Amis du cinéma et du racisme, bonjour !
Nous continuons notre rétrospective cinéphile concernant l’œuvre de Philippe Poutou, célèbre metteur en scène s’il en est, des drames sociaux, pour vous présenter un nouvel opus. Effectivement, il est temps de revenir aux origines de la saga, et pour ce faire, nous allons, logiquement, analyser le tout premier volet des estomaquantes aventures de Philippe Poutou, j’ai nommé la célèbre heptalogie ‘‘Mr Capital contre Philippe Poutou ». »Harry Potter », »Narnia », »À la recherche » ou encore » La Tour Sombre », le pari de sept tableaux, malgré le chiffre porte-bonheur, est toujours risqué, tant sur le rythme que sur le montage, les enjeux évolutifs ainsi que le développement des personnages. C’est pour cela que nous avons souhaité, à la rédaction, commencer par le commencement, à savoir le cas du racisme. Longtemps considéré par les fans de la licence comme étant le plus iconique des épisodes, c’est en compagnie d’un plaisir non feint que nous allons nous plonger dans ce chef d’œuvre du 7ème art ; Spider-Man avait Mr. Négatif, Batman avait Mr. Freeze, Bob Morane avait Mr. Ming, Poutou, lui, aura eu Mr. Capital.
Analyse du premier tome du Poutou Cinematic Universe : M. Capital contre Philippe Poutou – Le racisme
Comme dans tous les volets de la série, nous avons tout d’abord le générique, et ce, sans la moindre musique car l’industrie du disque est inexorablement capitaliste ; une démarche des plus poutounesques dont on ne s’étonne plus. Alors certes, les films du réalisateur sont diffusés sur YouTube mais comme le dirait Ron Swanson, c’est pour mieux détruire la bête de l’intérieur ! Et quiconque s’est renseigné sur l’action Google sait qu’Alphabet est… en difficulté… à cause… de… euh… eh bien… en fait, pour tout dire… et être parfaitement honnête… dans le… vous savez… parce que… enfin disons que l’important c’est l’essentiel et c’est ça le principal.
Un générique qui consiste donc à annoncer le nom du réalisateur, histoire de nous faire saliver et puis ensuite, le titre de l’épisode. Nous rappelons que le long-métrage (oui, il est long, même pour trois minutes) sort en Avril 2017, à la même époque que Vaiana, Sully, Premier Contact, Rogue One, Assassin’s Creed et Alliés ; voilà, vous faites ce que vous voulez de cette information.
Extérieur jour. Un marché à Paris.
Vue en plongée, sans le consentement des figurants, nous entendons, et c’est ça le tour de force de Poutou, dès le début le cri du méchant, son message, son propos, sa philosophie : » pour une France non voilée « .
Rappelez-vous Norman Osborn dans Spider-Man, sa vision était que le héros et le méchant sont finalement très proches car le premier peut facilement devenir le second sous la pression du public qui veut surtout du sang, du spectacle, en plus de croire que les héros lui doivent quelque chose. Le Bouffon Vert le disait à Peter : ce que les gens préfèrent, c’est de voir un héros chuter, mourir au combat, car cela nourrit les passions tristes, et d’ajouter que si un héros a l’audace d’arriver en retard, de privilégier sa vie privée, de sauver un chien plutôt qu’un enfant, même par inadvertance, c’en sera terminé de lui ; le public croit que le héros leur doit quelque chose, ,car le public est mesquin, égocentré, vindicatif, au même moment où le méchant, lui, est fatalement dédouané de toutes ses considérations. Et même vous, derrière votre écran, vous aurez déjà constaté à quel point certaines personnes dont l’ego a son propre code postal pensent que vous leur devez quoi que ce soit par le simple fait que vous respirez. Les gens vous aiment peut-être mais la majorité est à deux doigts de vous détester, il suffit d’un faux pas. Alors, autant être méchant. C’est pour cela que Norman dit » toi et moi ne sommes pas si différents » à Peter, c’est pour cela que Joker dit à Batman qu’il suffit d’une mauvaise journée, c’est pour cela que Mr Capital dit aux passants » pour une France non voilée « . Quel rapport me direz-vous ? Attendez, nous y arrivons ; la leçon de cinéma de Poutou est féroce, vous allez en être pantois !
Ainsi, Mr Capital, dont la véritable identité n’est jamais citée dans toute la saga, (Poutou préfère cultiver le mystère autour de son super-vilain), répète encore et encore que POUR UNE FRANCE NON VOILEE. Curieux mantra puisque n’importe qui ayant lu deux ou trois essais d’économies sait très bien que le capitalisme a tous les intérêts du monde à recruter de la main d’œuvre immigrée, docile et peu chère, que ce soit pour anéantir la négociation des salaires, les menaces d’abandon de postes ou encore, les revendications syndicales. Le Grand Remplacement si tu veux mais il est surtout économique, et c’est bon ni pour les immigrés ni pour les français. Mais peu importe, c’est Philippe Poutou, il va forcément nous expliquer, tel un Morgan Freeman calvitié, pourquoi Mr Capital refuse l’immigration. Attendons de voir.
Mr Capital enquille donc son idéologie mortifère et antigentil en rappelant que si on vote pour lui (là aussi, Poutou ne se prend pas la peine de nommer le parti de Mr Capital, c’est autre part qu’est l’important), le marché redeviendra français. Pourquoi dit-il ça ? À cause des noirs qui vendent des ceintures volées et des fausses sacoches ? Des arabes qui essaient de te refourguer des matelas éclatés ? Remarque, il pourrait aussi filmer les blanches à dreadlocks qui veulent te vendre de la spiruline ou des saloperies de pierres précieuses ; on est sur le même niveau de sodoculage. Encore une fois, contrairement à Visconti qui filme les poissons du marché, ferrés et hameçonnés, comme une prescience du destin final de Delon dans »Plein Soleil », Poutou reste sobre dans sa mise en scène, sans prétention aucune ; c’est un film d’auteur, rappelons-le.
Évidemment, Mr Capital, alors en plein Château Rouge, aura fait une erreur monumentale et s’en étonne lui-même.
– Bah dis donc, saucisson et charcuterie c’est plus trop la mode par ici. 
Poutou étant également le dialoguiste de cet incontestable chef d’œuvre, difficile de considérer la sémantique erreur que d’opposer le saucisson et la charcuterie qui, de facto, sont la même chose. C’est comme dire » attends, je vais compter sur mon pouce et mes doigts » ou » j’aime pas le rap je préfère le hip-hop « , voire » je vais préparer une bonne sousoupe » vu que si c’est une sousoupe, c’est qu’elle est bonne, personne ne dit » la mauvaise sousoupe « . Erreur délibérée du personnage donc ? Afin de souligner son impérieuse bêtise ? Mais alors, pourquoi le héros Poutou met sept épisodes pour le vaincre s’il est aussi con que ça ?
Comme d’habitude, Poutou cultive le mystère ; son style novateur et surréaliste, parfois qualifié de « poutounesque » nous aura appris une chose : nous ne savons pas ce qu’il se passe. Nul doute qu’il est ainsi une énigme à trouver les raisons que porte Mr Capital à vanter les produits du terroirs qui, bien souvent, s’opposent à une vision du capitalisme ultra libérale et à un libre-échange désastreux pour les agriculteurs. Mais Poutou, ça n’est pas que cela puisqu’il se caractérise aussi par son imagerie onirique et sa conception sonore méticuleuse ; en témoigne Mr Capital qui surenchérit en hurlant que »’DU COCHON ET DE LA BIERE »’. Effectivement, cela permet de raccorder les wagons avec l’idée d’une France non voilée mais là, n’importe qui ayant goûté une Kara plutôt qu’une bière locale en pression sait très bien que c’est de la daube en barquette la bière. L’artisanat est toujours l’ennemi du grand capital.
Mr Capital continue cela dit son plan diabolique : » on ferme les frontières et vous rentrez chez-vous « . Mais comment Mr Capital veut faire adhérer des gens à son parti s’il leur demande de partir ? C’est pour ce genre de narration tordue, distendue, chaotique et psychédélique que le public confère à Poutou la réputation de « déranger, d’offenser ou de mystifier » son public. Oui car Poutou porte un regard sombre et halluciné sur la réalité humaine inquiétante qui se dissimule derrière le vernis social, au sein de petits marchés comme celui de Barbès ou de Pantin.
Alerté par le Pout-Signal, c’est alors qu’arrive le héros de l’histoire, l’arme fatale, le vengeur des opprimés, alias Philippe Poutou qui, tel Charlie Kaufman, nous plonge dans une autofiction guerrière, car il est à la fois le scénariste, le réalisateur, le dialoguiste, le protagoniste et le producteur. Et vous me parlez d’Hideo Kojima ou de David Lynch ? Petits joueurs.
Poutou donc, débarque avec ses Avengers comme Joker débarque avec les Phantom Thieves. Dès l’arrivée, les premiers armes du camp du bien sont lancés :
– Mais c’est un raciste ! 
Après, on peut pas lui donner tort. Même s’il ne feut pas afouar peuwh. Mr Capital est quand même un beau salaud, un gros raciste, qui ne pense qu’à la bière et au cochon, deux des grandes faiblesses des musulmans.
Remarquez aussi comment Poutou n’arrive pas en costume, non il est là comme un humble super-héros soucieux de son image, il est lui-même, il assume, il attaque à visage découvert, il ne se déguise pas en chauve-souris comme un taré avec des traumas parentaux, JAMAIS ! Super-Poutou est toujours face à l’affront et ne se cache JAMAIS. C’est alors qu’il dégaine sa réplique la plus iconique. Plus culte encore que le » Be you » de François Hollande, que les révélations d’Eva dans MGS3, que Travis Bikle devant son miroir, que l’Ézéchiel 25:17 de Jules Winnfield, que le gars qui toque à la porte dans Breaking Bad… le fameux monologue de Philipe Poutou :
– Y’en a marre de ces racistes qui prônent la haine et qui nous divisent ! Qu’est-ce que tu fais là ? T’en a pas marre de déblatérer toutes tes horreurs ? 
Du Audiard dans le texte. Notez comment les mots sont hachés pour montrer que ce problème est celui de tous les jours, celui du quotidien. Car le dialogue de Poutou élève le parler populaire au rang de haute littérature, transformant la jactance des voyous, des racistes de marchés, des héros du quotidien en une poésie savoureuse et percutante. En injectant ce rythme de la rue dans des dialogues ciselés sur mesure, il a offert au cinéma français des répliques devenues mythiques, célébrant l’esprit et la verdeur de la langue.
Mais Mr Capital est beaucoup trop fort pour se laisser faire par un calvitié de trop.
– Écoute, quand ils t’auront volé ta femme, ton travail et ta maison, faudra pas venir chouiner. 
En même temps, quand on imagine le coup de rein de Poutou, nul doute que sa femme penserait, au moins penserait, à se faire démonter le caisson par une haute créature noire dont l’exotique appareil traine à terre. Donc, un point pour Mr Capital (bah oui, faut que Poutou soit en difficulté sinon c’est pas marrant).
Touché mais toujours débout, le super-héros répond sans sourciller :
– Peu importe d’où on vient ! Noir, blanc, juif, musulman, athée, on est tous égaux ! 
Remarquez qu’il a pas dit » chrétien « . Erreur volontaire du réalisateur ou omission délibérée, histoire de cracher sur l’un des berceaux de la culture européenne ?
Et c’est là que Mr Capital en prend un coup.
– EGAUX ? 
– OUI ! TOUS EGAUX ! 
Même les nazis, les pédophiles, les dealers, les fraudeurs, tous égaux ! Il n’en fallait pas plus à Mr Capital pour se tordre le ventre à terre. Nommée par les fans de la saga comme la » scène du martyre « , celle-ci culmine en un choc visuel et émotionnel absolu. Filmée en gros plans rapprochés sur le visage dépité de Mr Capital, la douleur physique et la grâce spirituelle s’y confondent dans un chef-d’œuvre de sobriété expressive, gravant pour l’éternité l’une des interprétations les plus bouleversantes de l’histoire du cinéma.
Petit plan ensuite, en contre plongée, sur Poutou qui constate l’étendue de ses pouvoirs sur Mr Capital.
Et en plus, y’a une vioque, alias Wonder Monique, qui en rajoute telle une écervelée de TikTok :
– On est tous pareils hyn. 
Mais Poutou n’en tient pas compte, vu que c’est une vieille meuf, et continue :
– Régularisation de tous les sans-papiers ! 
– ARGHT ! 
Sur cette idée politique de gauche radicale, Mr Capital est propulsé titubant sur un afwicain qui, sans cliché aucun, lui parle coume on palwe au pays hé.
– Hé dis don’ ils vont pas ti laissier passer hein 
L’exotique indigène renvoie ainsi Mr Capital contre Philippe Poutou qui, mordu par un communiste radioactif lorsqu’il était petit, rappelons le, dégaine son plus gros discours anticapitaliste :
– Liberté de circulation et d’installation ! 
… Encore ici, le style surréaliste et libre d’interprétation de Poutou laisse toute sa place au mystère. Poutou veut-il supprimer les panneaux de signalisation, faire passer les voitures dans les centres historiques, les avions dans les champs… ?
– Et ouverture des frontières ! 
C’en est trop pour Mr. Capital qui se bouche les oreilles de douleur. Est-ce qu’il est cependant nécessaire de souligner la référence à Stanley Kubrick dans la réaction épidermique du militant du parti de.. on sait pas mais du militant quand même, face à la formule « ouverture des frontières » lancée par Super-Poutou ? Tel Alex DeLarge se tordant de douleur au son de la Neuvième Symphonie à la fin d’Orange mécanique, le contradicteur se bouche les oreilles, terrassé par ce qui ressemble à une réaction allergique immédiate. Oui car l’on pensait la scène de Kubrick comme réservée à l’Histoire du cinéma mais la Poutou nous la déterre pour nous offrir un beau remake : face au chef du NPA assénant son incontournable « ouverture des frontières » avec l’aplomb tranquille de celui qui a raison, son contradicteur se bouche les oreilles, terrassé comme Alex DeLarge à l’écoute de Beethoven. Face au prêt-à-penser débité avec une bonhommie presque doctorale, l’opposant n’a d’autre recours que le réflexe le plus simple : l’isolation phonique d’urgence. Une rencontre au sommet entre la certitude morale d’un côté et la surdité volontaire de l’autre.
– ARRETE JE T’EN PRIE ARRETE 
– Droit de votes des étrangers à toutes les élections ! 
Alors on sait pas comment gérer une telle entreprise, tant l’effort humain imposé est dantesque, mais pourquoi pas !
C’en est trop pour Mr Capital qui en perd sa chemise. Encore une référence aux animés japonais et aux comics où les héros superentrainés perdent des morceaux de vêtements à force de se battre. Peter contre Morlun ou Sangoku contre Freezer, ici c’est Poutou contre Mr Capital sauf que Poutou étant plus fort que Spidernul ou Sangocouille, lui, n’a rien. Ce n’est que Mr Capital, désormais torse nu, qui trinque. Quel zob quand même.
» OUAIS » hurle les Avenger.esse.s dirigés par Poutou !
– STOP AU DELIT DE FACIES ! 
Et là, terminé, Mr Capital perd son falzard.
Et c’est pas une blague. Non, je veux dire, il perd vraiment son fute. Genre, il est en calebard au milieu de la foule, en train de se cacher les seins (peut-être qu’il s’identifie comme lesbienne allez savoir, l’univers étendu de Philippe Poutou est encore en construction).
Avez-vous imaginé Venom en slip après un combat contre Spidey ? Eredirn courant a oualpé sur la banquise et se cachant le zboob parce que Geralt lui aura mit la pâté ? Thanos qui doit fuir en tenant son jean taille basse parce qu’Iron Man lui aura dérobé sa ceinture ? Poutou a littéralement déshabillé son adversaire, mis à nu, on sait ce qu’il est maintenant : un raciste. On le savait déjà certes mais Poutou le confirme au cas-où.
– SOLIDARITE ! 
Une phrase qui, visiblement, frappe Mr Capital à la bite (à croire que Poutou aime ça cibler des teubs). Parce que se tenant fermement le slip tout en se tortillant de douleur, le méchant raciste tombe à terre de douleur face aux propos beaucoup trop véritables de notre héros calvitié.
Et tout le monde danse autour de son cadavre. Quelle belle leçon d’humanisme.
Parce que l’Humanisme, tel que l’avait démontré Montaigne, Érasme, ou encore La Boétie, ce n’est pas le débat, l’échange d’idées, la disputatio, la dialectique, convaincre et argumenter, c’est foutre à oualpé son adversaire. Digne des plus savoureux chapitres de Rabelais, Philippe Poutou montre que le mal est faible, il suffit de le déshabiller et il s’en ira, tant qu’il a un zizi que l’on peut exposer à la vue de tous. C’est ce qu’il faudra retenir de ce premier opus de la saga ‘‘Mr Capital contre Philippe Poutou ».
Puis la dernière phrase de Mr Capital lâché comme un aveu d’échec :
– C’est clair, c’est pas un hologramme. 
Une référence évidente au message de la Princesse Leia diffusé par R2-D2 dans »Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir » : « Aidez-moi, Obi-Wan Kenobi. Vous êtes mon seul espoir. ». Mr Capital souligne ici que Poutou n’est pas la Princesse Leia. Ce qui est vrai.
Et FIN !
Quelle leçon de cinéma expérimental, vraiment, qui nous rappelle que le désir de Poutou de devenir réalisateur est né de sa découverte de Federico Fellini, Werner Herzog, Alfred Hitchcock, Jacques Tati, Billy Wilder et autres Ingmar Bergman ! Mais ce n’est pas tout car l’œuvre de Poutou exerce à son tour une influence sur le cinéma contemporain, Christopher Nolan estimant en 2025 que « les visions de Poutou ont massivement influencé le cinéma et la création ces dix dernières années ; Oppenheimer est un peu une réponse à »Mr Capital contre Philippe Poutou » ». Le cinéma poutounesque, silencieux et anxiogène, mêle la violence, le macabre et le grotesque à une forme de normalité sociale et retranscrit la réalité profonde des fantasmes, en passant d’un monde lumineux à un univers nocturne où surgissent des pulsions refoulées, d’après Chat GPT.
Nous espérons bientôt vous faire bientôt découvrir le reste de ses aventures rocambolesques mais nous vous invitons surtout à les visionner par vous-mêmes tant l’effet de surprise doit être totale pour n’importe quel spectateur avisé.
Article rédigé par : Djokaire 
Djokaire a été honteusement banni de YouTube dans le pays de la liberté d’expression. Allez le soutenir sur :
Instagram : https://www.instagram.com/djokaire/
Tiktok : https://www.tiktok.com/@ledjokaire?lang=fr
Twitch : https://www.twitch.tv/djokaire
Merci la clodosphère !
