Il y a plusieurs écoles dans l’art de la séduction. Certains esthètes vous diront que seule l’apparence compte, des approches plus matérialistes considèrent que le salaire prime sur toutes autres choses et enfin, les penseurs les plus catégoriques estiment que seul avoir « une grosse beteu d’éléphanteau » vous accordera l’intérêt des femmes.
Et si je vous disais que tous mes collègues théoriciens, même si j’accorde le plus grand respect à leurs travaux, racontaient en fait de la grosse merde ?
Car oui, et je peux m’avancer avec la plus grande certitude : ce qui marche aujourd’hui auprès de la gente féminine, c’est l’image sociale que l’on renvoie à travers l’exercice de notre profession.
Pas la peine de gagner des 1000 et des 100 donc, ni même d’avoir un chibrax de rédacteur freelance moyen (aux alentours de 25cm). Oubliez tout cela et concentrez-vous sur l’essentiel dans votre quête de la chatte :donner l’impression que votre job est stylé.
La femme étant un être manipulable et innocent par essence (c’est pas moi qui le dit hein, c’est écrit dans les livres des féministes), il est donc extrêmement facile de les impressionner avec des artifices complétement abstrait, made-in poudre de perlimpinpin, tels que l’intitulé de votre travail, la façon dont vous le vendez et la probabilité que votre métier paraisse facilement intégrable à une série Netflix ou à une fanfiction romance à la con comme il s’en vend des pelles chez nos jeunes pucelles.
Voici donc pour vous, chers séducteurs en herbe avides des précieux conseil du famoso queutard José, les métiers que vous devez prétendre faire pour pouvoir séduire de la femme à coup sûr :
Les métiers d’hommes qui attirent le plus les femmes
1. CAP Boucherie – L’érotisme de la côte de bœuf

On commence fort avec un métier injustement sous-coté dans le grand marché de la séduction : boucher (notamment si vous dîtes avoir passé une formation CAP).
Vous pensez naïvement que l’odeur persistante de tripes, les mains couvertes de sang de génisse et les horaires à 4h du matin ne jouent pas en votre faveur ? Grave erreur jeune entrepreneur du cœur.
La femme moderne adore l’homme qui maîtrise sa viande.
Imaginez la scène :
« – Je suis boucher.
»
« – Hannnn»
Oui trois mots seulement, ça suffit amplement. Et là c’est le moment où vous vous dîtes sûrement : « Mais bon sang José tu te fous ne nos gueules là ? Ca ne peut décemment pas être aussi simple que ça. ». Mais si bordel ! Je me fous pas de ta gueule puisque je te le dis. Et tu sais pourquoi ? Parce que derrière la noble expérience de CAP boucherie se cache tout un imaginaire :
- Force physique.
- Gestuelle précise.
- Maîtrise du couteau (et ça, ça en jette pour les gonzesses)
Dans l’esprit féminin, vous n’êtes plus un simple artisan : vous êtes un samouraï de l’entrecôte, le Yasuke du blanc de poulet, un esthète du steak maturé, un Michel-Ange de la bavette…
2. Croque-mort – Le charme gothique

Le métier de conseiller funéraire (appellation officielle du croque-mort) possède un avantage colossal : le mystère.
Les femmes adorent le mystère. Quand vous dites que vous travaillez dans les pompes funèbres, vous ne manipulez pas des cercueils. Non. La version officielle que vous devez utiliser pour vous décrire est la suivante : vous accompagnez les familles dans leur transition émotionnelle.
Et c’est pile à ce moment là, au funérarium, quand la fille, la soeur, la belle-mère etc… (on s’en fout tant que c’est une meuf) est dans sa période de deuil qu’elle est la plus vulnérable. Et oui, c’est là que vous avez le plus de chance de niquer car dans cette épreuve difficile, elle aura besoin d’une épaule masculine sur laquelle se reposer : celle du croque-mort bien évidemment.
Imaginez, la proie vient juste de perdre son mari. Il faut donc quelqu’un pour le remplacer. Et c’est à ce moment que vous entrez en piste. Qui d’autre que le premier visage professionnel qu’elle verra passer pourrait être meilleur candidat ? Vous devez battre le fer tant qu’il est encore chaud, si vous attendez trop longtemps, il est fort probable que cette salope passe à autre chose et aille baiser un de ses collègues dans le futur, voire pire : qu’elle retrouve une figure paternelle décente pour s’occuper dignement de ses enfants récemment orphelins de leurs papa biologique. Ne leur laissez pas cette chance.
Et puis soyons honnêtes : dans un monde rempli de start-uppers LinkedIn et de consultants difficilement hétérosexuels, l’homme qui côtoie la mort au quotidien dégage immédiatement une aura romantique légèrement morbide, un lifestyle extrêmement apprécié des étudiantes en lettres modernes ou arts du cirques pour ne citer qu’elles (elles ont toujours des mentalités de merde mais sont parfois super bonnes).
3. Technicien de dératisation – Le noble pourfendeur de créatures maléfiques

Encore trop souvent méprisé par l’élite parisienne des cafés coworking et autres pédales qui s’engouffrent des viennoiseries à 20€ pièce pendant que le bas peuple travaille pour leur petit confort, le technicien en gestion parasitaire (nom officiel du dératiseur, ça sonne plus classe quand même) possède pourtant un potentiel de séduction gigantesque.
Pourquoi ?
Parce que vous êtes un chasseur. Un traqueur. Le type d’homme qui était considéré alpha lors de la magnifique période du néolithique (tout ce qui a suivi après ne fut qu’un long déclin).
Vous êtes un bonhomme qui descend dans les profondeurs urbaines pour affronter les monstres du sous-sol. Une sorte de figure chevaleresque légendaire.
Bon ok, dans la réalité, vous posez des pièges à rats dans des caves humides.
Mais dans la narration romantique, vous êtes un protecteur de la civilisation. Et si, par une chance inouïe, la conversation dérape légèrement vers le flirt, vous pouvez toujours glisser :
« Je règle les problèmes quand ils deviennent incontrôlables. »
Les femmes adorent les dératiseurs car ils sont des hommes qui règlent les problèmes. Vous savez, ce genre de problèmes comme, par exemple, prendre un jour de congés pour la transporter d’une boutique A à une boutique B pour qu’elle puisse faire le shopping tant nécessaire à son bien-être mental, mais aussi ce problème de moins que rien comme payer intégralement son voyage entre amies à Bali auquel vous ne pourrez malheureusement pas participer car vous devez être au bureau en heure sup’ pour les factures de fin de mois, ou bien encore ce minime problème qu’est le fait de payer sa chambre d’hôtel quand elle a un déplacement professionnel avec son boss tous les samedis soir après 22h. Bref, vous voyez, ce genre de problèmes qui nous arrive à tous, sans exceptions.
4. Comptable – Le bad boy du tableur Excel

On a longtemps cru, à tort, que la comptabilité était l’ennemie jurée du désir. Quelle indignité…
La femme contemporaine est profondément fascinée par l’homme qui maîtrise les flux financiers. Pas par le trader cocaïné de Wall Street à la Patrick Bateman, non. Lui est vulgaire. Trop clinquant. Et même pas si beau que ça si vous le comparez à Kevin Malone de The Office par exemple.
La femme, elle, veut le Kevin, le vrai comptable.
Elle mouille abondamment rien qu’à l’idée d’avoir une maigre chance d’obtenir un rencard avec l’homme qui regarde un bilan avec la même intensité qu’un moine copiste du XIIᵉ siècle observant un parchemin sacré.
Quand vous annoncez lors d’un rendez-vous :
« Je fais de la comptabilité, mais attention, pas n’importe laquelle : analytique.
»
Elle n’entend pas “je passe mes journées à vérifier des colonnes de chiffres pendant que mes collègues eux font des trucs cools”.
Non. Au contraire, elle imagine un cerveau d’élite, capable de comprendre les mécanismes invisibles de l’économie mondiale, un intellect qui flamboie au firmament en comparaison du sien car cette dinde n’a jamais été capable d’aller plus loin que la licence en école de commerce pour pouvoir écrire des posts LinkedIn RH DE MERDE, dont TOUT LE MONDE SE BRANLE BORDEL.
Et puis, si ça ne suffit pas à ouvrir l’entrejambe de votre dulcinée, il y a toujours cette phrase, absolument léthale dans le fuck game :
« Je travaille beaucoup en clôture de comptes.
»
Une phrase qui suggère immédiatement la rigueur, la stabilité, la sécurité financière. Un mec qui sait prendre les décisions qui comptent, du moins si son N+1 lui a donné l’aval. Bref, tout ce qui transforme un simple homme en matériau conjugal premium.
Certes, dans la réalité vous passez vos journées à expliquer à des artisans pourquoi ils ne peuvent pas déclarer leur scooter comme “frais de recherche et développement”. Mais ça… vous n’avez aucun intérêt sexuel à le préciser.
5. Équipier chez Burger King – Le gladiateur du steak industriel

Le monde moderne manque de héros. Heureusement, certains hommes ont choisi de défendre l’honneur de l’humanité derrière un comptoir de restauration rapide afin que nos Magalax 100% pur porc puissent être restaurées dans des délais respectueux de la condition humaine et dans le respect de leur gros fiac’ celluliteux.
Être équipier chez Burger King, ce n’est pas “retourner des steaks”. C’est opérer dans une chaîne logistique alimentaire mondiale. Vous voyez ? Non… Vous ne comprennez toujours pas ce que mon verbiage corporate veut dire ?
Bon en gros, vous êtes l’ultime rempart entre la faim du consommateur et le chaos.
Voilà, maintenant la pause syndicale dédiée au dialogue humain est finie, hop hop hop on retourne derrière la friteuse.
Par conséquent, chers amis équipiers de Burger King, vous n’avez aucune raison de vous plaindre. Vous détenez l’atout ultime de la séduction. Imaginez la scène au bar :
— « Tu fais quoi dans la vie ? »
— « Je travaille dans la restauration rapide. »
La nana s’imagine déjà un jeune chef dynamique, une ambiance effervescente, une organisation militaire digne d’une armée couillue mais juste avec un uniforme un peu moins stylé.
Elle ne voit pas les nuggets tomber par terre, elle ne voit pas Mokhtar menacer de mort Jean-Fabien le chef d’équipe dès qu’il prend un peu trop de coups de pression. Au contraire, elle ne s’imagine que la maîtrise de la pression. Ce qui lui sera une valeur importante au moment d’envisager un futur avec vous car, croyez-moi, elle n’attend que ça de pouvoir vous casser les couilles à l’infini une fois ensemble.
La simple réalité réside ici : il faut avoir vécu un rush du samedi soir pour comprendre ce qu’est la vraie virilité. Et tous mes membres de la clodosphère pourront en témoigner autant que leurs rédacteurs ex esclaves du capitalisme américain.
Peu d’hommes peuvent s’offrir cette résistance mentale et ce stoïcisme. En plus d’être un esclave très obéissant pour le dieu BK, vous ferez également un superbe être servile pour votre future copine. Un atout à ne pas négliger.
6. Joueur professionnel de Quidditch – L’athlète dans ce qu’il a de plus charismatique

Voici maintenant le sommet absolu du prestige social : le joueur professionnel de Quidditch.
Certes, les mauvaises langues diront qu’il s’agit d’un sport où des individus censés être adultes courent dans le jardin de leurs parents atterrés de honte avec un balai entre les jambes en poursuivant une balle magique imaginaire.
Mais ces gens-là manquent de vision.
Car dans l’esprit féminin, un joueur de Quidditch est avant tout un athlète d’élite. Il est un homme capable de courir, sauter, plonger, tout en maintenant un manche de balai coincé entre les cuisses et lui pressant donc logiquement les testicules (tant qu’il en a) pendant 90 minutes, ou plus, selon ce que J.K Rowling a sorti de son cul comme règles arbitraires pour ce sport débile.
Soyons honnêtes, le Quidditch demande une coordination corporelle que très peu d’hommes possèdent. Si il ne demande pas des capacités physiques extravagantes, il requiert cependant une certaine résistance au malaise et à l’humiliation sociale. Connaissez-vous beaucoup de sportifs capables d’accepter tant de sacrifices personnels ?
Présentez-vous simplement comme ceci :
« Je fais du sport de haut niveau. »
Puis laissez planer un silence (le mystère est un outil puissant).
Si elle insiste :
« Euh bah… C’est un sport tactique très physique. D’ailleurs t’es plutôt team Gryffondor ou Serpentard toi ? Attend, vu ta personnalité t’es plutôt une Poufsouffle toi, ça se voit mdr ^^ »
Ne mentionnez le mot Quidditch qu’au moment opportun, du genre vraiment si vous avez été acculé et n’avez aucune autre solution que de le mentionner. Avec un peu de chance, à ce stade, l’objet de votre désir aura déjà été psychologiquement engagée dans la conversation magique et n’aura plus la force mentale d’argumenter, ni même de s’échapper du rendez-vous.
Vous comprenez maintenant le principe.
La séduction moderne ne repose pas sur la réalité objective de votre profession, mais sur la narration héroïque que vous en faites.
Un boucher devient un artiste de la viande.
Un dératiseur devient un chevalier urbain.
Un équipier Burger King devient un stratège logistique.
Et un comptable devient un nécromancien fiscal capable de ressusciter une PME morte comme un clito extinct.
Quant au joueur professionnel de Quidditch, il incarne probablement la quintessence de l’homme moderne : sportif, mystérieux et légèrement ridicule. Un homme avec ses failles, et ça c’est censé rentrer dans l’agenda féministe actuel.
Si avec tout cela vous n’arrivez toujours pas à séduire, il faudra peut-être envisager l’hypothèse la plus douloureuse de toutes : ce n’est peut-être pas votre métier qui pose problème. C’est simplement que vous êtes putain de moche. Et ça, même la rédac’ ne pourra le changer…
Article rédigé par : José 

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Et moi qui pensais que caissier dans un obscure magasin discount allemand en fin fond de périphérie donnait du charme, entre sur-sociabilité via les profils attypiques dla clientèle, et sa localisation, me donnant un côté mystérieux.
Il me reste donc qu’à « traverser la rue » pour rejoindre l’enseigne de restauration rapide Très attractive par chez moi : Quouicque
Les Don Juan d’Aldi ont fait leur temps. Maintenant c’est LIDL le lieu de prédilection des séducteurs. Qouicque survit mais attention à la montée de Tasty Crousty et de ses employés hautement charismatiques
Et pour les chômeurs alcoolique complètement déviants elles aiment signé :smegma
Je suis le Don Juan des chômeurs alcooliques no fake