En ce bas monde, il existe deux catégories de téléspectateurs :
- ceux qui n’ont jamais vu Strip-Tease et apprécient encore la société dans laquelle ils évoluent avec une naïveté des plus confortables
- et ceux qui ont vu Strip-Tease… et qui savent ce qu’est l’horreur, le désespoir, la gêne car… Ils savent que tout cela n’est rien d’autre que la vie quotidienne.
Avec l’émission Strip-Tease, pas de musique, pas de voix off, pas de jugement explicite. Juste les premiers ploucs qu’on trouve, une caméra, et de nombreux rush d’un reportage pour lequel les intéressés n’auraient jamais du consentir à donner leur image.
Juste des êtres humains face à eux-mêmes, filmés assez longtemps pour que le vernis craque, que les tics apparaissent, que le non-dit devienne un cri silencieux. Strip-Tease n’est pas une émission : c’est un piège social. Et les victimes signent toutes la décharge.
Voici une sélection des meilleurs épisodes, ceux qui foutent des suées de malaise, font détourner le regard, puis revenir en arrière pour être bien sûr de ce qu’on a vu :
Les meilleurs épisodes de l’émission Strip Tease :
Recherche bergère désespérément
Probablement l’un des épisodes les plus connus de la série, « Recherche bergère désespérément« nous prouve que, bien avant les caméras de M6, Strip-Tease avait déjà senti le filon de la détresse affective agricole pour faire son beurre.
En effet, ici, Strip-Tease balance sa propre version de L’Amour est dans le pré, mais sans sa présentatrice de dingo (Top 10 métisses françaises les plus bonnes), sans violons, et surtout sans cette hypocrisie insupportable qui vous fait croire que “l’amour finit toujours par gagner hihi”.
Non, l’amour perd. Strip-Tease n’a que faire de vos mièvreries et vous expose froidement la misère sexuelle campagnarde sans filtres, sans aucun mots, devant vos yeux larmoyants de spectateurs.
Nous suivons l’épopée sentimentale de Damien, éleveur de moutons. Ce brave gaillard décide (enfin, sa famille décide pour lui. Damien n’étant pas un grand décisionnaire) de confier sa vie amoureuse à une agence matrimoniale. Déjà, rien qu’avec ce pitch de départ, l’histoire pue. Et l’odeur s’aggrave lorsque l’entremetteuse, bien trop louche pour être sincère, et son agence peu scrupuleuse choisissent de lui envoyer Roxana, une jeune Roumaine qui ne parle pas un traître mot de français.
La rencontre a lieu dans la maison de campagne familiale. Et là… Strip-Tease, dans un instant de grâce, sublime le malaise :
La grand-mère et la mère de Damien (difficile d’ailleurs de déterminer qui est qui) tentent gentiment mais maladroitement de faire participer Roxana à la conversation, lui répétant sans cesse le mot « FROMAGE » comme si, à force de lui marteler, cette dernière va soudainement apprendre la langue de Molière en un instant. Le papy lui, se contente de saliver à la vue de la jeune Roumaine qui « n’a pas compris mais est très jolie » pendant que Damien reste muré dans le silence contemplatif de sa dernière (et première) conquête amoureuse.
Devant cette scène digne de Massacre à La Tronçonneuse ou de La Colline a Des Yeux, la jeune femme garde le silence, imaginant peut-être que tout cela n’est qu’un mauvais rêve. La caméra nous fait subtilement comprendre qu’elle est en passe de réaliser qu’on l’a juste envoyé de force en France pour devenir bergère et dépuceler un Damien qui doit sûrement bander comme un âne en rut après 30 ans de célibat.
Après deux courts instants de dialogue (les seuls) entre Damien et Roxana où le gaillard lui demandera de « couper l’eau » des bêtes puis lui déclarera sa flemme lors d’une balade romantique : « J’te trouv’ cholie » (la jeune femme en restera d’ailleurs sans voix, probablement sous le charme), le rêve tourne finalement au cauchemar : Roxana disparaît le lendemain.
L’entremetteuse revient pour tenter de justifier cet incident, selon elle, « Roxana a du rentrer au pays car elle a subi des pressions de son entourage » (comprendre qu’elle préfère finalement la carrière de prostituée à Bucarest que Bergère à Bourrainville), de toutes façons l’agence s’en branle : elle a déjà été payée par Damien et sa famille.
Ce départ plonge la petite famille dans une profonde tristesse. Déchirant, c’est probablement l’un des moments les plus gênants de la télévision moderne et jamais les caméras de Strip-Tease ne s’arrêtent, ce qui rend l’expérience des plus physiquement insoutenable.
Niveau de malaise de l’épisode : 10/10 sur l’échelle Villejuif
Devoirs de vacances
Cet épisode est un bijou. Il prouve en seulement 13 minutes que l’enfer de l’esclavage professionnel n’a pas besoin de flammes, juste d’une bande « d’animateurs formateurs » totalement zinzins et déconnectés avec leurs ateliers en tous genres qui ne sont que rituels d’humiliations divers pour les pauvres stagiaires.
L’aventure nous fait suivre de futurs animateurs de camp de vacances. Ces derniers doivent suivre une formation ô combien exigeante pour pouvoir, plus tard, avoir l’insigne honneur de faire le zouave pour un SMIC dans les plus grosses machines à fric touristiques.
Enfin… suivre une formation… c’est vite dit. Dans la réalité des faits, nos malheureux chômeurs sont déconstruits psychologiquement à coups d’ateliers absurdes, d’exercices infantilisants et de brimades rabaissantes qui, en temps normal, te donnerait envie de rejoindre Al Quaida pour purger la société occidentale de sa décadence.
Entre les camps de vacances allemands des années 40 et ce centre de formation, je choisis la première option sans hésiter. Ici, tout est faux : les sourires, les encouragements, l’insupportable énergie positive forcée… Et c’est normal car, comme le font bien comprendre les formateurs, nous ne sommes pas là pour être gentils, mais pour faire semblant d’être gentils, c’est ce que ce con de touriste veut de toutes façons j’imagine.
Ces soi-disant formateurs parlent comme des gourous LinkedIn, mais encore pire car sous amphétamines. Ca applaudit n’importe quoi, ça demande aux gens de “se lâcher”, alors qu’ils n’ont qu’une envie : rentrer chez eux et prendre une douche d’acide brûlante pour arracher le malaise de leurs pores.
Parmi le top des moments intenables de cet épisode nous retrouvons :
- L’intro où toute l’assemblée doit faire des « virages » et se comporter comme des petits singes à table alors qu’ils ont juste envie d’arrêter ces conneries pour pouvoir bouffer tranquillement
- Le grand moment de pédagogie où la formatrice nous explique que, dans le cas où un client veut nous inviter à une partouze, à faire de nous sa pute, il est du devoir de l’animateur de vacances de s’écraser comme une merde et de prendre la demande avec bon esprit : « ne jamais dire non sans jamais dire oui« .
- L’horrible beatboxing du « Ma bite est toute petite / Salope t’as pas de culotte ».
Et puis arrive l’apogée de la gêne. Le moment où plus personne ne peut feindre, où plus personne ne peut prétendre ne pas être affecté par le malaise : Le stand-up improvisé final. Le fameux :
Notre encéphalogramme plat de Jérôme est sommé de divertir nos bons formateurs, il doit livrer sur le champ, sans préparations, un sketch qui donne le pep’s à ses sujets. Il foire cependant en une seule punchline, ce “Ehhhh bonjouuuuur” qui deviendra l’une des répliques cultes de Strip-Tease.
Vous répondez pas ?
Pourquoi…
Niveau de malaise : 8/10 sur l’échelle Villejuif
Le parapluie de Cherbourg
L’équipe de Strip-Tease suit le tournage de La Candide Madame Duff. Son réalisateur Jean-Pierre Mocky, au sommet de son art (et de sa forme surtout) est là, l’acteur/chanteur Rivières de Bite aussi. Et le reportage qui s’en suit n’est autre qu’un spectacle magnifique.
On y suit l’équipe de tournage, le plus souvent sous la pluie où les pieds dans la flotte, ce qui aura le don de constamment agacer Mocky : « espèce de con, enlève cette eau » (en parlant de la marée sur la plage…). On y découvre un réalisateur radin jusqu’à l’os, constamment en colère, persuadé que le monde entier complote dans le seul but de lui faire perdre du temps et de l’argent.
Il hurle, il insulte, il soupçonne tout le monde mais surtout il balance d’épiques répliques toutes les 5 secondes pour le plus grand bonheur du spectateur :
- « Moteur » prononcé très exactement 67 fois durant les 15 minutes de reportage (la plupart du temps alors que son équipe ne l’écoute même pas)
- « Enlevez ces deux cons qui sont là bas » (des villageois qui vivent là)
- « Ils (ses acteurs) travaillent pour manger, littéralement… alors que y’a des gens qui travaillent pour s’acheter des trucs«
- « On devrait manger pour 30 balles par jour ce serait bien suffisant… Une crêpe«
- « Où est-ce qu’il est ce con de perchman ?«
Mention spéciale à la séquence où Mocky et son directeur de la photographie, Edmond Richard, recherchent des maisons dans le voisinage, afin d’y poser leurs caméras le temps d’une scène. Ils ne trouveront cependant qu’une résidence fermée et vidée de ses occupants, sûrement partis travailler, ils s’interrogeront alors : « curieux, les gens laissent leurs maisons toute seules comme ça » comme pour critiquer le manque de vigilance des habitants alors que les deux lurons viennent tout simplement eux-mêmes d’enfoncer le portail pour s’introduire par effraction sur la propriété et stalker par les baies vitrées.
Son équipe en prend plein la gueule et, parfois, elle le lui rend bien, notamment Edmond Richard qui passera son temps à clasher son vieux pote : « T’as fait 40 films t’as pas assimilé un minimum de technique, t’es nul !«
Ce qui fascine, c’est que Mocky ne joue pas. Il est exactement comme ça. Strip-Tease n’a rien provoqué, elle n’a même pas eu a travailler : elle a juste allumé la caméra et attendu.
Ici pas vraiment de malaise mais un épisode tout de même niveau 9/10 en termes d’humour.
Comique

Lien malheureusement impartageable sur ClodoNews ahi (censure de Seb & Sully à tous les coups), vous pouvez retrouver l’épisode sur YouTube
Probablement le plus grand épisode de la période récente de Strip-Tease. Et aussi l’un des plus cruels.
On suit Seb Rendly et son acolyte Sully, que nous avions déjà décortiqués en profondeur dans un précédent article qui ne leur avait pas plu, deux apprentis humoristes aux ambitions complètement disproportionnées compte tenu de leur talent, leur vécu et leur lucidité.
Ils veulent être drôles et célèbres. Mais ils n’ont rien à raconter et sont surtout extrêmement nuls à chier
Le documentaire est d’une empathie étrange, presque gênante. On aurait normalement envie de soutenir ces deux débutants, d’espérer une issue positive pour eux, mais le montage et la direction de Strip-Tease s’efforcent de montrer leurs pires facettes, à tel point que, à chaque humiliation du duo, on se résigne et on comprend qu’il n’y a rien à sauver. On les voit galérer, se convaincre, répéter des blagues qui ne fonctionnent pas, vivre dans une bulle où l’échec est toujours la faute des autres.
Et puis il y a Seb…
Seb et son rapport catastrophique aux femmes, à son ex au crâne rasé, à lui-même, à sa sexualité (il aime les garçons mais ne le sait pas encore comme le dira son producteur vicelard). Seb qui donne parfois l’impression d’un incel toxique avant même que le mot soit à la mode (le reportage date de 2011-2012, avant que toutes ces conneriesde psychologogie de comptoir existent), coincé dans une posture de forceur pathétique.
Ce qui frappe, c’est cette question impossible à ignorer : comment ces gens ont accepté d’être filmés ?
Niveau de malaise : 9/10 sur l’échelle de Villejuif
Une bite n’a pas d’œil
Rien que le titre annonce la couleur : dans Une bite n’a pas d’œil, Strip-Tease suit deux jeunes chances pour la France, persuadés d’être des rois de la tchatche, des dragueurs de rue aguerris mais autoproclamés, qui traînent sur les Champs-Élysées comme d’autres traînent à la pêche : convaincus que le poisson va finir par mordre si on lance assez de lignes.
Le concept est simple :
– repérer des “jolies filles”
– les aborder comme du bétail avec des répliques éclatax
– analyser la “proie” à voix haute (ils commentent son physique entre eux, devant ses yeux)
– se prendre un refus
– retourner instantanément la veste en mode “en fait elle est à chier (la fille)”
Le génie de Strip-Tease, c’est que rien n’est commenté. Les deux bitos parlent d’eux-même. La caméra les suit pendant qu’ils abordent les femmes, les hiérarchisent puis les insultent dès qu’ils se font rembarrer.
Moment clé : ils accrochent une belle blonde américaine, qui, soit par curiosité morbide, gentillesse ou bug temporaire du cerveau, accepte de leur donner son numéro. A tous les coups elle a juste du voir un black dans Paris, avec des caméras qui le suivait et elle s’est dit que c’était un rappeur connu et qu’il y avait moyen d’en tirer un peu de fric via quelques procès dans le futur.
À la fin, il ne reste qu’une évidence brutale : nos deux séducteurs sont tellement mauvais avec les femmes qu’ils commencent presque à nous faire douter de leur hétérosexualité. Pendant la plus grande partie du reportage, on les voit juste se rassurer entre eux, se chauffer mutuellement, commenter leurs échecs comme des experts de la lose, d’où cette impression persistante qu’ils auraient probablement plus de succès s’ils se prenaient le cul entre eux, au moins il y aurait un minimum de consentement et moins d’aigreur.
Malaise de drague niveau : 8/10 sur l’échelle de Soral
Offre d’emploi
Comment réagiriez-vous si, dans l’espoir d’être choisi pour vous faire exploiter dans un nouveau slavejob, le recruteur en face de vous n’était autre que le mélange parfait entre Don Hector Salamanca et le prof de batterie dans Whiplash ? Et que, par dessus le marché, ce dernier n’était qu’un gros vicelard n’ayant probablement pas vu le contour d’une chatte depuis les années 70 et multipliait les avances à peine dissimulées ?
Vous seriez probablement comme les candidates qui défilent dans l’épisode « Offre d’emploi » : à peine arrivées mais déjà désireuses de se barrer le plus vite possible. D’autant plus que, comble de l’humiliation, la fameuse offre d’emploi n’est autre que pour un job au SMIC et surtout : dans la restauration AKA le boulot le plus dégradant pour la condition humaine qui soit.
Au moins, ce que l’on ne peut enlever à Hector est sa franchise à toutes épreuves. Avec lui, pas de blabla à la con ni de verbiage inutile comme les autres putes RH du monde du recrutement plus ‘traditionnel ». Chez notre vieux monsieur, c’est à la bonne franquette, on envoi balader les candidats un par un, à la chaîne, mais on le fait frontalement, toujours avec la même absurdité certes, mais au moins avec force et honneur.
Sans déconner, le type voit défiler une myriade de candidats et trouve toujours une justification à la mords-moi le nœud pour les refuser. C’est à croire qu’il n’a tout simplement pas besoin de recruter mais est là juste pour passer le temps, s’éviter une vraie journée de taf et, en prime, mater des petits culs pour se divertir. Et, non content de ne rien branler, il se permet même de faire attendre ses candidats entre chaque session d’entretien (qui ne durent pourtant même pas 2 minutes à tout casser) pour siroter son café tout en intimant à sa secrétaire qui essaye de lui magner le cul de « se calmer et de ne rien foutre, comme d’habitude« . Mais bordel de ayaa, le type est magique. On dirait nous quand on calme Conchita à la rédac.
Vous avez envie de bosser pour lui ? Vous ne pourrez pas, et voilà pourquoi :
- De toutes façons la vie et le prix du loyer sont trop chers dans le coin, il vous fait une fleur en vous rejetant.
- Vous avez un DUT GEA ? Pourquoi n’iriez vous pas administrer ailleurs ? Vous êtes trop diplômée.
- Je ne vais pas engager quelqu’un qui voulait faire militaire et qui était prête à tuer n’importequi.
- Je vais essayer de vous oublier quand même
- Je peux pas vous prendre parce que vous êtes trop habitué à l’administration (bon… en même temps :
)
Niveau de malaise : 6/10 sur l’échelle de Villejuif, c’est gentillet et ça se laisse regarder
La soucoupe et le perroquet
Plongée dans la France profonde, où l’on vend des poireaux et où l’on fabrique des soucoupes volantes. Le dream en somme.
Suzanne, maman aimante, soutient le projet de son fils Jean-Claude qui n’est autre que de devenir aspirant astronaute. On ne sait pas si elle fait ça pour ménager son autiste de fils, un peu en mode « oui, oui c’est bien mon garçon. Allez épluche-moi plutôt les légumes au lieu de dire des conneries » où si elle croit réellement dans les chances de réussite de sa progéniture. C’est parfois à se demander quel est son point de vue sur la chose, notamment quand elle semble s’intéresser pour de vrai aux aspects décollage de l’appareil et surtout quand elle se questionne sur quand son fils va-t-il revenir de son petit voyage interstellaire une fois là-haut dans les étoiles.
Mais Suzanne, elle aussi, à de grands projets pour l’avenir. Le plus ambitieux de tous ? Se faire enterrer avec son perroquet quand viendra l’heure du jugement dernier. Ce dit perroquet est d’ailleurs déjà mort depuis 24 ans : « c’est la jument qui l’est passé d’ssus » comme se lamente la madame. A noter que Suzanne parle avec plus d’émotions du décès de son perroquet que de celui de son mari (peut-être que la jument ne lui était pas passé dessus).
Jean-Claude quant à lui, n’a pas encore réussi à faire décoller physiquement sa soucoupe mais cela ne veut pas dire qu’il n’a pas déjà voyagé avec. En effet, il affirme avec conviction avoir déjà décollé via « l’astral », c’est à dire par la pensée. Pas de doutes sur la fiabilité de l’engin d’ailleurs, en effet, quand on interroge la maman sur comment fonctionne l’appareil, elle répond avec confiance : « paranormalement« , ce qui rassure tout le monde.
Niveau de malaise : 3/10 seulement. C’est un épisode plus touchant et naïf qu’autre chose, la France qu’on aime
Le fils à maman
Encore une histoire familiale avec JP et sa maman, clodos de profession, qui vivent la liberté, la vraie.
Enfin, surtout JP qui passe la plus grande partie de ses journées à dormir ou à se rendre au bistro pour se plaindre de ses « couilles qui collent« , paré de son plus beau t-shirt « Les chats doc ».
A première vue, quand on voit le quotidien de la maman, principalement dédié à se poser dans la rue pour insulter tous les passants qu’elle voit (elle arrive quand même à gagner quelques piécettes en faisant ça, je suis admiratif de ce level 100 en mendicité) pendant que JP n’en branle pas une, on est tentés de se dire que le garçon n’est qu’un profiteur sans cœur. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Pour preuve : il demande à sa mère de se mettre à l’ombre pour faire la manche afin de pas trop souffrir de la chaleur. Ca c’est un fils qui aime sa maman.
Inexplicablement, la combine marche. Entre deux attaques sur les gros culs des piétons (et même des coups de canne dans le derche de ceux qui ignorent frontalement la mamie !), la madame obtient 10 francs par-ci, 10 francs par là et s’empresse de les partager avec Jean-Pierre. On assiste au plus pur amour maternel qui puisse exister, et qui est finalement réciproque. Malgré son oisiveté, JP est un fils aimant, foncièrement sociale et affable, un grand ado (de 110kg et au crâne chauve certes) que sa propre mère qualifie de « gros lard » avant que celui-ci ne rétorque « ah j’taime bien » avant de l’enlacer.

Il se plaint que ses oeufs soient « trop cuits » (indéniable) alors que c’est lui-même qui les a préparé ?
Niveau de malaise : 4/10. Un épisode poignant qui sent bon la famille du Nord et le PMU
Tout salaire mérite travail
Un épisode qui fait suite aux pérégrinations de David, dit « Né cassé« , sur la voie de la réinsertion professionnelle.
Un chemin long et sinueux pour notre héros qui n’est pas doté des meilleures aptitudes quand vient le mot « travail » ni quand vient le simple défi de se faire des amis.
David est un petit être bougon, plus râleur que réellement dangereux et qui en devient drôle malgré-lui. On a tous connu ce genre de trimard dans notre vie, le type qui blâme la société et, plus globalement, le monde entier pour tous les malheurs qui lui arrivent mais prétend pourtant pouvoir « rouler en BMW » (alors qu’il n’a pas le permis) ou pouvoir « brûler un commissariat » (alors que c’est lui qui purgeait une peine pour vieux deal de shit minable).
David a une justification pour tout :
- Ne s’est pas présenté au taf lundi ?
Il y avait une coupure de courant (comme tous les lundi) - Il est accusé de ne pas respecter les autres ?
Ca va, il n’en a encore frappé aucun pour l’instant - Il appelle Sébastien « gras du bide » ?
De la taquinerie entre collègues, rien de plus - Il ne veut pas voir de psychologues ?
Il n’est pas fou et n’a jamais été en hôpital psy… (sauf une fois pendant 2 jours mais « juste parce qu’il avait pété les plombs« ) - Des gens vont en prison ?
Pas leur faute, il n’y avait qu’à leur donner une meilleure éducation. - Il ne s’entend pas avec les autres au foyer ?
Ils sont bizarres donc il faut leur envoyer une grenade dans la tête (mais il ne voudrait pas « en arriver là« )
Une attitude qui sème l’incompréhension au foyer des jeunes travailleurs où il est hébergé. En effet, les encadrants vont même jusqu’à lui rappeler qu’il devrait s’estimer heureux car « il se plaint de ne pas voir de famille, au moins le taf lui donne une famille » (mais bordel ahi).
Mais cette famille n’est pas vraiment soudée. L’épisode se termine d’ailleurs sur un superbe climax de montée en tension où David est finalement confronté à un mec vraiment nerveux, lui, et bizarrement, il s’écrase comme une merde et regarde ses chaussures, oubliant tous ses projets de jeter des grenades sur ses collègues.
Niveau de malaise : 5/10. Pas tant de suées que ça car désamorcées par la personnalité comique (involontaire) du héros.
Article rédigé par : Freddy les bons tuyaux 

Salut les clodos, serait-ce possible de faire un article sur la chaîne padawm hd ?
Je les connais pas assez même si j’aime bien voir DG rager sur Death Stranding ou sur AlloCiné ahi
Hier il a ragé sur le nouveau God of War et ses +300 avis à 5/5 dès les premieres minutes de sortie du jeu 😅
ayaoo faudra que je mate ce concentré de rage
Bien le bonjour à toi rédacteur ! À quand un article sur « La Gueule de l’Emploi ». Dans le côté traumatisme, on en tient une bonne couche.
Ah oui bordel avec la cravate sous prescription médicale, tu m’as remémoré un malaise enfoui sombre enfoiré d’Ursulin