Il existe, dans la grande ménagerie humaine, dans le poulailler géant que représente notre planète, une espèce à part. Plus précisément une sous-branche, voire sous-sous-branche s’approchant dangereusement de la fin de race de l’homo sapiens, qui a troqué l’usage du cortex préfrontal contre une connexion Wi-Fi permanente à Instagram.
Je parle bien sûr des fans de stars. Des vénérateurs de célébrités. De ces homosexuels qui s’ignorent et qui bandent plus pour le quotidien d’un people que pour leur propre quotidien (ce qui, parfois, peut s’entendre, finalement). Des êtres pour qui la vie n’a de sens que par procuration, vécue à travers le selfie d’un autre, le sourire d’un type qu’ils ne rencontreront jamais autrement que comme on croise un bénévole rémunéré à la commission d’une ONG à la con sur un trottoir : brièvement, sans réciprocité, et avec un mépris des plus naturel.
« Les bandeurs de stars doivent-ils périr dans d’atroces souffrances ? » : un essai anthropologique
« La seule bonté que certaines personnes rendent à l’humanité, c’est de mourir. »
Ce dicton, que l’on attribue maladroitement le plus souvent à Friedrich Nietzsche, Gustave Flaubert ou bien encore Paga des marseillais, est en fait de moi, Claude. Je l’ai eurêkarisé tout seul comme un grand, alors que, tel un seigneur, je me prélassais dans la douche du Basic Fit, et que, soudainement, sans crier gare, ma haine intérieure envers Pedro Pascal, le némésis de mon propre journal, refaisait surface. Les conseils du psychiatre n’avaient pas porté leur fruits. Je ne pouvais que déplorer l’échec de ses méthodes de neurostimulation qui étaient censées calmer mes accès de rage gratuite et, accessoirement, supposées m’éviter de penser à d’autres hommes sous la douche (il m’avait aussi proposé, en ultime recours, un « centre de rééducation chrétien » aux U.S.A. Que j’avais décliné en raison de mon emploi du temps chargé).
Et subitement, ils réapparaissent, eux aussi, défilant sous mes yeux avec leurs insupportables mines narquoises d’individus trop cons pour comprendre leur propre connerie…
Je parle des fanboys hystériques, idolâtres béats et autres dévots aveugles… voilà le cheptel. Car oui, si Pedro Pascal et consorts me révulsent, c’est surtout car leur milice fanatique, en bas de l’échelle, m’insupporte encore plus. Cette armée de fronts acnéiques suants, de regards vides et de pouces crispés sur un smartphone, prête à camper trois jours devant un hôtel Ibis (Styles) pour obtenir un selfie à la va-vite d’un acteur interchangeable, qui a encore la tête dans le cul de son overdose de la veille, de sa « consommation thérapeutique » visant à effacer ses souvenirs fantômes, toujours présents quand la lumière s’éteint, de sa visite obligatoire de l’île d’Epstein avec ses potes d’Hollywood.
Voilà le fétichisme de l’insignifiance, pourtant érigé en projet de vie. On ne parle plus ici d’admiration, non, mais d’agenouillement physique et de fellation mentale. D’un abandon total de toute dignité personnelle au profit d’une idole vaguement photogénique.
Il faut appeler un chat un chat : ils ont un pet au casque. Le hamster ne tourne plus dans leur roue crânienne, il est mort crevé. Leur libre arbitre a démissionné dès la naissance devant l’ampleur de la tâche. La colonne vertébrale que le créateur leur a généreusement offert sert désormais de repose-pieds pour Alexandre Astier. Le don de la vie pour ces individus n’est ni plus ni moins qu’un don de confiture pour des cochons.
Le phénomène atteint son apogée dans ces moments d’indécence absolue où la groupie croit que tout lui est dû, y compris le droit de violer l’espace, le silence et parfois le deuil. On a tous vu cette vidéo sordide où Zinédine Zidane sort d’un enterrement et se fait harceler par une nuée de zombies en quête de photo souvenir. Et là, intérieurement, mes pensées reprennent le dessus, sales, violentes, primitives, mais jouissives : « mais bordel c’était là Zinédine qu’il fallait enchaîner les coups de boules. Fallait rafaler des poitrails de groupies de manière frénétique. Spammer des coups de calvasse dans leurs putains de gueules d’idiots du village« . Il fallait laisser parler le sang kabyle de nouveau et s’adonner à la violence. Un peu par cruauté certes, mais surtout par hygiène mentale et par devoir pour la patrie reconnaissante. On aurait tous effacé ta dette de 2006.
Le pire dans tout ça, c’est que parmi cette foultitude de résidus anthropologiques de fans, certains d’entre eux étaient probablement mariés, ils avaient un/une partenaire (par une raison que je ne saurais expliquer ils arrivent à trouver quelqu’un qui veuille bien d’eux), probablement présent à leurs cotés au moment des faits, mais se sont tout de même mis à courir, comme des puceaux de collégiens en 6ème quand l’heure d’aller au self sonne, en direction du divin chauve.
Pouvez-vous ne serait-ce que concevoir la violence, l’humiliation et le dégout psychologique de voir votre moitié, à quatre pattes sur le pavé, probablement l’arrière-train relevé telle la chatte en période de rut, n’attendant que la semence de Zidane en guise de satisfaction de la journée ?
Car il faut se poser la question, la vraie, celle qui relève du scientifique : comment peut-on avoir si peu d’estime de soi, si peu d’amour propre pour se comporter comme une sous-merde pareille ?
C’est comme si ils avaient abandonné tout espoir d’existence digne, comme si ils considéraient d’eux même que leur propre vie n’avait pas la même valeur et était inférieure à celle du premier quidam, fait de chair et d’os comme eux et qui, soyons honnêtes, ne sait même pas que ces ploucs existent et s’en contrebranle royalement.

Réaction de fans la plus mesurée quand elles voient… Paul Mirabel où un autre phasme dans ce style, jsp
Ces soi-disant « stars » ne sont que des humains comme eux. Alors oui, ils ont, dans la plupart des cas, commencé la vie avec le starter pack papa et maman riches qui payent l’école d’acting. Ou, pour ceux d’origines plus modestes, ils ont fait l’effort de se prostituer pour Harvey Weinstein ou Laurent Ruquier (même poids dans l’Entertainment) pour avoir le droit d’exister.
Mais moi aussi, avant de mener la vie de clodo d’homme libre, je me suis prostitué pour Burger King et pour France Travail, cela fait-il soudainement de moi un demi-dieu ? Depuis quand la loterie génétique ou le bon carnet d’adresses confère une aura divine ? Depuis quand jouer dans une série Netflix éhontément médiocre donne droit à un culte, à des offrandes, à des sacrifices de temps, d’argent et de dignité ?
Parmi tous ces ennemis que je vois mourir dans mes pensées, il y a toute une variété de sous-êtres : Les fans de Messi (léosexuels) et les fans de Ronaldo (métrosexuels), les fans de cyclisme (homosexuels) et même, oui ça existe vraiment : des fans d’hommes et partis politiques (asexuels, tout simplement. Et sûrement pas par choix).
Et puis, pour faire écho à l’actualité télévisuelle récente par exemple, il y a aussi une sous-catégorie particulièrement alarmante, une engeance molle mais bruyante sur les réseaux sociaux, qui mérite un chapitre à part dans le grand manuel des pathologies collectives : les fans de la Star Academy. Des êtres supposément adultes, parfois parents, parfois électeurs, parfois détenteurs de tous leurs droits civiques mais qui pourtant débattent avec une ferveur quasi théologique de ce télé-crochet minable dans un premier degrés des plus effrayant. Ils analysent des prestations tièdes, notent des voix interchangeables, s’écharpent sur des candidats prémâchés par la production comme si l’avenir de la civilisation occidentale décadente se jouait sur une énième reprise malaisante de Jean-Jacques Goldman. On les voit disserter pendant des heures sur la « progression », le « potentiel », les « loves interest » d’un pauvre type enfermé depuis trois semaines dans un château Bisounours. On les voit spammer le prénom « Ebony » (imaginez ma déception quand j’ai compris qu’ils ne parlaient pas du même type d’ebony que nous) sur Twitter sans que quiconque ait quelque chose à foutre de leurs candidats de mongoliens.
Je pense juste que, à partir d’un certain point de non-retour dans la folie, il relève du devoir citoyen pour nous, individus encore sensés, de tous niquer leurs mères. Je propose même qu’on les encule comme dirait « Le Sodomisateur », l’un de nos maîtres à penser 2.0.
Pendant ce temps, le monde réel continue de tourner sans tapis rouge. Des gens utiles bossent, construisent, nettoient, soignent, forment, organisent. Même ton voisin Norbert qui récure les chiottards du lycée fait plus pour la société que ton putain de Pedro Pascal ou Brad Pitt de mes couilles. Norbert, lui, existe. Il a un impact. Il transpire, il gère, il assume, il ne fait pas d’attouchements sur des actrices plus jeunes que lui et, jusqu’à preuves du contraire, ne bat pas sa femme le soir (alors qu’elle est pourtant bien loin de ressembler à Angelina Jolie).
Alors, toi bandeur de stars, puisque tu tiens tant à idolâtrer quelqu’un, vu que ça a l’air d’être ton fonctionnement vital de base, tu arrêtes de sucer Pedro tout de suite et tu vas tout de suite sucer Norbert, et le traquer, et le harceler pour des autographes, jour et nuit.

Norbert.
Ce pamphlet n’est pas un appel à la haine, non. Je précise cela car je vois tout de suite arriver ces semi-habiles, la bouche en cœur, avec une tête à claques à la Régislegorille (il est étrangement toujours le premier exemple qui me vient en tête quand je dois penser à un fdp), venir me dire « Ouin ouin ClodoNews l’appel à tuer des fans c’est un appel au meurtre, et un appel au meurtre c’est puni par la loi. Et en plus tu peux être bloqué sur Twitter« . Alors de un, la loi, je m’en bats strictement les couilles. Et de deux, je n’appelle pas au génocide bête et méchant. Loin de là ! Ce n’est pas stupidement arbitraire quand cela concerne le salut de l’humanité, le bien-être commun par la disparition des plus cons, quand c’est du ressort de l’eugénisme en somme.
Ah oui et, de trois : c’est pas toi qui décides. ![]()
Bon allez, soyons cléments et parcimonieux dans notre effort de guerre contre les cassos. Si certains bandeurs de stars sont cliniquement sauvables, il convient pour eux de prendre cet article comme un cri d’alarme. Une tentative désespérée de secouer leurs cerveaux mous, de leur rappeler qu’ils ont une vie propre et, soyons fous, une vie potentiellement intéressante.
Aimer une œuvre, apprécier un talent, pourquoi pas. Mais se transformer en pute transgenre de Manille, inéluctablement attirée par les zguegs de touristes occidentaux (les locaux font pas le taf’ aussi…), dès qu’une célébrité passe à portée de votre flash, c’est signer l’aveu d’une faillite intellectuelle intérieure.
Article rédigé par : Claude 

salut la clodosphère à quand l’article sur les vins abordables (2euros) blanc rouge ou bouteille plastique on s’en branle le peuple réclame
signé : Buveur2cyprine
Très belle idée mon cher Buveur2cyprine, nous allons de ce pas nous procurer ces divins breuvages pour le bien de la science
Bienvenue sur mon blog si vous êtes intéressé aux sujets lumières :https://sujetlumierelight.wordpress.com/
Lacrimatica… Pourquoi ?
En vrai avec plaisir mon khey
Moi je suis fan de la maman de ClodoNews, d’ailleurs, peut-elle faire un article sous forme de top 10 traitant de photos de son énorme cul en string ?
Signé : Partouzeur2Tismées
Elle était chaud pour le faire mais mon beau-père a dit non encore une fois… Il est grave relou –‘
Go le tuer
Je peux pas il est taillé comme Florent « El Diablo » Manaudou et moi comme Michou…