Affaire Daniel Gómez del Barrio : un an après le scandale scatologique qui a secoué Illescas
Un an. Cela fait déjà un an que Daniel Gómez del Barrio, conseiller municipal à la mairie d’Illescas, près de Tolède, en Espagne, fut renvoyé de ses fonctions pour mangeage de caca. Un drame impardonnable et engageant immédiatement des sanctions définitives selon le code déontologique de la petite mairie castillane, article 69, alinéa A-38 ; » est prohibé tout acte consistant d’une façon ou d’une autre à se faire un festin de sa propre merde « .
Sur les réseaux sociaux et les sites pornographiques, ce conseiller municipal du parti PSOE (les socialistes…) se présentait comme un homme prêt à « être exposé, humilié, dégradé, utilisé, manger des bites, jouer à la pute, être utilisé comme urinoir« , rapporte le quotidien local El Diario. Depuis la fuite des vidéos sur les réseaux sociaux, Daniel Gómez del Barrio a été démis de ses fonctions de conseiller pour la jeunesse, l’enfance et la famille par le maire d’Illescas, José Manuel Tofiño, qui argua que » bah quand même… « .
Bref, un fait divers, quoiqu’il se passait en automne, qui aura pourtant fait basculer la vie de Daniel Gómez del Barrio, appelé maintenant » Don Merdúlez « , » El Comendador Fecamuerto « , » Capitán Merdàlvarez « , » Commandate Che Ventolera » par ses pairs ou encore » Croquemerdin » sur le X français (celui d’Elon et celui de Google).
Il aura fallu découvrir ces vidéos dégradantes pour voir le vrai visage du conseiller. Effectivement, son limogeage, rien à voir avec la ville, est intervenu après la révélation d’une vidéo dans laquelle il apparaît en train de manger une tarte au caca cru. Dedans, il se présente comme un » esclave sexuel méprisable » qui souhaite être » humilié et utilisé comme urinoir « . Plusieurs psychiatres s’arment encore à déchiffrer le profil. L’ex-conseiller ne s’était pas encore exprimé sur son départ de la mairie. Mais une vague de critiques a éclaté autour de sa pratique de la coprophagie. Très commune chez certains animaux, elle consiste, pour un être vivant, à consommer son propre caca, mou, dur, ou cuit, avec des petits légumes de printemps et un peu de persil. Selon les vétérinaires, ce comportement traduit généralement un stress. Cependant, car ce n’est pas fini, les scientifiques ajoutent que chez l’homme en revanche, si manger sa propre merdouille se manifeste par » du plaisir « , la pratique est inhabituelle et considérée comme un trouble psychiatrique. Merci beaucoup pour cette information précieuse, qui ne s’est jamais posé la question après tout ? Daniel Gómez del Barrio, lui, se l’est posé bien entendu, il doutait encore. Alors forcément, l’on peut effectivement penser que Daniel Gómez del Barrio traine encore avec lui une ou deux choses de son enfance qu’il n’a pas encore tout à fait digéré.
Pour fêter les un an de l’évènement, nous sommes allés interroger les anciens collègues de Daniel Gómez del Barrio pour leur demander « que s’est-il passé dans la tête de Daniel Gómez del Barrio ? « . Tous sont encore traumatisés par l’affaire et ne peuvent plus chier que dans une fiole qu’ils jettent ensuite à la mer de peur que Daniel Gómez del Barrio ne vienne en secret récupérer des échantillons. Ils avaient d’abord pensé à enterrer leur imposante chiasse tonitruante mais là aussi, Daniel Gómez del Barrio risquait de surgir pendant la nuit pour déterrer tout ça. » Comment peut-on se taper un casse-croute… avec son propre caca ? » s’interrogea une passante aux seins énormes et derche dessiné au compas. « Plus c’est mou, plus il en faisait des sauces ? Ou quand c’était dur ça faisait des cakes, non écoutez moi ça me dépasse je préfère m’en aller en plus je viens de m’enfiler un cappuccino au caramel donc bon « . Nous avons aussi fait passer un sondage, à la question » mangeriez-vous votre propre cagagne, dure ou souple, si l’envie vous prenait ? « , 98% ont répondu » bah non quelle question « . Les 2% restant choisissant l’option « sans opinion« , dont, parmi ces derniers, un répondant que nous reconnurent aussitôt :
– Oh Don Merdúlez ! Como Estas ? 
– 
– Alors comme ça on mange son caca ? 
– Arrêtez de vous moquer. 
– Non non et en plus, c’est vous qu’on voulait interroger. Parce que… pour manger sa merde, faut quand même avoir drôlement faim. 
– 
– 
– Vous voulez que je dise quoi ? 
– Que vous aimez le caca. 
– … J’aime le caca. 
– Hé on vit quand même une époque… 
– 
– Alors, comment on vous appelle ? Don Diego de la Mierda ? Señor Cacofuego ? Ou Cacón el Glotón ? 
– Comme vous voulez… 
– D’accord, El Persifiente ! Alors dites-moi, comment vous est venu le goût de la merde ?

– D’abord j’ai beaucoup regardé BFMTelenovela. 
– Ah je comprends mieux. 
– Et après El CNEWSITO. 
– Diantre ! 
– Ensuite j’ai cru dans le parti socialiste. 
– Ouais il paraît que sans violer un enfant t’y rentre pas. 
– C’est comme Libération, c’est un peu le rite d’entrée, le bizutage comme on dit dans le métier.

– Excrèmement. Enfin, je voulais dire » exactement « . 
– 
– 
– Donc vous avez vu un pain ouvert en deux un jour et vous vous êtes dit » tiens pourquoi je chierai pas dedans, pour goûter « .

– 
– Incroyable. 
– Et vous faisiez entrée plat et dessert ? 
– Oui salade tomate oignons. Enfin sans salade et sans tomate. Et sans oignons.

– C’est quoi, c’est l’odeur du chiotte après la chasse qui vous enivrait ?

– Je faisais des recettes. Des cakes au caca frais, des financiers à la praline, des donuts fourrés, des tortillas sucrées. 
– 
– 
– Mais genre… 
– Avec des petits oignons, du sel et du poivre pour rehausser le goût. Un petit peu de fromage de ma bite, une couille de taureau dans le bouillon, et je pisse dans le bouillon pour parfumer l’ensemble que j’amalgame immédiatement.

– Caméraman ? 
– Ouais je caméramine. 
– Le flan pâtissier aussi, sans chocolat et sans vanille. Le tiramisu goldé. La sauce au caca. La Merde Flottante. Le Mystère Chantichiasse. Des diarrhées surprises de Bertie Au-Cul.

– 
– J’ai écrit un livre de recette. 
– 
– Dédicacé par DSK. 
– DSKK. 
– 
– Il a dit qu’il aimait bien mes idées. 
– Vu comme il a foutu la merde au parti socialiste.

– L’a fallu Macron pour le ressusciter con. 
– … Mais c’est de la merde enfin ! 
– Bah oui. 
– … 
– Vous voulez pas goûter mes éclairs au caca, pour vous faire à l’idée ?

– … Non, je sors de table. 
– Ouais moi pareil. 
– J’ai fait cristallisé mon pissou bio toute la nuit, c’est pour faire le glaçage de mon pissecake, avec des éclats de chiasse caramélisés, avec à la base… du bon camembert de sperme. Essayer, c’est l’adopter. En plus, si vous croquez bien, vous verrez une deuxième couche à l’intérieur, c’est mon ingrédient mystère.

– 
– 
– 
– 
– J’ai une idée. 
Notre reporter dégaina alors son z-flip dernier cri payé par le RSA, puis composa un numéro.
– Menthe à l’eau ? 
– Menthe à l’huile, et vas-y que j’enduise. Salut c’est Louis Sarkozy.

– J’ai quelqu’un à te… 
– Tu veux venir faire du tennis avec moi ? Au tennis, celui qui frappe la balle, c’est vraiment celui qui ne la laisse pas passer. Après tout, on gagne un match quand on ne le perd pas !

– J’ai quelqu’un à te présenter ! 
Quelques minutes plus tard :
– Salé salo salut ! C’est moi, Louis Sarkozy. 
– Voici Daniel Gomez del Barillo. 
– Come estas ? 
– Hâte de faire mon tennis. Au tennis comme dans la vie, si tu veux toucher la balle, il faut tendre la raquette.

– Mais c’est de la merde ce qu’il dit lui. 
– 
– J’aime bien. 
– Tu devrais faire de la politique. 
– J’en étais un. 
– Ah tu ne l’es plus ? 
– Non j’ai fait de la merde. 
– Incroyable moi aussi. 
– Je voulais même en ouvrir oune restaurant. 
– Je serais ton premier serveur ! Même si quand tu sers, tu ne reçois pas, car servir n’est pas recevoir.

– J’ai mangé une première fois mon caca en voyant mon père nu à la cave, couché sur le ventre, en essayant de s’enfourner sa propre merde avec une sonde anal.

– Moi j’ai fait mon premier discours politique en 2019 à New York.

– J’aime jouer avec mon caca parfois. Je sais pas les cacas… je leur parle parfois, j’ai l’impression qu’ils sont comme nous. 
– Nos échecs éclairent nos victoires. 
– Une fois, j’ai mangé cinq tonneaux d’huile pour chier de l’eau. C’était comme du lait, ça m’a bien calé pour la journée. 
– Moi j’ai écrit un livre. 
– Je m’en sers pour me torcher le cul donc quelque part, ça colle. 
– 
– Ma mère m’a battu quand j’ai fait manger mon caca à ma soeur. Après j’ai chié par la fenêtre et ça a touché mon oncle qui revenait du travail. Mon père filmait, il était fier, avec les larmes aux yeux. 
– Ah bah c’est du propre. 
– Une fois j’ai chié dans le sac de ma soeur parce qu’elle avait rayé exprès mon CD de FIFA. Oui je sais : qui joue à FIFA même ? Alors j’ai profité qu’elle se maquille pour poser une énorme chiasse dans son cartable hello kitty. Sauf que j’avais mangé du maïs et qu’il en restait au fond du sac. Ma mère m’a attrapé par le froc et m’a dit » toi seul a le goût du maïs, animal » et j’ai dormi dans la cave pendant trois mois. J’y ai classé mes cacas du plus lisse au plus râpeux. J’avais une bonne liste, très sérieuse, je me faisais chier, littéralement, avec du matériel et tout. Et quand je m’ennuyais il pouvait m’arriver de m’enculer avec tout ce qui me tombait sous la main.

– Moi une fois j’ai mangé une mangue…, je savais pas qu’un fruit pouvait avoir un tel goût.

– Putain j’adore c’est vraiment très chiant. 
– D’ailleurs, une mangue, si elle est mangée, cesse d’être entière ; si elle reste entière, personne ne l’a mangée. C’est comme nous, l’homme face à l’absurde.

– J’ai beaucoup léché le cul des chats dans ma prime jeunesse. Je leur courais après. Le problème d’un chat, c’est que ça griffe. Ai caramba. Mon pénis en a gardé quelques traces.

– Un derrière qui se déplace n’est plus au même endroit.

– J’ai tenu un registre de toutes mes constipations, chronométrant mes passages au chiottard. Les fèves avaient beaucoup de mal à sortir.

– … Mais d’où ça peut même venir de manger son caca comme sport olympique ?

– Alors pour moi, je crois que j’ai accepté ma différence, le jour où on a mangé une choucroute avec les copains de la compta. D’abord, ça a dégagé une odeur… hum… on était contents. Le soucis, c’est que c’était trop lourd. Vous vous en doutez, j’ai passé une après-midi pas très facile. Les collègues m’ont dit Danny, aère ton bureau. Parce que c’est vrai que j’ai de la moquette aux murs et que la moquette, c’est connu, capte les odeurs et les retient. Heureusement, m’est venu le fameux coup de barre. Sauf qu’après, je me suis réveillé dans une chiasse intense, qui restera dans les annales. C’était comme dans un rêve ! Un délice, une délicate praline sortant de mon tunnel en joie de décharger tout ce qu’il pouvait décharger, bientôt je transformais le bureau en une piscine brune et visqueuse, je me régalais, un toboggan de caca m’emmena jusqu’à l’accueil où je croisais Sylvie qui vomissait abondement sur sa copieuse. C’est là qu’on m’a démasqué.

– Le masque n’est pas le vrai visage disait Marc Aurèle.

– On se fait chier un peu non ? 
– Et comment ! 
– Il ne faut pas me demander un stylo, qui sait où il aurait pu trainer ?

– On peut s’en aller. 
– Oui oui. 
Illescas prête à tourner la page ?
Un an après l’affaire qui a transformé Illescas en capitale européenne du caca, il est évident que Daniel Gómez del Barrio flotte encore dans les conversations comme un pet qu’on n’assume pas. Certains disent qu’il a changé, d’autres qu’il a simplement trouvé un autre endroit pour expérimenter sa gastronomie alternative. Une seule chose est sûre : il a trouvé un ami en Sarkozy, et cette histoire restera dans les annales.
Article rédigé par : Djokaire 


El cacartel de Merdelin !
Pablo Escrottard
Le Caca, prochainement au cinéma
ça va être une masterchiasse
Ça sent la merde c’t’affaire