Bordeaux Fried Chicken

Bordeaux, cette ville supposément magnifique, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, célèbre pour ses vins prestigieux, son architecture élancée mais aussi, et surtout, sa cour des miracles à ciel ouvert et sa gastronomie toute particulière qui lui sied.

Les rues bordelaises sont un fantastique espace d’échanges culturelsles clodos en tous genres et autres « mineurs » isolés viennent en nombre participer au folklore de la métropole.
Ils y rivalisent de créativité pour toujours trouver une tirade à la con à déclamer, fin bourré, dans le tram devant les enfants avant de s’effondrer sur le sol du wagon, blottis dans leurs vomi et leurs déjections. D’autres fois, c’est pour un simple carton dans la stratégique rue mendiante de Sainte-Catherine qu’ils s’adonnent à un pugilat de rue Éco+ sous les yeux médusés de la bourgeoisie bordelaise.
La place forte d’Aquitaine est un lieu ou deux mondes tentent de coexister tout en s’ignorant. D’un côté, celui des notables et de leurs dégustations de Pessac-Léognan, vêtus d’accoutrements relativement homosexuels et levant leurs petits doigts frêles tout en tirant des moues de débiles finis à la pisse à chaque sirotement de vin en terrasse. De l’autre, celui de la clodosphère et de leurs bien moins raffinés poulets frits à prix cassés. À Bordeaux, ces enseignes de « chicken » poussent comme des fongus invasifs après la pluie, si bien qu’ils sont devenus le symbole prolétaire de la ville et la fierté régionale, éclipsant nos traditionnels artisans maîtres kébabiers aujourd’hui dépassés.

Bienvenue dans la capitale girondine et son unique conglomérat de KFC, HFC, CFC, FFC, MFC ou toute autre lettre de l’alphabet suivie d’un « FC ». En vous promenant, vous avez sûrement aperçu leurs devantures dans les rues malfamées du centre-ville, notamment vers le cours de la Marne, cette porte des enfers connue pour son étrange pratique commerçante qui consiste à n’autoriser que les business de coiffeurs africains, les restaurants de poulet frit, et les dealers de shit en son sein. Impossible d’y trouver autre chose.

Derrière ces industriels du chicken se cache une véritable guerre sans merci pour le trône du « poulet frit pas cher mais dont on se demande si c’est bien du poulet ». Certes, il s’agit là d’un phénomène assez inconséquent journalistiquement parlant, mais ça concerne toutefois la nourriture des prolos et qui, de plus, permet de découvrir des restos avec des noms d’enseigne tous plus cons les uns que les autres et c’est donc rigolo. Voilà pourquoi ClodoNews ne pouvait manquer l’occasion de vous plonger dans les dessous de la bataille du poulet et de ses acteurs :

La grande mafia du poulet frit bordelais :

KFC : Le pionnier en danger

kfc bordeaux

La réputation de KFC (Kentucky Fried Chicken) n’est plus à faire. Il est le pionnier du fast-food à base de poulet dans hexagone. Pour les puristes du fried chicken (les noirs en gros), KFC est la référence du poulet frit bien gras et bien salé, le poulet qui nourrit son homme et donne des forces à son bangala. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’enseigne naquit aux États-Unis en 1850 de l’initiative de son créateur le Colonel Sanders, un célèbre sudiste confédéré qui, agacé de voir ses esclaves, exténués de fatigue, tomber comme des mouches dans ses plantations de coton, décida de remotiver tout ce tas de feignasses en leur promettant du bon poulet bien frit à la fin du mois. Et oui, c’est bien comme ça que KFC a vu le jour.

Mais revenons au poulet en lui-même. Pour tout estomac autre qu’Afro-américain, les morceaux sont bien trop indigestes pour être qualifié de « comestibles ». Ils sont tellement huileux que, même après être expulsés une fois rentré chez soi sur les sanitaires, des écumes et des bulles de graisse se dessinent encore à la surface de l’eau du cabinet formant une véritable mixture s’apparentant au mazout. Croquer dans un pilon du bucket de KFC, c’est donc se rendre coupable d’une catastrophe pétrolière en pleine mer. C’est donc être un industriel, un sale chien du capital… c’est être américain en somme.

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Mais voilà, c’est bien beau d’être la référence du chicken game pour certains êtres dénués de palais mais ça, le prolo bordelais moyen s’en fout. Ce qui l’intéresse en revanche, ce sont les prix pratiqués en restaurant et là, le bat blesse pour la marque américaine face à ses concurrents. À Bordeaux, KFC s’est retrouvé submergé par la concurrence farouche de HFC, CFC, FFC et même MFC. Ces enseignes ont toutes un point commun : les prix dérisoires.
KFC, au contraire, s’enfonce chaque année dans des prix de plus en plus insolents vis-à-vis du consommateur si bien qu’il est parfois obligatoire de dépenser plus de 10€ pour 5 pauvres petits tenders de poulet. L’avidité de la marque semble donc être le facteur explicatif de son déclin et, selon les économistes de chez ClodoNews et leurs sources sûres, KFC rendra les armes et abandonnera la couronne de roi du poulet dans quelques années.

HFC : La smala hindou pakistanaise

hfc fried chicken bordeaux

HFC est aux arabes ce que KFC est aux noirs. Même fonctionnement criminel mais différente segmentation. C’est dit dans le nom (Halal Fried Chicken), HFC est une chaîne de restauration rapide qui s’est spécialisée dans la vente de poulet frit. Du poulet frit oui, mais du poulet frit halal. Colonel Sanders peut-il en dire autant ?

Hormis sa manière de trucider la volaille dans le respect d’Allah, la firme se distingue également par sa volonté de réinsérer tous les repris de justice d’origine pakistanaise dans la société qui font habituellement la razzia des portables à Porte de Bourgogne ou à la Place de la Victoire en les foutant plutôt derrière le comptoir de ses échoppes. Ce business model au recrutement très astucieux permet donc de faire d’une pierre deux coups en blanchissant l’argent de la drogue mais aussi en blanchissant les trafiquants par la même occasion.

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L’enseigne se démarque aussi par la préparation de son poulet, qui est souvent (mais pas toujours, ça dépend un peu des stocks et beaucoup de la tête du client) mariné avec les épices du chef indien avant d’être plongé dans l’huile bouillante. Comme vous vous en doutez dans ce type d’établissement, un catalogue immense de sauces aux couleurs toutes plus intrigantes les unes que les autres viennent compléter l’offre et noyer vos frites sous un amas de saveurs indescriptibles.

HFC est-il un concurrent solide face à l’hégémonie de KFC ? Les avis des bordelais sont contrastés :

  • Certains clients font preuve d’un manque criant de curiosité et d’ouverture d’esprit. Ce n’est pas vraiment de leur faute mais, ils n’ont juste pas les outils pour comprendre les codes culturels du restaurant qu’ils visitent. En effet, ouvrir les portes du HFC c’est pénétrer dans le souk d’Islamabad, c’est atterrir dans les rues de New Delhi entre deux mecs qui défèquent et le troisième qui vous tend son naan dans mains pleine de suie (je pense que c’est de la suie).
    Dans ces pays là, rien ne se perd mais tout se transforme, surtout le poulet. Il n’est pas invendu de la veille comme on pourrait le penser depuis nos yeux de français non initiés mais il est maturé. De même, les serveurs ne sont pas racistes. C’est juste qu’ils se basent uniquement sur votre couleur de peau pour préjuger de votre capacité à digérer convenablement les épices avant de décider de la quantité à en mettre dans votre wrap. Ils préjugent également de votre porte-monnaie pour savoir combien vous facturer à la fin pour que la négoce soit respectable et éthique. Vous appelez ça du racisme vous ?
  • À l’inverse, ce client a quant à lui embrassé pleinement les cultures orientales pour sortir ravi de son voyage initiatique dans les terres du HFC. Cela se lit à travers ses lignes : ce consommateur appartient à la vraie caste des clodos bordelais. Il n’est pas un vulgaire « bobo prétentieux » qui ne se rend que chez Coluche, la référence ultime des kébabs pour les bordelais friqués qui veulent se la jouer bohème en se faisant un frisson chez un kébabiste après une dure journée de cours à KEDGE, à l’INSEEC ou autre école où les frais d’inscription servent à financer le week-end d’intégration et les babyfoot.
    Notre gourmand, lui, a les pieds sur terre et il n’a cure des artifices, il veut juste se remplir la panse avec un parpaing de wrap. C’est ça un client expérimenté.
    Bon, après il m’a quand même l’air de connaître beaucoup trop de détails pour n’être qu’un simple consommateur lambda quand même… Le poulet qui « fond et croustille en même temps » (ça veut rien dire bordel on dirait une pub TV) ? Les meubles lustrés chaque matin ? Les cuisines en titane chromé (comment le sait-il ?). Attendez, « envoyer son fils et sa femme y faire le travail » ??? Mais qu’est-ce qu’il délire ce con ? Ah… Bon ok. On s’est fait avoir, c’est le patron, soit le paki le plus riche du pays (touche deux fois ton SMIC), qui a écrit ce commentaire déguisé. Dommage…
  • Au final, la critique qui revient le plus régulièrement de la part des client est encore et toujours la digestion difficile après avoir dégusté les mets proposés. Ce qui prouve que HFC est un restaurant de poulet frit des plus classiques et fait honneur à la réputation de milieu. À sa façon, l’enseigne nous rappelle que, dans les pays civilisés, des réglementations existent concernant le respect de la chaîne alimentaires et de l’hygiène.

CFC : Le Chicken économique du peuple

cfc talence le poulet frit chiasseux pas loin de la fac

CFC est l’acteur de l’ombre du poulet bordelais. Personne ne sait réellement ce qui se cache derrière l’acronyme mystérieux de cette organisation criminelle. Chicken Football Club ? Chicken Fried Chicken ?

Toujours est-il que l’enseigne se décrit elle même de la façon suivante :  » Nous nous engageons à fournir des aliments de haute qualité préparés par des chefs qualifiés pour satisfaire les papilles gustatives de chacun de nos clients. Chez CFC, nous croyons que l’alimentation ne doit pas seulement être délicieuse, mais aussi accessible à tous. Nous nous engageons donc à maintenir des prix compétitifs tout en offrant une expérience culinaire agréable et mémorable. « . Verdict ?

  • Les chefs sont qualifiés certes, ils savent plonger du poulet industriel dans une friteuse et ça, personne ne pourra leur enlever ! Mais comme le démontre l’avis ci-dessus, les maîtres artisans volailles du CFC sont bien doués lorsqu’il s’agit d’assaisonner les aliments avec autre chose que leur propre urine. Nous pouvons donc noter une offre de sauces particulièrement étonnant pour un établissement de ce standing.
  • De plus les sourires ne semblent pas être de la partie chez CFC. Tu embarques ton chicken et tu dégages. De surcroit, il est facile de pratiquer des prix accessibles à tous lorsque l’on rend les wings de poulet inaccessibles à tous en « omettant » d’en mettre le nombre indiqué dans la boîte.

FFC : Le Go Fast du poulet

Chez FFC on ne fait pas dans la fioriture. Comme l’affiche fièrement la devanture du restaurant; le chicken n’y est pas seulement fried mais il y est fast fried.

Pas d’artifices donc pour la firme qui fait le choix d’aller à l’essentiel. Chez Fast Fried Chicken c’est la mentalité blédard qui prédomine. Des vieux locaux abandonnés qu’on retape avec les moyens du bord, des panneaux rouges sommaires pour attirer l’œil du chaland, des poulets transgéniques importés d’on ne sait quel pays du tiers-monde et quelques branchements électriques pour faire démarrer la friteuse et le tour est joué.

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À FFC, le client est traité comme le poulet; à la chaîne. Les consommateurs défilent pour pour se fast péter le bide avec du fast chicken frit de qualité douteuse dans des établissements où les règles d’hygiène sont, elles aussi, fast assimilées.

À Bordeaux, FFC est réputé pour avoir envoyé tellement de clients à l’hôpital que la firme a été moqueusement renommée Fast Fried Chiasse par ses détracteurs.

Mais tous les estomacs ne sont pas les mêmes. Ce qui est insurmontable pour un français, qui a grandi dans le pays de la gastronomie et dont le système digestif exige de la nourriture un minimum préparée et de qualité au moins décente, ne l’est pas forcément pour un étranger qui, lui, est habitué à de la bouffe de merde depuis son enfance :

Dans ce cas de figure, qui de mieux qu’un anglais pour apprécier à sa juste valeur le poulet huileux de FFC ? Seules les défenses immunitaires d’un britannique permettent de déguster le fameux fried chicken sans risquer un léger désagrément tel que la chiasse par exemple, ou bien la mort parfois. Voilà pourquoi le seul avis positif concernant FFC en ligne provient d’un commentaire de touriste anglais. Oui, sans déconner c’est bien le seul et cela en dit tellement long sur la qualité du produit.

MFC : Le soldat tombé au combat

Oui oui c’est bien à Bordeaux

MFC (personne ne sait ce que le « M » veut dire) est probablement l’acteur le plus mystérieux du fried chicken game bordelais. Nous n’avons absolument aucun souvenir de cette enseigne lors de nos vagabondages girondins à tel point que ne nous ne savons même pas si ce restaurant existe encore. Si quelqu’un connait cet opaque établissement qu’il se manifeste en commentaires.

L’odeur de la fermeture administrative

Il est fort probable que les intoxications alimentaires mais aussi les régulières invasions d’animaux dans l’enceinte de l’établissement aient eu raison de son existence. À notre grand regret, peu d’informations sont disponibles sur MFC, comme si la terre entière avait décidé d’oublier ce restaurant ou bien que les rares témoins ayant pénétré les portes du fast food n’étaient aujourd’hui plus de ce monde.

À noter que l’irruption du pigeon a amélioré l’ambiance du resto et fait passer la note « Ambiance » de 1/5 à 2/5

MFC est donc en quelque sorte le petit frère démoniaque de la famille du poulet frit bordelais. Il est le rejeton qui a repoussé les limites de l’imaginable dans la profession du fried chicken. Empoisonnant le plus de clients possible, cuisinant le plus grand nombre d’animaux divers et variés et blanchissant les plus importantes sommes, la folie des grandeurs aura eu raison de la Mafia Fried Chicken. Contactés par les équipes de ClodoNews, les anciens gérants de la chaîne n’ont pas souhaité répondre aux questions de nos journalistes.

L’empire du poulet frit : un commerce souterrain à Bordeaux ?

Véritable organisation tentaculaire propre à sa ville, la mafia des restaurants de fried chicken opère dans les ruelles les plus sombres et les moins recommandables de Bordeaux. Chaque poulet est en réalité un repas transgénique enlevé de l’assiette des combattants ukrainiens qui vient ensuite être plongé dans des bains d’huile d’une pureté tant douteuse qu’on soupçonne des liens avec la chimie clandestine.

Ces établissements, qui fleurissent sous des noms peu évocateurs tels que MFC, CFC, FFC et j’en passe et des meilleures, sont tous réunis sous le même fleuron; celui du FC, soit les deux lettres distinctives de la marque ombrelle du cartel du poulet. Ce dernier régit son empire avec une pince à frite de fer et beaucoup d’huile de coude pour des affaires toujours plus juteuses.


Article rédigé par : Freddy les bons tuyaux freddy les bons tuyaux