Qui sont les clodos ?
Qui sont les clodos ? Qui compose réellement la clodosphère en 2024 ? Qui contrôle la meute médiatique ? Qui ? QUI ?
Nous les apercevons tous les jours dans la rue mais pourtant, il est toujours bien difficile de déterminer avec exactitude qui peut légitiment être considéré comme un vrai clochard ou qui est tout simplement une personne lambda, mais vêtue d’un tel mauvais goût ou disposant d’une apparence physique si douteuse qu’elle pourrait presque s’apparenter à un S.D.F alors qu’elle n’est pourtant qu’une personne moche.
Voilà pourquoi il est important, en tant qu’aspirant membre de la clodosphère, d’apprendre à reconnaitre les différents types de clodos (oui oui c’est important). Une analyse concise mais détaillée des personnes qui nous ressemblent permet d’identifier nos confrères et d’ainsi créer des amitiés solides unifiées par les liens de la bière et du sexe sans capote à même le pavé.
Les différents types de clodos :
1) Les clodos barbus à l’ancienne
Ils s’agit ici des clochards les plus présents dans l’imaginaire collectif. Nous parlons bien évidemment de ces bons vieux marginaux d’antan comme on les retrouvait dans les comptes d’enfants avec leurs barbes hirsutes qui tombent jusqu’a leurs pieds crasseux, leurs petits bonnets miteux sur le crâne et leurs nez rouges boursouflés par la bière de clochard en canette tiède (le goût n’en est que meilleur). C’est le bon vieux S.D.F que nous connaissons tous. Ce spécimen est trouvable dans les lieux de passage les plus fréquentés de votre agglomération en temps normal et, lorsque démarre la saison d’hiver, ils migrent vers le centre commercial le plus proche pour se faire quelques deniers en tant que mascottes du père Noël auxquelles vous pouvez aveuglément confier vos enfants pour qu’ils s’assoient sur les genoux rouillés de nos chers clodos farceurs.
Ils ne sont pas bien méchants et ils assurent souvent le spectacle et le divertissement de nos places publiques et de nos gares ferroviaires en passant la moitié de la journée à raconter de la merde à qui veut bien l’entendre, à quémander des clopes aux badauds (seulement ceux qui ont des têtes de gentils) et parfois même, quand l’allégresse déborde, à montrer leur trou de balle aux enfants du quartier. Ce sont de sacrés boute-en-train !

2) Les mineurs isolés
Avec un âge variant entre 20 et 45 ans, les mineurs isolés sont des clodos d’expérience rompus à l’exercice de la mendicité et ce par tous les moyens possibles. Ils possèdent déjà leurs permis de conduire mais ont rarement l’argent pour se payer la voiture étant donné qu’ils doivent utiliser leurs dernières économies pour faire des Western Union destination Bamako pour les gosses.
Dans leurs baluchons de sans-abris, ils transportent tout un bagage culturel, acquis lors de leurs diverses expériences à l’étranger. Ainsi, ils manient le couteau et le cimeterre comme personne et mettent en place tout un tas de stratagèmes d’intimidation rigolotes pour parvenir à vous soutirer trois francs six sous. Leur technique la plus célèbre consiste simplement à vous égorger en pleine rue avant de vous dépouiller et elle est diablement efficace. Plus de palabres ni de négociations. Le mineur isolé ne s’embête pas des formalités et des lourdeurs administratives ce qui résulte en un gain de temps pour tout le monde.

3) Les fous du métro
Véritable peuple troglodyte, les fous du métro vivent dans les tréfonds de la terre et ne s’exposent jamais à la lumière naturelle de la surface du globe. Constamment emmitouflés dans leurs parkas à l’intérieur desquelles ils font leurs besoins depuis la naissance, ils squattent les allées souterraines du métro de votre ville et, pour notre plus grand malheur, se déplacent grâce aux rames de métro que nous aussi, les humains normaux, utilisons.
Si par malchance il viendraient à prendre exactement la même rame que vous, vous vous en apercevriez très vite. Ils sont facilement reconnaissables à l’odeur de pisse et de matières fécales qui les suit comme leur ombre. Un puissant smog de putréfaction envahirait l’habitacle et vous verriez la plupart de vos voisins se terrer vers le fond du métro ou bien descendre à la prochaine station. Il arrive que les fous du métro mendient à quelques occasions lors du trajet mais le plus souvent ils sont trop occupés à se vomir dessus ou à jouer avec leurs déjections. Ils sont donc la plupart du temps assez tranquilles, à l’inverse de leurs cousins les musiciens du métro qui, eux, bien que propres, nous cassent les couilles dès 7h du mat en route vers le boulot avec leur musique de merde que l’on ne peut pas skipper.

4) Les punks à chiens
Présents généralement à Rennes mais aussi dans tous les espaces urbains disposant de gares, de squares publics et de salles de shoot, les punks à chiens sont des joyeux drilles toujours munis, pour une raison qui nous échappe encore, de leurs diabolos et de leur attirail de cracheur de feu mais aussi et surtout de leur clébard qui est généralement leur seul partenaire sexuel au quotidien.
Ils se nourrissent principalement de métal rouillé et étanchent leur soif par n’importe quelle boisson alcoolisée ou par de l’éjaculat de canidé. Ces cons essayent parfois d’éteindre les feux de poubelles, qu’ils ont eux-mêmes provoqué… en pissant dessus. Ce qui ne fait d’ailleurs que raviver les flammes étant donné que leur urine est composée à 95% d’alcool. L’expression « avoir la bite en feu » nous vient d’ailleurs de ces us et coutumes de nos amis punks à chiens et il n’est pas rare de les voir se débattre et courir dans tous les sens avec leurs sexes enflammés lorsqu’un brusque jaillissement de braise leur revient dans la gueule sous l’influence d’un vent contraire.

5) Les activistes ONG de je sais pas quoi encore
Ils saoulent tout le monde tous les 4 matins en étant toujours stratégiquement placés dans les rues piétonnes les plus fréquentées de la ville munis de leurs chasubles rouge ou jaune dégueulasses afin de vous soutirer votre pécule de la manière la plus insupportable qui soit.
« Hey man, t’as un petit moment à m’accorder ? Ce sera pas long tkt genre 30-45 minutes » Voilà comment vous aborde ce petit ramassis de clodo d’étudiant en socio dans l’espoir de vous sortir son discours prémâché à la gloire d’une ONG quelconque, dirigée par des encore plus gros enculés que lui qui s’en mettent plein les fouilles pour payer leur prochain SUV (le troisième cette année) et qu’ainsi, vous raquiez à mort en pensant faire une bonne action.
Non contents de vous importuner, ces avortons osent en plus vous faire culpabiliser si vous ne lâchez pas votre RIB sous les 5 minutes en vue d’un prélèvement automatique de 25€ par mois pour une organisation dont le libellé obscur est localisé à Malte. Ne craquez pas face à ces produits d’école de commerce non reconnue par l’Etat qui maîtrisent toutes les techniques pour manipuler le client.

6) Les crypto-clodos
Les crypto-clodos font partie d’une catégorie plus communément appelée, dans le langage courant, les colossaux fils de pute. Ils n’ont rien du S.D.F classique et s’habillent comme vous et moi, pis, ils osent même être propres sur eux afin d’inspirer la confiance. Vêtus de costard ou de chemise de commercial bedonnant ils tentent de vous subtiliser des montants tout bonnement astronomiques juste avec leur audace et leur connaissances en finance niveau L2 fac d’éco.
L’autre jour j’en ai chopé près de l’arrêt de tram et c’est pas que cet ahuri il me demande 20€ ?! Alors moi tout fier, j’ai voulu le prendre à son propre jeu en disant que j’avais pas de liquide (véridique en plus je suis un putain de prolo) et je lui ai demandé, avec mon plus beau sourire narquois de macroniste (
) si il acceptait la carte bleue. Et ce fou furieux il me répond : « Mais oui bien sûr, en 2024 la digitalisation du paiement est la clé. J’accepte aussi les virements PayPal » en me tendant son T.P.E ce fils de pute
.
Mais vous me connaissez, je suis malin dès qu’il s’agit de ne pas payer quelque chose et j’ai donc pu trouver une excuse qui fera trace dans les pires malaises de France et de Navarre « Ah mais, ce n’est qu’une carte de retrait héhé, suis-je bête »
.
Sorti d’affaire ? Et bien non parce que ce margoulin avait pensé à tout : « Ah ben ça tombe bien il y a justement un distributeur Caisse d’Epargne à 450 mètres d’ici ! Vous prenez la première rue à droite puis vous marchez pendant 2-3 minutes et vous y êtes. Je vous attends ici et vous prendrez le prochain tram de toutes façons il y en a un toutes les 45 minutes. Allez hop hop hop on s’active je n’ai pas que ça à faire.«
Comme je voue un immense respect à la confiance en soi et au charisme de mes pairs (et qu’accessoirement je suis trop faible psychologiquement pour m’identifier en tant qu’homme) je me suis exécuté. Mais je ne me suis pas laissé faire hein je lui ai donné un billet de 20 au lieu de deux billets de 10 qui lui auraient pourtant été beaucoup plus pratiques ahah. Il ne l’emportera pas au paradis et a du rire bien jaune le soir même. 

7) Les gueules cassées
Les gueules cassées ne sont que des profiteurs opportunistes misant sur leur handicap physique ou sur leur apparence terriblement repoussante pour inspirer la pitié aux passants et ainsi récolter quelques sous de manière peu scrupuleuse.
Ca y est le fils de pute a perdu un bras ou est tétraplégique, parce qu’il a sûrement fait le con dans sa jeunesse, et donc automatiquement on devrait tous s’apitoyer sur son sort et lui refiler 2 balles ?? Mais dis-moi mon ami, sais-tu déjà ce que ça fait 2 balles ? Et sais-tu que des trépanés comme toi il y en a toujours eu par le passé ? Après 14-18 ils étaient des milliers et tu crois qu’ils venaient chouiner et nous saouler avec leurs jérémiades tout ça pour pouvoir glaner 5€ par jour ? Non. Car les anciens, eux, étaient des hommes, des vrais et ils souffraient en silence comme tout le monde devrait le faire. Tu te fais quoi avec 5€ en plus ? Un sandwich Sodebo de merde ? C’est donc ça ? Tu nous casses les couilles pour un vulgaire sandwich poulet mayonnaise à 5 balles ? Tu me fais vraiment perdre 10 secondes de mon précieux temps dans la rue pour quelque chose d’aussi futile ?

8) Les abominations
Probablement les pires engeances de la clodosphère, d’un niveau d’un répulsion physique encore supérieur aux gueules cassées, ils sont des clochards rares mais reconnaissables entre mille. On dit d’un sans-abris qu’il atteint l’état « d’abomination » lorsque son corps a pourri sur lui-même pendant suffisamment longtemps. La plupart des ses organes sont défaillants mais, néanmoins, son organe le plus vital, qui n’est autre que le foie, se porte étrangement à merveille et lui permet même d’assurer à lui tout seul tout le fonctionnement de son enveloppe charnelle démoniaque.
Sur l’aspect purement physique, l’abomination se rapproche fortement du pestiféré bubonique et l’on dit que de ses cheveux pleuvent des copeaux de peau séchés ainsi que quelques insectes y ayant élu domicile. Il n’est pas rare de voir un liquide jaunâtre couler de ses pores lors des périodes de fortes chaleurs mais il est néanmoins déconseillé d’y toucher, même si ça a l’air rigolo au premier abord, tant que le consortium de la médecine n’a pas pu déterminer la contenance de ces sécrétions.
C’est donc dans une situation de momification avancée que l’abomination traîne son immonde carcasse, dont les effluves rappellent celles du smegma, dans les ruelles les plus sombres des environnements urbains. Cependant, du fait de sa lenteur et son constant état d’ébriété, l’abomination est relativement inoffensive et, si l’on surpasse son aspect visuel, sa présence dans nos rues est presque agréable. Les abominations sont un peu les « bossus » de notre ère, des erreurs de la nature qui font pourtant les joies de la cour en somme. Allez une ptite piècette pour toi Dobby.

Article rédigé par : Riton 

J’ai déjà croisé une abomination.
Est-ce que cela est normal qu’il avait une petite tâche blanche à côté de sa bouche ?
Je me suis dit que c’était peut-être un trap qu’il lui avait juté dessus contre un peu d’argent mais après avoir lu votre article je me dis que c’est peut-être une substance non identifié, dois-je en faire un prélèvement ?
Je pense que c’est le coup de trap mignon donc pas d’inquiétudes. Je te conseille de léchouiller tout de même pour en avoir le coeur net
Si on leur donne à manger, on doit opter pour quoi ? Le pain dur ça les rend agressif en tout cas, quand on leur en jette.
Non c’est très bien le pain dur mais c’est sûr que quand on leur balance ça bien fort en plein dans le pif ils sont chelous après, limite ils t’engueulent alors que tu les nourris. Le monde à l’envers
Pour en savoir plus : la tier list complète des clodos américains
Notamment le spécimen du crackhead de San Francisco. Un ClodoMon très rare