Avez-vous déjà entendu parler de la Belgique ? Probablement pas. A vrai dire, la notoriété de cette région du Nord Est de la France ne tient qu’à la triste réputation de leur arrogante équipe de Football et à leur « cuisine » inégalable qui consiste à mettre des frites dans du pain.

C’est donc durant des heures et des jours que nous avons parcouru les livres d’histoire afin de trouver une quelconque trace d’une invention que la Belgique aurait légué à l’humanité… En vain.

Quel fut donc notre étonnement quand, à la rédac de ClodoNews, nous découvrîmes que la Belgique nous avait en fait offert l’un des plus grands artistes du neuvième art : Hergé ! Et oui, Hergé, français de par son talent mais bel et bien belge de par sa nationalité, est le papa de « Tintin », une bande dessinée qui troue le cul et dont nous allons aujourd’hui lister pour vous les 5 meilleurs albums puis les 4 plus mauvais :

Le top 5 des meilleurs albums de Tintin :

1 – Tintin au Congo

Une fantastique ode à la colonisation qui expose un contraste entre la civilisation démocratique, incarnée par Tintin, et la nature sauvage, sans foi ni loi et presque préhistorique, de l’Afrique.

Vous trouverez dans cet album des péripéties haletantes mais aussi et surtout une superbe démonstration de la supériorité des transports ferroviaires Belges face aux trains moyens-ageux et peu fiables du Congo. Tintin se verra d’ailleurs contraint de remédier à l’incompétence des cheminots Congolais en supervisant lui même la réparation d’un train qui a déraillé. 3 coups de fouets et ça repart !


N’oublions pas non plus l’hilarante rencontre entre Missié Tintin et la minuscule tribu des pygmées ! Se moquer des plus petits que soit c’est toujours drôle et c’est une belle morale que tous les vrais amateurs de Tintin sauront apprécier.

Tintin, jeune cadre dynamique, est affligé par le manque de conscience professionnelle des cheminots Congolais… Il s’agirait de grandir.

2 – Les 7 grosses boules de cristal

Un Tintin à l’ambiance sombre et malsaine qui aura donné des sueurs froides à de nombreux lecteurs en herbe ! La personnalité maniaco dépressive et l’influence de l’opium et de l’alcool se ressentent comme jamais auparavant dans l’imagination de Hergé qui était dans un total bad trip hallucinogène au moment d’écrire.

Inspirée d’une fausse histoire vraie, la malédiction des grosses boules de Crystal est terrifiante, tout comme le visage tout bonnement immonde de la momie du Lascar Capac qui prendra vie pour tourmenter Tintin en exhibant ses boules ainsi que son effroyable face de cul desséchée à travers de nombreuses pages de l’album.

Un visage, un traumatisme

3 – Tintin au Tibet

Certainement l’album le plus engagé d’Hergé. L’auteur frappe fort et ose lever le tabou sur le racisme anti-Yéti qui régnait dans les années 50 en Belgique. Il tacle aussi le manque de sécurité des compagnies aériennes chinoises dans cet album qui fait l’effet d’un coup de poing.

Le lecteur passera à travers toute une palette d’émotions telle que la tristesse en apprenant d’abord la mort déchirante de Tchang, serviteur chinois de Tintin mais aussi personnage préféré des lecteurs, puis la joie en découvrant que Tchang est en fait vivant grâce à un bon deus ex machina dont seul Hergé a le secret.

Puis vers la fin de l’œuvre, c’est la tendresse qui empli nos cœurs lorsque que nous admirons la beauté de la relation amoureuse qui s’est nouée entre Tchang et le Yéti durant leur cohabitation dans la caverne. L’album se conclue sur une belle morale : Il y a un peu de Yéti dans le cœur de chaque être humain. Avec cette œuvre, Hergé s’érige comme l’un des premiers défenseurs de la cause des Yétis et de l’amour inter-espèce qui, au final, n’est qu’une sexualité comme une autre.

Le triangle amoureux entre Tintin, Tchang et le Yéti est toujours meilleur que celui de la saga Twilight

4 – L’île Noire

Une aventure aux accents britanniques palpitante ! Tintin s’oppose une fois de plus au fourbe docteur nazi, le fameux Herr Müller, personnage récurrent de la série.

Ce dernier a organisé un vaste trafic de fausse monnaie avec son acolyte Ranko, un singe cyborg surpuissant, doué d’une intelligence rare et soumis à l’idéologie du 3ème Reich. Après bien des péripéties, Tintin réussira à contrecarrer les plans maléfiques des nazis. Mais ce ne sera pas sans affronter le terrible Ranko dans un combat épique, digne de David contre Goliath, durant lequel le gorille sous estime les capacités de combat de Milou qui finira d’ailleurs par foutre une raclée au singe prétentieux.

Au final, Hergé livre ici une aventure qui sent bon l’écume de l’océan, le parfum de la résistance mais aussi les embruns du scotch double malt et des pubs écossais. Des nazis, des singes nazis et des ivrognes débâtant de la politique migratoire au comptoir du pub local : cet album a tout pour plaire !

Sacré Tintin !

5 – Objectif Lune / On a marché sur la Lune

Deux albums incroyables retraçant la vision futuriste de Hergé sur la conquête spatiale. Hergé, qui était alors le plus grand savant de la Belgique, souhaitait que son pays soit le premier a envoyer un homme dans l’espace. Cependant son gouvernement ne fut pas du même avis et préféra dédier son budget à la culture des pommes de terre pour faire les frites, « un secteur bien plus prometteur« .

Si Hergé ne put envoyer d’hommes dans l’espace, il décida d’y envoyer Tintin et toute sa team. L’aventure commence d’ailleurs quand, dans le plus grand des calmes, le fantasque professeur Tournesol invite Tintin à aller se balader sur la Lune comme l’on se baladerait au marché. L’insouciant Tintin prend donc part au voyage tout en embarquant le capitaine Haddock et Milou sans qu’ils n’aient leur mot à dire. Ah oui, y’a les Dupont et Dupond qui sont aussi de la partie parce que… Pourquoi pas ?

Et on se demande bien comment tout se petit monde a accepté l’offre du prof Tournesol car quand on voit la gueule de la fusée on se dit que cet engin de mort, au design rappelant les plus belles œuvres que votre enfant réalise dans sa classe de maternelle, ne fera pas plus de 100 mètres avant d’exploser.

Mais mis à part des fusées approximatives, cet album offre tout le meilleur de Tintin : de l’aventure, de la découverte, un méchant très méchant et un autre méchant qui en fait est un peu moins méchant car il se sacrifie pour permettre à nos héros de retourner sur Terre, un peu à la manière d’un Bruce Willis dans le meilleur film sur l’espace jamais réalisé : Armageddon. Bouleversant… comme le confessera Albert Einstein suite à la lecture des albums : « Wola j’ai chialé« 

Croquis originel de la première fusée Belge

Le top 4 des albums de Tintin qui puent le plus la merde

1 – Tintin et l’Alpha-Art

Véritable hymne à la gloire de la masculinité exacerbée, Tintin et l’Alpha-Art retranscrit la vision que Hergé se fait d’un homme, un vrai, un homme Alpha.

Fini le Tintin efféminé, frêle et aux tendances légèrement bicurieuses. Ici, l’auteur nous livre une version de Tintin dopée aux hormones dans laquelle le héros se retrouve prisonnier d’une faille spatio-temporelle qui le conduit dans le monde de l’art contemporain. Tintin peut donc changer de forme et d’apparence physique entre chaque cases afin de mieux démolir ses adversaires : l’incontournable Docteur Muller et le vil dictateur Jamaïcain Rasta Popoulos.

Si la trame scénaristique est donc tout à fait réaliste et mature, la direction artistique est par contre totalement à l’Ouest. L’ultime album de Tintin fut en effet réalisé durant une nouvelle phase sombre de la vie d’Hergé. Auréolé du succès de sa carrière, Hergé se repose sur ses lauriers et sur ses innombrables liasses de billets et, las de sa célébrité, décide de tout foutre en l’air en livrant un album aux illustrations totalement incompréhensibles.

Il confie en effet la réalisation des dessins à son jardinier, qui s’empressera de faire de la grosse merde en dessinant comme un pied. Tintin ne ressemble à rien, les bulles de textes sont illisibles et le coloriage est inqualifiable.

Mais cerise sur le gâteau, non content d’avoir livré un travail désastreux, Hergé pousse le vice et chie littéralement sur ses lecteurs en décidant de ne même pas finir l’album tellement il avait la flemme. La série des Tintin se termine donc sur un terrible goût d’inachevé pendant que son auteur part couler des jours paisibles aux Bahamas accompagné de sa dernière femme, l’actrice américaine Vulva Starr, âgée à l’époque de 18 ans.

Que le déficient mental qui a fait ça se dénonce

2 – Les bijoux de la Castafiore

Envoyer Tintin aux quatre coins de la Terre pour vivre des aventures palpitantes ? Mais non voyons, mieux vaut plutôt le coincer dans le château de Moulinsart lors d’un huis-clos chiant au possible.

C’est le résumé de cet album, un faux pas de la part de Hergé, dans lequel Tintin troque les grandes enquêtes et les conquêtes spatiales au profit d’une histoire sans queue ni tête, digne d’un épisode de Joséphine Ange Gardien.

Les bijoux de la Castafiore ont été volés, Tintin et le capitaine Haddock vont donc tout naturellement devoir tabasser du gitan pour les récupérer. Mais plus l’enquête avance, moins les coupables paraissent évidents. Et en effet, l’enquête se dénoue sur la révélation la plus absurde possible : le coupable était une… pie. Oui oui, un putain d’oiseau.

Seul bon passage de l’album : Haddock se fait contaminer par une Gitane

3 – Tintin au pays des Soviets

Nul. Les dessins sont d’une laideur incommensurables. Et comme je suis communiste je ne tolère pas cette œuvre de propagande américanobelgocapitaliste.

Donner du pain gratuitement aux pauvres ? Intolérable pour Tintin le capitaliste

4 – Tintin chez les nudistes

Un album très confidentiel, vendu sous le manteau lors des balbutiements de la carrière de Hergé. Cet album fut censuré dans de nombreux pays et peu de versions sont trouvables de nos jours.

Si vous n’avez pas pu le lire, vous ne ratez pas grand chose. Tintin chez les nudistes n’est rien d’autre que l’expression de la perversion de son auteur. Un tintin vêtu de son plus simple appareil se balade dans Moulinsart sous les yeux médusés d’un capitaine Haddock au bout de sa vie. Jugez-en par vous mêmes :

Article rédigé par : Tryfion Tournesol