Seulement un peu plus d’un mois de confinement et la prophétie de Sainte Greta se réalise déjà : La nature reprend ses droits sur les hommes. En effet, selon les calculs des experts environnement de nos très sérieux confrères de BFM TV, la réduction de gaz à effet de serre et la désertion des zones urbaines aurait permis à des milliers d’animaux sauvages de prendre le contrôle de nos communes et de les transformer en véritables zones de non-droit où l’insécurité et la terreur règnent.

Les premiers à faire les frais de cette revanche de la nature ? Les habitants de la commune de Lourdios-Ichère, plus connue sous le nom de « La ville de Jean Lassalle » ou « Chez Jeannot« , qui subissent depuis quelques jours la terrible loi imposée par un gang d’ours immigrés des Pyrénées venus, selon leurs propres dires, « foutre le dawa en ville« .

Racket, crime organisé, trafic de stupéfiants, destruction des valeurs lourdiosiennes-ichiéroises… La liste des atrocités commises dans ce patelin perdu fait froid dans le dos. Clodo News est parti sur le terrain recueillir le point de vue des habitants du village afin d’en apprendre plus sur les ours, menés par leur leader : l’impitoyable Fluffy. Enfin nous aurons la chance de rencontrer le chef et… « cerveau? » de la résistance de Lourdios-Ichère, Jean Lassalle, autour d’un bon verre de piquette locale.

Refugees Welcome

Seulement quelques pas dans la commune béarnaise suffisent pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts : dépouilles éviscérées à chaque coin de rue, seringues usagées sur le bitume mais aussi, et surtout, pots de miels honteusement jetés à même le sol faisant ainsi fi du recyclage.

Difficile dans ces conditions de trouver une personne à interroger. Après s’être approché des 10 chaumières que le village comporte, nous eurent la chance de tomber sur une habitation faite de bois et de paille, sûrement typique des huttes autochtones en Béarn, occupée par une très gentille dame : Josette.

Bien qu’hostile au tout début, Josette lâcha sa fourche lorsqu’elle s’aperçu que nous n’étions point des animaux. Après nous avoir fait gouter à une garbure de couleur douteuse, la doyenne du village se confia à notre micro : « J‘ai connu les allemands, j’ai connu les sarazins, j’ai connu ces connos de basquos mais jamais ô grand jamais je me suis autant faite emmerder que par ces putains d’ours, qu’ils rentrent chez eux si ils n’aiment pas nos valeurs. Comprenez-moi, j’aime ma région, voir ces immigrés poilus s’adonner à des viols et des pillages dans nos rues ça me révolte ! De telles pratiques sont abolies dans le Béarn depuis au moins 10 bonnes années vous savez, on est pas au moyen-âge ici hilh de pute« .

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Si Josette semble opposée au récent afflux d’ours à Lourdios-Ichère, ce n’est pas le cas de tous les habitants. En effet, après notre conversation avec la vielle, nous purent également pu nous entretenir avec Vanessa, sa voisine, qui ne vit que quelques kilomètres plus loin. « Les ours ne sont pas le problème, c’est à nous béarnais de nous adapter à leur culture. Trop longtemps nos amis les animaux ont été opprimés, victimes d’une oppression raciste et systémique. » . Interloqués par un tel point de vue nous rétorquâmes : « Mais les viols, les meurtres, les pillages… c’est inexcusable vous ne pensez pas ?« . Vanessa s’empressa de répondre avec véhémence « Heureusement que la connexion internet est inexistante ici, je vous aurai déjà @ sur Twitter pour propos offensantsDe quel droit vous permettez vous de vous exprimer sur le sujet du viol ? J’ai moi même été violée par l’ours Fluffy, et j’ai su prendre sur moi vous savez. Jamais ne me serait venue l’idée de porter plainte car je ne voulais pas stigmatiser encore plus la communauté ours de notre pays. » undefined

Jean Lassalle : Idiot du village ou héros au grand coeur ?

Alors que nous avions recueilli des témoignages au nombre de deux et qu’on a autre chose à foutre que de s’attarder ici et que nous nous apprêtâmes à quitter les lieux, un tracteur John Deere 5E cylindrique arriva à toute bourre avant de faire un drift devant nous. « Adiouu, montez vite, les lieux ne sont pas sûrs« , une voix à l’accent prononcé nous invitait à monter à l’intérieur du véhicule. Tout d’abord réticents à cause des effluves de pastis et de la forte odeur de fromage de brebis qui émanaient de l’habitacle, nous furent contraints d’obéir à la voix mystérieuse quand nous nous aperçurent de la présence d’un gang d’ours qui était à notre poursuite en chevauchant des motos cyber punk au look futuriste et résolument badass.

Une course poursuite effrénée s’est déroulée pendant 1h30

Cet accent du terroir, cette odeur d’alcool, ce nez aussi imposant… Et si notre sauveur n’était autre que… « Jeannot Lassalle, et oui c’est bien moi hehe. Qu’est ce qui vous amène par ici les parigots ? C’est pas la bonne saison pour le tourisme en ce moment hehehe« . undefined

Encore subjugués par le charisme naturel de cet homme viril, arborant ses muscles saillants dus à la pratique du rugby et à l’abattage des arbres à coups de hache, nous ne purent que difficilement rassembler nos mots : « Nous sommes Clodo News, vous nous connaissez sûrement, vous savez le journal le plus lu par la tranche 18-25 ans. On était là pour interroger les habitants sur la crise des ours mais c’est peu dire qu’on à pas rencontré grand monde dans votre bled là« .

« Oula ! La presse élitiste je ne la lis pas beaucoup vous savez, pour m’informer je préfère le journal de Mickey, avec les images là. » s’écria Jean avant de continuer « Ah oui les villageois… Triste histoire. Les ours ont décimé la population. 14 victimes ce qui a fait passer notre nombre d’habitants de 17 à 3.« . Remonté, Jeannot s’empressa de nous dire, sur ton solennel qui force l’admiration, « Ne vous inquiétez pas, ils seront tous vengés d’ici quelques minutes, je nous conduis vers Fluffy. Cette ville est trop petite pour nous deux« . undefined

Jean Lassalle et ses 6 ans de MMA

« Fluffy ! Je sais où tu te caches ! Viens ici que je te bute enculé. »

« Ta gueule ! Viens ici sale enculé » undefined

« Salaud ! » undefined

Après ces quelques paroles d’une beauté rare, nous ne purent nous empêcher de lâcher une larme. La tension était palpable, en plein milieu de la place du marché allait se jouer un duel épique qui déciderait de l’avenir de tout un village et ses 3 habitants. A l’aube, l’un des deux opposant serait mort.

L’ours lança les hostilités en premier. Mais ses charges successives furent infructueuses. En effet, Jean Lassalle optait pour une technique pour le moins attentiste, privilégiant l’esquive. Mais ce que l’ours ne savait pas, c’est que Jean était doté d’une vitesse de fou et de réflexes identiques à sa rapidité. Il profitait de chaque erreur de l’ursidé pour lui asséner des bonnes patates dans la tête.

Le combat, bien que très impressionnant, tourna très vite à l’avantage de l’humain. Fluffy, à bout de forces, implora Jeannot de lui asséner le coup ultime à l’aide de son couteau de berger. Ce que ce dernier, dans un élan de bonté paysanne, refusa catégoriquement : « Non. N’importe quel homme un minimum entrainé peut vaincre un ours avec un couteau déjà. A mains nues c’est pas forcément plus compliqué ça demande juste de la technique. » dit-il avant de d’effectuer un brise-nuque net et efficace sur son adversaire sans défense qui poussa un dernier soupir tandis que ses yeux, emplis d’un futile espoir de survie, se refermaient.

La vie à Lourdos-Ichière après les ours

La moindre chose que l’on peut dire c’est que il lui a pas fait de cadeau à l’ours ce sacré Jeannot ahah.

Totalement sous le choc, et impréssionés par le niveau de MMA de Jean Lassalle, les sbires de Fluffy prirent leurs pattes à leurs cous. Le village était sauvé mais tout était à reconstruire.

« Bon ben encore une affaire de réglée, je vais aller couper du bois pour le feu puis tondre les moutons. Mais d’abord il va falloir repeupler le village hehe. Vous allez pouvoir m’aider les journalopes« 

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« Re-Repeupler le village ? » undefined

« Tu prends Josétte je prend l’autre ? » undefined

Article rédigé par Jean-Michel Aplati