Aujourd’hui est un jour mémorable pour la clodosphère ! Pour la toute première fois, le youtubeur virtuose de la cuisine faite maison, mais aussi spécialiste de l’Inde et du Gange et, par-dessus le marché, véritable féé du logis, j’ai nommé le seul et unique El Pueblo,  a accordé une interview à notre journal.

Le vidéaste qui est habituellement discret dans les médias a cependant octroyé toute sa confiance en la rédac de ClodoNews et nous offre donc l’exclusivité d’une interview sensationnelle à travers laquelle vous pourrez découvrir le portrait et le destin incroyable d’un artiste dont nous partageons les valeurs : 

L’interview de El Pueblo :


Alors tout d’abord la question que tous nos lecteurs se posent : Que penses-tu du déclin particulièrement marqué des Trichoptères (un genre d’insecte qui ressemble aux papillons de nuit) qui ont vu leur population diminuer de 68 % au cours de la dernière décennie ? Ayaaa non je déconne on s’en branle, raconte-nous plutôt d’où t’es venu l’idée de te lancer sur Youtube et de choisir ce créneau si particulier des vidéos dites « éco + » ? Ca part du forum 18-25 au départ ?

El Pueblo – Ça remonte à 2017, date à laquelle j’ai quitté mon île natale pour venir m’installer en France. Quand je suis arrivé j’étais à l’aide sociale. Des topics disent que je suis arrivé riche parce que je suis un rentier, un fils de riche ou ce genre de chose. Bien évidemment tout ça c’est faux. Si j’étais un fils de riches ou un rentier, je ne serais jamais parti de mon île. Si j’ai quitté mon île c’est justement pour construire quelque chose de solide. Je suis resté pendant 6 mois à l’aide sociale avant de commencer à créer un business et générer mes propres revenus. J’ai découvert à quel point c’est très difficile de vivre avec l’aide sociale .Alors j’ai appris à cuisiner avec des ingrédients pas chers et j’ai posté les recettes sur YouTube.

On te remercie d’avoir accepté l’invitation de ClodoNews d’autant plus que tu es une personne très demandée et que tu as de nombreuses fois refusé les invitations de mérdias influents et de journalopes opportunistes. Il semble que nous partagions la même aversion pour les mérdias mainstream. Que reproches-tu à toute la clique médiatique et l’ensemble du « journalisme » en général ?

– En effet j’ai déjà été contacté par des médias français importants comme Le Parisien, 20 minutes, NRJ12. Mais également des émissions radios tel que Cauet sur NRJ, Marion et Anne So, Guillaume radio 2.0. J’ai toujours refusé les demandes et je refuse encore. Je ne méfie beaucoup des médias. La vérité c’est qu’il sont tous à la botte de quelqu’un ou de quelque chose et soit les propos sont déformés ou sortis de leurs contexte. Je fais mes choses dans mon coin.


L’île de la Réunion


– Tu es né sur la magnifique Ile de la Réunion, comment as-tu vécu ton enfance là-bas avec tous les avantages mais aussi tous les inconvénients que la vie sur une île des DOM-TOM implique (chômage, activités dont on fait vite le tour, être loin du reste du monde) ?

– Exactement, je suis né à Saint-Pierre à l’île de la Réunion en 1995. J’ai eu une très belle enfance. Mais parents sont issus de la classe moyenne et ils ont énormément travaillé pour que mon frère, ma sœur et moi-même ne manquions de rien. L’île de la Réunion est un endroit formidable. C’est chez moi, c’est ma maison. Mais il n’y a pas que des bon côtés, comme partout il y’a des points négatif. Et ces points négatifs mon obligé à partir. Le chômage est élevé pour les 18-30 ans, il n’y a pas tous les corps de métiers en termes d’études et dans la fonction publique. Et c’est limité en terme de développement de business dans certains domaines. Un nombre non négligeable de jeunes Réunionnais quittent la Réunion pour faire des études en France métropolitaine ou ailleurs.


– Pourquoi avoir choisi de tout plaquer à la Réunion pour partir vivre en France métropolitaine avec seulement 500€ en poche ? 

-Et bien, j’ai eu mon BAC S à 16 ans, j’ai poursuivi sur un BTS MUC. À 19 ans j’ai signé mon premier CDI comme directeur de secteur pour une entreprise qui a des magasins dans 15 villes de l’île. Pour ma part je m’occupais du secteur 2 et 3 (Saint-Pierre et Saint-Paul). À seulement 19 ans j’étais cadre, j’avais un bureau, une voiture de fonction, un appartement de fonction, la gestion de 6 magasins et 19 employés sous mes ordres. J’avais carte blanche. Le PDG voulait des bons chiffres, peu importent mes méthodes. Au début c’était pas évident. J’étais le petit jeune fraîchement diplômé et qui dois donner des ordres à des mères de famille de 40 ans et des gens qui bossent dans l’entreprise depuis 15 ans. Alors il faut s’imposer, leur expliquer que même si j’ai 18, 20, 30 ou 100 ans ça n’a aucune importance parce que c’est moi le chef du secteur et c’est moi qui signe leurs chèques à la fin du mois. Je suis pas un supérieur sévère qui fait régner la peur. Je suis pas une personne qui hurle pour rien. Je vais utiliser la parole, l’écoute, la pédagogie, la diplomatie. Je m’adapte à chaque personne. Après pour les fortes têtes je devais être plus strict pour faire comprendre que c’était moi le « gradé » et pas l’inverse. Pour être respecté il faut être responsable, alors je devais montrer l’exemple et être responsable. Après on va pas se mentir, j’avais un bon boulot, j’étais bien payé, j’étais près de ma famille, mes amis, dans un endroit paradisiaque. Je faisais le trajet Saint-Pierre > Saint-Paul tout les jours en passant par les bas, vitre ouverte, les cheveux au vent. Les soirs quand je rentrais chez moi je faisais le sens inverse et sur ma droite j’avais un coucher de soleil digne d’un reportage sur Nat Geo. Une vie dingue d’un film tourné en Californie. La Réunion c’est la Californie Française.

Mais malgré tout ça, il y avait un sentiment d’insatisfaction, je suis une personne qui n’est jamais satisfaite. Je me dis que je peux faire mieux et aller plus loin. Alors j’ai décidé de démissionner, quitter mon île et venir m’installer en France et de faire encore mieux. Je voulais être mon propre patron, créer ma propre entreprise, avoir mes propres revenus. J’ai 24 ans aujourd’hui, je suis jeune et c’est quand on est jeune qu’on entreprend et qu’on fait un maximum d’argent. Ça m’a demandé un acte sacrificiel. J’ai dû quitter mon île, aller loin de mes proches et aller vivre en territoire inconnu. J’avais jamais vécu ailleurs que à la Réunion de ma naissance à mes 21 ans. C’était une sortie totale de ma zone de confort. Alors j’ai pris mes valises, 500€ qui me restaient sur mon compte et je suis parti en France en solo sans connaître personne. J’aurais pu partir avec plus que 500€, c’est de ma faute. Il y’a quelques années je dépensais beaucoup d’argent pour des choses inutiles. Je n’avais pas la notion de l’argent et saisi l’importance d’économiser. Après à 19 ans tu n’as pas forcément la maturité d’un adulte qui a vécu et a acquis de l’expérience. La maturité c’est pas une question d’âge, mais une question d’expérience et de vécu. Mais quand je suis sorti de ma zone de confort pour me confronter au-delà des frontières Réunionnaises, je me suis vite calmé. Quand tu vis seul, que tu doit te prendre en charge il faut avoir les pieds sur terre et être pragmatique. Surtout si tu a un projet de création d’entreprise. À partir du moment où tu décides de partir de chez tes parents et de quitter ta zone de confort pour vivre seul, les réussites sont les tiennes et les échecs également. Tu es responsable de tout. Donc il faut plus jouer au con.

– Tu sembles être un grand amateur de la culture Indienne, d’où vient cette passion pour le Gange ? Est-elle le fruit de ta cohabitation avec les Malbars réunionnais ?

-Effectivement, j’ai vécu dans la culture Réunionnaise mais aussi la culte malbaraise (indienne). J’ai plusieurs amis malbar, et dès le plus jeune âge quand j’allais chez des amis malbars j’étais plongé dans la nourriture et les traditions malbars. A travers le Gange il y’a une référence à des faits de mon enfance.

– Des conseils à donner à nos lecteurs pour recréer un Gange fait maison ?

-Il faut comprendre que ma chaîne est une parodie culinaire. Les recettes réalisées et l’endroit de tournage dans les vidéos ne doivent pas être reproduits. Je ne conseille pas aux gens de créer le même endroit dans leur appartement que celui dans mes vidéos. Une personne qui crée la même chose dans son appartement va entraîner des difficultés sociales et sanitaires.


Expériences culinaires en tout genres


– Ta chaîne Youtube est une véritable mine d’or pour les amoureux de la gastonomie. Ou puise-tu une telle inspiration ? As-tu des modèles tels que le chef Philippe Etchebest ou Gordon Ramsay pour ne citer qu’eux ?

-Tout à fait, il y’a des références notamment à Philippe Etchebest et Gordon Ramsay, dans les recettes de cuisine sur les pizzas et les Burgers. C’est un hommage à des grands noms de la gastronomie.

– Parmi toutes tes créations (disque de pisse, pizza du pauvre, bouillie qui nourrit…) laquelle te rend le plus fier ?

-Je suis satisfait de toutes mes vidéos. Je tiens à préciser que « La bouillie qui nourrit » est une recette originaire du forum 18-25, créée par Goret Gourmet. Les meilleurs moments que j’ai vécu sur YouTube sont la visite de GouvHD, ma visite à Marseille chez Triskel et l’abonné qui est venu chez moi pour une dégustation.

– Des nouvelles de l’abonné qui, par un malheureux concours de circonstances, s’est retrouvé à l’hôpital après avoir assisté à un dîner chez toi ?

-C’est une affaire regrettable. La première visite s’est conclue par une intoxication alimentaire. J’ai été accusé de tentative de meurtre, mise en danger. Pour rattraper mes erreurs, j’ai décidé d’inviter l’abonné à nouveau pour un repas avec des mesures d’hygiène sur les lieux du tournage pour éviter tout risque de récidive. Il ne m’en a jamais voulu. Aujourd’hui il va très bien et il en garde un bon souvenir.

Le coronavirus


– Tu as été l’une des nombreuses personnes atteintes par le coronavirus, mais d’après certains internautes experts scientifiques, ton système immunitaire a développé une résistance due au Gange qui te permet de vaincre la maladie ? Vérité ou purs fantasmes ?

-J’ai contracté le Covid-19 il y’a quelques mois. Il y’a du vrai et du faux dans les théories évoquées. Depuis toujours, je n’ai pas souvent été malade. Je suis très souvent asymptomatique, d’où le fait que quand j’ai contracté des maladies comme la grippe, la maladie de Lyme, la dingue et  le chikungunya j’ai ressenti très peu de symptômes. Donc oui, j’ai un système immunitaire très très solide. Pour ma part je n’ai pas eu de difficultés particulières pour le covid-19 . Juste de la fatigue. Sinon rien de particulier comme d’habitude. Je suis plus dans la catégorie des asymptomatique . Mais c’est risqué, car le jour où j’ai une maladie plus importante, je ne m’en rendrai pas forcément compte. Et ça peut compliquer les choses. D’où le fait que je fais un bilan de santé complet tout les 6 mois pour prévenir tous risques et détecter le moindre problème. 

– As-tu une idée de comment tu as contracté le virus ? Dans les transports en commun ? En assistant aux olympiades du lancer de disque de pisse ?

-Je n’en ai aucune idée. Au quotidien je rencontre un certain nombre de personnes. Le covid-19 a un temps d’incubation de 10 à 20 jours. Donc impossible de remonter la source.

Le syndrome de Diogène


– On t’a souvent prêté le syndrome de Diogène mais tu as cependant affirmé ne pas être concerné par ce trouble étant conscient de l’état de ton logement. Comment expliquer alors la décoration quelque peu « atypique » des logements ou tu as tourné des vidéos ?

-Il ne faut pas confondre YouTube et la réalité. Comme je l’ai expliqué, ma chaîne est une chaîne de parodie culinaire et humoristique

– On s’est toujours demandé : C’est pas un peu galère de ramener une fille ou des amis chez soi quand on vit dans l’appart d’El Pueblo ? Comment fais-tu pour gérer ces situations ? Tu empruntes l’appart d’un ami ou tu t’en bas carrément les couilles et tu reçois chez toi quand même ?

-En effet, pour une personne qui possède un logement digne du Gange, c’est très compliqué de faire venir une fille, des amis ou de la famille. Le conseil que je peux donner c’est de faire ami-ami avec un propriétaire d’un appartement AirBnb pour pouvoir louer régulièrement un appartement pour pouvoir faire venir une fille, des amis ou la famille.

– Tu as réalisé plusieurs vidéos avec l’équipe de nettoyeurs de la société ESP Débarras qui sensibilisent sur le quotidien des personnes atteintes du syndrome de Diogène mais qui montrent aussi le quotidien que tu as partagé avec ces courageux nettoyeurs. Qu’as-tu retenu de cette expérience et, question inévitable, penses-tu que l’influence que peuvent avoir les personnalités comme toi doit servir à mettre en lumière les sociétés ou les associations qui viennent en aide aux personnes ?

-L’équipe de ESP Débarras à fait un excellent travail. Comme ils l’ont dit dans la vidéo, l’état de l’appartement n’est pas extrême par rapport à leur quotidien. J’ai été avec eux pendant 48H.  La situation était extrême. J’ai été confronté à la réalité d’une personne atteinte du syndrome de Diogène. Le syndrome de Diogène est un réel syndrome à ne pas prendre à la légère. Lors de ma venue sur l’intervention de 48H j’ai participé au même titre que l’équipe. Je n’étais pas juste un Youtuber qui filme. J’ai travaillé comme tout le monde pendant 48h. Je pense pouvoir dire en connaissance de cause que c’est un métier très dur. J’ai un grand respect pour toutes les personnes qui exercent ce métier.

Le French Dream, la société, la vie selon El Pueblo


– En France, on parle de plus en plus du phénomène du « French Dream » qui décrit les dreameurs ayant renoncé à leurs ambitions au profit d’une vie stable mais peu épanouissante. Comment analyse-tu ce phénomène et ses causes, toi qui représentes plutôt l’opposé des dreameurs avec ton style de vie libre n’ayant que peu faire des avis et des diktats de la société ?

-Il est vrai que depuis le plus le plus jeune âge, on nous apprend à faire des études, avoir un diplôme, trouver un travail en CDI a 35h et faire la même chose pendant 40 ans. Depuis toujours cette idéologie ne m’a jamais intéressé. Pour ma part ce n’est pas une question de Gange, comme je l’ai dit il y’a YouTube et la réalité. J’ai besoin de ma liberté. Liberté financière, liberté sociale, liberté de pensée etc… J’ai toujours une façon de penser à « contre courant ». C’est un choix et je l’assume.

– Hormis tes vidéos, tu as aussi participé à « débunker » les guignols du web (on pense au tocard qui avait monté de toute pièce son histoire de bulles gonflantes dans sa baignoire) mais aussi cette lie de l’humanité que sont les « influenceurs » tels que Chelxie qui n’apportent rien à la société si ce n’est profiter de la crédulité et de l’argent de leurs abonnés. El Pueblo c’est le nouveau justicier du web ?

-Non, je ne suis pas la pour être un justicier ou un debunker. Il y’a de très bons youtubers qui sont spécialisés dans ce domaine. Mais il y’a des moments où je ressens de l’agacement quand je vois du foutage de gueule aussi gros qu’une maison. Il y’a des youtubers qui n’hésitent pas à profiter de la crédibilité des gens avec des faux concours, promotion de sites de casino ou de loterie illégale pour faire un maximum d’argent. Je n’ai rien contre les personnes qui font de l’argent. Au contraire, j’encourage les gens à faire de l’argent. Mais il me faut pas rentrer dans l’escroquerie, l’abus de confiance et la fraude.

– Quels sont tes Youtubeurs préférés et ceux que tu ne peux pas blairer ?

-Je n’ai pas de youtuber préféré en particulier. Je regarde un peu de tout. Je n’aime pas les youtuber qui font la promotion de sites illicites, faux concours etc…

– Tu as toujours gardé ton identité secrète, est-ce pour éviter d’être associé au Gange dans la vie de tous les jours ? Pour que les internautes se concentrent plus sur le contenu de tes vidéos que sur ta personne ? Parce que la célébrité ne t’intéresse pas ? Ou bien un peu de tout cela à la fois ?

-Il y’a plusieurs raisons. Non pas que j’ai honte de moi, pas du tout. D’une part la célébrité ne m’intéresse pas. Je suis une personne très discrète au quotidien. De plus depuis mon arrivée en Suisse j’exerce dans un domaine professionnel où je ne peux pas me permettre d’être associé au personnage El Pueblo. Donc voilà les raisons dans les grandes lignes. J’ai conscience que par mes vidéos YouTube les gens on sûrement l’image d’un El Pueblo qui est une personne sale, pauvre, associale ou déchet. Mais la réalité est très différente. Je suis sur YouTube par plaisir. Ce n’est pas mon métier et je ne veux pas que ça le devienne

– Actualité oblige : Penses-tu que la hausse des incivilités en France est-une réalité ou un mythe comme semble nous dire el famoso Éric Dupont-Moretti ? Quel regard portes-tu sur la politique actuelle menée dans notre pays ?

C’est un sujet qui est très tabou en France. Mais oui, la hausse des incivilités est une réalité on va pas se mentir. Globalement, toute personne qui ont un opinion en désaccord avec l’opinion validé par les gros médias mainstream, les associations ou les puissants lobbys influent de type LGBT, LICRA, CRIF, SOS RACISME,  etc…qui contrôlent la machine, sont malmenés et éclaboussés en place publique. La politique proche du bolchevisme des années 30 fait que des gens sont jugés en correctionnel comme du temps des procès de Moscou. Il suffit de regarder le sort des personnalités qui exposent leurs opinions comme Alain Soral, Éric Zemmour, Boris Le Lay, Daniel Conversano, Hervé Ryssen, Dieudoné etc.. Ils sont soit exilés, en prison ou harcelés judiciairement par la machine. Dernièrement l’écrivain Hervé Ryssen à été condamné à 1 an de prison ferme avec mandat de dépôt. Quoi qu’il a écrit, la place d’un écrivain n’est pas dans une cellule de prison. J’ai déjà lu le travail de Hervé Ryssen et malgré le fait que je ne sois pas en accord avec tous ses propos, je lui apporte mon soutien dans cette dure étape qu’est la prison. Ce n’est pas un meurtrier, un pédophile ou un braqueur. Cette affaire est une preuve qu’il y’a des opposants politiques qui sont jetés en prison. J’ai aussi appris que Daniel Conversano fait l’objet d’une fiche S… Un blogueur fiché S… ce qui signifie qu’il représente une atteinte à la sûreté de l’état. On parle d’un homme qui écrit des livres et qui tient des blog. C’est un penseur, pas un terroriste. C’est pas un homme armé qui va faire une tuerie au nom de son idéologie. Il n’a pas du tout le profil d’un homme violent qui va passer a l’acte. Pour ma part je ne suis pas forcément d’accord avec 100% des propos de chaque personne que j’ai nommé. Il y’a des choses qui sont vraies parmi le discours de chaque personne. Ils ont leurs propres opinions. Chacun a son opinion. Je suis pour la liberté d’expression et la liberté de pouvoir exposer son avis sans craindre de représailles et de procès politique. A l’heure actuelle, nous faisons face à une dérive a tous les niveaux tel que l’antiracisme, le progressisme, les théories utopiques et fumeuses des LGBT, la liberté d’expression à deux vitesse etc… qui nous sont imposés et le tout avec le soutient de la machine aux mains de lobbys qui réduit au silence à coup de procès inquisiteurs les contestataires. En ce qui me concerne  je ne me tairai pas. J’ai déjà reçu des menaces de dépôt de plainte d’associations mais je ne me soumettrai pas. Et si je dois subir le même sort que Hervé Ryssen pour mes tweets, qu’il en soit ainsi. De plus, je ne suis plus en France alors je n’ai pas à subir la muselière de la machine. Un individu ne devrait pas avoir à se cacher et avoir honte d’exprimer son avis. On a le droit d’être contre une idéologie ou un phénomène de société sans craindre de se retrouver en garde à vue ou d’être jeté en prison.

Un futur tourné vers la Suisse ?


– Pourquoi avoir finalement décidé de partir travailler en Suisse ? Quels sont les avantages de la Suisse par rapport à la France ?

La Suisse c’est un projet que j’avais en tête depuis janvier 2019. J’ai préparé le projet de janvier à juin, soit 5 mois de préparation. J’avais fait un tweet sur le sujet en février pour expliquer mon désir de partir en Suisse. De métier je suis dans le commerce. Mais je touche aussi à la finance et aux cryptomonnaies. J’ai décidé de partir en Suisse pour développer une nouvelle activité dans la finance. Il y avait 3 destinations possibles, la Suisse, la Chine et les États-Unis. Pour ne pas être trop dépaysé j’ai choisi la Suisse. Je ne pouvais pas faire ça en France car il y’a beaucoup trop de contraintes en terme de législation mais également dans le domaine des connexions et du réseau. J’ai déjà discuté avec 6  financiers et c’est très délicat, et un des financier avec qui j’ai discuté m’a dit que du fait que je ne sois pas un membre de la « tribu » ( pour reprendre son terme) c’est compliqué vu que c’est un monde de réseaux. Alors j’ai décidé de partir en Suisse et de créer ma propre affaire. J’ai toujours mes 2 sites de e-commerce que j’avais créé en France. J’ai juste tout transférer en Suisse d’un point de vue fiscal et localisation.

Justement, tu es parti en Suisse du jour au lendemain. Plus de vidéos, de tweets pendant plusieurs mois. Silence radio. Il y a eu des rumeurs de cavale et de mandat d’arrêt. Quelle est la réalité ?

-Non pas du tout. Je n’ai pas donné de nouvelles pendant 2 ou 3 mois et au moment où je reviens, j’annonce que je suis en Suisse avec preuve de la fin du Gange à l’appui. On est sur internet, alors il y a des théories qui peuvent apparaître. Mais non, tout va bien et rien de tout ça.

– Cela fait plus de 5 mois depuis la dernière vidéo publiée sur ta chaîne Youtube, le Gange manque à l’internet francophone. As-tu de nouveaux projets ou ta nouvelle vie Suisse ne te donne pas le temps de te consacrer aux vidéos Eco + ?

-Le temps passe vite en effet, pour le moment je fais une pause sur YouTube pour me concentrer sur le développement de ma nouvelle affaire. J’ai commencé il y a 8 mois. Je pense revenir pour le début d’année prochaine. Ça me demande beaucoup de temps, beaucoup de concentration de courir à gauche et à droite. Mais une fois tout en place j’aurai plus de temps, donc je pourrai faire de nouvelles vidéos sur de nouveaux projets. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai pas arrêté YouTube.

– Merci pour cet entretien très enrichissant El Pueblo, au plaisir de te revoir dans notre journal un de ces jours. Une dédicace que tu aurais envie de passer à certains kheys tant qu’on est là ?

-Avec plaisir. J’ai une grosse pensée pour tout les kheys qui m’ont soutenu depuis le début, surtout avec 3 chaînes qui ont sauté. Je me souviens encore des pseudos des kheys quand je faisais des lives. On oublie pas d’où on vient. 

Interview réalisée par Claude avec l’aimable participation du khey El Pueblo !