Nouvelle année scolaire, nouveau ministre de l’éducation et donc… nouvelle règle ! Le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Attal, s’est exprimé ce dimanche 27 août pour confirmer l’un changements majeur attendu par le président Emmanuel Macron et réclamé depuis de très longues années par l’ensemble des parents d’élèves : le don du bac à toute la classe en cas de décès d’un des élèves durant l’année scolaire.

« Si l’un d’entre vous meurt, toute la classe a son bac ! »

« Si l’un d’entre vous meurt, toute la classe a son bac ! A vous de jouer. Vous savez ce qu’il vous reste à faire. » C’est par ces mots d’encouragement que le tout récent ministre de l’éducation nationale a décidé de motiver nos jeunes têtes blondes.

Si les immenses efforts consentis par le gouvernement depuis des dizaines d’années tendent à améliorer les résultats à l’épreuve du baccalauréat à coup d’épreuves plus faciles et de « contrôle continu », le constat reste tout de même amer pour Emmanuel Macron. Notre président jupitérien, dont le perfectionnisme n’est un secret pour personne, a décidé de frapper un grand coup pour pousser l’application de la mesure prénommée « 1 mort = 1 bac » par les équipes de com de Gabriel Attal. C’est à grands coups de vidéos diffusées en masse sur l’application TikTok, où l’on peut voir le ministre de l’éducation torse nu depuis son lieu de vacances, que la jeunesse va être sensibilisée via leurs téléphones à ce changement prévu dès la rentrée 2023.

« TikTok c’est l’avenir » déclare Gabriel Attal, « Notre gouvernement fait des nouvelles technologies sa priorité. Faire un sage usage de son téléphone peut-être bénéfique pour les élèves. Ainsi tout le monde saura qu’obtenir son bac c’est facile ! Il suffit d’un peu de bonne volonté et surtout d’un peu de chance pour qu’un élève se sacrifie. C’est un sacrifice au nom de sa classe mais pas seulement, c’est un sacrifice au nom de la nation reconnaissante. » continue, hilare, le ministre adepte de la communication 2.0 sur son compte TikTok. Il est même vu accompagné des influenceurs stars de la nouvelle génération : McFly et Carlito.

Des mention « Très bien » accordées en cas de décès par suicide

Afin de rester ludique car « il est important d’apprendre tout en s’amusant » selon Gabriel Attal, un système de récompenses a été imaginé pour encourager les lycéens à obtenir la meilleure mention possible :

  • Une mort accidentelle ne donnera qu’une mention « passable »
  • Une mort provoquée par un autre élève de la même académie donnera une mention « bien »
  • Une mort par suicide (non assisté) donnera la mention « très bien »
  • Si un minimum de 5 élèves meurent au cour du même trimestre scolaire (défi le plus dur), tous les vœux parcoursup des survivants seront accordés en priorité.
  • Enfin, un Battle Royale peut-être organisé lors d’un voyage scolaire mais il n’a que valeur d’activité de divertissement et de cohésion de groupe et n’octroie en aucun cas le bac.
si un élève meurt toute la classe a le bac

Les délégués de classe pourront choisir l’élève à suicider

En cas d’absence de suicide durant l’année scolaire, les délégués de classe pourront, sous réserve que le programme soit déjà bien avancé et que le planning le permette, instaurer un vote à mains levées pour désigner un élève de terminale à suicider.

« Cette initiative s’inscrit tout à fait dans le programme de spécialité Sciences Politiques et Education Civique, j’ai pendant longtemps critiqué l’inaction du gouvernement mais pour une fois je suis satisfait. Le vote au sein des élèves encourage l’apprentissage des notions de la politique participative et de la démocratie. Car comme tout le monde le sait il faut apprendre à nos jeunes à voter et à ne surtout pas voter pour les extrêmes car les extrêmes c’est le mal comme m’ont appris mes professeurs avant moi. » déclare M. Fureton, professeur d’histoire-géographie.

Les professeurs, agrégés uniquement, auront parfois la possibilité de choisir qui doit crever

De quels élèves se débarrasser en priorité ?

Si tout parait bien rodé sur le papier, une ombre inquiétante vient pourtant ternir le tableau : Sera-t’il facile de faire accepter le suicide pour le bien de la communauté à une jeunesse de plus en plus individualiste ?

Nombreux sont les parents à vouloir voir mourir les élèves des filières STMG en priorité mais, dans les faits, le corps professoral sait déjà que la réalité sera bien différente et au micro de ClodoNews, un proviseur de lycée ayant choisi l’anonymat précise : « Les STMG ont souvent 2,3 voire 4 ans de plus que leurs camarades. Leurs capacités physiques sont donc bien plus développées que celles des petites victimes des filières scientifiques et bien que leurs capacités cognitives, elles, soient proches de celles d’un écureuil à maturité, ça m’étonnerait qu’ils se laissent faire (rires). » le proviseur, d’un réalisme froid, va même encore plus loin : « Non mais sérieusement, vous voyez vraiment Karim 100kg se laisser impressionner par Gabin le ptit pd option maths quand ce dernier lui dira d’aller se suicider (rires) ? Mes STMG sont tous attachés à leur futur BTS Management des Unités Commerciales et je ne laisserai pas ces petites salopes de têtes d’ampoule ruiner leur avenir. Je compte d’ailleurs sur le soutien de mes surveillants pour protéger mes STMG. Je ne me fais pas trop de soucis, les STMG sont très bien intégrés avec les adultes du lycée (j’en ai vu 2-3 baiser dans les chiottes en échange de bonnes notes) et je sais qu’ils aiment bien partager des clopes tous ensemble à la récré et que mes professeurs fermeront les yeux sur les divers bizutages et autres évènements qui participent au bon vivre ensemble d’un lycée.« .

Si mort doit advenir, mort adviendra donc. Mais là encore, le ministère se veut rassurant en promettant une cellule psychologique pour les malheureux camarades du suicidé, afin que, bac en poche, leur brillants avenirs et leurs productivités futures ne soit pas gâchés par des traumatismes superflus.

Article rédigé par : Claude