Recrutement : l’inutilité flagrante du bullshit job RH expliquée sans filtre
Dans l’imaginaire collectif, on compare souvent le monde du travail et du recrutement à un épisode géant de « Tout le monde veut prendre sa place« , un genre de grand jeu concours dirigé par un individu omniscient de type Nagui forme divine, qui fait la part belle aux candidats les plus doués et plus vifs.
Mais en réalité, le formidable univers des RH s’apparenterait plutôt à un autre concept d’émission de merde, ayant fraîchement germé dans le cerveau malade d’un producteur cocaïné lambda, et que l’on pourrait appeler : “Qui veut perdre son temps ?”, ce fantastique jeu où toute personne ayant déjà envoyé un CV quelque part finit par se demander :
“Mais à quoi BORDEL servent les recruteurs RH exactement ?”
Et bien à rien mon ami.
Dans le grand parcours du combattant administratif du recrutement, du job hunting, de l’entretien d’embauche, et de tout ce qui compose le doux univers des ressources humaines, il y a toujours un personnage qui flotte au milieu du chaos : le recruteur RH.
Un être astral, dont l’existence est encore peu compréhensible pour le reste du genre humain et dont la forme physique se situe à mi-chemin entre l’administratif poussiéreux et l’influenceuse mijaurée qui balance des posts LinkedIn à la con du type “Nous recrutons des talents passionnés ! #TeamWork #DreamJob #RecruitmentLove” alors qu’en interne cette même connasse sue de stress et envisage le suicide médicalement assisté quand une pauvre imprimante tombe en panne.
Depuis des années, il est collectivement convenu de faire semblant de croire que le métier de recruteur est utile, stratégique, fondamental pour les entreprises. Mais derrière la façade corporate, une vérité s’impose doucement pour toute personne du milieu un minimum honnête : le recruteur RH n’en branle pas une. Et si on dit ça, ce n’est pour une fois même pas par méchanceté gratuite. Mais simplement par observation scientifique, par expérience du terrain, par simple bon sens…
Aujourd’hui, chez ClodoNews, on a décidé d’aller mettre les pieds dans le plat, et éventuellement dans le fion célluliteux de quelques grognasses RH fragiles. Parce qu’il y a un moment où il faut arrêter les conneries et commencer à bosser, pour de vrai :
Le gouffre technique des RH : juger ce qu’ils ne comprennent pas
La première absurdité saute aux yeux dès qu’on assiste à un entretien de recrutement dans la tech, le design, l’IT ou tout autre domaine nécessitant de comprendre ne serait-ce qu’une demi-syllabe du métier actuellement évalué. Le candidat commence à décrire son expérience, à expliquer comment il utilise Figma, comment il mène des tests utilisateurs, comment il gère un workflow UX/UI, comment il collabore via Git, ou comment il optimise des API REST.
Et là, il suffit d’observer la tête décomposée du recruteur RH pour réaliser l’étendue du désastre. Les yeux se vident, la respiration se bloque, la pupille tremble. La Magalie en face de nous entre en coma technique profond, comme si chaque mot prononcé était une incantation démoniaque. Le moindre concept un peu complexe devient pour elle la perpétration d’une micro agression déloyale. Déloyale oui, car la RH n’était pas préparée pour cette confrontation technique, ce n’est donc pas du tout fair-play pour elle. Pourquoi serait-t-elle tenue à se renseigner sur le job qu’elle est censé évaluer si, elle, a déjà été recrutée au préalable et a déjà son CDI confortablement assuré ? Quel est son propre intérêt à travailler plus que de mesure ?
N’oubliez pas que, vous, lecteur clodoisé, n’êtes que le vulgaire candidat, le sans-emploi hors-caste, le dahlit puant. Le recruteur, quant à lui, est investi du pouvoir sacré de dire si le candidat est “un bon fit” pour l’entreprise. Il ne sait peut-être pas ce qu’est votre verbiage à base de prototypes, ne comprend pas la différence entre front-end et back-end, confond “UX” et “Port USB”, mais c’est lui qui détient votre droit d’exister dans le monde privilégié de « sa grande famille« . C’est lui qui détermine si vous êtes compétent, mais pas trop non plus, afin ne pas devenir un danger pour vos futurs collègues qui aimeraient pouvoir conserver leurs emplois fictifs sans trop souffrir de la comparaison.
Les RH sont comme les vampires : ils se désintègrent lorsqu’ils sont exposés à un concept technique. Telle la lumière du jour qui vient renvoyer ces entités démoniaques dans le cercueil qu’ils n’auraient jamais du quitter, l’utilisation d’un terme un tant soit peu sérieux suffit à déclencher un crash logiciel dans leurs yeux. Ils tremblent. Ils paniquent. Ils répondent : “Euh… Oui, très intéressant ahah ! Bon sinon, parlons de choses plus importantes : quels sont vos hobbys durant votre temps libre hihi ? Vous êtes plutôt ENTJ ou ISTP ?” d’une voix étrangement aiguë qui signifie en réalité : “arrête ça tout de suite. Je ne suis pas formaté pour tenir une discussion professionnelle, c’est pas du jeu on ne m’avait pas dit que je devrais bosser avant de venir” et qui scelle définitivement votre sort de candidat prétentieux qui, de toutes façons, “semblait manquer de clarté pour s’aligner aux valeurs de l’entreprise”.

Regardez-moi toutes ces têtes de fieffés fils de pute de RH
Le grand mensonge du “fit culturel”
Parce qu’évidemment, faute de comprendre la compétence, les RH se reportent volontiers sur leur arme favorite : « le fit culturel« . Un néologisme qui nous vient tout droit de nos homosexuels d’Outre-Atlantique, une notion aussi vague qu’un horoscope mal branlé pour plaire aux dindes ayant grandi sans figures paternelles, mais pourtant brandi au firmament comme un absolu divin.
On vous explique, sans la moindre honte ni pudeur, que vous allez être évalué selon “votre alignement avec les valeurs de l’entreprise”, ce qui signifie dans 99% des cas : “Vas-tu venir à nos afterworks et rigoler à nos blagues sur « Pain au chocolat VS chocolatine » du département comptabilité ? Attention, au bout de deux invitations déclinées, tu reçois un smiley « pas content » et tu es ostracisé du groupe et devras manger tout seul à la cantine hihi”.
La toute première fois que vous serez confronté à pareille expérience, vous trouverez tout cela lunaire, indescriptible… Presque fascinant. C’est l’impression d’assister à « Idiocracy« , mais ce n’est plus de la fiction. Toutes ces années passées à avoir étudié durement, à avoir naïvement cru que vous devriez travailler sans compter vos efforts pour vous faire une place dans le monde du travail se retrouvent balayées en un seul entretien, envoyées à la poubelle par un clown professionnel dont la simple existence dans une entreprise prouve par A+B que ce qui compte réellement n’est pas si vous savez travailler ou non, mais bien si vous irez à la prochaine soirée karaoké avec vos French Dreamers de collègues qui auront l’impudence de s’autoproclamer comme vos « mentors ».
Et le pire est que tout repose là-dessus : votre carrière, votre salaire, votre survie dans la France de Macron. Tout votre futur repose sur une putain de reprise des « Lacs du Connemara » avec Monique et Jean-Fabien et leurs histoires familiales à base de gamins HPI et de vacances en Meurthe et Moselle dont tout le monde se branle royalement.
Vous pouvez être un génie du design capable de repenser l’expérience utilisateur de votre Start-Up de merde en trois jours : si vous ne trépignez pas d’excitation devant un team-building en forêt avec des jeux d’équilibres sur des élastiques tendus organisé par des putains de zadistes pue-la-pisse (qui prônent la décroissance mais vont quand même facturer l’entreprise 800 balles pour une demi-journée de garderie) et des t-shirts personnalisés qui serviront juste à faire du jardinage dans une semaine, alors vous ne vous “inscrivez pas dans la culture”.

Le pire, c’est qu’ils disent ça avec tout le sérieux du monde. Ces ahuris, qui ne jouissaient peut-être déjà pas de compétences intellectuelles suffisantes pour détenir un libre-arbitre à la base, certes, ont toutefois été totalement lobotomisés par leur culture d’entreprise. Il est difficile de déterminer si ils prétendent juste aimer cela, peut-être afin de se rassurer quant à leur légitimité au sein de la boîte, se disant que si ils sont conviés à de tels évènements d’importance, c’est qu’ils sont vraiment méritants et peuvent donc oublier leur syndrome de l’imposteur, ou bien si ils sont juste complétement cons et s’enthousiasment de manière sincère sur les « afterworks optionnels obligatoires« .
Pourquoi tous les meilleurs recrutements se font sans RH
C’est donc tout naturellement qu’un consensus mondial s’impose face à l’incompétence crasse de nos amis RH. Une loi physique fondamentale stipule que : les meilleurs recrutements de la planète se font quand il n’y a aucun RH dans la pièce.
Quand un rédac’ chef de chez ClodoNews parle à un autre rédacteur (exemple tout à fait aléatoire), il sait tout de suite reconnaître une pensée structurée, un raisonnement logique, une culture générale, un Q.I de taré, en bref : un mec qui baise tout. Il saisit immédiatement si le niveau est bon ou si il a juste en face de lui un imposteur qui a bossé pour BuzzFeed, Topito ou autre site d’humour de merde, incapable de faire fonctionner son esprit deux secondes et préférant tout confier à ChatGPT pour lui ressortir un article nul à chier publiable en 15 minutes chrono pour remplir le site.
Les RH, eux, sont incapables de répondre à des questions techniques, incapables de s’en poser d’ailleurs, incapables de juger quoi que ce soit d’autre que votre sourire (« c’est de l’étude du langage corporel c’est méga technique tu pourrais pas comprendre haaaan. C’est comme dans la série Lie To Me ^^« ). On se demande d’ailleurs si ils sont tout simplement capables de remplir leurs fonctions, et on ne parle même pas de leurs fonctions professionnelles hein, mais tout bêtement leurs fonctions naturelles à savoir : respirer, marcher sans aide extérieure, réfléchir sans assistance médicale… Sont-ils tout simplement aptes à évoluer dans le monde humain et y survivre ?
D’ailleurs, quand un candidat dit que ses meilleurs entretiens ont été réalisés sans RH, ça ne surprend personne.
Personne sauf les RH eux-mêmes, encore sous le choc car persuadés d’être pourtant l’épine dorsale de l’entreprise. Offensés car confrontés à leur propre inutilité et que peut-être, enfin, ressentent-ils un sentiment de culpabilité, voire de honte (pour les plus humains d’entre eux). Qui sait ? Peut-être sont-ils enfin semi-conscients d’être de véritables entités parasites survivant sur des budgets d’argent public et privés qui auraient pu servir à recruter de véritables travailleurs à la place.

Il dit non ! Il dénonce ! Quelle impertinence
Le métier de RH : la fraude qui s’assume comme un art
Le métier de RH est donc en définitive une immense pièce de théâtre. Un show permanent où chacun surjoue la profondeur et l’importance de tâches qui, dans la réalité, pourraient être automatisées par un Excel un peu boosté.
Le RH passe son temps à faire semblant de :
- lire des CV (alors qu’il ne lit que la première ligne)
- évaluer les compétences (alors qu’il ne sait même pas quelle compétence appartient à quel métier)
- accompagner les collaborateurs (en gros envoyer un email une fois par mois pour convier à un goûter au 5ème étage)
- défendre docilement la culture d’entreprise (comme son N+1 lui a bien appris. Bon toutou)
Et comme si ce n’était pas suffisant, le métier s’est bullshitisé à une vitesse folle. On ne dit plus “RH”.
Non. C’est trop simple. Trop honnête. Pas assez clinquant. Aujourd’hui, on a plutôt le plaisir de voir apparaître des titres tous plus chimériques les uns que les autres, tels que :
–People Success Strategist
-Chief Happiness Manager
-Employee Experience Guru
-Culture Evangelist
-Talent Partner Ninja
-Head of Wellbeing
-Office Mood Coordinator
-Daughter of the Boss’s Best Friend So We Found a Bullshit Job For Her
C’est une véritable secte le bordel. Sans déconner, on se fout de la gueule des scientologues, des chéloniens dans RDR2, des adorateurs du concombre sacré et je ne sais quelles conneries moyen-orientales à base de femmes battues mais personne n’humilie ces fous furieux de RH en bonne et due forme ? Et le pire est que ces fêlés du bulbe vous parleront de “méritocratie” au sein du clan, tout ça pour refiler le poste pour lequel vous vous êtres prostitué pendant des semaines, au cousin du directeur CFO à la dernière minute du recrutement.
Ces fanatiques nous salissent, nous les honnêtes travailleurs. Il faut donc les goumer pour les remettre dans le droit chemin, c’est malheureusement la seule solution envisageable.

Recrutement : l’usine à perdre du temps
Les RH ont donc réussi l’exploit de transformer un processus simple comme bonjour en parcours du combattant numérique avec plus d’étapes qu’une quête principale. On ne compte plus les candidats qui passent :
- un appel téléphonique inutile
- un entretien RH stérile
- un test de personnalité lunaire
- un entretien technique
- un entretien manager
- un entretien direction
- un cas pratique comme ça il pourra être volé par l’entreprise
- un deuxième cas pratique tant qu’à faire
- une mise en situation
- une séance d’observation
- un verification call au cas où on aurait changé d’identité entre temps
- un dernier entretien de “validation culturelle”
Tout ça pour un CDD de 6 mois à 1 800€ brut.
Faire tout ce travail d’escort de luxe pour, au final, obtenir le salaire d’une vulgaire pute du bord de route espagnole, voici la définition de l’insolence.
Mais, au final, si les recruteurs ont tant de temps à sacrifier, c’est qu’ils s’ennuient bordel, c’est qu’ils n’ont absolument rien d’autre à foutre dans cet emploi fictif, il n’y a pas d’autres explications possibles. Pourquoi perdre autant de temps pour au final passer en silence radio une fois toutes les tâches accomplies si ce n’est pour tuer le temps et avoir l’impression d’effectuer un vrai métier ?

L’explication la plus rationnelle qui puisse être apportée à ce comportement étrange n’est autre que le fait que la masse de substance grise d’un recruteur est équivalente à celle d’un enfant de 10 ans, encore en construction. Voilà pourquoi il agit de manière immature, à l’instar d’un gamin jouant à Cities : Skyline ou Roller Coaster Tycoon, passant d’interminables heures à construire méticuleusement une ville ou un parc avant de le réduire totalement à néant, à le brûler ou à trafiquer les attractions pour faire mourir les visiteurs… Tout ça en l’espace de quelques secondes, rendant ainsi tout son travail stérile.
La grande vérité économique : un département coûteux, peu productif, et rarement utile
On évite souvent d’en parler parce qu’il paraît que “les RH sont indispensables” (c’est ce qu’il se dit durant les réunions, pour faire bonne figure malgré tous les rictus contenus des autres collaborateurs) mais si on regarde froidement les chiffres, les masses salariales, et la productivité réelle, une évidence s’impose : les RH coûtent très cher… pour des résultats médiocres.
- Ils ne produisent rien.
- Ils ne vendent rien.
- Ils ne créent rien.
- Ils n’améliorent rien.
- Ils ne réparent rien.
- Contact client ? Rien.
- Contact fournisseurs ? Rien.
- Petite pipe derrière l’imprimante à la soirée de Noel dans l’espoir d’une promotion ? Seulement si vous êtes un supérieur hiérarchique.
Sur un plan concret, ils gèrent uniquement des problèmes qui n’existeraient même pas si eux même n’existaient pas. Cela relève presque de l’exploit mais, en réalité, moins leur département est impliqué dans tout ce qui ne relève pas de leur compétence, mieux l’entreprise s’en porte.
Et quand l’entreprise doit faire des économies, ils ne se licencient jamais eux-mêmes. Ou alors seulement l’arrivage le plus frais : c’est à dire les assistants d’assistants RH, soit les esclaves fraîchement diplômés qui s’occupent de faire le boulot que les RH ne veulent pas faire (qui n’était pourtant déjà pas grand chose à la base) et qui, pour rappel, consiste à envoyer des mails “URGENT” pour demander des signatures sur des documents qu’ils ont oubliés pendant 3 mois.
Alors, pourquoi dit-on que les recruteurs RH n’en branlent pas une ?
Parce que leur rôle est un mélange improbable de bureaucratie molle, de psychologie éco+ vue à la TV, de jargon managérial pour se donner l’impression de mériter son salaire et surtout : d’une bonne dose de poudre de perlimpinpin. Ils n’ont aucune connaissance pour évaluer les métiers qu’ils recrutent mais pourtant, par un phénomène encore incompris, on leur laisse le droit de s’exprimer publiquement.
Ces margoulins sont tout simplement les PNJ du monde professionnel, ceux qui apparaissent au début de la quête, parlent beaucoup trop longtemps sans qu’on puisse skipper leurs réunions zoom de merde, donnent des conseils inutiles, puis disparaissent sans avoir influé le moindre événement important de l’entreprise.
Pendant ce temps, le vrai travail, celui qui fait vivre nos actionnaires préférés qui ont bien mérité leurs dividendes eux aussi (merci patron), est accompli par la clodosphère, les développeurs, les ingénieurs, les créatifs, les techniciens… Les gens qui savent faire quelque chose de leurs 10 doigts (9 pour moi personnellement, mais c’est une autre histoire. Sombre histoire…). Les gens dont on peut réellement évaluer la compétence. Ceux qui, au final, n’ont pas besoin de prouver leur valeur à une fausse jeune dynamique RH sous Xanax qui bouffe sa salade de thon dégueulasse en plein open space sans que personne ne semble s’indigner de son existence.
Article rédigé par : Claude 

Je rêve de taper bien profond dans la ressource, mais je sais pas comment m’y prendre jore que dire au premié dàte, CV ou pas CV ? Chemise ou treillis? COMMENT on fait svp vous avaient des conseils à donner
Pour baiser de la RH il faut surtout la frotter dans le sens du poil (oui même plus brosser mais frotter) pour satisfaire son égo. Fais-lui croire que c’est une slay queen corporate et qu’elle a un taf super important, puis surtout, une fois que tu l’as bien démonté sauvagement, tu te casses très loin
Merci CN ! Hâte d’avoir un job pour frotter comme jaja