Menu W9 – Takeshi’s Castle : le best of des meilleurs épisodes

Quoi de plus divertissant qu’un programme TV où l’en envoie des centaines d’asiatiques, de leur plein gré en plus, au devant de pièges sadiques et d’épreuves finales où l’on ne comprend rien pour qu’ils repartent avec une bonne tétraplégie mais aussi des tonnes de sourires ?

C’est ce que nous a légué le légendaire Menu W9 – Takeshi’s Castle dont les épisodes ont été diffusés à partir de 2006 sur la TNT française. Créé par le cruel Takeshi Kitano, japonais chelou amateur de battle royale et cinéaste à ses heures perdues, Takeshi’s Castle est une aventure dantesque dont l’unique objectif est de glorifier son créateur mégalomaniaque. Les candidats doivent signer une clause stipulant qu’ils sont prêts à perdre la vie pour conquérir le château du grand Takeshi en remportant une série d’épreuves individuelles et collectives physiques se soldant le plus souvent par la mort. La mort certes, mais aussi la reconnaissance éternelle de dieu Takeshi qui adoube la bravoure et le sacrifice, valeurs chères aux Japonais .

Vous l’aurez compris, le ton est donc éminemment humoristique pour nous, spectateurs, observant des candidats tous plus bizarroïdes les uns que les autres et surtout tous déshumanisés afin que nous n’éprouvions aucune pitié ni aucun attachement envers eux et ainsi profiter pleinement de nos jeux du cirques orientaux, confortablement assis sur notre canapé à nous moquer d’eux. Découvrez aujourd’hui tout ce qui a fait le charme de Takeshi’s Castle et pourquoi nous en redemandons encore tous les jours en streaming :

Menu W9 présentateurs

Le concept de l’émission :

On a foutu deux péloys désœuvrés, qui sont les seuls à avoir accepté le job et surtout qui sont les seuls qui n’avaient rien d’autre de mieux à faire à ce moment là, à la présentation de Takeshi’s Castle : Les inénarrables Benjamin Morgaine et Vincent Desagnat dont les hauts faits se résument principalement à avoir croisé leurs pisses dans les 11 commandements de Michaël Youn.

Les présentateurs tentent tant bien que mal de commenter l’émission en donnant l’impression qu’ils en ont quelque chose à foutre mais finissent généralement par raconter leur propres vies à l’antenne. Il y a même des épisodes entiers où ces deux branleurs sont tellement chargés de leur soirée de la veille qu’ils passent 20 bonnes minutes à rigoler entre eux sans commenter une seule fois les images qui défilent sous leurs yeux. Mais c’est là que réside toute la magie de Menu W9 : Sa décontraction du gland. Rien n’est sérieux, tout est permis. On est là pour commenter des cons qui se ramassent la gueule sur des épreuves de cons tout en étant déguisés en personnages vaguement japonais (sumo, samouraï… Benjamin Morgaine fait d’ailleurs une très belle Geisha).

L’émission se compose d’une partie « plateau » avec une série de sketchs volontairement pitoyables et sans grande conviction des deux présentateurs puis de la partie « épreuves », qui est une sorte de Squid Game améliorée et qu’on attend tous pour se fendre la gueule :

takeshi's castle best of

Les meilleures épreuves de Takeshi’s Castle :

Le mur :

En règle générale, il s’agit de la toute première épreuve de l’émission, à part quand Takeshi décide de changer les règles au dernier moment (ce qui est son droit étant donné qu’il est le boss). Tous les candidats sont donc encore en lice et ils doivent courir comme des dératés pour escalader un mur relativement haut et pentu.

Cette épreuve, simple en apparence, sert de tri pour différencier les candidats en bonne condition physique des obèses incapables de se soulever à la force des bras. C’est un véritable écrémage entre les forts samurais et les faibles métayers indignes de mourir pour Takeshi. Ce test est également une véritable expérience sociale qui met en exergue l’espièglerie des candidats japonais car, si certains aident leurs compagnons d’infortunes à se hisser en haut du mur, les autres abandonnent leurs concurrents à leur triste sort en leur tirant des doigts puis en dévalant la pente en les narguant de leurs plus éclatants rires d’asiatiques maléfiques.

takeshi's castle le mur

Le labyrinthe :

Les survivants du mur doivent traverser un labyrinthe de couloirs en ouvrant des portes qui cachent parfois des catcheurs professionnels prêts à les casser en deux. Les catcheurs repèrent leur victimes grâce à l’ouïe mais aussi à l’odorat car il parviennent à ressentir la peur et la sueur des candidats. La caméra filme les participants dans une vue du dessus qui renforce l’angoisse de l’épreuve.

Pire, certains candidats pensent échapper à leur bourreau mais finissent par franchir une porte qui ne les mène pas à la sortie mais qui les lâche en fait dans une étrange mixture d’excréments de Takeshi mélangée à de l’acide sulfurique.

Le Toc, toc, toc :

Etrangement fasciné par les portes, sa passion après la cocaïne et les vidéos gores, Takeshi intime à ses candidats de traverser plusieurs séries de portes en sprintant le plus vite possible.

Si certaines de ces portes sont en papier mâché, d’autres sont en pur bois de wengé (Bois classe D qui regroupe les essences d’arbres les plus dures). Enfin, certaines autres donnent sur un simple filet, une flaque de boue ou bien un groupe électrogène.

takeshi's castle toc toc toc

La mouche velcro :

Revêtus de combinaisons velcro ridicules, les candidats doivent se lancer dans le vide en se tenant à une corde avant de la lâcher pour venir s’éclater sur un mur en béton armé, mais orné d’une toile d’araignée (d’où le subtil nom de « mouche velcro » trouvé par les équipes de W9). Ils doivent ensuite puiser dans leur derniers points de vie pour y rester accrochés.

Si les participant réussissent l’exploit de survivre, ils se font pisser dessus par les sbires de Takeshi ou bien « tisser dessus » comme préfèrent le dire les commentateurs.

mouche velcro menu w9 takeshi castle

Les sumos :

Les candidats tirent au sort afin de déterminer quel sera leur adversaire lors d’un authentique combat de sumos. Cette épreuve est délicieuse à regarder car elle est totalement injuste et repose entièrement sur le facteur chance.

Il est tout autant possible de tomber sur « Grain de Café » (surnom donné par les présentateurs), un adversaire aveuglé et handicapé par son costume qui ressemble effectivement à si méprendre à un gros grain de café, que de tomber sur « L’animal » (surnom donné par Interpol), un combattant hirsute invaincu qui prend un malin plaisir à attraper les candidates sans défense pour les envoyer valdinguer au delà des limites du terrain.

Les pierres molles :

Les participants viennent s’empaler dans la joie et la bonne humeur sur les pierres d’un gué artificiel. Certaines des pierres sont cependant factices et sont dites « molles » car faites en blocs de polystyrène. Les pierres molles ont l’avantage de faire moins mal quand on se les prend dans la gueule mais par un effet de malchance incroyable, les participants finissent toujours par se viander une pierre dure. Réputée comme très difficile, cette épreuve est l’une des plus redoutée des envahisseurs du château.

Attention rocher ! :

Les candidats sont enfermés dans un couloir pentu qu’ils doivent arpenter en évitant savamment de véritables rochers de 2 mètres de haut qui déboulent en sens inverse. Comme dans Tomb Raider, les aventuriers peuvent se cacher dans des alcôves sur leurs côtés. Mais c’est sans compter sur les séides à la solde de Takeshi qui occupent déjà les lieux et font tout pour repousser les compétiteurs hors de leur abri. Il est cependant parfois arrivé que des candidats retournent la situation et envoient les soldats de Takeshi dans la pente pour se faire écraser à leur place.

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La planche à plouf :

L’épreuve est simple : il suffit de monter sur une planche de surf qui se déplace au-dessus d’un bassin infesté de requins et d’alligators tout en évitant les quelques obstacles qui viennent pimenter le parcours.

Ah oui et il y a aussi une japonaise en cosplay d’indienne d’Amérique qui se tient sur une plateforme. Malgré plusieurs saisons d’émission il semblerait qu’aucun spectateur n’ait encore percé le mystère de ce qu’elle pouvait bien foutre ici.

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Le tremblement de terre :

Fortement inspiré par les tremblement de terre réguliers au Japon qui laissent chaque année des centaines de familles endeuillées, Takeshi a eu la brillante idée d’en faire un jeu hommage, très rigolo, au cours duquel les candidats doivent rester en position agenouillée sur un support instable alors qu’un tremblement de terre est simulé. Ceux qui tombent doivent payer une nouvelle villa à maître Takeshi.

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L’Hiroshima :

Chaque participant dispose de 20 secondes pour s’abriter dans un réfrigérateur (en marche !) avant qu’une déflagration atomique bien réelle ne vienne dévaster le plateau. Si survivre à l’holocauste est une première chose, la seconde partie de l’épreuve consiste à crier assez fort pour que les membres de la prod’ viennent ouvrir la porte du frigo dans lequel le candidat est enfermé afin qu’il ne meure pas de froid et puisse continuer l’aventure.

Le trou de la gloire :

Alors celle-là ils sont allé la chercher loin, très loin. Le concept de cette épreuve dont tout le monde se souvient encore est très simple : tous les candidats encore en lice doivent se mettre côte à côte et faire passer leurs sexes à travers des trous dans un mur puis leurs femmes sont appelées une par une pour pratiquer une fellation à chacune des bites s’érigeant devant elles. Si elles découvrent le pénis qui appartient à leur mari, ce dernier peut continuer l’aventure. Les perdantes en revanche doivent sucer Takeshi. Tout le monde doit sucer Takeshi dans ce jeu de toutes façons… Tout le temps.

gloryhole japon

L’épreuve finale où on comprend rien : 

Aussi appelée l’épreuve du pétage de rondelles, il s’agit du dernier combat mené par les candidats à la fin du jeu. Si ils sont chanceux, les survivants sont parfois pourvus d’un char et d’un pistolet à eau avec lesquels ils doivent tenter de percer la rondelle de Takeshi Kitano et ses gardes. Mais parfois, quand il n’y a plus de budget ou pour d’autres raisons encore inconnues du public, ils doivent faire l’épreuve à pieds et à la merci des tirs adverses (à peu près 0.1% de réussite de percer la rondelle de papier de Takeshi sans se faire percer la sienne).

Kitano lui s’en bat allégrement les couilles de toutes manières car c’est lui qui commande et il a toujours son char géant, finement surnommé le char caca par Vincent Desagnat et Benjamin Morgaine en raison de son apparence, nous supposons. Mais parfois, Kitano se trouve carrément dans un avion bombardier soulevé par une grue ce qui le rend tout simplement impossible à atteindre. Le puéril patron du jeu peut vaincre ses adversaires sans péril tout fièrement devant la caméra sans que ça ne semble déranger personne. L’omniprésence de Takeshi fut d’ailleurs source des meilleures contrepèteries du duo de commentateurs qui nous gratifiera des citations suivantes : « Takeshi est partout, t’as qu’à chier partout » ou bien encore « Si Take pète, Take chie« .

Le nom de cette épreuve vient tout d’abord du fait qu’aucune traduction officielle n’ait été fournie à la France par les équipes japonaises mais aussi car il est tout bonnement impossible de comprendre à l’œil nu qui a gagné à la fin. Takeshi ou les candidats ? Rien ne ressemble plus à un japonais qu’un autre japonais et les mouvements de caméras rendent l’action illisible, sans compter que les commentateurs sont tout aussi déconcertés que le spectateur lui-même et ne sont donc pas d’une grande aide vu qu’ils partent souvent se griller une clope en dehors du studio à ce moment là.

Dans tous les cas, la mise en scène ne change même pas d’un épisode à l’autre, et on imagine donc que Takeshi gagne à chaque fois vu qu’on ne voit jamais les candidats empocher un quelconque gain à l’issue de la partie… Comme si ils avaient été trollés par le maître du jeu depuis le début et avaient enduré tout cela pour rien ? Ca ne ressemblerait pas à Takeshi voyons.

menu w9 takeshi's castle épreuve finale où on comprend rien

Menu W9 – Takeshi’s Castle : l’essence du troll ?

Voilà donc tout ce qui faisait la supériorité du programme de W9 : son je-m’en-foutisme complet et sa volonté d’humilier la masse de candidats cons comme des manches à balais et prêts à tout pour le quart d’heure de gloire avec Takeshi par pur fanatisme.

Paradoxalement, Takeshi’s Castle est le jeu TV préféré des personnes qui détestent les jeux TV. Le cinéaste japonais use de façon trollesque sa starification pour voir jusqu’où le fan débile peut aller pour lui dans les confins de la souffrance et du ridicule.

Cette émission a des couilles, elle. Imaginez un seul instant notre Jean-Luc Reichmann national cesser de faire son mielleux faux cul face à ses candidats trisomiques pour d’un seul coup leur mitrailler la gueule sur un pont de singe suspendu au dessus du vide ? Imaginez les faquins starlettes de Chanteur Masque dont tout le monde se branle arriver sur le plateau puis se faire soulever en une fraction de seconde par Grain de Café et l’Animal pour le plaisir des spectateurs et la joie d’un duo de commentateurs clodos intermittents du spectacle qui sont payés à rien foutre. Là ça serait du divertissement ! Mais non bien sûr, nous on France on a droit qu’aux programmes de merde abrutissants. Ramenez-nous Takeshi’s Castle, ramenez-nous la culture, la sagesse, le savoir oriental, les enseignements de Confucius…

Article rédigé par : Freddy les bons tuyaux.