BLAST : le média féministe infiltré
En ce temps-là, le monde vivait un épisode agité. Les boissons énergisantes sans sucre nous donnaient une énième raison de vivre, les réseaux sociaux permettaient d’expliquer à la ménagère crasseuse ce qu’un puceau de Reddit pensait du conflit russo-ukrainien, les pédophiles sortaient de la nature pour envahir les hautes instances gouvernementales et la domestication des chats se poursuivait sans relâche. Mais plus que cela, régnait entre les mâles et les femmes, un état de conflit permanent, alimenté notamment par des journalopes et sorbonagres, dans leur chaîne YouTube en carence de dignité, amplifiant des malaises minimes, créant des problèmes pour la gloire de les avoir résolu et manipulant les naïves et jeunes âmes avides de justice et d’indignation. Ce beau monde se nourrissait de la dépression de chacun, de l’anxiété même d’un peuple en perdition, pour faire son beurre et l’argent dudit beurre. Bref, dans le milieu, on les appelle » les enculés d’en face « .
Sauf que des hommes (et quelques gonzesses allez) se sont dressés pour expliquer que, à un moment donné, ça suffit les conneries, tout le monde se détend immédiatement, on arrête de foutre les jetons à tout le peuple avec des torchons d’éditos et de reportages de ses morts rédigés en pyjama. Tout le monde prend une douche et on repart sur des bases saines. On nommait ces gens » ceux de bon sens « .
Ils font du sport, mangent bien, se couchent tôt, font des trucs stylés, bref, ils ont pas envie de terminer xanaxés à crier des slogans pétés dans les manifs plutôt que d’offrir des solutions concrètes.
Mais ça ne suffisait pas.
Les enculés d’en face continuaient d’attiser la haine entre les individus, tout en prétendant la combattre afin de se camoufler. C’est pour cette raison, qu’arrivé à un tel niveau de mauvaise foi et d’oblomovisme intellectuel, il fut décidé de tout cramer. Ah oui à un moment, euh… voilà, solution Duterte. Déjà, parce que ça fait des flammes et que c’est rigolo mais surtout qu’on est fatigués.
Pour cela a été échafaudée l’opération » Plein l’cul « .
Il ne manquait plus que le héros qui la mènerait à bien (et pas l’héroïne parce qu’on est trop just en budget) :
8h du matin, Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine.
Nous avions besoin de cet homme, pour le succès de la mission, il ne restait plus que lui à convaincre. S’il ne repartait pas avec nous, c’en était fini de notre organisation… et de la France accessoirement. Pour que la France reste la France… il faut tout changer pour que rien ne change, nous en étions convaincus au QG. Bref, nous devions retrouver le héros légendaire. Après avoir mené une laborieuse enquête afin de le retrouver, nous avons déniché sur la dernière photo postée sur son Instagram, un cabanon dordognais, au large de Bergerac. C’était notre prochaine destination.
Nous avons descendu donc toute la Dordogne en canoë kayak à l’aide d’un guide, rasta blanc de son état, et dont la religion n’obligeait visiblement en rien la sacro-sainte douche quotidienne. Il enchainait les RedBull et les chips (vico en plus) tout en nous parlant de Babylone Babylone man. Fort heureusement, nous arrivâmes enfin à l’embouchure de la source et nous continuâmes notre périple, toujours avec le même cinglé qui nous expliquait que, en mangeant des boulettes de caca de sangliers, « on peut savoir d’où qu’y vient, son nom, son âge et ce qu’il a bouffé l’avant-veille« .
– Mais ? On vient pas pour chasser le sanglar.
– … Je sais man.
– … Je vais pas vous mentir, j’trouve ça chelou. Bon, vous savez où est notre homme sinon ?
– Oui, suivez-moi man.
Priant pour croiser le chemin, sur le notre, de l’Inquisition, nous continuions de suivre notre guide vociférant encore et toujours à propos de « la société moderne man ». Nous traversâmes ensuite une imposante grotte ancestrale datant de la préhistoire dont les parois étaient parsemées de symboles anarchistes et de « nik la poliss ». Charmant. Enfin, nous descendîmes un chemin rocheux, au lointain des montagnes cisaillées, où l’odeur des sèves et des orpins permettent de masquer celle du guide dont les pets faisaient largement friser le caméraman.
C’est au fond d’une vaste forêt que nous trouvions un cabanon, le guide nous indiqua alors que nous étions arrivés à destination.
– Ouais man j’l’avais trouvé man t’as vu à force d’me perdre dans Gaïa pour aller pisser et…
– Oui oui un aut’ jour. Allez décarrez.
– Z’aurez pas une p’tite pièce pour l’pourboire ?
– Si mais tu l’auras pas, allez, dégage.
Notre guide se tire enfin et nous toquons à la porte du cabanon. Quelqu’un hurle « cassez-vous je fais caca » mais nous persistons encore et encore. Finalement, la porte s’ouvre et un homme viril, grand, beau, droit et fier se tient devant nous.
– Djokaire ?
– Ça dépend.
– Nous avons besoin de vous.
– La cabane au fond du jardin, juste derrière le potager.
– Non mais…
– Vous voulez pas que je vous la tienne non plus ?
– On vient pas pour ça. On vient pour vos talents de trollage.
– Ah.
– Est-ce qu’on peut rentrer ?
– Tant que vous restez dehors, vous pouvez rentrer.
– Mais… euh…
–
– …
– Ouais non j’me suis gouré. Bon bah du coup rentrez oui, j’ai fait du thé.
Une bouilloire était effectivement en train de fumer et des magazines aux couvertures floutées gisaient un peu de partout. Nous étions d’ailleurs, un peu peinés puisque nous arrivions à un moment où notre hôte était visiblement malade, vraisemblablement très enrhumé, compte tenu du nombre impressionnant de mouchoirs usagés trônant autour de son lit.
Il revint enfin en nous servant une tasse de thé chacun.
– Noir parce que je suis pas raciste.
– Alors c’est donc vous le troll de légende ?
– … C’était une autre vie.
– Qu’est-ce qui a changé ?
– J’ai arrêté, coupé les réseaux sociaux, je suis plus un zinzolin. Le forum me rendait fou, instagram misogyne et tiktok terroriste. Chaque fois que je lançais l’appli pour voir les liens que m’envoyait ma conne de sœur, j’avais envie de couper des têtes.
– Mais vous étiez le troll ultime. Vous avez combattu les féministes chaque jour, vous les avez renvoyé à leur état de grosse pute sans jamais dire le mot… tout en vous moquant des incels et des mascus en même temps, c’était toujours fait avec une finesse… Et aussi… les artistes de Twitter de ses morts là, avec leurs gribouillages dégueulasses colorés sous Toshop. Vous leur disiez toujours… » wow j’adore ta BD mais pour qu’elle soit encore mieux, tu devrais la supprimer « . C’était génial. Sans parler des gauchiasses, des handicapés, des droitardés… des… vous trolliez tout le monde !
– Je sais.
– Alors ?
– Alors ça m’a coûté ma santé mentale. Les féministes sont tarées. Moi quand je trollais, c’était aussi pour leur faire ouvrir les yeux, qu’elles se remettent un peu en question et qu’elles ignorent les incels au lieu de boucler sur ces nonames qui bégaient pour demander une baguette de pain. Mais bon, pour elles… un homme est célibataire parce qu’il respecte pas les femmes… comprenez que c’est difficile de leur inculquer un beau d’individualisme à ces pouffiasses.
– Une noble cause en dépit de.
– Mais elles n’écouteront jamais. Leur ego a son propre centre de gravité c’est une mission tellement impossible que même Tom Cruise ne pourrait pas la possibler.
– C’est justement pour ça que nous avons besoin de vous.
– Regardez. Regardez autour de vous. Je vis à la campagne, je culbute la gamine du berger local de temps en temps. Elle a 25 ans je tiens à préciser hein, je bossais chez ClodoNews, pas chez Libération. Et… voilà, je fais mes 10 000 pas, mes 150 pompes, je bois de l’eau, j’enregistre un podcast pour…
– Mais c’est pas vous ça. J’ai connu un Djokaire qui n’avait pas peur de lâcher un com qui allait en attirer 150 bien haineux. J’ai connu un Djokaire qui osait sacrifier plusieurs comptes. J’ai connu un Djokaire qui osait dire qu’Alice Cordier avait le front national. J’ai connu un Djokaire qui osait dire » origine du magrébin » sous des vidéos d’harcèlement de rue. J’ai connu un Djokaire qui…
– Oui ça va j’ai compris. Mais c’est terminé tout ça.
– Vous êtes comme Nietzsche, vous avez besoin du conflit pour survivre. Cette vie vous ressemble pas. Alors rasez-vous, retirez ce cache-œil, je vois bien que c’est un faux de toutes manières et, enfin, attachez vos cheveux de merde et rejoignez-nous pour la mission ultime.
– C’est non, encore une fois.
– C’est pas moi qui le demande… c’est l’instance la plus haute du gouvernement.
– … Le Président Macron ?
– Oui. Le Président Macron. Malgré la fessée qu’il a mise à Salomé Saqué qui…
– Elle j’ai jamais pu la Saquer.
– … Oui donc, malgré la fessée qu’il a mise à Salomé Saquer sur la santé mentale lors de sa dernière interview, les réseaux prétendent qu’elle a gagné le débat et ça, il ne l’a pas digéré.
– Compréhensible.
– Alors, vous allez devoir vous infiltrer dans la forteresse des féministes, chez Blast et la mettre hors d’état de nuire.
– Une tâche ardue. Aucun homme n’est préparé pour ce genre d’escapade au fond du malaise humain.
– Nous avons réuni une équipe plus que déter. Il ne manque plus que vous.
– … Ouais m’enfin si le Président Macron veut sa vengeance sur l’autre truie lubrique, il n’a qu’à y aller lui-même.
– Vous savez bien que la guerre, ce sont des soldats qui meurent au profit de technocrates.
– Pas faux.
– Alors ?
– Il faudra me payer.
– Un abonnement à vie à Xvidéo et MissaX.
– … Faut que je réfléchisse mais c’est d’accord.
– Allez prendre une douche, notre hélico va bientôt nous récupérer.
– Vous avez un hélico ? Pourquoi vous êtes pas venu directement avec, bande de pélos ?
– … Ah oui maintenant que vous me le dites…
Après une douche (étonnement longue), Djokaire revient enfin rasé et frais, les cheveux coupés et dans un costume 3 pièces ( ). Nous l’invitons à rejoindre la clairière où vient de se poser notre hélicoptère.
– Vous allez faire la connaissance de notre technicien logistique, il vous infiltrera et vous exfiltrera en temps et en heure.
– Reçu.
– EH BONJOUR LES AMIS.
– Ugo Gil Jimenez, dit Papacito.
– Bienvenu dans l’hélicoptère le plus gras… et le plus protéiné… du game. Les amis, les amis, y’a pas le temps aujourd’hui faut qu’on décolle, j’ai encore du communiste à flambusquer avec le minigun cong.
– Oui, il s’amuse souvent à torturer du coco.
– Qui ne l’a jamais fait ?
– Surtout depuis qu’on lui a donné un hélico et un minigun, le gonze se prend pour Pinochet.
– Je l’appelle l’hélicocito.
– Allez allons-y.
– Allonzo.
Nous décollons ensuite afin de retourner à notre base, que Djokaire puisse rencontrer le reste de l’équipe.
– OLÉ OLÉ !
– Papacito, arrêtez de faire des loopings avec l’hélicocito c’est pas fait pour ça.
– OLÉ LE NUAGE
–
– REGARDEZ CELUI CI IL EST EN FORME DE BITE CONG
– De bien sages paroles.
– Oh bordel y’a des cocos en bas, vé les rastas blancs là cong, on va leur passer la tondeuse dans le troufignac. Djokaire, attrape le minigun si t’es pas gay.
– J’attrape.
Nous admirions donc Djokaire vérifier si les communistes sont pare-balles. La réponse est non.

– Ah oui c’est… c’est cocasse.
– OH PUTAIN CONG, il en a pas raté un le loustic. AH SI IL EN RESTE UN. POURCHASSE-LE DJOKAIRE.
– JE CANARDE !
– Djokaire ?
– J’écoute.
– Je voudrais vous présenter le reste de votre équipe, ils sont en ligne.
– J’écoute.
– Tout d’abord, notre expert en renseignement, Alain Soral, il vous guidera à travers les humeurs des femmes afin de mieux vous infiltrer, surtout si vous devez vous confronter à Salomé Saroumane Saqué.
– Euh d’ailleurs… j’me permets d’le dire mais Salomé Saqué, je l’ai tamponné hein voilà faut l’savoir. Elle est passée par ma couche, par ER, avant de fonder Blast.
– Hé oui on est très content pour vous Alain.
– Sarah Knafo pareil je l’ai prise en levr…
– Bon, notre logisticien, vous le connaissez déjà hein, Papacito. Fort de son expérience de déménageur, il pourra vous conduire dans un SUV camouflé jusqu’à la tour de Blast. Il vient aussi de passer son brevet de pilote et c’est comme ça qu’il vous exfiltrera si tout se passe bien.
– Heureux de bosser avec toi Djokaire, même si tu fais 60kg tout équipé cong.
– … Je fais de l’équitation.
– Alors ça va.
– Heureux de bosser avec vous aussi.
– Ensuite, notre expert en comprimés tactique, le Raptor.
– Hé je vois pas.
– Il est trop petit pour l’écran… Euh… prenez un tabouret Raptor.
– Ah voilà j’ai résolu l’équation de la taille, prenez un tabouret, les échasses c’est gay.
– D’ailleurs cette mission est sponsorisé par Raptor Nutrition Ⓡ. Il vous fournira la pack morphine équilibre, les bétabloquant limitless et aussi le stabilisateur thermique qui vous aideront à maintenir votre corps en forme durant toute la durée de la mission. Ce sera aussi votre conseiller médical si vous vous faites mordre par une féministe enragée. Il y en a beaucoup chez Blast alors les chances…
– Environ combien ?
– En tout cas, c’est pas une chance sur dix millions, comme les chauve souris.
– Les femmes c’est gay.
– Certes. Et enfin, notre expert en armement, Bassem.
– Wallah la room ça dit quoi ?
– Salam Aleykoum M. Bassem.
– Aleykoum Salam Djokaire, ahlan wa sahlan. Mais tu parles arabe wesh ?
– Shwiya.
– Parfait, vous pourrez aussi vous camoufler parmi les féministes arabes.
– Des féministes arabes ? Wallah mais c’est haram la vie d’ma mère !
– Oui. Elles se sont faites matrixées par l’Occident.
– … Qu’Allah explose la terre et sa galaxie la voie lactée.
– OLÉ OLÉ !
– Djokaire, vous connaissez bien le Maroc ?
– J’ai lu Salammbô.
– Parfait. Alors ce sera une aubaine pour vous, faites vous passer pour un fils de pied-noir si jamais les choses dégénèrent. De plus, vous pourrez écouter les féministes arabes si jamais elles parlent le dialecte local afin d’éviter de se faire comprendre par les bourgeoises blanches de Blast.
– Certes.
L’hélicocito arrive enfin à destination, dans les locaux de la rédaction clodonesque. Nous escortons Djokaire jusqu’à la salle d’armes, afin qu’il puisse s’équiper en tenue d’infiltration et gadgets jamesbondonesque.
– Faites attention, c’est une mission capitale, le Président Macron veut que tout explose.
– Reçu.
– Venez, voici la salle d’armes. Enfilez d’abord cette tenue d’infiltration.
– Ahaha c’est gay.
– Raptor, retournez compter les dolipranes et arrêtez de nous les briser.
– Ah d’accord.
– Il a raison nonobstant, ça colle au cul. Je peux pas garder mon costard ?
– Bon très bien. Voici donc vos outils. Un pistolet Mk 22 avec silencieux, élaboré par Bassem lui-même.
– Le silencieux c’est gay.
– Raptor…
– Pardon, ze m’en vais.
– Votre capteur de luminosité, à 0 vous êtes un fantôme, à 4 vous êtes un vrai sapin d’Noël.
– Compris.
– Aussi, on en est pas peu fiers, une télécommande universelle.
– Qu’est-ce donc que cette technologique ?
– Un instrument de type télécommande qui peut contrôler tous les devices télécommandables d’où le nom d’universelle.
– Sensass’.
– Vous pourrez détourner les conversations radios comme ça.
– Sensass’.
– Ensuite, une boite de Xanax. Jetez les devant vous pour attirer les féministes ou au contraire, les détourner de votre route. Attention, elles en sont particulièrement friandes mais leurs organismes y sont adaptés et en ont développé une importante résistance, l’effet est extrêmement court.
– Compris.
– Vous aurez aussi une pilule.
– Pour me fondre parmi les féministes ?
– Rien à voir. C’est une pilule qui permet de simuler un suicide, on l’a appelée la Danny Caligula. Un implant vous sera posé dans l’une de vos canine et qui vous injectera dans les nerfs, un puissant stimulant qui vous rallumera aussitôt. A ne prendre qu’en cas d’extrême urgence. Par exemple, si vous devez assister à une réunion dans la forêt de féminin sacré.
– … Qu’est-ce que c’est encore que cette nouveauté ?
– C’est vrai que vous êtes resté HS pendant quelques temps. Disons que des femmes se réunissent pour hurler en cassant des bouts de bois ou en mimant des masturbations masculines.
–
– Oui, ça laisse pantois. Ensuite, le guide du parfait petit féministe, lisez-le pendant le voyage. Et sans sauter les pages hein. Il y a des citations de Naomie de Lattre, d’Alice Coffin, de Sandrine Rousseau, de Simone de Beauvoir et de Salomé Saquer elle-même.
– Grand dieu.
– N’utilisez pas votre Danny Caligula pendant la lecture hein.
– Je vais essayer mais je ne promets rien.
– C’est tout. Vérifions que tout est prêt. Raptor ?
– Voilà pour commencer, le pack bétabloquant limitless, ça calmera votre système nerveux, prenez-le dès matin. Enrichi en créatine, en caféine, avec…
– Oui alors celle-là vous nous la raconterez demain. Papacito ?
– Le SUV est camouflé en vendeur Amazon.
– Parfait. Soral ?
– … et la femme de Conversano aussi, je l’ai tamponnée voilà faut l’dire hein, j’aime bien… parfois… recadrer un peu les choses.
– Bon… au moins il est toujours opérationnel. Bassem ?
– ‘Ana huna
– Impeccable, la mission peut commencer. Donc. Infiltrez la base des féministes, à savoir les locaux de Blast, montez au dernier étage, confrontez Salomé Saquer, la séduire et…
– La quoi ?
– La séduire.
– Et c’est obligatoire ça comme étape ?
– Oui car il vous faut son code. Après si vous trouvez une autre façon de le trouver, libre à vous.
– Son code pour ?
– Son coffre-fort. Elle y cache son journal à l’intérieur, avec tous les prochains sujets de Blast.
– … Comme quoi ? Que le patriarcat commence dès la météo : pourquoi dire ‘il pleut’ est sexiste »
– Déjà fait.
–
– Désolé.
– « Les échecs sont sexistes : la dame se sacrifie, le roi se planque. » ?
– Aussi.
–
– …
– « Le bouton ‘home’ dans les ascenseurs ? Non merci, on descend toutes seules. »
– Aussi.
– « Pourquoi GTA cis est sexiste » ?
– Ah ça non pas encore.
–
– Dans tous les cas, nous devons avoir accès à ce coffre. Le Président Macron espère qu’on pourra aussi y dénicher des confessions féministes. Comme celles qui avouent avoir fait du chantage affectif parce que leur mec avait dit non à une partie de baise. Ca les dédouane un peu d’être des giga-violeuses en puissance. Enfin, des trucs de féministes dans le déni, vous connaissez. Bref, vous chopez ce carnet dans le coffre, vous y placez ensuite une charge de TNT, comme la chaine de télévision, et vous vous serez éxfiltré par Papacito. Une fois évacué, vous ferez tout exploser avec le détonateur que voici. De retour au QG, vous nous confierez le journal de Salomé Saké.
– D’accord. Mais si on fait tout exploser… à quoi ça sert d’avoir le carnet de l’autre phoque ?
– Elle copie tout ce qui vient des USA, en fait, le Président aura ainsi une longueur d’avance sur les délires étasuniens avant qu’ils ne débarquent en France. Et vous savez qu’on n’élimine jamais une menace, on ne fait que couper les têtes de l’hydre, on remplace toujours un ennemi par un autre, la guerre est un cycle, menstruel pour le coup, donc… il faut prévoir que des survivantes se basent sur les ruines de Blast pour reprendre le contrôle… et nous avons besoin d’un tour d’avance, tel Oussama.
– Habile.
– Allez ! C’est l’heure de commencer la mission…
Début de la mission.
Paris By Night.
Le camion roule à travers la nuit encrassée d’Hidalgo, pendant que Djokaire relit le guide du parfait petit féministe en concentrant de gigantesques efforts pour ne pas s’ouvrir les veines. Le véhicule écrase au passage des SDF, des toxicos et des punks à chien (qui bien souvent sont les trois à la fois).
– OLÉ LE DOS D’ÂNE CONG.
– M. Papacito, vous pouvez conduire plus prudemment ?
– En fait j’t’explique, moi j’ai pas envie de trainer dans une zone où y’a des pédophiles de gauche lvl 69 dans les parages tu vois. Là on va vers les locaux de Blast, de Libération, vers le Ministère de la Culture, toute cette entreprise satanique là.
– Eh oui.
– Honnêtement je sais pas comment tu fais cong. Moi j’pourrais pas. D’toutes façons si j’rentre chez Blast je crame tout.
– J’ai été entrainé.
– Lourd.
Après une longue escapade entre les punks à chien, les pédobears ambulants et les oiseaux rares à cheveux bleus, Papacito gara enfin le SUV devant les locaux de Blast.
– Bon t’es bien caché dans ton carton ?
– Affirmatif.
– Je vais me présenter comme le livreur Amazon, bouge pas. Putain cong, j’vais essayer de pas rigoler mais ça va pas être évident. Si y’a un rire qui part au milieu d’un blanc, ça risque d’être un peu particulier.
Papacito descend enfin du SUV, toque à la porte de Blast et attend. On ouvre. Une obèse lesbienne aux cheveux verts arrive.
– Quoi ?
– Feur.
– …
– Pardon. Euh… oui c’est le livreur Amazon en fait.
– Mais on a rien commandé.ees.ent.
– Euh… pourtant j’ai 300 godemichés, cinq gâteaux en forme de teub, sept en forme de clitoris, 368 boites de veratran, des teintures de chez Action, rouge, verte, bleue, violet et turquoise… à livrer.
– Bon… déposez ça là, je vais demander aux zomes de la rédaction de les mettre dans le cellier, on est un peu occupé.es.
– Vous êtes surtout un peu tarées oui.
– Quoi ?
– … FEUR.
Papacito soulève le carton dans lequel se cache Djokaire et le pose devant la grosse lesbienne. Plusieurs hommes à la barbe éparse et à l’IMC aussi négatif que le QI de Sandrine Rousseau débarquent alors pour soulever les cartons. Ils s’y mettent à cinq pour transporter un seul carton donc autant dire que… ce fut un projet sur plusieurs heures.
– Djokaire ? Tu m’entends ?
– Affirmatif.
– Bon t’es à l’intérieur cong, c’est à ton tour de jouer, je t’attendrai sur le toit avec l’hélicocito pour l’évasion. On reste en contact radio avec le reste de l’équipe.
– Reçu.
Après être enfin sorti du carton et pris un grand bol d’air frais, Djokaire s’essuie les mains, se recoiffe vite fait et ouvre la porte du cellier donnant sur le hall. C’était rempli à ras bord de féministes, et à défaut d’en voir de toutes les couleurs, on en trouvait de toutes les tailles et de toutes les largeurs.
– Soral ?
– Bonjour à toi, bonjour à tous.
– Vous croyez qu’elles sont dangereuses ?
– Je dis juste qu’intrinsèquement la féministe est une bourgeoise hein, en général le travail ménager est fait par la bonne, et que la grosseur est consubstantielle à la lesbienne, donc forcément…
– Ouais bah ça ne m’aidera pas. Ca n’a pas de sens…
Soudainement, une féministe arriva et ouvrit la porte.
– Mais… qu’est-ce que vous faites ici vous ? Attendez… vous êtes un homme cis genre ?
– … Non…
– Mais si ! Al…
Cependant, Djokaire, fort de reflexes améliorés à force de passer sa vie sur des jeux de tir, attrapa la féministe, lui cala sa main sur la bouche pour éviter qu’elle ne jappe et lui enserra le cou.
– Djokaire, j’ai une idée !
– Oui ?
– Dis lui… la vérité… sur les salaires.
Djokaire commença donc à réciter à la féministe la vérité sur l’égalité salariale, ce qui lui valut une syncope immédiate.
– Hé c’est pas moi qui l’dit, c’est écrit dans mon livre.
– Merci Alain. Bon la voie est libre, j’avance.
Notre aventurier sortit du cellier et se rua en catimini jusqu’aux escaliers afin d’atteindre le premier étage. Les murs, ornés de tableaux représentant uniquement des clitoris ou des comic strips terriblement peu intéressants, réfléchissaient une image flashy rose-verte dégueulasse.
– Je vais être malade. Faut que je tire avec mon Mk 22 sur les lampes sinon j’vais dégobiller sur le parquet.
Mais, après cette idée de génie, notre aventurier n’y voyait plus rien. Il commençait même à se sentir un peu chafouin, un peu fatigué. Alors hop, il sauta sur l’occasion pour tester le pack morphine équilibre pour détendre un peu les nerfs.
– … Je suis bien eu. Si une phasme arrive, je la maîtrise mais si c’est un orang outang dans la nuit…
– Djokaire ? Active tes lunettes thermiques pour détecter les grosses.
– Reçu.
– Wallah, la température de la grosse est toujours plus élevée que la fitgirl. En fait, wallah les obèses elles chauffent plus que les maigres… miskine parce qu’elles ont plus de surface à réchauffer ! C’est comme une grosse couette sa mère : si tu veux qu’elle soit bien chaude partout, faut envoyer plus de chaleur. Du coup leur corps fait : brrr allez on chauffe plus vite ! Et voilà, ça rayonne la vie d’ma mère ! Et puis aussi, ils ont plein de petits endroits où la chaleur peut se cacher : les bras, les joues, le ventre… alors ça déborde un peu comme quand on met trop de confiture dans une tartine. Sauf que là, c’est de la chaleur invisible ! Alors que les maigres, bah elles sont toutes fines, elles ont moins de coins à chauffer, les seins par exemple ou le derche, c’est plus rapide. Elles c’est comme une tartine grillée toute plate : ça chauffe vite mais ça tient pas chaud longtemps. Donc c’est pas qu’elles veulent chauffer plus, les obèses… c’est juste que leur corps croit qu’il habite dans un château.
– Hey vous !
Noyé dans les paroles d’un Bassem scientifique, Djokaire ne remarqua pas la féministe enragée qui l’avait repéré en train de parler tout seul comme un turbo-débile de compétition mondiale.
– … Plait-il ?
– Mais c’est un homme cis genre !
– Non, je suis… je suis trans.
– … Vraiment ?
– Exactement. Je me suis fait greffer un vagin de féministe.
– C’est vrai ça ?
– Oui, il n’était même pas poussiéreux, il avait à peine servi. Ca venait d’une quarantenaire de Reddit qui passe sa vie à cracher sur les hommes tout en s’étonnant qu’aucun mec ne veuille d’elle.
– Quel Reddit ?
– … Euh… s/womendatingoverforty.
– … Ah ouais je connais. Donc elle t’a donné son vagin ?
– Exactement. Et elle, elle s’est faite greffée… euh… je sais plus… un cerveau je crois. Enfin en tout cas c’était pour être l’égal de l’homme.
–
– C’est que j’en avais marre d’être un potentiel violeur.
– Montre-moi.
– … Euh non.
– Montre-moi je te dis.
– Mais non !
– MONTRE-MOI !
– Non ! Oh le consentement ? Tu fais partie du problème, sale violeuse !
– … Putain c’est vrai.
Sur ce, la grosse féministe, en conscientisant sa mentalité de gigantesque violeuse patriarcale, se mis à chouiner. Un chouiner un peu trop, ça risquait d’attirer les foules.
– Oh non… Ne pleurez pas Magalie.
– Comment vous savez que je m’appelle Magalie ?
– … Une intuition.
– Je suis choqué qu’il en sorte des larmes et pas de l’huile de colza.
– Allez, vous pouvez toujours… je sais pas moi… relire le Féminin Sacré, voter LFI et… coucher avec n’importe qui, je sais pas moi.
– Comment vous savez que je lis des livres sur le Féminin Sacré ?
– Bah… je sais pas, le nez déjà.
Mais les tactiques réconfortantes de Djokaire ne suffirent pas et la féministe préféra se ruer vers la fenêtre du couloir pour se défenestrer.
– Elle tomb’ra pas plus bas.
– Starfoullah.
– Attendez elle rebondit.
–
– Je suis quand même surpris qu’on vive encore dans ce beau pays où les gros courent toujours. Enfin courent toujours, façon de parler.
–
– C’est bon elle rebondit plus.
–
– Faudrait peut-être appeler une ambulance.
– Ou l’asile.
– Héhé petite gorgée de play.
– Je crois elle est morte.
– Elle s’en r’mettra.
– Bon je monte à l’étage.
En escaladant les marches comme un dératé, notre Djokaire croisa la route de Clément Viktoro… Viktaro… Viktarédo… le chauve communiste là à force de bouffer des chips et de pas soigner sa carence en zinc et en magnésium. Il était sous les escaliers ( ) à faire des têtes chelous (
) pour les miniatures fumées de ses vidéos youtube uniquement visionées par les célibataires tardifs et les consommateurs de kebabs ubereatsés.
– Ça tu vois au Moyen-Âge, un coup d’machette, la tête elle roule et… elle est dans l’sable en fait.
– Starfoullah.
Dès que Viktoro… Viktorao… Vik… le chauve là, remarqua notre Djokaire qui, visiblement, s’en battait les couilles de déclencher les alarmes en courant comme un débile. Il gueula pour prévenir les autres dindons mais, en lui soufflant dessus, Djokaire le fit basculer en arrière et l’envoya s’éclater la nuque contre le sol. Coup du lapin. Mort subite du taille-crayon.
– Je vais planquer le corps dans l’entrepôt, c’est juste à côté. Ah non, c’est fermé. Bon… bah je vais passer le cadavre sous la porte et ça ira.
– J’ai envie de dire : pet à son âme, voilà.
– Je suis monté à l’étage. J’ouvre pour voir ce qu’on y trouve. C’est une rédaction. Je vois qu’un gros enregistre un podcast.
– Description ?
– Barbe en poil de couilles, lunettes de bobo, bagues en toc, on dirait le Alan Moore de Wish. Il raconte que Jeanne d’Arc était non-binaire.
– Oh le fils de pute…
– Et c’est pas une blague.
– Si tu veux j’t’explique euh… là ça va pas être possible euh…
– Djokaire, perdez pas le Nord, dites-nous si vous voyez d’autres gens.
– Alors je vois des…, grand dieu. Y’a du… y’a du laideron. Je crois que j’en ai jamais vu autant d’un seul coup. Tain mais des cageots pareil, c’est fait pour ranger les pommes, pas pour écrire des vlogs.
– Non mec en fait, le porcinet cosplayé en Hagrid là, tu me le saignes cong.
– Je fais quoi ? Il dépasse des deux côtés d’sa chaise, son derche a son propre code postal.
– Pique le avec une aiguille je sais pas mais là y’en a marre. Y’EN A MARRE CONG. DES PUTAINS D’ENCULE DE GAUCHISTE DE MEEERDE QUI SUCENT DES SUBVENTIONS LA POUR CRACHER SUR L’HISTOIRE DE FRANCE QU’EST BELLE, QU’EST MAGNIFIQUE, QU’EST LA FRANCE DE ROLAND ET DE CYRANO, TOUT CA POUR… LES ARAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAABES.
–
– Papacito vous êtes en mission. Calmez-vous doux jésus. Remémorez-vous l’entrainement.
– NON JE ME CALME PAS. EST-CE QUE JE MERITE CA ? EST-CE QUE JE MERITE CA ? HEIN ?
– Derrière tout ça pour moi c’est forcément Israël.
Djokaire continua malgré tout son ascension jusqu’à tomber sur un couloir donnant sur une petite pièce rectangulaire aux murs recouverts de photos de vacances (en Europe seulement).
– Je vois pas si y’a des gens dans la salle en face.
– Regarde si y’a des ombres wallah, j’ai eu la technique sur Metal Gear 2, sah la PlayStation année 2000.
– C’est à dire que… tout est ombragé là.
– Donc…
– Donc soit c’est une meuf, soit plusieurs.
– Essaie de contourner les grosses alors.
– … Faudrait que je refasse mon passeport…
– Djokaire…
– J’avance.
Mais la surprise fut totale pour Djokaire qui progressait furtivement dans les locaux de Blast :
– Grand dieu. Je suis à… une répétition… la répétition d’un spectacle d’humour féminin.
– De quoi ?
– D’humour féminin.
– Connais pas.
– Bah c’est un sketch d’une femme qu’elles regardent là les dindons.
– Wow ! Élodie Poux est à l’humour ce que la mitrailleuse est au tir à l’arc. Cent gags à la minute, sans compter les jeux de mots, ni les coups de griffes au monde de fous dans lequel nous vivons. Quelle écriture, quelle énergie, quel talent !
–
– T’es qui toi ?
– Nan rien, c’est juste que ton commentaire est plus drôle que le sketch. Ça veut dire quoi que la mitrailleuse est au tir à l’arc ce que mes couilles sont à l’humour ? T’avais pas plus cohérent et logique comme métaphore filée ? Filet de boeuf là.
– … Cancelez le !
– Ah non je n’crois pas non.
Comme dirait un certain chanteur gauchiste : influenceuses balle dans la tête.
– Headshot et noscope.
Djokaire prit ensuite la seule porte de la salle et continua son aventure dans les couloirs de Blast.
– J’entends de la musique… Enfin… » de la musique « …
– Monte le son du haut-parleur pour voir cousin.
Djokaire s’executa et l’on entendit alors résonner Balance ton quoi dans tout le QG.
– Starfoullah.
– Djokaire, utilise ta télécommande universelle pour changer la piste audio.
–
– Je vais mettre du Saez tiens.
– C’est pas ta faute, t’es juste une pute / T′es aussi engagée qu′une moule / Tu montres ton cul sur Instagram / Le droit des femmes, le droit des poules / Tu dénonces comme au troisième Reich / Toi, pour trouver bouc émissaire / La foule aime tuer l’innocent / Pour trouver un coupable mon frère / T′es qu’un produit / préfabriqué / Qui a la plume d′une école primaire / T’es qu′une salope qui a trop sucé / Y a plus qu’du sperme dans tes artères / T’es qu′une collabo sans figure / Que ta sale gueule sur les plateaux / T′es qu’une putain des pourritures / Qu′il faudrait mettre à l’échafaud
– Mais c’est quoi ça ?
– Quelle poésie.
– Qui a mis cette chanson d’incel ?
– Une autre.
– MOI J’DIS LES MOCHES EN BURQA ET PIS LES BONNES EN BIKINI.
– Mais c’est affreux.
– Une autre.
– J’SUIS QU’UNE P’TITE PUTE SUR LES RESEAUX, P’TITE PUTE EN D’SSOUS DES LOGOS
–
– Djokaire, arrêtez de jouer avec les nerfs des féministes et progressez.
– Oui chef.
– Je suis devant un… atelier « d’art créatif ».
– Et qu’est-ce qu’elles font les grognasses ?
– … Elles dessinent des bites et des clitoris.
– …
–
– Ah mais en fait les féministes elles ont l’humour d’un rugbyman qui a trop d’sang dans l’alcool cong.
– Je vois aussi un tableau avec des photos de gens, tous barrés d’une croix rouge.
– Une remarque particulière ?
– Que des gens de gauche.
– La vie d’ma mère…
– Bon rien d’intéressant ici, je filoche.
– Eh vous !
– PUTAIN CONG ! Mais c’est quoi ce pokémon ? On dirait un oiseau rare d’Amérique du Sud mon vier
– Oh my god, hello, je m’appelle Jean-Souleimane, j’ai vraiment besoin d’help, je cherche le desk de Lady Salomé
– Hé toi aussi tu as une carence en vitamine D ?
– … Quoi ? Mais… non je suis comme Végéta. Végétalgérien. Je suis… né à Meknes. Gay et tunisien… et fier de l’être.
– Ah ok, tu es trop courageux.se. Tu as appris l’inclusif.ve.ees au pays au fait ?
– Le problème avec l’inclusif, c’est que ce n’est pas forcément lisible. Même à l’oral …
–
– Oui m’enfin c’est joli. C’est joli quand même.
– L’inclusif est parlé dans plusieurs pays francophones et son écriture est un art.
– Oui, je… je connais cette théorie. Sinon, t’aimes bien les omelettes ?
–
– Tiens j’te casse les oeufs.
– OH PUTAIN CONG EN PLEIN DANS LES VALSEUSES ! Ou c’était des ovaires ? Dans tous les cas bien joué mon lourd Djokaire !
– Merci. Je suis tout près du self maintenant.
– Quoi de spécial ?
– Je suis bloqué. Il me faut un pass pour monter à l’étage supérieur… et… oh grand dieu. Je vois une obèse…, décidément y’a que ça ici…, mais elle… c’est… je savais pas qu’un être humain pouvait autant… s’étendre. Parce que… elle fait un tiktok là… elle… elle danse en coupant une triple gauffre chantilly nutella.
– Oh…
– Putain…
– Sérieux…
– Zebi…
– Elle dit qu’elle veut aussi un supplément sirop d’érable.
– Ouais mais est-ce qu’elle a vraiment besoin d’un supplément sirop d’érable, c’est ça la question cong.
– Le pass ! Celui pour le dernier étage ! Quelqu’un l’a fait tomber sur la moquette ! J’ai plus qu’à le ramass…
– Quoi ?
– J’ai rien pour détourner l’autre pachyderme, elle va me cramer dans le reflet de son galaxy flip de mes couilles si je m’avance.
– Quoi ?
– Attendez, elle se lève c’te conne et… ah bordel, elle s’est viandée la tronche contre le parquet.
–
– Elle avait plus conscience de sa masse c’est pour ça.
–
– Oh non. OH NON. Son cul a touché le pass.
– Mais nan, tié pas en train de dire que… ?
– Si.
–
– Djokaire, je crois qu’il va falloir que vous alliez chercher le pass à la source.
– … Grand dieu.
Djokaire mit ses lunettes de vision nocturne made in Bassem et s’engouffra dans le derche spongieux et très élastique de la Virginie ( )
– Il fait sombre là-dedans quand même.
– Vous voyez le pass ?
– Pas encore, je suis entre la fesse gauche et le devant de la fesse droite.
– C’est comment ?
– Moelleux.
– » Moelleux » c’est l’mot ? »
– Djokaire ? On vous entend mal ! Je crois que vous vous enfoncez trop profondément.
– Ça capte mal dans ce cul
– C’est ce qu’on vous dit.
– Je suis déjà allé en mission suicide dans la connerie de Morandini, c’est pas le derche d’une Virginie qui va me donner le vertige.
Djokaire trouva finalement le pass entre un furoncle et un abcès puis fit un rebrousse-chemin pour s’extirper du cul de la Virginie.
– Oh ça commence à suinter !
– Tiens bon mon gonze.
Un énorme transpalette vint soulever la Virginie pour l’aider à se relever, ce qui fit brinquebalancer le donjon dans tous les sens.
– Oh mon dieu !
– Qu’est-ce y’a ?
– GAZ GAZ ALERTE AU GAZ !
Djokaire enclencha alors la cinquième et se mis à cavaler jusqu’à la sortie, un énorme nuage de fumée acide, résultat d’une imposante fermentation méphitique venait de poindre à l’entrée du tunnel. La triple gaufre chantilly nutella avec supplément sirop d’érable venait de fermenter dangereusement avec l’équivalent de 36 granolas, cinq verres de coca, trois de redbull, 25 gateaux bites, trois sucres d’orges, neuf plats de pâtes aux lardons et… enfin peu importe, Djokaire courait pour sa vie.
– COURS PETIT COURS POUR TA VIE !
Mais il ne répondait plus.
– Djokaire you alright ? DJOKAIRE ? DJOKAIRE ? DJOKAAAAAAAAIRE ?
– … Non…
– DJOKAIRE ARE YOU WONKIE ? WILL YOU TELL US YOU ARE WONKIE ?
Une énorme explosion résonna au fond du tunnel qui expulsa un Djokaire recouvert d’un pus gélatineux. Se relevant avec bravoure et courage, il essuya son visage de la masse flasque et visqueuse recouvrant son être tout entier.
– Un foireux zebi.
–
– …
– Djokaire ?
– Je dois prendre une douche.
– Je crois pas que c’est chez des gauchistes que tu vas trouver ça.
– Je vais chercher quand même.
Finalement, Djokaire trouva les vestiaires au détour d’une réunion geek et girly, sans tergiverser outre mesure, il se retira les clothes et se mis à se nettoyer de fond en comble. Mais une féministe entra pour se masser la patchole et en se retournant, surpris, notre aventurer l’assomma d’une bifle insoupçonnée.
– Oups pardon.
Alertée par le bruit puissant, une seconde féministe entra.
– Mais que…
– Oh ta gueule toi.
Une balle dans la tête à coup de Mk 22 et terminé.
– Nardinamouk, il est bon mon glock.
Djokaire empila les deux féministes l’une sur l’autre pour faire croire que l’une s’était étouffée dans la touffe de l’autre, morte quant à elle d’un orgasme supposément supérieure puisque lesbien.
– Hupahupe barbatruc.
– Djokaire ?
– Je progresse.
C’est en déverrouillant la porte du dernier étage que notre héros entendit résonner dans son dos :
– Djokaire ?
– … Euh… non… Rachid. Mon père est né à Meknès.
– Ne bouge plus Djokaire.
Mais Djokaire se retourna tout de même, fort de ses couilles en platine, pour y découvrir Marlène Schiappa qui pointait un 9mm sur lui (ça lui rappelait le pénis de Edwy Plenel pour une raison qu’il ne put expliquer).
– Qu’est-ce que c’est que ce gay tapant ?
– Je me doutais bien que je finirais par retomber sur toi, petit con. Je l’ai espéré de tout mon coeur et voilà que tu viens dans le QG féministe par toi-même…
– Mais comment l’avez-vous su ?
– Ah… je vais te le dire, et ça va te faire bien mal à ton petit cul mais avant… avant… je vais te torturer.
– Azi qu’est-ce j’ai fait encore ?
– Tu as trollé ma soeur sur l’anpawouarmente féminin.
– … Plait-il ?
– Tu as trollé ma soeur Polska sur l’anpawouarmente féminin !
– Sur ?
– L’anpawouarmente !
– Ah l’empowerment ! Ahaha » l’anpawouarmente « …
– C’est mon accent qui te fait rire ?
– Mais non pas du tout.
– T’es anti-anglicisme ? La France aux français ? Espèce de gros facho d’extrême-droite.
– Mais non j’te jure que non, j’ai même passé mon enfance à écouter Indochine.
– Adieu Djokaire le facho tu vas mourir…
Marlène se mis derrière notre Djokaire, juste devant la porte du dernier étage qu’elle ouvrit pour le narguer.
– Tu ne passeras jamais cette porte. Et avant… j’ai même envie de me servir un peu de ta bite.
– En passe d’inspiration pour ton prochain bouquin ?
– Mets-toi à oualpé que je m’amuse un peu en cowgirl.
– Ah le viol, je déteste ça.
Mais au dernier moment, alors même que Djokaire allait retirer sa ceinture, un coup de silencieux retentit et Schiappa tomba net contre le sol. Morte.
– Allez monte Djokeure.
– Jean-Claude Van Damme. Ce bon vieux Jean-Claude.
Djokaire grimpa les marches pour rejoindre Jean-Claude qui lui expliqua comment rejoindre le bureau de Salomé Sacquet.
– AHAHAHAHAHAHAHA
– AHAHAHAHAHAHAHA
– En plein dans l’cul.
– T’as vu ça ?
– Tu sais pourquoi elle est si constipée ?
– Non.
– Un jour God a dit à Marlène de ne pas chier and therefore Marlène Schiappa.
–
– Alors Djokeure ? On a encore des problèmes avec les femmes ?
– Mais non, elle a fait une erreur sur la personne voilà tout, n’oublions pas que de son point de vue, nous sommes tous des violeurs potentiels.
– Ah sacré Djokeure. You stupid big plaisantin.
–
– Et que fais-tu ici dans les locaux de Blast ?
– Rien de spécial, je suis en congé, je visite, je m’déconstruits.
– Ne me fais pas le traitor. Je sais que chaque fois que tu es dans les parages, ça troll et ça delete des accounts.
– Mais rien, je suis juste venu ici pour me percer le nez et signer des pétitions contre le barbecue.
– Hm.
– Et toi mon vieux Jean-Claude ? Les USA s’intéressent aux droits des femmes maintenant ?
–
–
–
–
–
– …. AHAHAHAHAHAHAH J’ADORE LE DJOKEURE dans 20-30 ans y’en aura plus.
– Hun hun.
– Bon je te laisse ici little big carabistouilleur, je dois aller causer des high-kick dans la tête des féministes.
– D’accord, faisons comme ça, ravi d’t’avoir revu l’ami.
Arrivé au dernier étage, Djokaire tomba sur une bande de féministes voilées ( ? ) qui se réunissaient en troupeau. Elle se tenaient juste à côté du bureau de Salomé. Ni une ni deux, Djokaire attrapa un drap qui trainait par-là et se le foutu sur la tronche avant de les rejoindre.
– Pssst, le voile n’est plus une oppression patriarcale ?
– Quoi ? Non ! Chaque femme peut décider de…
– C’est pas dangereux de faire passer ça pour un accessoire de mode ? Rose, vert, violet, jaune, ça renforce l’emprise masculine par soucis de consommation ostentatoire qui en plus souscrit au capitalisme de…
– Mais… mais vous êtes… ?
– Wallah, la, lays kulaha.
Soudainement, les féministes voilées ( ? ) s’arrêtèrent au milieu du couloir pour hurler « Men are trash, que pas tous les hommes mais toujours un homme » et autres nobles chants de gloire appelant à la paix, à l’égalité, la réconciliation et à l’apaisement.
– IL Y EN A MARRE DE L’OPPRESSION PATRIARCALE SYSTEMIQUE ! MEN ARE TRASH !
– MEN ARE TRASH !
– Le Wi-Fi est lent parce que les ondes doivent traverser l’égo masculin, et c’est très dense ! MEN ARE TRASH !
– MEN ARE TRASH !
– Le cycle menstruel est aligné avec la Lune, alors que les hommes sont alignés avec… leur PlayStation. C’est dire si MEN ARE TRASH !
– MEN ARE TRASH !
– Les hommes disent qu’ils ne pleurent pas… mais ils hurlent intérieurement chaque fois qu’une femme a raison ! MEN ARE TRASH !
– MEN ARE TRASH !
– Attendez ! Je viens de… de recevoir un SMS me disant qu’un hétéro cisgenre a infiltré nos locaux, nous devons absolument le retrouver mes sœurs.
– MEN ARE TRASH !
Toutes les féministes voilées ( ? ) se retournèrent alors vers un Djokaire pris au piège de son propre engouement pour le féminisme extrémiste.
– Et moi qui passait un bon moment…
S’en suivirent des tirs de silencieux bienvenus et notre héros se tira d’affaire une nouvelle fois.
– Wallah, c’était la bonne chose à faire si ces putes avaient abandonné Allah pour croire dans la connerie occidentale.
– J’avance.
Djokaire débarqua enfin dans le bureau de Salomé Saquer, habillée dans un étrange costume nazi (sûrement en femmage à ses initiales). La porte était entrouverte et l’on entendait rien si ce n’est le bruit assez gay d’un clavier de macbook qui raisonnait là, dans un bruissement insupportable. Clac clac clac clac, avec la barre d’espace de fils de pute qui retourne à la ligne, histoire de rajouter une touche de conneries.
Notre aventurier, inspiré par les techniques de camouflage de Papacito, se fit passer pour le livreur Amazon.
– Hm… ? Quelle est cette curieuse odeur ?
– Oui ?
– … J’ai un paquet à livrer pour Mme. Saquer.
– … Venez.
– Bordel, elle est encore plus laide vu de près.
– Vous êtes nouveau ?
– … Euh… nouveau livreur oui.
– … Dis donc, vous avez… monté… tous ces étages ?
– … Ah parce que y’avait un ascenseur ?
– Et qu’est-ce que c’est que ce gros colis que vous voulez me livrer… ?
– … Mais ?
– Attention Djokaire. C’est une féministe et rappelons encore une fois, que la femelle est soumise à la biologie du corps hein voilà, là elle est en période d’ovulations.
– … J’ai toujours eu beaucoup d’chance dans ma vie moi…
Sans demander le consentement de qui que ce soit, Salomé Saquer posa sa jambe sur son bureau, révélant alors n’avoir enfilé aucun sous-vêtements pour la soirée.
– Ah mais c’était ça l’odeur.
– Sois fort mon gari.
– Starfoullah t’as tout mon respect, yalah.
– Alors… ?
– Doit pas être facile d’être turbo misandre en étant hétérosexuelle quand même.
Voilà que Salomé se met à ramper sur le table, le cul en l’air et en léchant ses doigts.
– J’ai vu assez de films de cul pour savoir comment ça se termine.
– Laisse-moi vérifier ce gros colis que je puisse signer le reçu avec ma bouche.
– C’est pour la mission, c’est pour la mission, c’est pour la mission.
Alors dans cette situation un peu inattendue et d’une agilité déconcertante, signe qu’elle avait l’habitude à force de récupérer des subventions astronomiques, Salomé Saquer dégoupilla la braguette d’un Djokaire extrêmement maladif.
– D’ailleurs… euh… Salomé Saquer je l’ai baisée avant Djokaire hein. Sauf que moi elle m’a pas violée, j’étais ultra consentant de la défourailler hein.
–
– glou glou glou glou
–
– Oh l’enculé y bande comme un toro loco.
– Nardinamouk…
– Dégueulasse.
– ça va ?
–
– Cong.
–
– Va falloir que tu lui fasses la débroussailleuse maintenant.
–
Et Papacito avait raison puisqu’après avoir bien mastiqué l’engin de notre sacrifié, Salomé écarta les jambes et força notre héros aux préliminaires les plus intenses de sa vie.
–
– Ça sent pire que mes fesses.
– Allez à mon tour mon beau livreur.
– …
Djokaire se mis alors au travail…, au sens étymologique.
– Ah moi perso j’aurais pas fait comme ça.
–
Salomé Saquer jouit 25 fois de suite, le Djokaire en eut d’ailleurs les dents bien lavées, ce à quoi elle lui demanda :
– Maintenant monte-moi et démonte-moi comme une armoire IKEA.
– … On avait dit » séduire » pas » déglinguer »
– C’est infernal.
Alors Djokaire se souvint du Christ, de son sacrifice et de ses efforts, c’était pour toute la rédaction qu’il faisait ça mais aussi et surtout, pour le Président Macron.
– Mon dieu, elle gueule autant avec une pine dans la chatoune que sur un plateau TV, on dirait une poissonnière de Ménilmontant.
– Jouis sur mon ventre grand fou, je veux que tu viennes sur mon ventre.
–
Pour les plus puceaux des lecteurs, le problème du missionnaire était que, durant cette position, l’on voit la tête de la partenaire.
– Et en levrette ?
– Hm… oui oui oui ! Oui, si tu veux, prends moi bien le cul.
– Président Macron, si vous me regardez, c’est pour vous.
Et voici alors que les grosses miches ballottèrent ainsi que près de 200 grammes de steaks qui bougaient sans cesse. Et par ici voilà et vlan vlan vlan vlan ()
Bref, Djokaire réussit contre toute attente à jouir sur Salomé Saquer qui ronronna de plaisir une fois de plus, ce fut la 36ème fois. Comme quoi, qui est la mal baisée, qui est le mal baisé, on en reparlera un autre jour. En attendant, et bien fatiguée de s’être faite saucissoner, la patronne de Blast s’endormit aussitôt, complètement à oualpé sur son bureau et couverte de sperme mais notre aventurier la nettoya quand même par courtoisie et lui cacha le sexe (pour les seins ce fut inutile puisqu’inexistants).
– Alors là respect, là respect.
– Un chevalier sans peur et sans reproches.
– Bon, où est le code de son coffre ?
– Djokaire ? Un petit débriefing de ton interventiong cong ?
– Je ne veux pas en parler.
Après plus d’une heure de recherches en ayant fouillé de partout, notre Djokaire ne dénichait toujours rien.
– Fichtre bigre me voilà bien eu.
– 123456. 123456. 123456.
– C’est… la Salomé ! En plus de nous casser les couilles à la TV voilà aussi qu’elle parle dans son sommeil. 123456 ? Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Pourquoi est-ce que ça s’arrête à 6 ? Qu’est-ce que c’est que 6 ? Son QI ? Non… ça doit être autre chose…
– Le code nan ?
– … Mais… oui bordel, un chimpanzé l’aurait trouvé.
Djokaire se rendit jusqu’au coffre de la Salomé, composa le code et… effectivement le mécanisme s’ouvrit.
–
–
– Il y a un carnet. Avec… les prochains articles de Blast. C’est vrai… tout est calqué sur les conneries à la mode des USA. Putain, ils utilisent même un handicapé maintenant, pour faire des éditos. Violent. Déjà qu’ils les forcent à changer de sexe, maintenant ils prévoient de partir en guerre contre les masculinistes. Bon, le Président aura un tour d’avance comme ça, tel Oussama. Je vais placer la TNT dedans. … C’est enfin terminé. Papacito ?
– Je démarre l’hélicocito.
– Je me tire vers le toit.
– Pas si vite jeune livreur…
– … Encore ?
30 minutes plus tard, Djokaire quitta le bureau et grimpa les marches jusqu’aux toit quatre à quatre. Il poussa quelques féministes au passage mais rien à foutre, il venait d’accomplir la mission la plus périlleuse de sa carrière de trollage ultime. Il se voyait déjà plus tard, cinéaste et écrivain accompli, avec ce futur article diffamatoire, de la part des journaux mainstream subventionnés, qui ressort pour lui pourrir sa nouvelle notoriété. » Ah l’humour des zomes » ou encore des réflexions sur sa supposée p’tite bite (ce que Salomé Saquer ne pourrait que contredire). Quoiqu’il en soit, c’était tout vu. Risqué mais bordel, que ça valait le coup quand même.
– Le forum va jamais me croire quand je vais raconter toute l’histoire !
– ESTE PEQUOD LLEGANDO PRONTO A LZ
– J’arrive !
Mais en arrivant sur le toit, Djokaire trouva surtout des féministes. Une armée, avec des marteaux, des couteaux, des fers à repasser, des balais et même des nunchakus. Plus surprenant encore, un visage familier se tenait devant lui :
– Hé oui désolé Djokaire.
– … Raptor ?
– J’ai résolu l’équation des féministes. J’ai tout raconté à Blast.
– … Mais pourquoi, t’es débile ?
– Ça vous apprendra à ne pas me considérer et à me traiter comme si j’étais petit.
– … Raptor…
– Sur la vie d’ma mère, j’vais l’retrouver ce fils de hmar.
– Ze suis déjà parti hihi.
– Tu n’es pas seulement faible, tu es un cuck, comme ta petite taille le laissait deviner !
–
– C’est pour ça que ses compléments à la con me foutaient le mal de mer ! Et que Marlène Schiappa était au courant de ma venue ! Puis les voilées aussi ! Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent !
– Héhé petite gorgée de play.
Meanwhile, les féministes commençait à s’avancer. Et d’autres arrivaient par l’étage du dessous en hurlant qu’un dénommé Djokaire avait empoisonné la cheffe.
– » Empoisonné » Bah oui cong.
– Allez, vas-y Djokaire. Djoufara moi tout ça.
– Enfin une bonne raison pour taper des femmes. Adrien Quatennens et Thomas Guénolé sont en moi.
D’un geste sec, Djokaire retira sa veste et sa chemise.
– Azi balance une phrase un peu classe avant latter des culs. Comme Schwarzenegger là con !
– So you’re ready for me ?
Les féministes s’avancèrent en grognant de colère.
– Then step the fuck up, it’s time to die.
– Pas mieux.
– Ok Sidi Kazuma.
Toutes les Vanessa en arts du spectacles fondirent alors sans coup férir sur notre Djokaire qui se préparait à esquiver les premières mandales tel le héros d’Old Boy. Mais elles étaient trop rapides, et Djokaire trop fatigué (on se demande pourquoi), par conséquent, pauvre de lui, se ramassa quelques torgnoles.
– Oh c’est curieux… on dirait des… des câlinous, ça me fait même du bien.
En revanche, lorsqu’il aperçut Marion Seclin dans la foule, Djokaire ne put s’empêcher de lui caler une gigantesque balayette des familles, en criant des insultes en arabe, histoire de lui rappeler son énorme sauce avec les musulmanes et son foulard de chez Aldi et de venger ainsi la religion de paix et d’amour. La pauvre Marion tomba alors à terre et s’éclata le menton contre le sol.
– Ah ! Non ! Stop ! PADANLARUE ! PADANLARUE !
S’écria-t-elle en sentant la colère lui donner une envie de vengeance. Mais notre aventurier l’arrêta aussi tôt en écrasant sa tête avec ses richelieu à talonnettes.
– Mince, j’ai marché dessus du pied droit.
– Impeccable cong.
–
Oh ! Camille et Justine ! J’vais vous donner de quoi faire votre prochain vlog à la mords moi l’nœud. Elle pleut des coups !
– Zut fichtre il a réussi à se défaire mais je reviendrai !
Après une lutte acharnée et pleines d’esquives et de retournées acrobatiques, l’hélicocito arriva enfin au-dessus de Blast.
– DJOKAIRE SAUTE LA CON DE TOI !
– J’arrive !
Sans ambages, Djokaire quitta la troupe de féministes enragées puis sauta depuis le rebord du toit jusqu’à l’hélicocito tel un Commandant Shepard dans sa mission suicide ; il parvint à s’agripper mais pas encore à remonter, des féministes ayant réussi à s’accrocher à son pantalon qui commençait doucement à glisser. Finalement, le falzar tomba et Djokaire montra (involontairement ?) son petit cul tout rose à toutes les féministes et habitants du VIIIème arrondissement parisien. Papacito mit le pilote automatique pour aider notre héros à se hisser dans l’appareil. Il lui fila ensuite une serviette afin de cacher sa virilité que notre viril pilote ne pouvait décemment voir de ses yeux. Il lui donna nfin un énorme cigare en guise de remerciement. Djokaire s’assit contre les parois de l’hélicocito, une jambe dans le vide, et le regard fuyant quant à son sacrifice charnel.
– IN-CRO-YABLE.
– Nardinamouk…
– Par contre, déçu du Raptor cong, je suis sûr que c’était un prank.
–
– Ah mais les gars par contre c’était vraiment… la mission la plus grasse et protéinée que j’ai jamais vue.
– Me faudra un psy par contre, à mon retour.
– Tu m’étonnes cong. Même si voir un psy c’est gay un peu.
– Il a vécu l’enfer le gosse après, qu’Allah le bénisse lui et toute sa mifa.
Ouais… crépiner Salomé…
– Why are we still here, just to suffer ?
Et Papacito prit le chemin du QG tout en chantant Erika pour déconner. Djokaire regardait le toit des locaux de Blast s’éloigner, puis… il appuya sur le détonateur. Le journal explosa et avec lui toute la haine qu’il semait à mesure d’articles et de diffamations.
– Adieu Jeanne d’Arc non binaire. Adieu le barbecue c’est sexiste. Adieu le masculin coûte plus cher… Adieu… adieu les cons.
– Belle mission la vie d’ma mère.
– OLÉ
– Djokaire, prenez donc quelques jours de repos… vous avez rendu fier votre pays. Peut-être que grâce à vous, les femmes retrouveront un peu d’individualisme, comme le préconisaient Yourcenar ou Rachilde.
– C’est beau chef mais pariez pas d’ssus non plus.
EPILOGUE
– Bonzour.
– Bonjour M. Le Président.
– Alors z’est vous l’agent very secret qui a réussi à me brinegue baque les fichier de Zalomé Zaquer ?
– C’est ouam.
– Welcome à l’Elysée en tout cas. Je zuis heureux de vous avoir ici, vous connaizez ma wife, Brizitte ? Elle est belle hein ?
– …
– Elle s’est faite ripoliner la façade, c’est pour ça. Bon, trêves de vaine palabres, je suis very sûr que vous wantez de sourire aux journalistes. Bombez le torse, I will vous remettre la légion d’honneur, c’est top of the pop !
Mais Djokaire, brisé par sa mission eu égard à son christique sacrifice charnel, ne pouvait que baisser la tête et approuver son sort d’un salut militaire ( )
– Vous êtes encore plus fort que des féminiztes, pour cela, je vous offre le titre de Féminicideur. Vous êtes un trou patriote.
– …
– Maintenant, zaluez la foule, on va faire des photos, regardez là c’est le Ministre de la Culture, celui des Zports et le directeur de la DGSI. Lui j’sais pas qui c’est, elle c’est la Miniztre des transports, oui ze sais une femme Ministre des Transports, ou Ministre tout court d’ailleurs, lui c’est mon chien, il est Miniztre des Affaires de Côtés, lui c’est le Ministre de Moi-même et après…
Mais pendant que le président continuait sa logorrhée auprès d’un Djokaire exténué par ses aventures, des silhouettes mystérieuses les observaient depuis l’autre versant de l’Elysée :
– Vous savez, on pourrait utiliser ce genre de soldat pour d’autres missions. Le problème, c’est qu’il n’y en a qu’un tous les 10.000 ans.
– Vous pensez à quoi ?
– Une technique génétique hyper sophistiquée qui permettrait de pouvoir mener des opérations top-secrètes avec des bio-soldats sans peur et sans reproches, qui se pensent faussement subversifs et trop edgy juste parce qu’ils tapent dans la gauche sociétale.
– Allons Julien, vous ne pensez quand même pas à le…
– Florian… Il a réussi à enfourner Salomé Saquer sans gerber, aucun homme n’en a jamais été capable. Sa génétique est impeccable, il nous faut son code source. Regardez-le sourire aux journalistes, comme il a l’air bête… manipulable.
– Mais…
– De toutes façons, notre agent double a déjà réussi à prélever des tissus organiques en lui implantant une fausse dent. Ce con pensait vraiment travailler pour le gouvernement et retrouver sa légitimité, alors qu’en fait, il bossait pour nous depuis le départ.
– Vous pensez vraiment qu’on y arrivera ?
– Sans les féministes, nous allons pouvoir reprendre le pouvoir sociétal. Et ce n’est que le début.
– Mais la droite dissidente n’a pas de…
– … Je vous parle pas de la droite dissidente… Même vous mon cher Florian, vous… ah… vous n’y êtes pas. Contentez-vous de signer des papiers et laissez parler les grands garçons.
– Mais…
– Taisez-vous, ça va être à nous de sourire.
Plus tard, dans un set-up de streamer à la localisation inconnue :
– Allô à l’huile. Vous m’avez reconnu à ma voix extraordinairement agréable à écouter. Oui, j’ai berné Rochedy et Phillipot. Ils pensent que je bossais pour eux ces gros gays. Oui, le gouvernement est certain que je les ai trahi, comme prévu. Je pense qu’on devrait le récupérer oui. Oui, oui, il a quand même résolu l’équation. Après tout, il a fait exploser tout le complexe de Blast. D’accord. Oui. Très bien. Avec plaisir, Monsieur Jacubowitz . Héhé, petite gorgée de play.
Article rédigé par : Djokaire 

Chef d’oeuvre! Bravo
Merci pour le fou rire, un vrai chef-d’œuvre en effet !