Hop hop hop qu’es-tu en train de faire jeune individu scolarisé ? Alors comme ça on s’adonne au harcèlement scolaire en cachette ? Sais-tu pourtant que le harcèlement c’est trop la lose ? C’est même éclaté au sol comme on dit avec les potos (voire les frères) ?
Et oui, ce qui pouvait être rigolo et bon enfant il y a 20 ans dans les cours d’écoles n’est désormais plus tolérable. Il faut en prendre ton parti : harceler c’est pas bien. Mais rassure-toi jeune harceleur, tu es à l’école pour apprendre et non pas pour être puni. Toute ton équipe enseignante est avec toi pour te supporter dans ta transition morale, qui doit être faite en douceur, afin d’apprendre à lutter contre le harcèlement scolaire tout en s’amusant !
Enseignants, élèves… Cet article est fait pour vous et vous donnera des tonnes d’idées pour agir efficacement contre le harcèlement au sein de l’école :
Harcèlement scolaire : Que faire ?
- Harcèlement scolaire : Que faire ?
- Virer l’élève harcelé hors de la classe voire hors de l’établissement
- Monter une pièce de théâtre contre le harcèlement pour le spectacle de fin d’année
- Récolter des dons pour la famille du harceleur
- Condamner les dessous des cages d’escaliers
- Donner des couches au harcelé afin qu’il n’ait plus à se rendre aux WC
- Confectionner un abri en carton autour du harcelé pour le protéger des projectiles
- Apprendre les rudiments de combat au harcelé
- Engager une société de relooking pour l’élève harcelé
- Demander aux pions ou à des parents d’élèves de faire semblant d’être amis avec le harcelé
- Ne pas faire de vagues
Virer l’élève harcelé hors de la classe voire hors de l’établissement
Si le harcèlement survient dans le cadre du cours ou pendant les périodes de pause au sein de l’établissement c’est tout simplement car deux éléments perturbateurs entrent en contact : l’élève harceleur et l’élève harcelé. N’oubliez jamais qu’ils sont tous les deux autant perturbateurs l’un que l’autre et qu’aucun traitement de faveur ne doit être accordé à l’une des deux parties.
Dans ces conditions, comment éviter les tensions qui naissent de ces rencontres et dissipent, par effet de contagion, l’ensemble des écoliers ? La réponse éducative est simple : il suffit tout simplement de faire en sorte que l’un des deux éléments perturbateurs soit évincé de la classe de façon temporaire ou bien exclu de l’école de façon définitive. La solution la plus confortable à mettre en œuvre pour le personnel scolaire est de virer l’élève harcelé, plus facile à manipuler, afin qu’il n’agisse plus comme un objet de tentation pour le harceleur en raison de sa simple existence au sein de l’établissement.
Tout le monde est gagnant avec cette méthode ! Cela est bénéfique pour l’élève harcelé qui, en étant viré de classe après s’être emporté plus que de raison face aux agissement de son copain, pourra aller se calmer chez le CPE qui ne manquera pas de lui rappeler les valeurs de la république pour le faire réfléchir. Cela est aussi appréciable pour le harceleur qui, en perdant du temps en classe à embêter ses camarades, n’écoute plus la leçon et prend du retard sur le programme. Mieux encore : il est possible d’excommunier l’écolier harcelé de l’établissement et de l’intimer à en trouver un autre où il pourra y suivre une scolarité plus saine et repartir sur de bonnes bases sans perturber ses anciens camarades qui ne pouvaient s’empêcher de perdre leur temps à lui coller des baffes.

Monter une pièce de théâtre contre le harcèlement pour le spectacle de fin d’année
Les méthodes archaïques à bases de punitions et de châtiments corporels n’ont jamais fonctionné en vue d’inculquer des valeurs de respect aux enfants. En 2024, des alternatives éducatives existent et prouvent que l’avènement d’une société plus courtoise, menée par nos chères têtes blondes, se fera à travers l’expression des sentiments. De nombreux médiums s’offrent à vous tels que les pièces de théâtre, les chansons, les courts-métrages ou même le rap des CP.
Il est évident que tout enfant, du haut de sa pureté encore intacte, est épris de littérature, de créativité et d’une curiosité débordante comme le prouve leur fascinante habileté à exprimer leur art sur TikTok. Pourquoi donc ne pas mettre à profit tout ce réservoir de talent et créer une véritable œuvre anti-harcèlement qui sensibiliserait les écoliers lors du spectacle de fin d’année ?
Pas besoin d’une histoire trop complexe car il ne faut pas oublier de tenir les enfants par la main sans être trop exigeants avec eux; ils ne sont que des enfants. Contentez-vous d’un scénario tout mignon ou le héros serait l’harceleur. Grâce au pouvoir de l’amour et de la bienveillance de ses enseignants, il se transformerait petit à petit au fil de l’histoire en un bon samaritain aidant les petites victimes, qu’il s’était pourtant juré de détruire psychologiquement au début. Le happy ending inclurait une scène de baiser entre le harceleur et le harcelé pour conclure joliment cette magnifique fable. Nul doute que les élèves adoreront se donner en spectacle et incarner ces rôles devant tout le collège et toutes les familles venus les acclamer !
Et pour que la fête soit encore plus folle, n’hésitez pas à intégrer des shows de drag-queens ou des interventions de personnes LGBT qui sont par ailleurs tout à fait habiletés à enseigner l’éducation sexuelle et faire de la prévention contre toute forme de harcèlement. Les enfants en raffolent !
Les courts-métrages anti-harcèlement sont une excellente façon de renforcer la cohésion des élèves tout en leur délivrant de précieuses notions de jeu d’acteur
Récolter des dons pour la famille du harceleur
Si le harceleur agit parfois de façon un brin malicieuse avec ses camarades ce n’est pas dû au hasard. Le harceleur est un élève en souffrance qui subit parfois une situation familiale et économique difficile. C’est uniquement à cause de cela qu’il est un peu taquin avec vous parfois et il ne faut pas lui en tenir rigueur mais plutôt l’aider.
Pourquoi par exemple ne pas reverser à sa famille tous les dons de la kermesse ? Avec ce précieux pécule, l’ensemble de la petite troupe pourrait repartir sur des bases saines. Nous imaginons déjà la joie des parents, souvent au RSA et n’ayant pas eu le privilège de faire de longues études, qui s’empresseront d’utiliser leurs gains bien mérités pour offrir du nouveau matériel scolaire à leur enfant ou bien pour l’amener au musée et lui faire découvrir le monde à travers de nouveaux yeux ! Pour combattre le harcèlement scolaire il faut s’attaquer à la source socio-économique du problème.

Condamner les dessous des cages d’escaliers
C’est connu de tous : les victimes adorent se réfugier sous les cages d’escaliers pour échapper à leurs petits camarades.
Outre l’aspect visuellement ridicule de la chose, qui renforce souvent encore plus le harcèlement, les enfants de mettent en danger en se cloitrant dans ces zones hors de vue de la surveillance assidue des pions de l’établissement.
En condamnant les dessous de cages d’escaliers, vous ferez totalement disparaitre les victimes en dessous des escaliers et donc, par extension, le harcèlement que nous ne saurions plus voir de nos jours à l’école.

Donner des couches au harcelé afin qu’il n’ait plus à se rendre aux WC
L’autre lieu de prédilection pour les harceleurs n’est autre que les WC de l’école. Les sanitaires sont un véritable coupe-gorge pour les élèves peu populaires et autres bizuts qui risquent souvent de finir la tête dans les chiottards à cause de leurs camarades plus cools que eux.
Mais à l’inverse des cages d’escaliers, il est difficile de condamner des toilettes sans quoi vous vous retrouveriez avec de l’urine et de la merde partout dans les couloirs ce qui ferait tâche lors de la visite du recteur de l’académie. Au lieu de priver tous les élèves de WC, mieux vaut simplement restreindre leur accès aux plus grosses victimes de votre établissement et le tour est joué : plus une seule violence constatée !
Il ne s’agirait cependant pas d’être des tortionnaires. Les harcelés ont également le droit de se soulager. Ainsi, il est possible de leur fournir un lot de couches à la rentrée, pour lequel les parents auront cotisé, afin que ces derniers puissent faire leur besoin à tout moment et à n’importe quel endroit. De la sorte, même en plein cours, ils ne manqueront aucune minute de la leçon.

Confectionner un abri en carton autour du harcelé pour le protéger des projectiles
Ah on ne refait pas la jeunesse ! De tout temps, dès lors que la leçon s’éternisait un peu trop et que les esprits n’étaient plus concentrés, tous les élèves s’adonnaient aux légendaires lancers de projectiles en tout genres (cartouches d’encre, papier mâché, compas…) sur le petit morveux à lunettes au premier rang.
Et comment leur en vouloir ? On reproche souvent aux jeunes leur manque d’activité physique, le lancer d’objets ça c’était quelque chose ! Mais alors que nous l’ignorions souvent, la cible désignée de la classe souffrait apparemment de la situation. De nos jours, son sort serait malheureusement considéré comme du harcèlement.
Il faut donc modifier cette pratique, sans y renoncer toutefois, en installant une protection en carton tout autour du bizut de la classe afin qu’il puisse continuer d’écouter le professeur pendant que le reste de la classe profite d’une activité ludique bien méritée. Il pourra ainsi étudier tranquillement pendant que les projectiles se fracasseront sur son abri (de vieux cartons trouvés dans la réserve de la cantine ou du CDI feront l’affaire) sans jamais le blesser.

Apprendre les rudiments de combat au harcelé
Si l’armure en carton ne suffit plus, il faudra bien que la victime prenne son destin en mains un moment ou l’autre.
Comme tout le monde le sait, la meilleure façon de faire taire les harceleurs est de les confronter physiquement pour leur exploser le crâne. Les forts ne respectent que les forts et la violence est la reine des solutions entre écoliers.
Demandez au prof d’EPS de coacher le petit harcelé par le biais de leçons de MMA ou de maniement du sabre afin qu’il entame sa transformation en véritable monstre de testostérone et puisse annihiler ses adversaires. Sa condition ne s’améliorera que le jour où il se décidera à se bouger les doigts du cul, si vous me permettez l’expression un tantinet familière et peu recommandable pour les enfants.

Engager une société de relooking pour l’élève harcelé
On rejette toujours la culpabilité sur les harceleurs mais, au fond, il n’y a jamais de fumée sans feu pas vrai ?
Comment ne pas comprendre les enfants qui s’acharnent sur une victime particulière lorsque celle-ci est ostensiblement moche, porte des fringue de merde ou pire : affirme sa différence par un moyen ou un autre ?
La différence n’a pas sa place dans la micro-société uniformisé des rangs de l’école et il est de bon ton de ramener les brebis égarées sur le droit chemin vestimentaire en engageant un styliste pour les aider à être plus classe. Le p’tit rouquin on va lui faire une teinture de malade, l’émo en terminale L on va l’habiller comme A$AP Rocky et enfin le gros porc qui pue quand il joue au basket en EPS on va lui faire faire des tours de 3×500 supplémentaires jusqu’à ce qu’il soit aussi svelte que le commun des mortels. De cette manière là, les élèves se ressembleront tous et il n’y aura donc plus aucune raison de les frapper et donc CQFD; plus de harcèlement.

Demander aux pions ou à des parents d’élèves de faire semblant d’être amis avec le harcelé
Les racines du harcèlement prennent pied dans la solitude. En effet, il est toujours plus tentant de s’attaquer au gamin sans amis, qui marche toujours tout seul sous la pluie en baissant les yeux car l’on pense légitimement qu’il pourra jamais rien nous faire en retour et que, de toutes façons, il ne manquera à personne. Les élèves entourés de leur cour royale eux, sont bien plus difficile à vaincre.
Comme personne ne veut être ami avec les harcelés pour des raisons logiques (peur d’être harcelé à son tour, pas d’intérêt porté pour ces êtres peu populaires…) il faudra donc demander à des adultes, souhaitant généreusement donner de leur temps libre, de faire semblant d’être les amis de la victime.
Qu’ils soient pions ou bien parents d’élèves, ils pourront allégrement s’occuper de cette tâche et seront bien plus utiles dans cette fonction plutôt que de venir 3 fois par an gueuler aux conseils de classe pour qu’on ne fasse pas redoubler Mathéo le triso.

Ne pas faire de vagues
Dans le milieu scolaire, nous parlons de vagues lorsque des répercussions médiatiques déferlent sur l’école et exposent cette dernière aux yeux de tous. Ces vagues surviennent suite à de regrettables articles de presse dénonçant les potentiels harcèlements survenus au sein de votre établissement.
« Pas de vagues » est donc l’objectif que vous devrez atteindre pour éradiquer le harcèlement de votre collège/lycée. Pour cela vous devrez mettre en place une véritable loi du silence qui éteindra tout bad buzz malvenu. Il est possible de corrompre vos professeurs pour qu’ils n’aient « rien vu, rien entendu » en leur promettant quelques babioles comme une mutation forcée ou une petite prime de 50€. Rien qu’avec cela ils devraient être contents. Après tout ils font déjà le plus beau métier du monde.
Il sera plus difficile d’acheter les parents d’élèves qui sont souvent un petit peu plus chafouins lorsque leurs gosses sont en danger. Au lieu des pots-de-vin mieux vaut appliquer les menaces. Moins de plata, plus de plomo. Un parent se plaignant du harcèlement que subit sa victime de progéniture pourra être calmé vite fait bien fait avec un courrier le sommant d’arrêter ses jérémiades sans quoi une plainte au rectorat pourrait être déposée et l’avenir de l’élève totalement détruit.
Article rédigé par : Claude 
