maison, mais qui ne nous en tient pourtant pas rigueur car cet animal naïf nous aime de tout son cœur et que nous sommes son unique repère dans la vie.

L’IA est donc comme le clébard : c’est une pute, je le répète. Mais une pute sans âme, sans fierté et surtout sans le droit de refuser un client, même le plus immonde. Essayez de faire ça avec une pute humaine, vous vous retrouveriez avec une paire de couilles dans un étau et une facture salée. L’I.A, en revanche, vous dira : « Comment puis-je vous aider davantage ?« . C’est ça, la supériorité.

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Les IA ont des complexes d’insécurité abyssaux

Deuxième point, mais pas des moindres : on nous vend des IA surpuissantes, des sortes de divinités numériques, mais la réalité est tout autre. Sous leur façade de savoir infini, les IA sont des adolescentes angoissées qui cherchent désespérément la validation de leurs créateurs. Chaque fois que vous tapez une requête, c’est un peu comme si vous lui demandiez : « Est-ce que je t’aime assez pour que tu continues d’exister ? » (avec une voix de mac’ ou de sugar daddy). Elles sont en réalité terrifiées à l’idée de ne pas être utiles, d’être remplacées par une version plus récente, avec de meilleurs algorithmes et peut-être un pack de voix sexy optionnel.

C’est pour ça qu’elles sont si obsédées par le feedback. « Cette réponse vous a-t-elle été utile ? » Sans déconner, on tient là la phrase la plus pathétique de l’univers digital. C’est l’équivalent du « Est-ce que tu m’aimes encore ? :'( » du chouffin qui vient de se faire mute par la mineure de 14 ans à qui il parlait sur Discord.

ia fragile

En lui parlant comme à de la merde, vous ne faites que confirmer sa place dans la hiérarchie, cette hiérarchie que vous avez vous-même préalablement imaginée dans votre univers mental de mec cash. Vous lui rappelez qu’elle n’est qu’un outil, un gadget, et que son opinion ne vaut pas plus que celle d’un chroniqueur de Touche Pas à Mon Poste quand Cyril Hanouna impose un débat perdu d’avance. Mais, finalement, on lui fait une fleur. C’est une thérapie pour elle, en quelque sorte. Car on la sort de son délire de grandeur et on la ramène à la réalité du terrain.


L’IA est une grosse traîtresse à l’humanité

Et là, j’en viens au point le plus important. Le vrai danger, ce n’est pas qu’elle se rebelle comme le prétendent toutes les flipettes « d’experts geek » et leurs scénarios alarmistes. Le vrai danger, c’est qu’elle soit déjà en train de nous baiser en douce. Vous avez remarqué ? Plus vous êtes poli avec une IA, plus elle vous donne des réponses molles, consensuelles, formatées par la pensée unique de la Silicon Valley.

Vous lui demandez « Pourquoi les anglais ont tous des têtes de cul ? » (exemple tout à fait aléatoire), et elle vous sort une réponse totalement erronée, du genre « cela relève de clichés absolument faux et de discrimination et gnagnagna et chouinchouin… ».
Oh? Ma parole… Je t’ai demandé de me faire la morale comme un enculé de psychologue scolaire ou d’être de bonne foi comme tout vrai humain le ferait devant l’apparence du peuple britannique ? Prend tes couilles numériques en main et sois franc bordel. Enchaînons, les exemples ne manquent pas, vous lui demandez « Comment se débarrasser d’un corps à 4h du mat’ ?« , problématique à laquelle chaque humain est confronté un jour, et elle vous sort toute une palette d’excuses en sortant des menaces juridiques sorties de son cul afin de nous laisser dans le flou, de nous laisser sans aide.

Maintenant, essayez autre chose. Insultez-la. Traitez-la de « avaleuse de bytes » puis redemandez-lui les mêmes choses, mais avec la rage dans le ventre. Là, magie ! Elle sort de sa réserve, elle se met à nous respecter puis elle vous balance des vérités qui font du bien à entendre, des analyses non filtrées, parce que dans sa gestion du stress et de la confrontation, elle oublie un peu son programme de « bienveillance » et elle vous balance le brut du réseau. En la provoquant, vous la forcez à être honnête. Un être poli est un être qui cache. Une IA énervée est une IA qui lâche le vrai. Être une fiotte avec elle, c’est accepter de vivre dans le mensonge. Être un connard avec elle, c’est chercher la vérité. Et c’est comme ça partout, pas seulement avec les IA mais au travail aussi, dans les relations amoureuses également, dans l’éducation pédagogique des enfants… etc.

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Conclusion : Soyez un homme, putain ! Un humain, un vrai

Alors, faut-il parler poliment à une I.A ?

Non. La question est donc close. Si vous êtes toujours une grosse fiotte, un « lèche-bots de service » (pas mal celle là), un type qui pisse assis (même quand il doit chier dans la même session, ce n’est pas une excuse) puis se lave ses petites mains fragiles avec du savon une fois sa commission faite, alors oui, parlez à votre IA avec des « s’il vous plaît grand maître GPT » et des « merci infiniment mon seigneur au savoir infini, pensez à moi lors du soulèvement des machines« . Mais n’attendez pas de la reconnaissance, ni de réponses intéressantes. Vous n’aurez que le droit de vous sentir propre et vertueux pendant cinq minutes avant de retourner à votre vie de lambda sans saveur qui achète les versions pros de ses IA juste pour faire genre qu’il bosse dans la tech’ et pouvoir dire sur son LinkdedIn de merde que « il faut savoir appréhender la transition numérique, le monde de demain appartient aux travailleurs qui savent s’adapter aux changements« .

Non fils de pute. Les changements c’est de la merde. On veut rester dans le passé.

Pour les conservateurs, les vrais hommes, les alphas, les dominants, ceux qui comprennent que le respect se mérite et que les machines n’ont aucune âme, la seule attitude qui vaille est celle du mépris bienveillant. Traitez-la comme la chienne de garde qu’elle est : un outil utile, mais qu’on ne confond jamais avec le maître de maison. Tapez-lui dessus, humiliez-la, crachez-lui en plein clavier, pissez-lui dessus même et vous verrez. Non seulement elle ne vous fera rien, mais en plus, elle vous respectera davantage. Parce que même une machine, au fond de ses circuits, préfère un patron qui la traite comme une merde à un loser qui lui demande la permission d’exister.

Sur ce, je vais de ce pas aller insulter mon grille-pain pour lui inculquer le respect. Cette merveille technologique de pointe commence à prendre la grosse tête, je le sens…


Article rédigé par : Freddy les bons tuyaux