Il est l’idole des trentenaires, des médiévistes en papier mâché, mais surtout, oui surtout, des pointeurs et des gorets, qui sont d’ailleurs parfois les mêmes, il s’agit bien sûr d’Alexandre Astier.
À l’occasion de la sortie de son prochain film, Kaamelott – Deuxième Volet, ClodoNews a décidé d’envoyer son envoyé spécial le plus Titouan de la rédaction, à savoir le Djokaire, qui, fort de gigantesques vacances de fils de pute octroyées par des études non moins putassières, dites de lettres, avait tout le temps pour se rendre à Lyon, Villeurbanne plus précisément, afin de rencontrer le roi de Bretagne.
Après quelques belliqueuses aventures villeurbannaises face à des punks à chien lvl 2, notre journaliste réussit héroïquement à caler son pied dans la mâchoire du clodo le plus filiforme, ce qui lui permit, avec un high-kick retourné d’une précision chirurgicale (pas fait exprès), de se dégager du groupe et de rejoindre les locaux de la série Kaamelott où l’attend Alexandre Astier. Le bâtiment se trouve dans le quartier chaud de la ville où prolifèrent une usine de thons ainsi qu’un certain nombres de commerces typiques. Au détour d’une obèse lesbienne (sans doute) qui s’étendait sur deux codes postaux différents, nous arrivions à destination. C’est ici, devant un édifice de 3 étages à encorbellements que nous attendait Alexandre Astier.
Interview d’Alexandre Astier pour Kaamelott
– Bien le bonjour M. Le roi ! 
– Dis quand on te d’mande de radiner, c’est possib’ que ça dure un peu moins d’une
décennie et d’mie ?
– … Que ?
– On avait dit 10h30, il est 10h32. 
– Ah oui, c’est que ma sœur vient de se faire opérer d’une chimiothérapie alors j’ai dû la veiller à l’hôpi…

– Oui alors celle-ci tu m’l’as racont’ras un aut’ jour, c’est d’ailleurs prodigieux que ta mère ait décidé d’en fabriquer un deuxième. C’est ta p’tite soeur ?

– Oui… 
– Me doutais bien qu’t’étais un brouillon. Allez rentre le pégu. 
– 
Nous entrons donc avec Alexandre Astier qui prend nonobstant le temps de jeter son mégot de cigarette au loin. Un geste impressionnant car il traversa plus de vingt mètres pour atterrir pile dans la poche de la veste d’un sans-abri qui s’enflamma aussitôt. Fier de son succès (petit sourire en coin), Alexandre Astier nous invite à rentrer à l’aide d’un grand coup de pied au cul. La pièce liminaire, au demeurant charmante, s’apparente à un petit hall dont les coins accueillaient de longues cages dans lesquelles dansaient des femmes de l’Est à la tenue légère. Les murs roses et flashy brillaient de nombreux néons représentant des pratiques sexuelles rarement usitées en France et dont votre serviteur, pourtant grand pornologue à ses heures, n’avait jamais entendu parler avant investigation professionnelle. Nous suivons ensuite M. Astier dans un long couloir aux lumières tamisées et aux prostituées slaves tandis que le maître des lieux s’allume une malbiche avec un billet de 500.
– T’en veux une ? 
– Euh… oui. 
C’est alors que M. Astier gifle notre journaliste.
– 
– T’en veux une dans la gueule je voulais dire. Tu vois la gonzesse avec les loches
refaites là ?

– … En effet. 
– Oui bah tu la baiseras pas. Allez suis-moi. 
Nous arrivons enfin dans le bureau de M. Astier qui se sert directement un verre de scotch ainsi qu’un bon cigare. Il s’assoie ensuite derrière un imposant bureau Napoléon III et pose ses pieds sur un tabouret composé d’un chouffin à quatre pattes tandis qu’il nous invite à rester debout. Une esclave en costume BDSM vient lui apporter un briquet en or pour qu’il puisse allumer son cigare et faire des ronds de fumées en forme de « A.A «
– Bon, tu veux savoir quoi ? 
– Euh… oui, nous avons quelques questions M. Astier. 
– Sire. 
– Pardon… euh… Sire. Mais dans vo-vo-votre série, votre personnage n’aime pas
qu’on l’appelle Sire.

– Dans ma série. 
– … Effectivement… euh… Sire. 
– Allez balance tes questions. 
– Euh… 
– Avant l’année prochaine par contre. 
– … Prenez-vous parfois en compte les critiques concernant votre premier film ? 
– Jamais. 
– Ah bah c’est pour que c’est d’la merde ! 
– 
– Pardon Sire. 
Le tabouret-chouffin commença à cet instant à trembler mais Alexandre Astier lui
donna un énorme coup de pied dans la nuque afin qu’il puisse se ressaisir immédiatement.
– Euh wow ok c’était bizarre ça… Bref, un fan a vu le premier film 345 fois, est-ce que vous lui avez offert les séances en remerciement ?

– Non. 
– Mais… Vous aimez quoi… à part faire des séries et écrire des dialogues mondialement reconnus comme géniaux, d’une richesse et d’une répartie affutée et haute en couleurs ?

– Ta mère. 
– Euh je… très bien je note. 
– Bon on a terminé ? Faut qu’j’aille dégainer Excalibur dans les chiottes là.

– Ah oui attendez, j’ai encore une toute petite chose ? 
– Je vois ça en effet mais remets-la dans ton falzar s’il-te-plaît. 
– Sire. 
– Enquille. 
– Donc… 
– Oh attends 2 secondes ! Tu sais à quoi tu me fais penser… euh… 
– Djokaire ? 
– Sale rat. Tu sais à quoi tu me fais penser sale rat ?

– … Non. 
– Un végétarien. 
– Oh… n’exagérez pas Sire. 
– Parfaitement. Un végétarien. 
– D’accord… ? 
– Tu manges un peu ? 
– Oui… 
– 
– Tu sais ce qu’on faisait aux homosexuels au Moyen-Âge ? 
– Je suis hétérosexu… 
– Ok Bardella… 
– Hmm je oui. Donc… Ma dernière question… 
– Non là ça m’a saoulé. J’en ai ma claque, on arrête. 
Alexandre Astier tape finalement sur son chouffin-tabouret qui se lève pour lui apporter une veste en plume de thon et la lui mettre. Il dépose aussi un cigare dans la bouche de son maître et l’allume avec un billet de 700€ cette fois-ci. Nous sommes ensuite invités à quitter le bureau. Sur le chemin du retour, Alexandre Astier agrippe toutefois notre journaliste et lui donne des petites tapes sur l’épaule avant de lui confier d’une voix forte :
– D’ailleurs mon grand, j’te conseille de t’déboiser la tignasse là, pa’ce qu’y faudrait pas pousser l’bouchon outre mesure non plus. Tu veux trouver du travail ? Tu veux accomplir de grandes choses ? Alors commence à faire connaissance avec ce que l’on appelle un barbier. Un barbier. D’accord ? S’cuse hein, j’me permets de te parler comme si j’étais ton père mais j’le suis sans doute vu le nomb’ de fois où j’ai tamponné ta mère. Et c’est pas demain que tu baiseras la mienne. Allez va, fiston.

M. Astier nous fait ensuite sortir du bâtiment à coups de pied au cul et, alors que nous nous apprêtions à nous retourner, il nous envoie une clope au visage.
– Oh hé au fait, rev’nez demain bande de guignols, j’ai peut-être des exclus sur mon film à vous montrer. Allez, maintenant tirez-vous les ramasses-merde.

Encore interloqués par cette rencontre pour le moins déconcertante avec le célèbre Alexandre Astier mais forts de cette exclusivité pour ClodoNews, nous sommes revenus le lendemain afin de prendre connaissance des faits. Malheureusement, à cause d’une nouvelle bagarre contre des punks à chien, bourgeois cette fois-ci, nous arrivâmes avec 1min30 de retard, et c’est là que M. Astier bondit hors de son local en criant » Fallait être à l’heure les péquenots » pour atterrir directement dans sa Ferrari, accompagné d’une blonde aux seins énormes. La voiture percuta ensuite plusieurs personnes âgées pendant que le conducteur royal hurlait » UNE RETRAITE EN MOINS » à chaque strike. Plus loin, il s’arrêta pour foutre un coup de pied dans le gobelet des SDF. Choqués devant une scène d’une telle infamie pour la communauté clodosphère, nous appelâmes immédiatement la maréchaussée qui tarda à intervenir pour maîtriser le cinéaste fou. Mais M. Astier se fendit d’esquives pleine de mépris pour les forces de l’ordre pour ensuite retourner dans sa Ferrari et reprendre la route. Malheureusement, nous dûmes nous asseoir sur l’exclu, tel un fan de Death Stranding 2 sur PC, et nous retournâmes à la rédaction pour vous narrer nos aventures.
Ironie du sort, nous avons recroisé M. Astier dans le train du retour mais comme il tapait sur une vieille handicapée qui ne voulait pas lui céder sa place, nous avons préféré le laisser vaquer à ses occupations et ne pas le déranger.
Article rédigé par : Djokaire 
Djokaire, non-content d’être un rédacteur clodo de talent, dispose aussi d’une chaîne YouTube de qualité supérieure. Découvrez-là en cliquant ici.

