Le jeu vidéo est-il de droite ?

Bonjour et bienvenue dans notre nouveau cours intitulé  » Pourquoi le jeu vidéo est de droite ? « , sous titré  » les gauchistes sont-ils débiles ou ignorants ou les deux, ou les deux avec en prime un gigantesque complexe d’infériorité ?  » 
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Aujourd’hui, les choses ne sont plus aussi jouasses au bureau des demandeurs d’emploi, le chômage n’est plus réservé aux docteurs en philosophies, des fils de pute de tous les secteurs dont les études de genre et/ou celles du féminisme intersectionnelle commencent à tirer le diable par la queue ; ainsi, entre deux pointages chez FranceTravail et chez un certain site d’un certain commerce, les plus démuni(e)s se rendent qui sur Reddit, qui sur Instagram, qui sur TikTok, qui sur Threads et qui sur X afin d’essayer de combler un vide existentiel, sans cesse phagocyté jour après jour par l’ennui et le manque criard d’une quelconque forme de talent. Comment dès lors reconnaitre ces enculé(e)s afin de mieux les éviter ?
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Laids, gras, boutonneux, le teint cireux, les yeux vitreux ; un physique qui devrait pourtant alerter n’importe quel individu s’observant dans un miroir et pourtant… ! Et pourtant, ceux-là ne font rien pour en sortir. Au lieu de correctement se nourrir, d’enclencher les pompes (ou les dips allez) quotidiennement, d’arrêter de se coucher à quatorze heures du matin, de juste prendre une douche et avec du savon si possible, les voilà fumant clopes sur clopes, engageant alors une dentition des plus surprenantes et souvent saturée de dépôt de café… et là, vous devez commencer à comprendre… En effet, qui oserait sortir de chez-soi avec une tronche pareille ? Eh bien non, ce n’est point à leur physique ingrat et mal entretenu que nous pouvons les reconnaître, étant donné que leur seule sortie ne concerne que leur rendez-vous psychiatrique, mais bel et bien à leur parole, car comme dévoilé plus haut, ces kwijibos du 21ème siècle rôdent sur les forums de discussions et autres espaces publics numérisés. 

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Et c’est là que nous touchons au nœud du problème exposé en titre. Oui car ne vous trompez pas, tous ces mongoliens congénitaux ont un point en commun : être de gauche. Pas de la gauche à l’ancienne, qui tenaient les patrons et partaient à la guerre, de l’anarchisme au castrisme, mais d’une gôche nouvelle, émaciée, fatiguée, tel que nous l’avons démontré, j’ai nommé  » la gauche sociétale « . Et pourquoi de ce côté-ci de la route et pas à droite ? Pour la simple et bonne raison que les droitardés ont le mérite d’être essentialistes, tandis que les gauchos sus-ci-nommés n’ont que l’existentialisme sartrien pour conjurer leur physique difficile étant donné que lorsque la nature a distribué la beauté ces golios étaient partis pisser. C’est la méthode des pédophiles Sartre et De Beauvoir, comme on assume pas d’être moches et cons, on dit que l’humain est une page blanche et comme ça, c’est pas l’inné qui compte mais les actions. Certes un peu, au moins un peu, mais toutes les avancées en génétique prouvent que pas vraiment, comme ça, au moins c’est réglé. Va dire à une mucoviscidosée qu’elle est une page blanche, elle va rigoler.
Du coup, on fait comment pour éviter cela ? On se réfugie dans la fiction et notamment les jeux vidéo. 

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D’accord. D’accord, d’accord, d’accord. D’accord. D’accord. D’accord donc vous allez me dire :

– Mais Djokaire chéri, s’ils sont de gauche, comment peuvent-ils s’adonner à une des industries les plus capitalistes du marché ? Guy Debord n’avait-il pas dit que toute la société deviendrait spectacle ?
 la fille

– Si il l’a dit. Il l’a dit. 

– Du coup, pourquoi ne se battent-ils point contre cette culture marchande au lieu de la nourrir, à coups de réseaux sociaux et de jeu vidéo voués à l’hégémonie du grand capital ?
 

– La flemme. 

– Mais non, ça ne peut pas être aussi simple. 

– Eh bien si. 

– Les enculés. 

– 

Effectivement, c’est curieux ces enculés qui se disent communistes et qui, pourtant, graissent la patte du capitalisme. On ne reviendra pas sur le fait que le féminisme a toujours été l’outil utile du grand capital, chose déjà remarquée par Yourcenar, Arendt ou encore Rachilde, pour vous souligner que ces gauchos ne sont pas assez fute-futes pour s’en rendre compte. Ou alors ces bolchegeeks sont au courant, au fond d’eux-mêmes, là où se battent leur estomac agressé de gras et de sucre mais aussi un résidu de chiasse abscons qui s’apparente à leurs convictions mal digérées. 

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En effet, dans une industrie brassant des millions et des millions, dont le support physique génère un nombre ahurissant de déchets plastique tandis que celui numérique le même bilan carbone alarmant, comment se retrouver de gauche ? La surconsommation dans la promotion, la liste de souhaits interminables, les modes immortelles tels que les GTA-likes, les Souls-likes, les Zelda-likes, les Pokémon-likes et j’en passe puis qui gangrènent autant la scène indépendante que celle des AAA, les suites à rallonge dont l’achat du dernier opus n’est justifié que par la notoriété du titre ? La sexualisation écœurante d’un bon nombre de personnages féminins quand ça ne sont pas les nude mods, entre conservateurs libidineux et libéraux puceaux, qui prennent le relais ? Que le grand crique me croque mais il y a bien des nudes pour les Tomb Raider remastered d’Aspyr et pour Maelle de Clair Obscur ? Antoine Daniel, c’est toi qui l’a uploadé ? C’est parce que Nexus Mod est de droite ! Eh non, les mensonges font du mal au petit Jésus, ce sont les premiers à supprimer les mods antiwokes.

– Ouais mais regardez, GTA a toujours été wokes… y’a des… des noirs dans San Andreas !
 louis boyard alcolo

– Tu veux parler du jeu où tous les gangsters sont des immigrés ? 

– C’est parce qu’ils sont pauvres ! louis boyard alcolo

– Grove Street ne comporte que des T4 et même CJ a une maison sur deux étages.
 

– … louis boyard alcolo

– … 

– Mais ils sont anticapitalistes ! louis boyard alcolo

– Tous les héros, sauf peut-être Niko, s’en sortent socialement par le capitalisme ; c’est même l’ironie du speech de Michael à la fin du V.
 

– … Mais… louis boyard alcolo

– On parle bien de Rockstar et de Take-Two qui seraient anticapitalistes ? Les adeptes du crunch et de l’ultra-rentabilité ? Il est sorti sur combien de générations de console le dernier GTA ?
 

– Ils sont antiaméricains ! louis boyard alcolo

– Toute la série est un ode à la culture américaine, que ce soit son cinéma, sa musique ou sa littérature, tu confonds pamphlet et satire. 

– … Contre l’impérialisme américain ! Mais… louis boyard alcolo

– Trump était contre l’Irak. 

– Ils sont anti-armes ! louis boyard alcolo

– C’est le cœur du jeu. C’est comme dire que Call of’ est antiguerre ; on est pas dans un militantisme mais dans un défouloir nihiliste.
 

Et là, nous arrivons à la phrase qui vous permettra de reconnaître ces hurluberlus de classe mondiale :

– … Tout est politique ! louis boyard alcolo

Voilà. Elle est lâchée. La sacro-sainte réplique attitrée et patentée du semi-habile basique.  » Tout est politique « . Pourtant, de prime abord, cela semble logique ! Tout œuvre répond à un contexte politico-sociale donné, à une attente d’un public en particulier. C’est peut-être le cas si l’on prend la politique pour un débat entre k-sos au PMU du coin mais si l’on touche à la politique sérieuse, à savoir la distribution du pouvoir et des richesses, on est déjà un peu plus éloigné. Mais admettons ! Admettons ! Le malaise vient de la confusion entre  » politique  » et  » politisé « , tout comme ces enculés confondent  » humanisme  » et  » humanitaire « . Partir en stage chez Amnesty afin de les aider à blanchir du fric n’a rien à voir avec le proto-individualisme de la Renaissance professé par Erasme, Rabelais et autres Montaigne (trois gros conservateurs au passage) mais on ne va pas demander à des gens de la gôche de réfléchir un peu, même un peu. Le  » politisé  » prend position, le  » politique  » parle d’un sujet ou plusieurs mêlant à l’exercice du pouvoir ; deux concepts très différents vous en conviendrez. Après, encore une fois, nous parlons des rois des pinceaux emmêlés, qui pensent encore que La ferme des Animaux ou 1984 mettaient en garde contre le fascisme et non le stalinisme alors… que si. Les pauvres, ils ne sont jamais remis de 1956… 

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– louis boyard alcolo

– Plus rien à dire ? 

– Euh… j’ai allumé un feu ce matin, faudrait que j’aille voir ce qu’il devient ! louis boyard alcolo

– Fais donc, petit joufflu. 


Prenons une série qui, justement, se fait connaitre en Occident, à savoir les Persona. Qui plus est, elle est japonaise, ce qui va encore plus nous amuser.
En vrai, est-ce que ça n’est pas un peu cocasse et pathétique de voir des weebs de la gauche sociétale adorer les japoniaiseries alors que celles-ci débarquent d’une nation conservatrice, traditionnaliste, capitaliste, plutôt intolérante et finalement très peu politisée ? Ce pays qui vante le culte de la minceur, du salaryman et du patriarcat blanc ?
 

– On peut consommer et adorer les productions culturelles d’un pays (mangas, anime, jeux vidéo) pour leurs qualités intrinsèques, leur esthétique ou les valeurs universelles qu’elles véhiculent, sans pour autant adhérer au modèle sociétal ou politique de l’État émetteur.
 

– Ce serait vrai pour certaines sagas très occidentalisées comme Final Fantasy mais pour l’extrême majorité des cas, les productions japonaises sont d’abord pensées pour le public japonais et répondent ainsi à une politique (on utilise le mot fétiche) très japonaise. C’est d’ailleurs l’un des rares pays au monde, avec sans doute la Corée et maintenant, mais pas toujours, la Chine, qui s’en bat la race d’exporter ses productions. Si c’est possible, tant mieux ce sera l’anglais et si on a le cul bordé de nouilles, la sacro-sainte multi5 mais sinon, la langue originale suffira. On ne compte plus les jeux qui ne sont jamais sortis en dehors du Japon. En même temps, y’a qu’au Japon qu’on parle japonais alors que l’anglais… Eh oui mais c’est le jeu. Et c’est pour cette raison bien précise que l’on ne peut ignorer que le traitement des sujets sociétaux dans les jeux vidéo japonais est souvent mal interprété en Occident. Ce qui est perçu comme  » progressiste  » ou subversif par un public occidental (comme la fluidité des genres ou la critique de l’autorité) s’inscrit en réalité souvent dans des codes esthétiques locaux très codifiés (comme le shōjo ou le cyberpunk) ou sert de simple divertissement, sans volonté de contester le modèle politique réel. Dans Persona, le sujet n’est jamais de renverser l’ordre social, de créer une alternative socialiste ou libertaire, mais toujours de ramener l’ordre dans l’harmonie et la tradition ; les récits vantent d’ailleurs un individualisme assez radical, chacun devant accepter sa propre part d’ombre et son masque social afin de libérer sa pleine puissance ; cela est particulièrement visible dans Persona 5 où le groupe, la masse, est perçue comme des moutons de Panurge. C’est le principe de la dissonance cognitive : on compartimente la fiction et la réalité pour ne pas gâcher son plaisir esthétique.
 

– Ouais… mais les héros sont minces, glabres et loin du modèle masculiniste ! 

– C’est une erreur majeure de plaquer la grille de lecture de la  » fluidité des genres  » occidentale sur le Japon. L’esthétique de l’éphèbe (bishōnen pour les curieux), le fait d’être glabre ou fin, relève de critères de beauté traditionnels et morphologiques locaux, et non d’un positionnement politique progressiste. La société japonaise reste structurellement patriarcale et codifiée selon des rôles de genre très étanches. Le culte de la minceur et de la perfection physique y est d’ailleurs particulièrement impitoyable pour ceux qui sortent de la norme. Le petit gros dans les productions japonaises est toujours mis de côté.
 

– … Miyazaki et Kojima sont écologiste puis antiguerres ! 

– Déjà, ni l’un ni l’autre ne sont de gauche et ensuite, l’antimilitarisme japonais (notamment post-1945 avec l’Article 9) ou le rapport à la nature (lié au shintoïsme avant tout) ne sont pas des marqueurs de la gauche au sens occidental. Ce sont des composantes culturelles et historiques globales du pays. Les récupérer pour en faire des symboles purement progressistes est un contresens. Metal Gear est fondé par un enfant de l’après-guerre durement marqué par les frappes nucléaires façon Oppenheimer, tout comme Miyazaki qui nous aura pondu Le vent se lève. Cela n’empêche pas le pays d’être foncièrement conservateur. Même les japonaises cherchent activement des européens ou des américains pour se marier, tellement notre société est matriarcale aux yeux des bridées, mais bon, pour ça, faudrait connaître les moeurs japonaises en dehors des animés. Eh oui, que dit un gauchiste en voyage au Japon ? Bah pas grand-chose déjà parce que y’a pas les sous-titres.
 

– … Mais… 

– C’est là que réside la contradiction majeure de notre sujet. Une partie de la gauche sociétale occidentale est prompte à traquer et critiquer la moindre position conservatrice chez ses opposants locaux ou dans les productions occidentales, mais elle applique un filtre d’indulgence total au Japon. Elle consomme des œuvres massivement calibrées par et pour une société nationaliste, conservatrice et codifiée, en feignant d’y voir un espace de liberté ou de subversion qui n’existe pas dans la réalité du pays. C’est une réduction fétichiste et morbide ; le pays du soleil levant est réduit à un immense parc d’attractions culturel, un catalogue d’esthétiques et de produits de consommation. On occulte totalement la violence sociale, le conservatisme et la rigidité du pays pour ne garder que le  » folklore  » qui plaît, entre les jeux vidéo valorisant le fait d’avoir une bande de potes et qui, pour une partie d’une heure ou deux, peut aider le joueur boutonneux à oublier qu’il n’a aucun ami ; et non pas car il est autiste, handicapé, en convalescence ou lecteur de Virginite Despentes mais bien parce que personne ne veut s’approcher de lui. C’est le principe même du fétichisme : vider un objet ou une culture de sa réalité humaine et politique pour n’en faire qu’un objet de plaisir personnel. C’est de l’orientalisme paternaliste et colonialiste. Et l’Asie s’en moque, et s’en moque de bien belle façon, à commencer par l’image du báizuǒ.
 

– Mais dans Persona 4…, y’a un transsexuel ! 

– Non, Naoto est transformiste, pas transsexuel. Elle se déguise parce que les garçons sont mieux acceptés dans la police mais à la fin de l’histoire, elle accepte sa féminité et abandonne cette couverture. Elle redevient une hétéro cis-genre.
 

– Et Kanji est gay ! 

– Ce n’est jamais mentionné. Kanji a des activités normalement attribuées aux femmes comme la couture, ce qu’il n’assume pas et par conséquent compense avec une hypermasculinité sordide. Son orientation sexuelle est volontairement laissée floue afin de s’en moquer, comme lorsqu’il a un moule bite à la plage ou qu’il sort nu de l’eau salée.
 

– … Dandy est gay dans Persona 3 ! 

– Il est anglais donc ça compte pas. 

– … 

– Tu vois, tu peux le retourner dans tous les sens, les jeux japonais restent bien de droite, en tout cas, de notre place. Aucun héros n’est une femme, sauf dans Persona 3 Portable mais ils l’ont supprimée dans le remake. Et toutes les romances sont hétéros.
 

– … Mais dans Yakuza… y’a un trans… 

– Qui harcèle Kiryu. Et cette quête a été supprimée dans le remake.
 

– Mais Kiryu dit que les trans le gêne pas… 

– Comme il dit qu’il n’y a aucune gêne à être un pervers. En fait, la culture japonaise est instrumentalisée par cette gôche pour servir de caution dans des débats politiques purement occidentaux. On utilise le bishōnen ou le shintoïsme pour justifier des théories d’ici, au mépris total de ce que ces concepts signifient réellement pour les Japonais.
 

– Ok prenons Fable… 

– La série où les gens se moquent dès que l’on porte des vêtements du sexe opposé ?
 

– … 

– Où le seul trans est un gigantesque taré et où faut une potion pour changer de sexe ? 

– … 

– C’est de l’humour typiquement british, c’est à dire noir et acerbe, qui vise juste à se moquer de tous les extrêmes. Tout le délire LGBT des Fable est une vaste usine à moqueries. C’est pas parce que tu vois un perso gay que le jeu est gay friendly hein.
 

– Mais tu peux marier un gay… 

– Oui, pour choquer. Sauf que dans chaque opus, tu joues le descendant du héros précédent… donc… par conséquent, ils sont bisexuels au mieux.
 

– 

– Bah oui, tu croyais que Jojo était gay alors que c’est un manga basé sur la descendance.
 

– … 

– Tu vas me dire quoi après ? Que Wario Land est politique ? 

– Non mais mec, l’art est politique, réveille-toi ! Wario Land, c’est littéralement Das Kapital pour les nuls. Wario n’est pas un héros, c’est l’incarnation dégoûtante du néolibéralisme américain. Sa seule mécanique de gameplay reste l’accumulation primitive de richesse. Il colonise des îles et pille des ressources locales pour s’acheter une propriété privée à la fin. C’est une dénonciation géniale de la crise du logement et des inégalités structurelles par Nintendo ! Et pourquoi il est immortel dans le 2 et le 3 ? Parce que le capitalisme ne meurt jamais, il absorbe les crises et s’adapte ! Les ennemis ne sont pas des méchants, ce sont des zadistes locaux qui résistent face à un oppresseur obèse. Dire que c’est juste un jeu de plateforme, c’est faire le jeu du système. C’est ultra-subversif, ouvre les yeux.
 

– Il est puni pour accumuler des pièces ? 

– … Hein ? 

– Deux. Quand Nicky Larson fait un truc misogyne, il est systématiquement puni. C’est la base chez les japonais et surtout dans la narration en général ; la finalité accompagne la moralité. Du coup, si on suit ta logique, Wario devrait être puni pour son capitalisme dégoutant.
 

– … 

– C’est juste une caricature contraire de Wario, une réponse technique de game design. Après trois opus de Super Mario basés sur la pureté et le sauvetage de princesse, Nintendo cherchait une mécanique neuve et antithétique pour renouveler l’intérêt. Remplacer la quête du score par la quête de l’or, c’est juste un moteur de motivation ultra-efficace pour pousser le joueur à explorer les niveaux de fond en comble. Sa cupidité, sa corpulence et sa vulgarité relèvent du pur comique de répétition et du burlesque, très inspirés des codes du manga pour enfants (kodomo pour les curieux), pas d’un traité de sciences politiques.
 

– Mais… 

– Nintendo est une multinationale ultra-conservatrice dont le but premier est de vendre des consoles et des cartouches à des millions d’enfants à travers le monde. L’idée que des développeurs aient glissé un message marxiste clandestin dans un jeu Game Boy est un pur fantasme d’intellectuel occidental qui plaque ses propres obsessions politiques sur un produit de divertissement pur, calibré pour l’efficacité ludique et le profit.
 

– Mais Paper Please… 

– Critique le totalitarisme soviétique. 

– Et Disco Elysium est fait par des communistes… 

– Et ils ont été assez ouverts d’esprit pour te permettre d’être un gigantesque fasciste sans que cela ne soit plus puni que d’être socialiste.
 

– Je reviens, je dois me pendre. 

– 


Voilà mes petits bizuts, par ces nombreux petits exemples, vous savez que le jeu vidéo, par sa nature même, au demeurant très industriel, a tout de capitaliste. C’est comme un livre communiste de 50 pages qui se vendrait à 22 euros. Même schéma qu’un livre de Fabien Olicard titré  » reconnaître les arnaqueurs  » vendu au même prix. Tu vois ? Fais-moi un virement de dix euros pour savoir si tu es stupide ou non. C’est ce que j’appelle  » Le prix des convictions « . Tu es le plus communiste et socialiste que tu veux, si tu as un bouton pour devenir riche, 98% de chances que tu appuies dessus. Il n’y a pas des Damien Saez à chaque coin de rue. 

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Nous finirons par une parabole (pas celle du câble hein, je précise si des droitardés, en pensant que notre article nourrit leur douteuse conviction nous lisent), mais alors, laquelle est-ce ?
Pour la sortie de Marvel’s Spider-Man 2, l’éditeur a décidé de vendre le jeu en Afghanistan. Ils ont dit d’accord mais seulement si la version afghane supprime les drapeaux LGBT des rues de NYC. Normalement, quand tu as des convictions sociétales assez fortes, tu refuses, surtout que les afghans ne vont pas ceux qui vont tirer le plus de ventes. Évidemment, aucun drapeau LGBT ne se trouve dans la version afghane.
Le prix des convictions, on vous dit, le prix des convictions…


Article rédigé par : Djokaire

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Merci la clodosphère !