Pendant longtemps réservés aux bagnards, aux marins et au bétail bovin marqué au fer rouge, les tatouages se sont petit à petit démocratisés et se sont immiscés sur l’épiderme de 7 français sur 10 (même 9 sur 10 parmi la population dite dreamer). Il n’est ainsi plus possible de se balader tranquillement dans nos rues sans être exposé à la vision de tatouages maoris sur Donovan le conducteur de transpalettes d’Intermarché ou à la vision de petites colombes à l’encre indélébile sur les jambonneaux de la première Magalie sauvage croisée dans les rayons du Lidl.

C’est un fait : les tatouages font partie de notre quotidien. Plus qu’un symbole esthétique, ils sont désormais un stigmate de la décadence occidentale et de la kouffardisation de notre société. Et oui, n’oublions pas qu’à la rédac de ClodoNews, nous sommes tous régis par la loi clodoique et, afin d’éviter la sentence de dieu aux infidèles car nous sommes des hommes animés par le pardon comme notre créateur, nous allons aujourd’hui décider pour vous de vous écarter du sentier du purgatoire en vous exposant toutes les raisons de ne pas adopter le tatouage. Mais par probité intellectuelle, nous aborderons aussi dans un second temps les avantages des tatouages car nous sommes justes et bons.

tatouage magalie pas original

9 femmes de type « Magalie » sur 10 portent ce tatouage

Contre les tatouages : les raisons

1. Le tatouage est haram

Comme tous les types de scarifications, le tatouage est strictement exclut par la religion unique (la nôtre). Notre créateur considère les tatouages et toutes les pratiques similaires (le piercing, les modifications corporelles, l’autocastration et le changement de sexe) comme des actes non seulement négatifs et païens mais également maudits.

Si certains pêcheurs se défendront maladroitement en prétendant montrer leur amour pour Dieu en le gravant à même la peau, ces derniers oublient que notre seigneur n’a cure de ces odieux apparats et les considère même comme une insulte. Nul dieu digne de ce nom n’accepte de voir des sourates écrites sur le torse du mécréant entre un Carpe Diem qui a couté 5€ en Thaïlande et un logo immonde de l’encore plus immonde Olympique de Marseille.

La règle est d’ailleurs la même dans une autre religion pourtant bien moins stylée que la nôtre : le christianisme. Rappelez-vous chers lecteurs, vous qui connaissez l’art de la théologie sur le bout des doigts comme nous bien entendu : L’apôtre Paul disait, par rapport à l’ornement, qu’il fallait être le moins extérieur et le plus intérieur, qu’il fallait donc être moche comme un cul à l’extérieur mais beau intérieurement (car être les deux est tout naturellement incompatible). Hors, l’individu qui se tatoue trahit sa volonté de consacrer une grande importance à son apparence. Ce dernier oublie que se faire tatouer est un acte aux conséquences éternelles, c’est un engagement important. Bien trop important pour un simple mortel.

black alien tatouages

Le tatouage est dangereux car il implique forcément une transformation physique totale

2. Les tatouages sont permanents

A l’inverse de la religion, qui peut-être échangée du jour au lendemain pour une autre confession sans causer de grands soucis moraux, le tatouage lui ne peut-être effacé ou modifié en un claquement de doigt.

La seule voie de rédemption consiste à payer très cher pour se les faire enlever, ce qui fait en plus fait très mal car les tatoueurs sont des êtres vils et rancuniers (généralement d’anciens repris de justice n’ayant pas pu percer dans une autre profession) qui n’hésiteront pas à vous écorcher la peau jusqu’à l’os et à vous enfourner leur dermographe profondément dans l’anus pour vous faire payer votre retournement de veste.

C’est ainsi, il n’y aura ni rémission ni rédemption. Se faire tatouer c’est comme mettre un slibard sale et maculé de traces de foutre et que vous ne pourriez jamais enlever. C’est comme faire une grimace pour se moquer des enfants trisomiques sauf que cette déformation d’ahuri ne s’effacerait jamais de votre visage. C’est comme se couper une couille pour faire rire les amis sauf que cette dernière ne repousserait jamais alors qu’elles sont censées le faire (au moins une fois après ça marche plus, un peu comme chez les lézards). Un tatouage c’est définitif.

L’effaçage de tatouages se fait à l’acide sulfurique. Comble de l’horreur : des tatoueurs peu scrupuleux vont même jusqu’à pisser sur les plaies encore béantes

3. Les tatouages donnent le SIDA

Comme toutes les autres drogues, l’addiction aux tatouages conduit inéluctablement ses utilisateurs aliénés à devenir sidaïques ou lépreux et même parfois autistes dans les cas les plus malheureux.

A l’instar des seringues d’héroïne, les dermographes des salons de tatouages sont hautement concentrés en résidus de SIDA. Bien que le SIDA s’aspire généralement par le nez ou via une pipe que l’on fait chauffer au préalable, il peut aussi se transmettre par voie sexuelle. Il s’agit d’un secret de polichinelle : les tatoueurs et leurs clients sont des individus tordus qui aiment pénétrer leur urètres avec toutes sortes d’ustensiles présents sur leur lieu de travail et ils prennent un malin plaisir à ne jamais nettoyer leurs outils, par pur sadisme.

Alors autant le SIDA ça va quand on est jeune car on s’en remet généralement assez vite mais si vous êtes un mécréant plus âgé, mieux vaut éviter pour votre propre santé de pénétrer dans le sanctuaire des tatoueurs, agents du malin.

Tatoueur injectant du SIDA

4. En grandissant vous aurez honte de vos tatouages

Une fois votre crise d’adolescence passée, vous serez un homme nouveau. Vous n’aurez plus les mêmes goûts de chiottes et vos objectifs de vie ne se limiteront plus à la masturbation démentielle, mais sacrée, dans votre appartement du CROUS.

L’éclair brillant que vous aviez fait tatouer sur votre front pour ressembler à Harry Potter, votre héros d’enfance, sera objet de honte et de quolibets de la part de tous vos collègues qui n’hésiteront pas à se moquer de vous en vous lançant des flipendo lors des pauses cafés. Flipendo contre lesquels, gêné, vous ne saurez que répondre si ce n’est « qu’ils ont été inventé pour les jeux vidéos Harry Potter et qu’ils n’existent même pas dans les livres d’abord ».

Dans quinze ans vous ne serez plus la même personne et vous aurez de toutes nouvelles responsabilités. Ce qui paraissait cool sera dépassé. Le tatouage qui n’était qu’une fugace sensation de liberté, de rébellion et de recherche d’identité propre (car vous n’en aviez pas auparavant) ne sera plus qu’une marque incrustée sur votre peau à tout jamais tel un rappel éternel de votre immaturité.

5. Les tatouages sont pour les personnes méchantes

Suite à une étude réalisée en 2022 par Gleeden, application de rencontre extra-conjugale pour tromper son conjoint dont le sérieux scientifique n’est donc plus à démontrer, la plupart des femmes associeraient basiquement l’archétype du « bad boy » au port de tatouages.

Et oui, si mesdames le disent c’est forcément vrai ! Se faire tatouer vous convertirait donc automatiquement sans plus d’explications en mauvais garçon, en grand méchant. Tout cela parce que vous avez des dessins sur la peau.

Etre tatoué veut donc dire que vous êtes un bad boy mystérieux, dangereux et potentiellement un soutien d’un certain monsieur moustachu dans les années 40. Ce qui constitue pour de nombreuses femmes un fantasme assumé. Rien de plus excitant qu’un néo-nazi au lit. Les cruches interrogées par cette appli de merde sont souvent à la recherche d’un amant aux antipodes de leur mari. « Les femmes mariées à la recherche d’aventures extra-conjugales ont tendance à vouloir se faire démonter le fion par des personnes tatouées aux personnalités transgressives, souvent chômeurs et incapables de tenir un foyer entre deux allers-retour en prison » selon Marie-Chantal Delapoutre-Paillet, directrice de communication et responsable des emplois fictifs de Gleeden.

Mais derrière le fantasme se cache la bien plus sombre réalité historique : le tatouage était utilisé comme un signe de reconnaissance dans les douches carcérales. Le détenu tatoué était celui qui « offrait son anus » au plus fort afin d’obtenir la tranquillité et d’autres avantages au sein de sa cellule. Dans l’armée en revanche, le tatoué était la sous-merde à qui l’on conférait la responsabilité de récurer les chiottes en bois. Comme quoi les clichés n’ont souvent rien à voir avec la réalité.

6. Les tatouages n’ont pas de fonction utile économiquement parlant

L’argument esthétique ou culturel ne fait qu’illusion lorsque nous parlons de tatouages car, clairement, nous n’en avons rien à battre et tout ce qui compte dans ce monde c’est le pragmatisme, la productivité et la force physique.

A quoi sert donc un tatouage si il ne peut vous rendre riche ou vous donner de la force ? A rien, comme nos vêtements, comme nos visages, comme les mots que nous émettons et nos pensées. Ils ne sont qu’anecdotiques et n’ont qu’une fonction ostentatoire. Moi tu me parles pas d’apparence ou significations ou je sais pas quoi là comme conneries mystiques encore… Moi tu me parles business.

Pour les tatouages : les raisons

Oui

Résultats : Le « contre » l’emporte

Pour résumer, après avoir défendu avec la même honneteté et la même impartialité le pour et le contre des tatouages, voilà notre conclusion :

Se faire tatouer n’est pas intrinsèquement mauvais. Il faut garder en tête que les tatoués ne sont pas en totale possession de leur libre arbitre et sont souvent manipulés par des forces occultes, appelées les forces du diables dans notre religion (et appelées forces du mal dans Zelda: The Wand of Gamelon sur CD-i). Bien qu’étant friand de lapidation pour tous crimes plus graves tels que l’adultère ou la consommation de viande le vendredi alors que c’est pourtant le jour du poisson, je ne jetterai jamais la pierre sur le tatoué qui n’est au final qu’une personne un peu fragile et surtout intellectuelement inférieure aux gens normaux (les croyants).

Je doute cependant que les tatoués passeront l’épreuve des portes du paradis de Saint Pierre et à mon humble avis, ils crèveront surement en enfer dans d’atroces souffrances, sentence tout à fait légitime et que j’encouragerai si mon seigneur le veut. Gardez à l’esprit chers lecteurs que cet article n’a qu’un but éducatif et pédagogique. Nous savons faire preuve de tolérance comme vous l’avez lu car nous ne sommes qu’amour et paix et nous encourageons fortement les brebis égarées à se faire soigner avant de se faire tatouer.

Dédicace et salam à mes amis Leykoum, Rahmatoullahi et Barakatouh, que dieu vous garde mes frères.

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Article rédigé par : Freddy les bons tuyaux.