Noir de Kids United

« On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime« , qu’il est loin le doux temps où Noir de Kids United ravissait le cœur des enfants, de leurs parents et de tous les consommateurs de TF1 et Gulli avec sa voix sirupeuse et sa petite bouille d’ange.

Des milliers d’albums vendus, des concerts à n’en plus finir et une surexposition sur tous les médias de France : Noir de Kids United a connu la fast life et son pendant inéluctable : la descente aux enfers.

Mais même si il est parfois douloureux de tourner la page, surtout face à un groupe d’une telle qualité, il faut pourtant se rendre à l’évidence : Les Kids United sont morts et c’est Noir qui les a tué. Désaccords artistiques, dérapages, cocaïne, bad buzz à foison et scènes de violence extrême… Voici le quotidien du petit chanteur lors de sa précédente vie au seins des Kids. Aujourd’hui, le Noir revient sur son passé sombre mais aussi sur son avenir encore plus sale en tant que rappeur dans une interview sans concessions qu’il nous a gentiment accordé :

Interview du Noir de Kids United :

– Salut Noir de Kids United, merci de nous avoir accordé ton précieux temps et de nous avoir choisi pour ton tout premier entretien pour un média français ! Tout d’abord, comment vas-tu ?

-Wsh

– Trop fort ! Ta réputation ne ment pas, tu es vraiment un homme de peu de mots une fois dans la sphère privée

-Pas besoin de parler chinois. Ce qui compte c’est le charbonnage.

-Tu as vraiment une personnalité mystérieuse, même mystique si je puis m’exprimer ainsi. Même ton blaze « Noir de Kids United » ne laisse pas beaucoup d’indices quant à ta véritable identité. Est-ce ton vrai nom ou seulement un nom de scène ? On dirait une bête description physique comme si être le Noir de Kids United pouvait se résumer comme ta seule fonction. C’est dingue non ?

-C’est mon vrai nom. Je m’appelais comme ça même avant de rejoindre les Kids United. Et oui, c’est ma seule fonction.

-Tu as bien grandi depuis les Kids United. Tu as maintenant 20 ans et tu as pris 55kg. Peut-on maintenant dire que tu pèses dans le game (rires) ?

-J’avais 14 ans quand j’ai été repéré par le département marketing d’UNICEF. On était en mission. Fallait former une sorte des « Avengers de la charité » pour aller chanter devant les handicapés et faire de la maille. Pour chaque album vendu, un euro était reversé à des actions solidaires et 14€ partaient pour notre manager. On était une belle team. Ils ont mis quelque filles, quelques whites, quelques blancos et puis surtout il y avait moi : l’atout diversité du groupe. Mais bon, au final mon talent était sous-exploité et bridé. J’ai du jouer la pédale et faire le guignol pendant trop longtemps. Je n’étais qu’un vulgaire « bounty » ou « Mot-N » de maison si tu préfères. C’est pour cela que je suis parti en solo.

-Les mauvaises langues disent que ce n’est pas ton envie de te lancer en solo qui a conduit à ton départ du groupe mais que ce serait plutôt ton égo surdimensionné et le fait que tu ne rentrais plus dans les costumes de la boite de prod qui auraient conduit à ton éviction ?

Les batards parlent, le train passe. D’or est le Noir de Kids United. C’est tout ce que j’ai à dire.

-C’est peut-être ta fameuse polémique lors du concert de la trentième édition du Téléthon, où tu t’étais ouvertement moqué des personnes à mobilité réduite qui a accéléré ton licenciement des Kids ?

-Bah personne m’avait prévenu moi. Comment pouvais-je savoir qu’ils pouvaient pas se lever tous seuls ? Je suis là pour la zic et les pogos en live, pas pour faire dans la charité. Si vous voulez rester assis tout le long d’un concert allez voir Vianney, Angèle, Lomepal le dépressif ou un truc de merde comme ça je sais pas moi (rires).

-Mouais c’était le téléthon quand même… T’aurais pu t’en douter.

-Le téléquoi ?

-Passons. Tu faisais partie des Kids United première génération, le crew originel quoi. Que penses-tu des Kids United nouvelle génération qui vous ont remplacé par la suite ?

-Nuls à chier, à gerber cette jeunesse wallah. Ils ont cru qu’en nous copiant à l’identique ils pouvaient obtenir le même succès mais la street ne s’est pas trompé et les ventes n’ont pas suivis. Non mais sérieusement, les Kids nouvelle génération ils ont quoi comme titre marquants ? Même les jeunes aujourd’hui ils préfèrent toujours s’ambiancer sur les classiques comme « On écrit sur les murs » ou « Tout le bonheur du monde ». Ils vont pas se faire chier à écouter nos clones sans charisme et leur sons péraves.

– En parlant de l’ancienne génération; Les journalistes t’ont prêté une relation avec Nilusi Nissanka, une de tes partenaires au micro des Kids. Confirme tu la rumeur ?

-Y’a pas eu que elle (rires). Je lui ai fais du sale comme jamais mais y’a aussi Gloria, Erza et Carla. Elles ont toute mangé ma poutre. Même Esteban y est passé.

– Gloria ??? Mais elle avait genre 7 ans quand elle était dans les Kids United non ?

– …

– M’enfin bon… C’est le métier qui veut ça j’imagine.

Fallait que le métier rentre dans Gloria en effet (fun fact : Métier est mon premier prénom en lingala, mes parents l’ont trouvé sur le calendrier). Tu sais, la célébrité ça t’offre toute les femmes. Avec les groupies on écrivait pas sur les murs mais je les faisais plutôt crier contre les murs (t’as vu la bête de phrase ?). Bref tu connais le milieu. Toi aussi en tant que journaliste tu dois te faire plaisir j’imagine frère.

-Erhm oui hehe je co-connais aussi tkt bien sûr. Puceau moi ? Je… Bref, revenons à nos moutons : Pourquoi avoir effectué un virage à 180° vers le rap qui est aux antipodes de ton style au sein des Kids ?

-Boarf je sais pas moi. Tout le monde fait du rap t’as vu. Alors moi aussi. C’est facile à écrire et ça rapporte.

-As-tu pâti de ton image de fiotte à cause de ta carrière avec les Kids United ? Ca doit être difficile de se détacher d’une telle réputation de victime quand il faut jouer le gangster après ça non ?

-J’ai fais comme si ça n’avait jamais existé et puis de toutes façons le public oublie vite. Il suffit de leur sortir un peu de trap et ils vont tous dire « Lourd ». Voilà c’est pas plus compliqué que cela, ils sont facilement manipulables. De toutes façons de nos jours tout le monde peut faire du rap. On voit ça avec les Youtubeurs qui se lancent là dedans quand la monétisation ne rapporte plus alors qu’il y a deux semaines à peine ils faisaient des challenges dégustations et des blagues sur le caca.

-Sur le titre « Toxic Boy » tu déclares : « Des kilos d’beug’ dans la tchop, t’arrête pas au stop. Sinon bacqueux sentira la douille« . Outre le fait que je n’ai rien compris, ça veut dire que t’es dans la drogue maintenant ?

-Mais non voyons. Je n’ai pas le droit d’être réellement méchant. J’étais un Kids United avant oublie pas. Et la douille c’est juste une référence à la série Malcolm (RIP petit ange s/o).

-Tu as appelé ton premier album solo « Glow Down ». Est-ce un constat réaliste sur l’évolution de ta carrière ?

C’était un titre plein d’ironie. C’est un glow down pour les fans de la première heure qui seront peut-être rebutés de voir que je ne suis plus un enfant. Maintenant je ne parle plus de bons sentiments naifs. Je parle de glocks, de beugs, de tchops, de bacqueux, de pétasses… « Glow Down » c’est résolument l’album de la maturité au final. Oui c’est ça, j’ai muri comme le prouvent mes textes.

-Bon merci pour l’entretien Noir de Kids United mais au final c’est pas ouf. On dirait que t’es juste un rappeur manufacturé de plus sans identité propre. Allez, on te souhaite tout de même… tout le bonheur du monde ? (rires)

-Je vais te fumer (rires). LEVEZ-VOUS

Entretien réalisé par : Gunther avec l’aimable participation du noir.