Paris, janvier 2026. C’est une mésaventure des plus courantes dans la France post-réveillon et sexuellement miséreuse du 21ème siècle, cette histoire n’est autre que celle de Jean-Logan, suivi par nos reporters, un homme qui, dans sa quête effrénée du corps parfait et de la beauté ultime, a oublié un détail fondamental : son visage.

Dans les pages du journal préféré des séducteurs (ClodoNews pour ceux qui n’auraient pas compris), voici pour vous chers lecteurs, le portrait d’un puceau des temps modernes, un de ces nombreux homme de la nouvelle génération post 2000 qui a cru qu’une poitrine en béton et des biceps en acier allaient remplacer un faciès regardable.

Musclé mais moche : pourquoi la salle de sport ne sauve pas les visages ratés


Jean-Logan, 20 ans, en CDD chez Auchan, un garçon comme les autres malgré son prénom de con. Cependant, si vous croisez Jean-Logan dans la rue, vous remarquerez rapidement sa carrure de bodybuilder qui semble avoir été sculptée par les dieux antiques. Seulement voilà, ces mêmes dieux ont oublié de lui donner un visage agréable. En effet, Jean-Logan a, depuis son plus jeune âge, l’insigne honneur de posséder une tête qui semble avoir été dessinée par un enfant de 5 ans ayant mangé trop de crayons de couleur.
Un mélange de traits peu harmonieux, un menton inexistant et une expression bovine, en perpétuel analyse du monde qui l’entoure qui, en somme, ne donne pas vraiment envie d’aller boire un verre avec lui ni-même de devenir son ami de peur d’être aperçu en public avec lui.

« Je n’ai jamais eu de copine, tu vois« , nous confie Jean-Logan, dans un moment de sincérité rare, son regard perdu dans l’énigme de la vie. « Alors j’ai lu l’ouvrage de Kirby-54 : « Mon quotidien le cyberharcèlement » et j’ai décidé d’entamer un programme de musculation afin de devenir musclé comme son auteur« 

Et c’est ainsi qu’un matin de janvier, armé de son meilleur survêtement Nike et de son élégant sac à dos Basic Fit, Jean-Logan franchit les portes de la salle de sport accompagné par nos caméras. Un peu naïf, il pensait que les haltères et les abdos bien dessinés seraient la clé d’une séduction à la hauteur de ses ambitions. Très vite, il s’est retrouvé à bosser ses pecs, ses biceps et ses triceps, tous plus volumineux les uns que les autres. Jean-Logan est une véritable montagne de muscles, un Hercule en quête d’une déesse.

Cependant, un petit détail, que nous n’avons pas manqué de lui faire remarquer, a échappé à notre athlète : son visage. Car si ses bras évoquaient deux piliers d’autoroute A65 sculptés dans la sueur rance, son visage, lui, semblait avoir été dessiné à la pelle à tarte. Un coup de placoplâtre par ci, un par là… Une gueule à faire fuir un SDF, un faciès de fin de race en somme.
« J’ai l’impression que tout le monde me regarde à la salle », balbutia-t-il en évitant notre regard, comme rattrapé par des traumatismes de collèges enfouis sous la cage d’escaliers telle la victime qu’il fut probablement par le passé. « Mais pourtant c’est vrai qu’aucune fille ne m’a encore jamais parlé », ajouta-t-il dans un début de questionnement métaphysique, sans parvenir à comprendre la raison d’un tel évitement.

musclé mais moche à la salle de sport

Et c’est bien là que réside le paradoxe. Jean-Logan, avec ses kilos de muscles, ne capte pas l’attention des jeunes femmes qu’il espérait séduire. Au contraire, chaque fois qu’il s’approche d’une demoiselle à la salle, parfois dans la simple intention de les aider lors d’un exercice, la réaction est la même : un sourire forcé, un petit regard inquiet, puis un départ précipité prétextant qu’elles doivent subitement changer d’appareil. « Elles sont connes ou quoi ces connes ?« , confie-t-il, d’un ton désabusé, sans même retirer ses lunettes de vue de puceau, possiblement l’un des facteur de son apparence digne une vieille œuvre abstraite, probablement trop complexe pour être appréciée à sa juste valeur, du moins, c’est ce que nous lui avons dis dans un élan de compassion, voyant des larmes couler sur son visage disgracieux, afin de mettre un terme à ce triste spectacle gênant pout tout le monde.

Pourtant, rien n’arrête Jean-Logan. Il persévère. Après tout, la route vers la perfection est longue et semée d’embûches. « Je vais peut-être me refaire le ASS, un petit lifting peut-être. Avoir un bon cul bombé sa mère c’est sûrement le secret qui m’échappe encore« , songe-t-il. Une approche pragmatique.

Quand je lui demande s’il ne pense pas plutôt qu’un lifting de son visage et un petit séjour en Turquie ne constituerait pas un meilleur investissement que 5 jours par semaine à la salle de sport, il me répond par un éclat de rire qui se termine par une quinte de toux : « Tu rigoles ? Si les filles m’ont jamais regardé, c’est uniquement parce que je n’avais pas assez de muscles ! C’est évident !« 


Le plus triste dans tout cela, c’est que Jean-Logan semble convaincu que ses résultats à la salle sont la seule raison de ses échecs. Mais la vérité, c’est que, malgré ses biceps de Hulk et son regard de serial killer (pas celui qui fait mouiller les filles devant Netflix hein, plutôt celui à la Émile Louis), il oublie peut-être l’essentiel : la séduction ne réside pas seulement dans la musculature, bien qu’importante également, mais aussi dans une alchimie bien plus subtile. Un mélange méticuleux et extrêmement complexe de :

  • Masse de thunes sur le compte en banque
  • Un visage qui ne fait pas peur aux enfants.

Mais peut-être que ça, Jean-Logan l’apprendra… avec le temps, avec les échecs humiliants et avec les salopes qui te filment à ton insu pour poster ta tronche de con avec la mention « walah il est trop moche le boug’ à Basic Fit qui a photobomb ma séance« .

jean-logan à la salle de sport

En attendant, il continue de soulever des poids, espérant qu’un jour, par magie, il deviendra aussi irrésistible qu’un dieu grec ou qu’un rédacteur de journal satirique. Mais pour l’instant, il reste à la salle. Toujours seul. Toujours musclé. Toujours un peu trop moche.

Et nous, on l’observe, en espérant qu’il se rende compte que la surconsommation de whey, l’abstinence de PRON et surtout le port du nom Jean-Logan… et bien… ça n’aura pas grande incidence sur son succès sexuel. Les dès sont pipés depuis le début, il faut savoir accepter son destin, celui des biceps énormes mais du visage catastrophique qui permet de soulever 120 kilos mais 0 meufs.


Article rédigé par : José le BG josé clodonews