J’ai une mezouza à la maison
Salut à toi jeune goyim !
Tu t’es probablement déjà demandé comment enfin pouvoir faire amende honorable et participer à la réparation de la terre promise, je veux bien sûr parler du glorieux État d’Israël ? Tu passes d’ailleurs probablement tes journées à pleurer les 6 millions dont tu es responsable ?
C’est bien. Très bien. En effet, rien que le simple fait que tu te poses ces questionnements montre que tu es déjà sur le chemin de la rédemption. Tu as trouvé la voie de la téchouva.
Mais… Ce n’est pas assez.
Ce ne sera d’ailleurs jamais assez. Plus rien ne suffira désormais pour laver l’affront que tes ancêtres (affront qui te revient donc selon la loi de transmission des péchés) ont causé au peuple élu.
Mais, fort heureusement, tu as la possibilité de redresser tes torts, ne serait-ce que de façon minime. Pour cela, il te suffit d’avoir une mézouza à la maison. C’est simple comme bonjour et cela prouve de facto que tu n’es pas antisémite, du moins, tant que tu poses ta mezouza dans les règles de l’art et dans le respect de la communauté. Car, attention, une mezouza mal posée peut très vite être assimilée à une forme directe d’antisémitisme et donc, par association logique car il s’agit du même méfait, d’antisionisme.
Voilà pourquoi ClodoJewsNews t’explique aujourd’hui, dans un article qui n’est absolument pas piloté par une puissance étrangère en vue d’influencer l’opinion publique, comment bien poser ta mezouza à la maison pour ne plus être antisémite :
Comment bien poser sa mezouza à la maison :
Étape 1 : Le bon emplacement :

Avant d’aller acheter tes mézouzas jeune novice de la foi, tu dois d’abord calculer le nombre exact de mézouzas que ton logement requiert. Car oui, une mézouza doit être fixée au montant droit de chaque porte de ta maison sinon ce serait trop facile et les convertis de ton acabit n’ont pas le droit à la facilité, ils doivent redoubler d’efforts pour montrer deux fois plus de soumission à la religion unique.
Il te faudra donc sûrement beaucoup de mézouzas. Il faut que leur présence soit omniprésente et aucune pièce ne doit en réchapper, même la salle de bain et les sanitaires afin que tu sois constamment rappelé de ta nouvelle obédience dans n’importe quelle situation. Qu’est-ce qui définit une « pièce » selon la loi de la Torah ? Tout espace fermé dont la dimension est d’au moins 2 m X 2 m. Ceci inclut donc les vestibules, les couloirs, les grands cagibis… A toi de travailler.
Sache d’autre part que même si tu ne trouves pas dans ton propre foyer, il te faudra tout de même poser des mezouzas. Où que tu sois, la sainte mézouza fait foi. Ainsi, si tu es dans une maison ou un appartement de location, il faudra poser tes mézouza sous les 30 jours suivant votre arrivée (sinon elles expirent et ne sont plus consommables).
Il en va de même si tu es hébergé de façon temporaire chez des amis, tu devras effectuer, pour eux, pour leur propre bien (même si ils ne le savent pas encore), la pose des mézouzas toi même.
Enfin, si tu te trouves dans un logement fraîchement acquis face aux ennemis de la seule démocratie du Moyen-Orient, et qui te revient donc de droit car il est sur ton territoire vital, il te faudra également mézouzer tout ça pour purifier les lieux.
Étape 2 : L’inclinaison de la foi :

Une mézouza doit systématiquement être fixée sur le montant droit, au bas du tiers supérieur du montant. C’est très important. Pour l’entrée principale de l’habitation, on considère le montant droit comme celui à la droite de la personne qui rentre en venant de l’extérieur, car c’est lui, l’étranger, qui doit se soumettre au bon vouloir de Dieu.
Pour déterminer la bonne hauteur à laquelle une mézouza doit être apposée, utilisez un mètre pour mesurer la hauteur totale du montant. Divisez cette hauteur en trois et mesurez cette distance depuis le haut du montant. Faites ensuite trois tours sur vous même en sautillant comme Louis de Funès sous des mélodies de klezmer endiablées. Marquez ensuite le niveau de hauteur que vous aurez déterminé grâce au pouvoir magique de la foi avec un crayon : vous apposerez votre mézouza directement au-dessus de cette marque, ni trop haut, ni trop bas.
Étape 3 : Le choix de la bonne mezouza :

Mettez-vous en quête du meilleur endroit pour les acheter. Parce que tout bon membre de la communauté ne veut que ce qu’il y a de meilleur pour les siens, et surtout pour lui. La mézouza doit être réalisée en conformité avec les lois juive, seul un expert mandaté par Yahvé peut déterminer si une mézouza est cachère et non halal.
Quelques points essentiels : la mézouza doit être calligraphiée à la main par un scribe certifié à l’aide d’une plume et d’une encre telles que spécifiées par la tradition. Ici, en territoires conquis diaspora, il y a encore bien trop souvent des mézouzas imprimées par des sauvageons de schmocks ou mal confectionnées par des goys abrutis. Pire encore : certains êtres inférieurs peu scrupuleux vont jusqu’à vendre des boîtiers de mézouza vides ! Vides alors que nous avons payé de notre argent pour les obtenir. Ils veulent entuber le peuple élu, mais ils devront se lever de bonne heure. Alors assure-toi d’acheter ta mézouza auprès d’un vendeur religieux et de confiance, quelqu’un qui soit par exemple ton cousin, ou une connaissance familiale. Tant que ça reste dans la famille…
Et enfin, pour les juifs les plus geeks d’entre tous : la Mezouza Connectée peut-être un excellent choix. Directement reliée à une appli sur votre téléphone, elle vous permettra de surveiller votre mezouza à tout instant sur votre écran. Elle peut même faire des petits bip-bip et des jingles rigolos. Ainsi, même au boulot ou en dehors de la maison, vous serez toujours connecté à la mezouza, et donc, toujours connecté à la foi.
Étape 4 : La pose dans le respect

La mézouza doit être fixée de manière permanente au montant de la porte. Utilisez des clous, de la colle ou de l’adhésif double-face. Tous ces produits doivent être Made In Israel. Ils doivent être manufacturés par nos artisans qui ont du talent, sans quoi, ils sont impurs.
Fixe ensuite ta mézouza, non sans avoir récité quelques dizaines de bénédiction auparavant (87 bénédictions devraient suffire). Ne laisse rien interrompre ton devoir jusqu’à ce que tu aies apposé toutes tes mézouzas dans toutes les pièces de ta maison.
Étape 5 : La rédemption

Une fois ton labeur terminé, tu me prononceras une dernière bénédiction, en l’honneur des 6 millions qui seront bientôt 6 millions + 1 si tu ne fais pas ce que je dis.
Voici le texte de la bénédiction que tu dois prononcer à la lettre près et avec l’intonation parfaite :
» בָּרוּך אַתָּה אַדֹנָ-י אֶלוֹהֵ-ינוּ מֶלֶך הָעוֹלָם אַשֶר קְדִשָנוּ בְּמִצְווֹתָיו וְצִיווָנוּ לִקְבּוֹעַ מְזוּזָה «
Voilà. Ce n’était pas si compliqué non ?
Ton foyer arbore désormais fièrement son identité juive, telle que les choses auraient toujours dû être. Mais… dernière règle : au moins deux fois par période de sept ans (10 fois tous les ans pour les goyims), tu devras faire vérifier auprès d’un scribe-vérificateur professionnel (c’est une bonne situation ça, scribe-vérificateur professionnel) pour s’assurer qu’elles soient intactes. Le scribe examine le parchemin pour s’assurer que les lettres ne présentent pas de craquelures ou qu’elles ne soient pas effacées et que la mézouza soit donc toujours cachère afin de remplir leurs divines fonctions décoratives.
Décoratives mais pas seulement. On peut aussi toucher la mézouza. Une belle coutume juive est de faire embrasser la mézouza par les enfants avant le coucher. Si tu reçois des invités et que ces derniers sont des infidèles impurs (quelle idée mais, acceptons…) tu devras exiger de ces derniers qu’ils se mettent à genoux avant d’embrasser ta grosse mezouza en signe de respect. Pour pousser le rituel d’humiliation du goy à son paroxysme, tu peux leur demander de toucher ta mézouza puis d’embrasser leurs propres doigts par la suite.
Ainsi, tu pourras aisément prouver ta supériorité religieuse au reste du monde. Et ce n’est pas moi qui le dit mais les statistiques : selon une étude sérieuse et totalement impartiale menée par le Crif (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), 88 % des propriétaires de Mezouza™ se sentent 100% meilleurs que leurs voisins.
Vous n’êtes plus antisémite !
Voilà, vous savez désormais comment bien poser votre mézouza à la maisouson et vous pourrez dormir en toute tranquillité ce soir en vous sachant délesté du poids de tout votre antisémitisme !
C’est pas génial ça ? Oh, attendez… Excusez-moi cher lecteur, on toque à la porte du bureau…

– Quoi ? Encore vous ? Qu’est-ce que vous me voulez encore ? J’ai dit tout ce que vouliez là non ? Retirez ce flingue de ma tempe immédiatement. 
– On en a pas fini avec toi le goy… 
– Pitié… Puis-je au moins enlever la kippa svp ?
– Allo Tel-Aviv ? Suicidez la zone. 
Article rédigé par : JewBuzz & Jacques Essebag

Attention au mezzuzage avec ces conneries, ça pardonne pas.
Il n’y aura ni oubli ni pardon de toutes façons