C’est en 2019 que le monde découvre le film « Joker » de Toad Phillips. Si l’œuvre basée sur le vilain clown de Batman n’a pas manqué de déchainer les passions à sa sortie, il est assez édifiant de voir que, même de nos jours, l’esprit des spectateurs est encore et toujours noyé dans un abime de réflexions face au visionnage de ce film ovni. C’est un fait : Le Joker est un film profondément incompris qui ne peut-être compris que par les incompris et qui en dit long sur l’incompréhension mais, surtout, qui en dit long sur sociéter.
Aujourd’hui, les experts cinéma de ClodoNews (Gunther en gros) lèvent le voile sur l’antagoniste le plus insaisissable de l’histoire du 7ème art. Nous perceront pour vous tous les mystères qui entourent la superproduction de Toad Phillips et analyseront les intentions de l’auteur. Attention, du fait de l’ambiguïté et de la complexité quasi impénétrable du long métrage, il sera probablement tout aussi impossible pour les humains lambdas et autres êtres argileux appartenant à la masse de comprendre notre critique avisée que de comprendre le message lourd de sens du film Joker. Cet article est donc réservé à tous mes vrais marginaux… à tous mes vrais djokaires.

Un synopsis qui prend à contrepied
L’action prend place dans la ville bien connue de tous les fans de Batman et acheteurs de Funko Pop (ce sont en général les mêmes personnes) : Gotham (Etat de l’Oregon). Les évènements représentés à l’écran retracent la genèse de Arthur Flex, un troubadour incompris qui pue la défaite et se fait pisser dessus dans la rue par les enfants pauvres du quartier. Arthur gagne laborieusement sa vie dans une troupe de « freak show » composée de clowns ratés, de nain et d’autres erreurs de la nature logiquement écartés du reste de la société (la petite bande fictive est non sans rappeler celle du bien réel Seb Rendly, probablement source d’inspiration pour le réalisateur).
Vous allez me dire « Mais de quoi il me parle ce fils de pute ? C’est quoi le rapport avec Batman ? Je veux du vroum vroum batmobile et de la bagarre moi« . Patience petit con, j’y viens. Arthur est las de sa vie de merde qu’il subit dans son sordide appart du crous de merde car tous les immigrants ont pris les meilleurs hébergements. Il partage d’ailleurs son logement avec sa vieille carne de mère qui pète les plombs toute seule car plus personne ne veut la baiser depuis que le daron est parti acheter des clopes (du moins c’est ce que le film veut nous faire croire au début. Retenez bien ce subtil détail). Ce quotidien aussi grisâtre et morose qu’une journée d’hiver passée à Arras (Pas-de-Calais) est une véritable bombe à retardement pour Arthur qui, petit à petit, entame une inéluctable descente aux enfers dans les méandres de la violence et de la trisomie 21 jusqu’à devenir le Joker, le célèbre némésis du Batman. Un méchant très méchant vous vous dîtes sûrement… Mais si au final, le Joker n’était pas si méchant que cela ?

Et si le Joker n’était qu’un masque pour se cacher de notre société ? A méditer…
Et si le Joker était méchant à cause de sociéter ?
Et oui, c’est là que réside le génie du film de Toad Phillips : nous faire subtilement comprendre que les méchants ne sont pas intrinsèquement méchants mais qu’ils sont méchants car les gentils sont en fait méchants avec les méchants. Pas bête hein ?
Joker est donc bien loin des clichés manichéens des films estampillés DC Comics ou Marvel qui s’évertuent à perpétuer le mythe du super-héros invincible. Ce surhomme que nous, stupides spectateurs inférieurs, devons sucer goulument car il est animé de bons sentiments avec ses grands pouvoirs, ses grandes responsabilités et autres conneries qu’on a déjà entendu 1000 fois. Franchement, donnez-moi les mêmes pouvoirs et les mêmes moyens et je fais pareil même mieux. Même Kélyan, mon voisin qui vit dans le logement social au coin de la rue et qui est passé dans Pascal le Grand Frère, peut devenir un sauveur si il a le privilège de se faire piquer par une araignée chelou lui aussi.
Toad Phillips, lui, à l’inverse du reste d’Hollywood, fait la part belle à l’expression des plus beaux sentiments que nous pouvons retrouver dans le petit cœur de chaque clown tueur en série tel que John Wayne Gacy ou bien encore le Joker : l’empathie et l’amour.
L’empathie tout d’abord car oui, il est facile de se mettre à la place d’Arthur Flex tant on comprend que au départ il était gentil mais que c’est le fait de s’être fait hagar en pleine rue par des migrants qui l’a rendu moins gentil.
Puis l’amour car le Joker n’est pas un tueur de sang froid. Il fait le job avec passion. Il aime son taf et ses crimes sont toujours commis avec un certain sens de l’esthétisme. Le Joker c’est la droite du travail, c’est la beauté du labeur. C’est simple, tellement le joker il a la classe quand il tue des civils en dirait c’est lui le vrai superhéros. Et c’est pour ça que nous, peuple de Gotham, aimons notre bon vieux clown. Son adulation le conduit à devenir un véritable symbole de résistance face à une société mondialisée dirigée par une gauche caviar en crise d’identité et en manque de cohésion sociale. A la fin du film et après les divers exploits d’Arthur, la foule se met à sortir dans la rue pour tout casser sans trop qu’on sache pourquoi et les manifestants sont masqués à l’effigie de notre Joker clown tueur. Coïncidence ? Je ne crois pas… Le message du film est qu’en fait le Joker n’était pas aimé quand il était gentil mais que, une fois devenu bien véner, il se fait respecter et aimer par les mêmes personnes qui lui chiaient dessus auparavant. Encore une preuve de plus que nous vivons dans une sociéter.
Mais comble de la pitié que nous éprouvons graduellement au cours du film pour Arthur : on apprend que le clown a été trahi par celle qu’il croyait être sa mère et se pensait même être le fils du riche entrepreneur Wayne (le fameux père absent). Maintenu dans le mensonge toute sa vie, bolossé et humilié constamment depuis son plus jeune âge, on comprend alors que le Joker n’est qu’une vieille victime de merde et le spectateur qui lui aussi se fait voler ses pains au chocolat dans la vie de tous les jours comprend lors que la violence du joker est légitime. Grimé en son double maléfique, Arthur dessoude en direct un Yann Barthès like au cours d’un direct à la TV mais il ne s’arrête pas là : il en profite également pour réciter son sermon qui dénonce et critique bien fort la sociéter car tout est de la faute de sociéter. Sans sociéter, le Joker ne serait pas obligé de tuer mais là il avait vraiment pas le choix et tout ceci est résolument très triste.
Un film qui a fait polémique à cause des cons qui n’ont pas compris le message
Mais voilà, lorsque l’on écrit un film qui va à l’opposé des standards wokes d’Hollywood via une originalité inédite, une telle impertinence et une exigence intellectuelle extrême on s’attire automatiquement les foudres de la masse mongoloïde, voire pire : gauchiste qui n’aime pas être bousculée dans sa moralité. En effet, la critique (sûrement composée de juges et procureurs communistes) reproche à Joker de faire l’apologie de la violence.
Mais ce que ces fragiles n’ont point saisi est que le Joker n’est pas le méchant dans ce film et que sa violence à base d’armes à feu n’est rien face à la violence des mots des élites de gauche. C’est difficile à intégrer pour un public biberonné à l’image du gentil qui doit avoir avec un marteau de dieu nordique et taper sur des antagonistes de l’espace. Mais les vrais méchants ne sont pas toujours les moches et les incels amateurs de couteaux du premier rang de la classe. Dans Joker, les méchants sont les riches, les présentateurs TV de Canal +, les mamans qui mentent, les bien pensants et les racailles dans le métro. Et oui, il fallait le voir venir.
La mort de tous les ennemis d’Arthur Flex est donc méritée et là est la magnifique morale pleine d’espoir du film : c’est OK de tuer si c’est pour tuer des individus que l’on considère méchants envers nous. Au final nous sommes tous le méchant de quelqu’un d’autre. Voici une belle philosophie qui a de quoi inspirer tous les individus malheureux de notre monde et autres parias. Et si tu n’as pas compris cela, c’est que tu es trop bête pour le cinéma élitiste comme celui de Joker, Interstellar ou bien Shrek. Tu n’es donc pas un vrai cinéphile comme nous : les incompris. Tu vois le petit que t’as hagar ? Et bien cette fois-ci il va pas rien faire du tout…

Article rédigé par : Gunther
