De nouvelles règles pour les échecs version inclusivité woke

Le jeu d’échecs, malgré sa réputation de sport d’esprit, a longtemps été perçu comme un domaine dominé par des stéréotypes de virilité et de compétitivité féroce. Vous le savez bien pas vrai ? Nous avons tous en tête l’image de ces fiers joueurs bodybuildés, dominants, qui ne se laissent jamais faire et qui ont probablement des copines 10/10 parfaites.

Cette vision des échecs est totalement imputable à une construction sociale et nous conduit à voir cette discipline comme un jeu froid et intellectuellement intense, si intellectuel qu’ils ne devrait être réservé qu’aux hommes tout naturellement.

Mais en 2025, cette représentation obscurantiste de ce sport, qui gagne pourtant à être connu, n’est plus une fatalité. En effet, la question de l’inclusivité s’impose désormais comme une nécessité dans tous les domaines de la société, y compris dans ce sport millénaire. Afin de lutter contre le virilisme exacerbé de cette discipline, qui est réputée comme éminemment violente et masculine, de nombreuses initiatives visent à redéfinir les frontières du jeu d’échecs et à ouvrir ses portes à des populations historiquement marginalisées.

Aujourd’hui, ClodoNews, le journal défenseur des éclopés et de toutes les catégories de personnes invisibilisées qui ont besoin qu’un média parle de leur problèmes à leurs places, vous éduque sur l’enseignement des échecs version woke inclusive ++.

Vers une inclusion plus confortable des femmes dans le jeu d’échecs

Le premier axe d’inclusivité à aborder est sans doute celui de la place des femmes dans le monde des échecs. Historiquement, les femmes ont été largement sous-représentées dans les compétitions de haut niveau. Les figures féminines restent encore trop rares. Mais pourquoi ne pas s’occuper, nous-mêmes, de les hisser au sommet grâce à notre inventivité lorsque vient l’heure de penser mesures pour révolutionner ce sport ?

Qui a dit que les femmes ne pouvaient pas jouer aux échecs hihi ?

Par exemple, pourquoi ne pas imposer un quota de joueuses dans chaque compétition, dans des tournois toujours mixtes, mais avec une règle plus équitable : le joueur se définissant de genre masculin devrait jouer avec les mains attachées dans le dos.

Voilà une idée intéressante sur le papier mais qui doit tout de même concéder une limite importante : comment présager du genre d’un joueur alors que ceci est tout bonnement impossible ? En effet, il est techniquement irréalisable de savoir si tel ou tel joueur est un homme ou une femme car, comme tout le monde le sait, nous ne pouvons différencier identité et expression de genre. Nous voilà bien embêtés.

La solution la plus apparente aux yeux de tous resterait toutefois de regrouper tous les joueurs sous l’appellation « Hélicoptère de combat » mais ce label a déjà été bien trop usité, souvent à tort par une frange malveillante de la population et leurs médias nauséabonds dont nous tairons les noms, et est donc devenu éculé. En revanche, la dénomination « Hélicoptère de transport touristique » n’a encore jamais été employée et pourrait bien être le dénouement tant attendu pour enfin rendre l’inclusivité de genre plus efficace dans le domaine des échecs. Si tous les joueurs sont des hélicoptères de transport touristique, plus personne n’est un homme et, fatidiquement, plus personne n’est avantagé. Cette initiative pourrait faire d’une pierre deux coups en effaçant totalement le genre masculin de l’échiquier, d’une part, et, d’autre part, en incluant nos amis les véhicules non-valides à tendance turbo binaires à la table de jeu.

Réinventer l’apparence des pièces pour les rendre plus « woke friendly »

Ces dites pièces, devront être renommées pour correspondre aux standards moraux actuels et balayer des appellations aujourd’hui obsolètes et offensantes. Ainsi seront nommées les différentes pièces du jeu :

Le Roi → La Reine : Afin de promouvoir une plus grande égalité des genres, la pièce centrale du jeu devient une reine. Après tout, les reines sont puissantes et influentes, et pourquoi ne pas redonner du pouvoir aux femmes à travers ce symbole ?

La Reine → Le Souverain·e Non-Binaire : Oui, oui nous le savons, on dit une Dame et non une Reine, pas la peine de nous sortir « eugneugneu ClodoNews on dit une Dame d’abord t’es même pas drôle gneugneu« . Pas vraiment petit filou, car cette pièce, traditionnellement très puissante, n’a pas réellement de nom fixe dans la réglementation des échecs. Voilà pourquoi elle doit désormais incarner l’individualité et la fluidité des genres. Ainsi, le Souverain·e Non-Binaire représente la diversité des identités de genre et le fait que le pouvoir peut être exercé sans se conformer aux rôles traditionnels. En plus cela sonne bien plus joliment aux oreilles.

La Tour → Le Plug Annal : Cette pièce, traditionnellement vue comme une structure rigide et immobile, devient désormais le Plug Annal, symbolisant l’idée que même les éléments les plus solides et fixes peuvent jouer un rôle essentiel dans la fluidité des interactions sexuelles (il est important de placer le sexe au cœur de la dynamique du jeu d’échecs). Tout comme un plug annal dans un contexte inclusif et de consentement, cette pièce représente l’acceptation des transformations et de la diversité des expériences humaines. Ainsi, le Plug Annal incarne la capacité à « s’ouvrir » à des perspectives de jeu nouvelles.

Le Fou → Le Non-valide : Plutôt que de rester une pièce validiste, singeant les mouvements strictement diagonaux et souvent perçue comme « étrange », le Non-Valide symbolise désormais la diversité des esprits et des perspectives qui ne se conforment pas aux normes rigides. Comme cette pièce qui traverse l’échiquier en diagonale, le Non-Valide incarne la pensée alternative et les idées qui défient les conventions. Le fou n’est pas fou, il est juste « un peu différent, un peu alternatif, un peu grunge » et il faut prendre soin de ne pas stigmatiser les gros tarés de psys qui aiment bien utiliser cette pièce.

Le Cavalier → Le Défenseur·rice de la Mobilité : Parce qu’il saute et change de direction de manière imprévisible, le Cavalier devient un Défenseur·rice de la Mobilité, symbolisant la liberté et la possibilité d’échapper aux contraintes sociales et physiques. En guise du traditionnel cheval, son design serait remplacé par une rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite.

Le Pion → Le HPI : Plutôt que d’être une simple pièce « petite et insignifiante », souvent destinée à être sacrifiée car personne ne place d’espoir en lui comme mes putains de parents, le Pion devient un symbole de supériorité insoupçonnée en devenant le HPI, Haut Potentiel Intellectuel. Chaque HPI peut s’autodiagnostiquer et ainsi prendre la place de n’importe quelle autre pièce, illustrant la possibilité de progression et d’ascension sociale pour tous.

Ajouter plein de nouvelles petites règles inclusives

Au delà de l’abandon du deadname des pièces, il est aussi important d’effectuer une refonte totale des règles du jeu d’échecs.

Pourquoi, par exemple, ne pas forcer tous les joueurs à utiliser un avatar virtuel pour jouer ? Ce dernier représenterait non seulement leur sexe et leur genre (sélectionnable parmi plus de 827 propositions) en lieu et place de leur forme humaine (souvent sujette à moqueries et discriminations).
Afin de les accompagner dans leur transformation physique, les joueurs pourraient aussi être dotés d’un animal spirituel sous forme de Patronus comme dans Harry Potter (Ouais c’est pas mal ça. Ils aiment bien Harry Potter les wokes je crois) pour une ambiance de jeu plus inclusive et joyeuse.

De surcroit, le combat contre le racisme doit également se traduire dans les réglementation de ce sport. Imaginons une nouvelle règle : pour chaque partie, les pièces doivent changer de couleur toutes les cinq minutes, pour « éviter la domination de l’un ou de l’autre côté », et ainsi rétablir une forme d’égalité temporelle et de devoir de mémoire dans le jeu. Le joueur commençant avec les pièces de couleur noires devrait également disposer d’un bonus de début de partie lui permettant de lutter contre les privilèges raciaux de son adversaire qui, lui, se verra infliger un malus.

jeu d'échecs antiraciste sauf racisme anti blancs

Il serait également important de rappeler au joueur ayant les pièces blanches qu’il ne peut pas acheter les pièces de son adversaire durant la partie, cette règle ayant été abolie par le consortium des joueurs d’échecs le 27 Avril 1848.

Rendre les échecs plus accessibles aux mongoliens aussi

Qui a dit qu’il fallait nécessairement être intelligent pour jouer aux échecs ? Les baveux, les incapacités mais aussi les manchots et les aveugles devraient tous avoir le droit de pratiquer ce sport comme nous, les gens normaux. Pas besoin donc de les laisser entre eux puis de les congratuler de façon condescendante une fois qu’il ont fini de renverser le plateau par terre en moins de 5 minutes. Au contraire, avec quelques règles bien établies et un peu de discipline, ils peuvent jouer avec nous et même devenir des adversaires redoutables.

Ainsi, l’accessibilité dans les échecs ne doit pas seulement être une question d’équité mais plutôt une chance inestimable d’enrichir le jeu en accueillant une diversité de nouveaux ennemis et boss différents. Chacun avec leurs caractéristiques et talents disons… spéciaux.

Inclure les aveugles

Proposons par exemple que les joueurs malvoyants soient obligés de jouer sur des plateaux où les pièces sont des hologrammes transparents et invisibles, pour eux comme le pour le joueur valide et que, de cette façon, personne ne se sente exclu. Pouvoir jouer à « l’aveugle » apporte un certain piment qui rendrait les parties encore plus endiablées qu’elles ne le sont déjà dans leur version « classique ».

Inclure les handicapés moteur

Les joueurs en fauteuil roulant ? Pourquoi ne pas les obliger à participer à des compétitions spéciales où le plateau d’échecs se déplace tout seul ? Les joueurs devraient ainsi effectuer leurs coups quand, et seulement quand, le plateau est suffisamment proches d’eux, approximativement à une distance d’un moignon près. Cela favoriserait une égalité d’efforts à fournir entre les compétiteurs. Il s’agit d’une variante très dynamique, où les longs moments d’attente où il ne se passe rien car les joueurs restent prostrés sur eux-mêmes en faisant mine de réfléchir seraient remplacés par une approche bien plus explosive et surtout bien plus télévisuelle ! Quoi de plus divertissant que d’observer les gestes fluides et les petits bonds des personnes à mobilité réduite tentant d’atteindre leurs pions avant que le plateau ne leur échappe de nouveau ?

Inclure les handicapés mentaux

Enfin, pour ce qui est d’inclure les golbuts et autres légumineux dans le monde des échecs, défi qui peut sembler impensable à première vue (mais néanmoins pas impossible), il serait crucial de réinventer complètement les règles du jeu pour les rendre plus… basiques disons.
Pourquoi ne pas tout simplement supprimer les règles de stratégie et simplement donner à chaque joueur un dé géant en mousse à lancer avant chaque coup ? Plus le chiffre est élevé, plus le compétiteur peut envoyer bazarder un nombre conséquent de pièces appartenant à son adversaire.
Cela garantirait au moins que tout le monde comprenne bien les règles et que nous évitions les crises d’hystérie. Il faut savoir que les personnes handicapées mentales peuvent avoir la force d’un colosse quand ils pètent un câble, mieux vaut les ménager. Et quoi de mieux pour protéger les égos de chacun que leur faire porter un casque en mousse, ou une petite casquette rigolote (celles avec les petites hélices sur le haut), une sorte de doudou en quelques sortes, afin de mieux absorber les chocs émotionnels liés à la frustration de perdre une partie.
Si tout cela ne suffit pas, les arbitres officiels (eux aussi mongoliens afin que tout le monde soit inclus) pourraient décréter une « pause de réconfort » toutes les cinq minutes, où les joueurs sont invités à discuter de sujets divers et variés, et à leur portée, tels que leur couleur préféré ou quel âge ont-ils.

mongolien jouant aux échecs inclusifs

Article rédigé par : Freddy Les Bons Tuyaux