Robot qui detek les mouches
Le monde entier retenait son souffle et attendait ce moment avec impatience. Après des années de recherches intensives, de sacrifices scientifiques et de nuits blanches passées dans des laboratoires les plus pointus des cinq continents, la science a enfin répondu à l’appel grandissant du public quant à sa volonté de voir apparaitre le tout premier robot qui detek les mouches qui ont été sur un kadav’ !
La cure contre le cancer ? Le remède contre le SIDA ? La solution aux changements climatiques ? Qui est encore concerné par ses questions maintenant que nous disposons du robot qui detek les mouches ? La planète jouit désormais de cette avancée technologique qui, avouons-le, va changer à jamais la face du monde.
Un robot capable de détecter les mouches sur un cadavre. Oui, vous avez bien lu, des mouches. Sur un cadavre. C’est une révolution.
L’homme à l’origine du robot qui detek les mouches sur les kadav
Si l’humanité peut maintenant se targuer d’avoir un véritable robot qui detek les mouches elle le doit avant tout à un intervenant de génie qui, armé de son courage et de sa passion pour les sciences, fut le premier a proposer l’idée d’une telle invention :
L’homme en question n’a d’ailleurs jamais communiqué son nom. Humble et vertueux, ce n’est pas la gloire ni la renommée mondiale qui l’intéresse mais uniquement la recherche scientifique et le bien de l’humanité.
Ce mystérieux chercheur est un travailleur solitaire, dont les contributions à la science avaient jusque-là été étrangement ignorées du grand public. Comment un tel génie a-t-il pu rester autant de temps dans l’obscurité ? Pourquoi avons nous du nous passer de ses réflexions éclairées pendant si longtemps ? A l’instar d’un grand nombre des plus grands inventeurs de l’Histoire, il n’aura fallu que d’un seul questionnement pour changer le visage de la société et la faire passer dans une nouvelle ère : « Eskia été mis au point un robot qui détek euh une mouche ki a été sur un kadav».
Les évènements s’enchaînent ensuite très vite. Les conférenciers présents feignent tout d’abord de ne pas comprendre la question mais en réalité, ils viennent de réaliser qu’une potentielle invention révolutionnaire passe sous leur nez. Prétendant ne pas savoir où se trouve leur interlocuteur, ils finissent par éluder la question pour recentrer la discussion sur un robot japonais qui n’avait rien à faire dans le débat. Ce que le public veut réellement, c’est ce tant attendu robot qui detek les mouches. Rien d’autre.
Personne n’aura de réponses ce jour là. Cependant la suggestion du chercheur solitaire n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Les conférenciers, appartenant tous à des grands laboratoires à la solde de Big Pharma et du « Système« , empressés de s’emparer de son concept tout en surfant sur la vague d’enthousiasme générée autour du robot, reprirent l’idée sans en créditer l’auteur ne serait-ce qu’une seul fois.
Les étapes de fabrication
Vint ensuite la traditionnelle mise en place de partenariats avec des laboratoires de haute technologie pour entamer la commercialisation à grande échelle. Les grandes entreprises, voyant là une opportunité en or, financèrent immédiatement la recherche et la production. La fabrication du robot ne fut pas une mince affaire et plusieurs étapes extrêmement techniques furent nécessaires :
Tout commence par la conception des capteurs entomologiques de haute précision, capables de repérer les mouvements et la présence de mouches avec une précision chirurgicale. Ces capteurs, développés à partir de technologies de détection infrarouge et de spectrométrie, permettent au robot de distinguer les petites créatures volantes dans des conditions de lumière faibles ou même inexistantes.
Ensuite, une intelligence artificielle fut intégrée, sous forme de petite puce chip pin directement implantée dans la tête du robot. Cette manœuvre n’est pas une première dans le domaine scientifique mais elle reste hautement difficile et ses résultats sont assez aléatoires, comme le démontre l’expérience ratée d’implantation d’I.A dans le cortex cérébral de la femme politique Valérie Pécresse par exemple. Néanmoins elle fut une réussite pour le robot et lui permit d’analyser les comportements des insectes. Le robot ne se contente pas de détecter les mouches ; il les suit, identifie les zones d’activité et même détermine leur localisation exacte sur le cadavre. L’algorithme de traitement des données, développé après des milliers d’heures de simulation, permet de prendre en compte la taille, la vitesse de vol et le type de mouche, qu’elle soit mouche à viande ou mouche à merde, offrant ainsi une exactitude qui frôle la perfection.
Enfin, l’aspect mécanique du robot a été une autre prouesse d’ingénierie. Conçu pour être léger pour pouvoir voler mais aussi extrêmement robuste, le robot qui detek les mouches sur les kadav utilise des bras articulés et des caméras miniatures qui lui permettent de se déplacer autour du cadavre, tout en effectuant des analyses visuelles à 360 degrés. Une antenne peut sortir de membre inférieur et se déplier pour venir tâter le cadavre et déterminer non seulement la cause de sa mort mais aussi la date et l’heure ainsi que le pourcentage de décomposition sur la carcasse. Il peut s’adapter à différents types de terrain (de la scène de crime à la morgue), offrant ainsi une flexibilité impressionnante dans toutes les situations qui permet de rassurer tous les acheteurs du robot. Avec le « KadavDetektor » (nom donné au tout premier prototype), vous pouvez être sûr que votre robot traquera toutes les mouches, où qu’elle soient, quoiqu’il en coute.
Une multitude de possibles grâce au robot qui detek les mouches
Le but initial du KadavDetektor n’était simplement que de détecter les mouches ayant été se poser sur les cadavres. Cependant, remarquant l’usage quelque peu limité et, au final, quelque peu inutile, d’un projet si couteux, les équipes techniques conférèrent une polyvalence bien plus surprenante à leur robot afin de le rendre indispensable dans des contextes totalement différents.
Pour rendre leur produit indispensable, mais aussi plus ludique et divertissant, ils décidèrent de lui attribuer une nouvelle fonction : tuer. Imaginez le robot chez vous, dans votre cuisine, en train d’exterminer sans merci les mouches indésirables avant qu’elles n’osent se poser sur votre précieux pain ou votre beurre. Fini les mouches qui gâchent votre goûter : grâce à ses blasters laser ultra-précis dont le rayon peut atteindre une température de 3000° Celsius, le robot repère et vaporise instantanément ces intruses, vous assurant une expérience culinaire impeccable. Mais ce n’est pas tout ! Les chercheurs ont également ajouté la possibilité pour l’utilisateur de sélectionner l’arme de son robot. Scie électrique pour déchiqueter les insectes, marteau burin mécanique intégré au bras du robot pour les réduire à l’état de purée, bombe anti-mouche pour les gazer dans une interminable agonie ou bien encore ciseaux connectés permettant d’arracher les ailes des mouches une par une pour plus de satisfaction… Les possibilités d’éradiquer vos adversaires volants sont infinies !

Le design du « KadavDetektor » a été pensé pour être agréable et rassurant à l’oeil. Il s’apparente à une mouche afin de mieux gagner la confiance de ses dernières
Comble du bonheur, le robot peut aussi être utilisé pour détecter les vers contaminés dans vos aliments, notamment dans le pain et le beurre, surtout dans le pain et le beurre, à vrai dire le véritable point de focalisation pour les scientifiques fut le pain et le beurre. Grâce à sa capacité à identifier des zones de décomposition ou d’infestation invisibles à l’œil nu, il peut repérer les signes avant-coureurs de contamination et directement injecter une résine chimique dans les foyers de larves pour les annihiler in-utero, vous sauvant ainsi de mauvaises surprises alimentaires. La résine peut provoquer un changement de couleur de vos aliments mais rassurez-vous, ceci ne relève que de l’esthétique, le goût, lui, reste inchangé.

Le robot qui detek l’abeille qui a été contaminée de picticide : le futur de la science ?
Comme le dicton le dit si bien : « On n’arrete pas le progrès ». Fort de leur succès du robot qui detek les mouches sur les kadav, les développeurs du KadavDetek souhaitent continuer sur leur lancée et diversifier leur offre en donnant vie au deuxième projet fou évoqué par le scientifique présent dans le public de la Conférence Espace des Sciences : le robot qui detek l’abeille qui a été contaminée de picticide.
Quelle différence ? Pas grand chose dans les faits si ce n’est que la cible n’est plus la mouche ou le ver mais l’abeille. C’est un problème bien connu de tous les apiculteurs : « l’abeille quand on la voit au sol, elle peu pu voler ». Et pourquoi cette pauvre abeille ne peut plus voler ? La faute aux « picticides« , ces agents chimiques répandus sur la plupart des cultures et plantes que les abeilles viennent butiner avant d’être contaminées. Tous les amoureux des insectes vous le diront : « Une abeille au sol… c’est un signe » comme l’a encore si bien prédit le mystérieux visionnaire présent dans le public.

Comment résoudre cet épineuse question de la souffrance des abeilles exposées aux picticides ? Encore une fois, nos scientifiques ont la solution et prévoient de commercialiser un nouveau robot. Afin de sauver les abeilles de leur douloureux destin, il s’occupera d’abréger leurs souffrances en reprenant les mêmes modèles d’armes que son prédécesseur. Cette mesure, certes quelque peu drastique, permet toutefois de réserver un sort bien plus humain aux abeilles tout en régulant leur population qui, comme tout initié le sait, est en expansion incontrôlée et menace la planète.
Le premier prototype de robot, prévu pour 2026, a pour le moment était nommé « Bourreau 3000 » et promet de beaux dimanches après-midi à tous les jardiniers en herbe ! L’homme mystérieux du public, lui, n’a pas souhaité participer au projet. Il déplore le système des grandes corporations spoliant les idées du peuple pour des buts purement lucratifs. N’étant plus apparu en conférences depuis 2015, il a annoncé se retirer « du business de la detektion » pour se concentrer sur « l’étud dé kadav’« .
Article rédigé par : Claude 
