Forget GTA, voici Son-Forget Simulator : un open-world entre politique, drogues et chaos
Dans la droite lignée des GTA, Saint Rows et autres Postal, débarque le jeu le plus incontrôlable de l’année : Son-Forget Simulator, une œuvre open-world politiquement incorrecte et chimiquement sous influence.
Développé par les frenchies du studio LAREM, ce jeu est une lettre d’amour au chaos, au mauvais goût, mais aussi, et surtout, à la liberté de faire n’importe quoi, n’importe quand, comme si rien n’avait de conséquences car de toutes manières on est député et on palpe 8k par mois pour faire le voyou.
ClodoNews, grâce à sa renommée qui n’est plus à faire en termes d’expertise vidéoludique, a eu l’insigne honneur de tester le jeu en avance. Et bah putain… Que ça fait du bien de goûter au mode de vie des élites politiques de la nation, ne serait-ce que virtuellement :

Un gameplay sous acides
Prévu pour le dernier trimestre de cette année 2025, la pépite du studio LAREM a fait fureur lors de sa présentation il y a quelques années déjà à l’E3. Et pour cause : il s’agit probablement du jeu vidéo le plus permissif et ambitieux sur lequel un gamer puisse mettre la main.
Selon l’aveu même des développeurs : « Dans Son-Forget Simulator, il n’y a pas de règles« . Vous incarnez un ex-député multi-casquette dans une vaste carte qui fusionne Paris, Genève, la Corée du Sud et les couloirs de l’Assemblée nationale.
Et dans cet immense terrain de jeu, tout est possible :
- Faire une course-poursuite sous cocaïne dans les beaux quartiers parisiens
- S’introduire dans une chambre d’hôtel de PNJ députés pour piquer des affaires personnelles
- Poster des tweets absurdes pour influencer l’opinion publique (A l’image de ce qu’à déjà proposé GTA dans son univers, le jeu dispose des ses propres réseaux sociaux in-game parodiant les Instagram et Facebook actuels)
- Fuir des hospitalisations psychiatriques en Suisse
- Piloter toutes sortes de véhicules hors de prix
- Personnaliser son héros pour le rendre le plus loufoque possible
Chacune de vos actions au cours de la partie affectera votre karma mais, là où Son-Forget Simulator détonne par rapport à, par exemple, un Red Dead Redemption 2 bien trop sage qui incitait ses joueurs à adopter une conduite honorable, ici au contraire, le jeu vous récompensera si vous agissez comme le pire des salopard intouchable.

Un monde gris qui respire le Paris Bourgeois Bohème Authentique
Et ce n’est que le début. L’IA adaptative du jeu baptisée « Forget Engine™ » génère des événements aléatoires inspirés de la vie réelle de Son-Forget : conférences de presse lunaires, duels verbaux avec toutes sortes d’opposants politiques, échauffourées avec la police…
Soyez la pire crapule du monde politique et le jeu vous le rendra bien : Bonus d’XP, salaire de politicard indécent et substances récréatives à volonté. La simulation de Son-Forget vous offre enfin la vie dont vous avez toujours révé.
Sélection du personnage : homme, femme ou… les deux
La sélection du personnage vous laisse le choix du genre. Ainsi vous pourrez opter pour le protagoniste homme (Joachim) ou bien la femme (Eva). Jusque là rien de bien surprenant direz-vous, c’est du vu et revu dans la plupart des œuvres vidéoludiques. Mais, encore une fois, le jeu redouble d’inventivité en intégrant une toute nouvelle mécanique qui permet de changer ce paramètre de genre à tout moment in-game. Ainsi, à l’instar du véritable député qui a fortement inspiré Son-Forget Simulator, le joueur pourra lui aussi switcher en temps réel entre son héros et son héroïne quand bon lui semble.

Cette mécanique révolutionnaire baptisée « Transidentité instantanée™ » vous permet de changer de genre de façon totalement intuitive (il suffit d’appuyer simultanément sur L3+R3). En plus de donner un coup de pep’s et d’imprévisibilité au gameplay, cette mécanique affecte directement l’univers même du jeu !
En effet, le monde réagit dynamiquement et organiquement au changement de sexe du personnage. Par exemple, certains PNJ vous féliciteront pour votre transition tandis que d’autres paniqueront à votre simple intrusion dans les toilettes non-mixtes de la ville et tenteront d’appeler les forces de l’ordre pour vous neutraliser.
Un monde totalement ouvert mais semi-légal
D’un jeu qui promet monts et merveilles en termes de liberté d’action, nous attendons forcément un monde gigantesque au possibilités d’exploration infinies. Son-Forget Simulator ne déçoit pas :
Bienvenue dans un bac à sable grandeur nature qui retrace fidèlement tous les lieux emblématiques de la vie réelle de Joachim Son-Forget. Ici la loi est facultative, la morale en option, et les limites… purement techniques.
Son-Forget Simulator vous propulse dans un univers hybride, fruit d’une collision entre les codes du sandbox et le réalisme des déplacements d’un député de la République. Ainsi, vous aurez libre accès à un monde ouvert mêlant les recoins cossus de Paris où chaque rue est propice à un potentiel délit (par votre faute), les rives propres (en apparence) de Genève, les quartiers pauvres de Séoul (jouables durant les chapitres « flashback » du héros) et, plus surprenant encore, une représentation ultra-réaliste et détaillée de l’Assemblée nationale française que les développeurs du jeu ont du visiter et photographier pendant des mois afin de la reproduire à l’identique pour les besoins du jeu.
Ici, tout est ouvert car toutes les portes des bâtiments du jeu peuvent être forcées. Oui, LAREM l’a fait, ils ont réalisé le souhait fou de tout gamer. Ici tout est libre car « impossible n’est pas Forget« .
Les uniques limites du monde (car oui, la map n’est pas infinie non plus) se matérialisent par un astucieux avertissement floutant la vision du joueur lorsque celui-ci dépasse les frontières de la carte : « Vous entrez dans une zone d’instabilité mentale. », si le gamer poursuit son exploration, son personnage devient totalement fou et perd connaissance avant de se réveiller dans l’un des hôpitaux psychiatriques de la map (ses armes en moins et un petit trou dans la sécu en plus).
Quant au côté semi-légal, il n’est pas là pour faire joli : le système judiciaire est intégré au gameplay mais fonctionne comme une loterie. Grâce aux facteurs « chance » et « immunité parlementaire » de l’arbre de compétence du protagoniste, fuir un contrôle de police à 180 km/h sous coke peut tout aussi bien vous valoir une léger commentaire désagréable des forces de l’ordre qu’une invitation au Sénat. Commettre un vol d’argent public dans votre partie peut déclencher une alerte Interpol avec mini-jeu d’extradition. C’est tout le sel du titre : vous ne savez jamais si vos actes provoqueront une standing ovation ou si vous devrez user de vos armes pour anéantir les gardiens de la paix.
Un scénario mêlant gangstérisme et politique
Au delà des prouesses techniques et du gameplay inventif évoqués plus tôt, Son-Forget Simulator n’en oublie par pour autant l’aspect scénario, ultra captivant, de son œuvre dont le mode histoire est une véritable odyssée mafieuse, tantôt grave mais parfois totalement débridée. La trame principale mélange politique, crime organisé et glissements identitaires spontanés, dans un univers où le réel n’est, au final, qu’optionnel.
Votre personnage commence son aventure comme un simple second couteau au sein de la Triade Coréenne, ce qui n’est pas sans rappeler l’univers du jeu GTA : Chinatown Wars (Rockstar Games), dont il s’inspire fortement au niveau de l’arsenal invraisemblable d’armes dont dispose Joachim/Eva mais aussi du jeu Sleeping Dogs (Square Enix) duquel Son-Forget Simulator reprend tout le système de combat à mains nues inspiré du Kung-Fu et des films Hongkongais.
Armes à feu ou tabassage en bonne et due forme, vos héros pourront annihiler leurs ennemis à leur sauce.


Du Sniper au Katana, aucune arme n’a de secrets pour Joachim et Eva
Dès le chapitre d’introduction terminé (Où l’on apprend les bases économiques du jeu en suivant le héros vendre de la cocaïne à des membres de l’Assemblée Nationale en journée pour ensuite dépouiller ces mêmes clients à la nuit tombée), on retrouve notre personnage planqué dans les arrière-salles d’un bar à sushi servant aussi de salon de « massages » clandestin, Joachim/Eva est chargé.e de petites missions absurdes par son boss : voler des boules de geisha dans des sex shops parisiens, servir de taxi et garde du corps pour les travailleuses de son établissement et même cuisiner des spécialités asiatiques au cours d’un mini-jeu qui, bien qu’anecdotique, a le mérite de faire varier le gameplay (attention toutefois, par souci de réalisme, les phases de jeu en cuisine ne sont déblocables uniquement lorsque vous incarnez le personnage féminin).
Mais tout bascule assez vite à la suite d’un rodéo urbain, sous cocaïne, dans les rues du 7ᵉ arrondissement de Paris. Après avoir percuté une Smart d’un prolétaire dont la vie n’a que peu d’importance, Joachim/Eva se fait repérer par le président de la République en personne, sous le charme, ce dernier note la fougue et l’écharpe tricolore du héros (qu’il porte toujours sur lui) et décide de le prendre sous son aile. Petit à petit, notre personnage gravit les échelons d’une sphère politique corrompue et criminelle.
Commence alors une ascension épique vers les sommets du pouvoir, entre punchlines absurdes à l’Assemblée, rivalités intestines et guerres de gangs face à la secte des « Insoumis » et la mafia « Reconquête! » (chaque organisation criminelle régnera sur une zone prédéfinie de la map au début du jeu. Libre à vous de conquérir des territoires au fil de la partie).

Ce synopsis déjà très attrayant s’en retrouve d’autant plus renforcé que le joueur peut influencer le cours de l’histoire à tout moment.
Lors de nos tests à la rédac, nous avons obtenu une conclusion différente à chaque partie lancée :
- Durant notre première tentative (où notre karma a basculé dans le négatif), Eva est devenue la narcotrafiquante la plus puissante du monde avant de mourir dans le siège de sa villa à Miami des mains des hommes de Sosa.
- Lors de la deuxième partie (karma neutre), nous avons privilégié le gameplay d’infiltration jusqu’à ce que notre personnage soit pris la main dans le sac lors de l’intrusion dans la chambre de la députée RN Manon Bouquin afin de vider le minibar et voler ses vêtements. Cette fin, bien que tragique, est considérée « canon » par les développeurs car, selon eux, elle est « la représentation la plus fidèle de la personne ayant inspiré le jeu« .
- Puis lors de notre dernier essai (karma positif), Joachim renverse le chef d’État et s’accapare les fonctions présidentielles avant de tout simplement réduire l’appareil génital de la Première Dame du pays à l’état de Sashimi à coups de katana lors de la mission finale intitulée : « La bite à Brigitte« .
La note de la rédac : 8/10
Après 42 heures de jeu, 19 procès simulés, 13 changements de genre et une explosion flatulente accidentelle de Gérard Larcher (boss de fin de la mission 16 : « Les cuisines du Sénat« ), voici notre verdict concernant le futur phénomène qui se rêve déjà comme le concurrent le plus sérieux à l’indétrônable GTA :
Gameplay : 10/10
Il s’agit du gros point fort du jeu. Sans exagérations, le gameplay de Son-Forget Simulator fait office de révolution au sein du 10ème art : totalement libre et outrageusement permissif.
Nous parlons du premier jeu au monde qui vous permet littéralement de faire voter une loi pour légaliser vos propres délits par la suite. Jamais le monde politique n’avait été aussi bien retranscrit en jeu vidéo.
Graphismes : 7/10
Mélange étrange entre moteur Unity et… hallucination médicamenteuse. La direction artistique semble avoir pris le parti du mi-chemin entre réalisme et rêve fiévreux psychédélique.
Nous pensons toutefois qu’il s’agit d’un parti pris assumé, sensé représenter l’esprit malade et délirant duquel le protagoniste est captif durant les 3/4 du jeu.
Le gore est toutefois omniprésent et assez convaincant, de même que la modélisation ultraréaliste des sexes des personnages (Eva peut d’ailleurs faire des quêtes annexes au Strip-Club pour quelques euros virtuels de plus). Les moddeurs pervers n’auront même pas besoin de travailler ce coup-ci.
Bande-son : 10/10
Plusieurs stations radios s’offrent à vous et il y en a pour tous les goûts : du rap conscient avec des tubes comme « J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie » de l’artiste Nick Conrad lors de vos pérégrinations à Paris, du yodel suisse lors des segments du jeu à Genève et des sonorités asiatiques lors des chapitres à Séoul. Il n’y à pas dire, la bande-son est totalement immersive.
IA des PNJ : 5/10
Forcément, avec des systèmes d’IA spécialement crées pour le jeu, et donc encore balbutiants, et un monde organique expérimental, il n’est pas rare de voir vos adversaires où les autres PNJ adopter des comportements parfois erratiques et inexplicables. Par exemple, de nombreux députés et ministres ont tenté de faire des alliances avec nous au début du jeu puis de commanditer notre assassinat quelques heures après à peine. Une réaction tout à fait bizarre non ? Je vois mal des hommes politiques agir comme cela dans le monde réel.
Narration : 10/10
C’est n’importe quoi, mais du n’importe quoi cohérent, dense, et totalement personnalisable. Avec Joachim Son-Forget, nous aussi nous avons notre Hideo Kojima. Nous aussi nous avons Metal Queer Solid.
Note finale : 8/10
Son-Forget Simulator est un OVNI vidéoludique, à mi-chemin entre simulateur réaliste de politique, objet de déviance sexuelle et ode à la prise de stupéfiants, il est le jeu libéral-libertaire par excellence. Un excellent moment en perspective, aussi bien pour les adultes en recherche de sensations fortes que pour les plus jeunes encore en questionnement sur leur identité de genre.
Article rédigé par : Freddy Les Bons Tuyaux 

Merci CN pour cette pépite, je connaissais pas ce.tt.e.es. talentueus.e.es.ent personnage du Game macronien dont le CV ressemble à un kamoulox 🫠
Un vrai taré.e.ent sauce Macronie à l’ancienne comme on en fait malheureusement plus de nos jours
En voyant le titre, j’étais full premier degré à me dire « Un simulateur d’oubli de fils ? J’ai encore loupé un fait divers ? ».
Et finalement, j’étais encore plus perdu quand je me suis rendu compte du mindfuck géant sur pattes qui se cachait derrière ce nom dont j’ignorais complètement l’existence, masi était-ce vraiment si grave que ça ?
Merci Freddy et Clodo News de m’avoir ouvert les yeux en dépit d’ent.
Ayaoo nerver fogert the son forget
Très bel hommage à l’une des femmes les plus géniales et excentriques de notre paysage, puisse-t-elle continuer à nous étonner !
Qu’est-ce qui vous fait dire qu’iel est une femme aujourd’hui ?
Le fait qu’elle soit bien tarée ?
Ça c’est indéniable