TEDx : De la grosse merde malaisante

Vous n’avez peut-être pas vécu la mode des conférences consultables sur YouTube à son apogée, mais vous n’avez sûrement pas pu passer à coté de doux nom, tant il était populaire parmi la population dite « normie », qui fait encore frissonner de malaise tout un chacun : TEDx.

« Mais ô ClodoNews, qu’est-ce qu’un TEDx ? Que veut bien vouloir dire un nom si con ? Comment dois-je le prononcer ? Tedix ? Tedexe ? TDGZX ?« . Tu te calmes jeune impatient.

Aujourd’hui, la rédac va vous expliquer en long, en large et en travers ce qu’est un putain de TEDx et surtout vous prouver que ces pseudos conférences de merde sont un ramassis de cuistrerie malaisante et de concours de suçage pour fils de pute auto-satisfaits.

Qu’est-ce qu’un TEDx ?

Pour les lecteurs qui auraient eu la chance d’ignorer l’existence des TEDx jusqu’à ce jour, laissez-nous la joie de pourrir votre quotidien dès à présent en vous révélant le fonctionnement de cette foire au malaise généralisée :

Les TEDx sont des événements organisés de manière indépendante, mais pas tant que ça, car ils sont la propriété de la licence officielle de TED (Technology, Entertainment, Design. Oui ces fils de pute ont carrément une licence officielle. Officielle, ça déconne pas).

TED est une organisation à but non lucratif (encore heureux) célèbre pour ses conférences où des personnages en manque de reconnaissance sociale viennent raconter de la grosse merde sur leur quotidien peu inspirant en se pensant experts sur une grande variété de sujets : science, art, éducation, technologie, développement personnel, etc. Fort heureusement, ces interventions sont généralement limitées à une longueur de 18 minutes et c’est peut-être là l’un des rare, si ce n’est le seul, motif de satisfaction d’un TEDx.

Publicités

La foire aux ploucs qui viennent faire leur spectacle

TEDx fait la part belle à la filsdeputerie ! Une conférence se résume généralement à la logorrhée d’une célébrité random ou d’un obscur coach de vie, bardé d’acronymes inventés, qui vient vous expliquer comment « devenir la meilleure version de vous-même hihi ^^ » tout en buvant un putain verre d’eau sur scène pour se donner un style provocateur mais sûr de lui. Un VERRE D’EAU BORDEL mais quelle enflure… Ö sombre enculé, tu ne sais donc pas que tu n’as pas le droit de boire un verre d’eau ou de faire virevolter un stylo entre tes doigts face au public si tu n’as pas de charisme ?? Mais pour qui te prend-tu ?

Car oui, TEDx, n’est qu’une vaste escroquerie et concours de bite grandeur nature. C’est l’art de transformer une idée creuse en conférence éclairée, le tout emballé dans une mise en scène digne d’une émission TV de startupers LinkedIn à la con. On y trouve des gens qui sont toujours « passionnés », qui ont, coïncidence, tous « un parcours de vie unique » (comprendre : ils ont tout plaqué pour se consacrer à rien, mais en mieux. Ou alors il leur manque un bras, ils sont orphelins, ils laissent leur femme se faire poutrer par la nation entière, ou bien je ne sais quelles conneries encore…).

Publicités

Dans le monde merveilleux des TEDx, tout le monde est expert. Et quel est le point commun de tous ces experts ? Ils n’ont publié nulle part, n’ont rien inventé, mais ils ont beaucoup ressenti. Et ça, c’est une compétence. Oui, le ressenti, les micros agressions, les chakras, tout cela et bien ça compte. Cela prime d’ailleurs sur les diplômes, la maîtrise d’un sujet et le savoir-faire. C’est d’ailleurs ça la beauté d’un TEDx : Tout le monde est aussi fort que tout le monde et donc tous les individus les plus lambdas doivent avoir le droit à leur petite conférence pour, eux aussi, se sentir important (du moins ils doivent en avoir le droit si ils ont des relations chez TEDx ou si ils ont fait le buzz ne serait-ce qu’un instant sur la surface d’Internet en 2015).

Ces connards ahuris, tout excités d’avoir enfin les caméras rivées sur leurs trombines de cons, arrivent sur scène, micro-casque vissé à l’oreille comme s’ils étaient constamment en relation avec l’État major pour le salut de l’humanité, puis commencent par une anecdote aussi banale qu’un café tiède :

« Un jour, j’ai raté mon métro. Et là, j’ai compris : le métro, c’est la vie. »

A ce moment là, on s’attend tous à une réaction normale du public qui se demande comment cet ostrogoth peut nous prendre pour des cons à un tel niveau d’indécence. Une réaction un peu dans ce style là :

Mais non ! Bien au contraire, après cette déclamation niveau CM2 c’est bien une standing ovation de malade de la part de l’audience qui se fait entendre. Mais ? Sont-ils tous possédés par des forces extérieures qui dépassent notre compréhension ? Sont-ils débiles ? Sont-ils payés à coup de mallettes de billets par le groupuscule TEDx ?

Et donc, forts de leurs interventions, à chaque fois acclamées par les puceaux décérébrées qui leurs servent de public, nos petits génies de conférenciers se sentent encouragés et ils continuent de plus belle :

« Et je suis parvenu à cette réalisation… Et si seulement… Si seulement on s’écoutait les uns les autres avant de parler ? »

S’en suit un lâcher de micro tout en finesse sous les applaudissement de la salle. On entend un sanglot au fond des gradins. Quelqu’un vient d’avoir une épiphanie. Quelqu’un a perçu l’arrivée du messie tant attendu dans ce cuistre de standupper à la gestuelle digne d’un mime sous amphétamines avec ces slides PowerPoint qui contiennent des citations attribuées à Einstein (mais que personne n’aura le temps de vérifier).

Publicités

Un accueil critique mitigé

La plupart des personnes ayant observé une conférence TEDx en ressortent « transformés » pendant au moins 5 bonnes minutes ou, tout du moins, jusqu’au prochain repas entre amis où ils pourront dire fièrement :

« Tu connais les TÉDIXE ? Ouais putaing cong roh ça c’est trop bieng les TÉDIXE, ça t’apprend plein de trucs intéressants plutôt que de regarder les conneries sur YouTube. Même que des fois… et bien… Ils disent des trucs là putaing cong »

En réalité, ces ploucs ont du voir trois vidéos à tout casser, en diagonale, et uniquement parce que quelqu’un l’avait partagé sur LinkedIn avec la mention « game changer » accompagnée de 12.000 emojis aléatoires pour donner un ton enfantin rassurant dans le monde corporate.

Mais, les autres, les individus pourvus d’un minimum d’intelligence (les lecteurs de ClodoNews et leur esprit critique avisé par exemple) ne sont pas de cet avis. Nous étions arrivés sceptiques, nous repartons consternés…

Consternés sous le poids de tant de conneries et de portes ouvertes enfoncées dans l’espoir de faire bander des foules de cadres supérieurs en quête de sens, de lycéens en plein éveil spirituel et tout simplement de Magalies qui pensent que “sortir de sa zone de confort” est une philosophie de vie bien qu’elles reprendront leur visionnages de Casa De Papel de merde sur Netflix une fois rentrées chez elles. Toutes ces populations de cassos sont fatalement adeptes des discours abscons de développement personnels à la TEDx.

Voilà pourquoi il faut rager en article. Voilà pourquoi il faut insulter des mères et être aigri car, d’une part, l’aigreur est si douce et, d’autre part, il faut s’élever contre ces aficionados de la pensée prémâchée qui collectionnent les conférences comme on collectionne les livres non lus : pour décorer leur personnalité. Le TEDx est à leur intellect ce que le tapis de course est à leur salon : présent, mais jamais utilisé.

Les fans de TEDx ne veulent pas apprendre, non. Ils veulent avoir l’air de quelqu’un qui apprend. Ils parlent « d’idées disruptives » mais ont besoin d’un gourou, qui n’a pourtant pas plus de légitimité que eux, pour leur expliquer que faire pas à pas. Ils sont des enculés de gosses tout simplement.

Publicités

Il y a même des TUTOS pour expliquer au premier plouc du village comment faire son TED bordel de merde

Et un gosse, ça bouffe de la merde. Finalement, TEDx, c’est un peu comme le fast-food de la pensée : joli emballage, promesse alléchante, mais on ressort avec une indigestion intellectuelle. On sait qu’on s’est fait enfler sur le prix du repas alors qu’on a pourtant même pas payé pour assister à la conférence. Et pourtant, on y retourne, parce qu’au fond, on aime bien se faire expliquer la vie par des parvenus sûrs d’eux car nous sommes inférieurs à eux. Nous n’avons pas d’estime de nous même et nous devons consommer, nous devons obéir oh oui putain nous devons sucer des chibres car nous sommes CONS LA PUTAIN DE TA RACE.

Article rédigé par : Claude

Publicités